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METIER A TISSER A PLUSIEURS LATS AVEC CHANGEMENT AUTOMATIQUE DE NAVETTES.
La présente invention a pour objet un métier à tisser à plusieurs lats (navettes), tel que notamment à quatre lats, muni d'un mécanisme permettant le changement 'automatique des navettes, sans nécessiter ni l'arrêt du métier, ni-aucun organe électrique.
Suivant l'invention, ce métier est caractérisé en ce qu'au déclenchement par le tâteur de trame est associé un déclenchement par les plaquettes du mouvement de sélection de boites, le déclenchement par le tâteur ne constituant queun pré-enregistrement ou enregistrement de mémoire qui ne se conclut que lorsque intervient le déclenchement du mouvement de bottes, au moyen d'un mécanisme enregistreur interposé entre le tateur et le déclenchement provoquant la chute des navettes,depuis un magasin de navettes de rechange, mécanisme consistant en un barillet à touches, tournant et oscillant et en un ensemble de leviers avec cliquets agissant les uns sur les autres pour provoquer son déclenchement et son réarmement, après déclenchement,
les transmissions de mouvement étant assurées par des câbles sous gaine.
Suivant une forme préférée de réalisation, dans cas d'un métier à tisser à quatre lats (navettes),ce mécanisme de "mémoire", est constitué par l'emploi en combinaison de quatre leviers enregistrant les déplacements transmis, par le tteur de trame, à un barillet muni de quatre touches et entraîné en rotation par le changement de boites, et de quatre autres leviers pivotant au moment du passage de certaines plaquettes munies de bossages,les déplacements conjugués desdits leviers ayant pour effet de découvrir des leviers crantés de déclenchement qui se trouvent alors en prise avec des cliquets portés par des leviers animés d'un mouvement de balancement alternatif, les leviers de déclenchement précités étant reliés au magasin à navettes.
A chaque botte du métier correspond donc une touche du barillet, un levier enregistreur, un levier-cache, un levier de commande de ce dernier, un cliquet et un levier de déclenchement relié à un couloir du ma-
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gasin à navettes, les quatre leviers de déclenchement agissant eux-mêmes, durant leur déplacement, sur un même levier déclenchant lui-même la chute du galet de translation et du rochet d'enclenchement du système de descente de la navette.
Après changement de la navette,le réarmement se fait automatiquement sous l'effet d'une tige transversale qui, portée par le levier général de déclenchement, ramène les leviers-cache en prise avec les leviers enregistreurs.
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Ce mécanisme de "mémoire" d'enregistrement et de déclenchement automatique est, suivant une disposition préférée, placé latéralement au métier, du côté du mouvement de bottes, au dessus des plaquettes de sélection, tandis que le tâteur de trame, le magasin à navettes et le mécanisme de descente de celles-ci sont disposés de l'autre côté du métier, les liaisons, d'une part, entre le tâteur et un cadre porteur du barillet de sélection, d'autre part, entre les leviers individuels de déclenchement et les couloirs du magasin à navettes,¯et d'autre part encore entre le levier général de déclenchement et le mécanisme de descente de la navette,étant réalisées par des câbles sous gaines disposés dans un même tube placé transversalement audessus du métier.
Le dessin schématique annexé représente, à titre d'exemple non limitatif, une forme d'exécution de ce mécanisme :
Fig. 1 en est une vue de face en élévation;
Figs. 2, 3 et 4, en sont des vues de côté en élévation en différentes¯positions..
Sur l'un des cotés du métier, est fixé le magasin à navettes 2, de type quelconque; du même coté se trouve le tâteur de trame 3. Au lieu de commander directement, en cas d'épuisement de trame dans la navette, le déclenchement du système de descente d'une navette neuve depuis le
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magasin, le tteur .2. commande indirectement, par l'intermédiaire du méca- nisme de "mémoire".
Ce mécanisme, qui iait l'objet de la présente invention, est fixé de l'autre côté du métier, sur le bâti de celui-ci, d'une part au moyen de supports 4 et, d'autre part, au moyen d'une tige se fixant soit directement au sol, soit à la chaise-support en bout de l'arbre vilebrequin.
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La liaison en'tre le mécanisme de "mémoire", d'une part, et le tateur 1 et l'approvisionneur d'autre part, est réalisée au moyen de six câbles, respectivement 6, 7, 8, Il et 12 passant sous des gaines et groupés dans un tube guide 13 passant transversalement au-dessus du métier;
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ce tube étant soutenu par des supports ll., Parmi ces câbles, ceux 6, 21 9 èt 2 relient le système de dé- clenchement du bloc-mémoire au magasin 2; pour cela, ils vont directement au levier de commande des tiges de sélection des couloirs, en passant par des tendeurs de gaine de la plaquette-guide 15 fixée au cadre du magasin 2; au départ du bloc-mémoire, lesdits câbles passent, d'ailleurs, également dans des tendeurs 16 (fig. 2).
Quand aux câbles 11 et 12, ils relient le mécanisme de "mé- moire" aux leviers 17 et 18 de déclenchement du tâteur, après avoir passé successivement dans le tube-guide 13 commun à tous les câbles et dans un tu-
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be dérivé 1 commun seulement auxdits cbles ll et 12. Ces câbles Il et 12 sont reliés aux leviers 17 et 18 par l'intermédiaire de leviers respectivement 21 et 22, montés sur un arbre 23. sur lequel est calé le levier 2-4 com- mandant le déclenchement du système de descente des navettes du magasin.
Les leviers 17 et 18 de déclenchement du tâteur sont reliés aux leviers intermédiaires précités 21 et 22 par des tiges de jonction, respectivement 25 et 26. Il est à noter que le levier intermédiaire 21, relié au câble
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Il, est monté fou sur l'arbre go, tandis que celui 22, relié au câble 12, est calé sur ledit arbre. , relié au c'â'ble 12, Le mécanisme de "mémoire" proprement dit comporte des organes
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qui sont animés d'un mouvement permanent au même titre que les différents organes du métier lui-même. Parmi ces organes, figurent un barillet 27 et
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une came 28. Le barillet 27 est porté par un cadre 2 oscillant en J1 et est muni de quatre touches de sélection 32 correspondant chacune à un lat du métier.
Ce barillet 27 est entraîné en rotation par l'intermédiaire d'une tige 33 reliée à la base du mouvement de boite du métier.
La came 28 reçoit son mouvement soit de l'arbre vilebrequin
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soit de l'arbre de chasse par leintermédiaire d'une chae 3--!. et de deux pi- gnons dentés, dont le rapport est de 1 si l'on part de l'arbre de chasse, et de 1/2 si l'on part du vilebrequin.
Il est à noter que le mouvement de botte du métier entraîne non seulement la rotation du barillet 27, mais aussi, à la manière habituelle, le déplacement des plaquettes de sélection 35; ces plaquettes se différencient cependant de celles habituelles, en ce qu'elles comportent, convenablement distribués, des bossages 36.
Les autres organes constitutifs du mécanisme de "mémoire" sont - quatre leviers enregistreurs 7; - quatre leviers-caches ; - quatre leviers 39 de commande de ces derniers;
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- quatre leviers Il à cliquet L2; - quatre leviers de déclenchement 43.
Les leviers enregistreurs 37 sont tous articulés autour d'un
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axe commun 4.: ils comportent chacun un bec cintré 6t2 et un cran !i2..
Les quatre leviers caches 8 sont articulés autour d'un axe commun l7 et comportent chacun,dtûnepart, une partie rectiligne dont l'ex- trémité est destinée avenir prendre appui sur le cran 46 du levier enregistreur opposé 47, et, d'autre part, une partie cintrée constituant le cache proprement dit.
En effet, en période de marche normale (fig*2), les leviers
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enregistreurs 7 soutiennent les leviers caches 8 qui dissimulent chacun le cran 48 dont est muni chacun des leviers de déclenchement 43.
Les quatre leviers de déclenchement 43 sont montés fous sur un même axe !il, alors que sur cet axe sont calés, d'une part, un levier 51 se trouvant en contact avec la came 28 et, d'autre part, les quatre leviers
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¯41 sur chacun desquels est articulé en ,0 un cliquet 2. Sur le même axe e est encore monté fou un levier muni d'une tige transversale ,3 et comportant un prolongement sur lequel est fixée une tige zl.
Les leviers de déelenchementdes leviers-caches 8 sont enfin tous quatre montés fous -sur un même axe 55 et reposent de. par leur propre poids,sur les plaquettes de sélection 35.
Il est à noter que - le cadre oscillant 29 portant le barillet 27 est relié à l'extrémité du câble 11; - les quatre leviers de déclenchement 43 sont reliés aux ex-
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trémités des quatre c3bies 6, 7. 8 et 2; - le levier de déclenchement général est relié à l'extrémité du câble 12.
Lorsque le tâteur fonctionne, une canette étant sur le point d'être épuisée, ledit tâteur par l'intermédiaire successivement du levier-
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, de la tige du levier 21 et du câble 1 tire sur le cadre oscillant 29, sur lequel pivote.le barillet 27 portant les touches de sélection 2.
Au moment de l'action du tâteur, la touche correspondant à la boite en fonction se trouve en face de la butée 45 du levier enregistreur correspondant
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37. Le cadre 29 et le barillet 27 étant tirés par le câble 11, la touche du barillet provoque le pivotement du levier enregistreur ,37 autour de son axe 44; ledit levier laisse alors tomber, entraîné de par son propre poids, le levier-cache 38. Ce dernier pivotant autour de l'axe 47 tombe jusqu'à venir au contact de la vis réglable de butée 56, dont est muni le levier correspondant 39. C'est la position montrée en fige 3, position dans la- quelle le pivotement du levier-cache 38 a été insuffisante pour découvrir le cran 48 du levier de déclenchement 43.
Si, ultérieurement, (fig. 4), le levier 39 est soulevé par un bossage 36d'uneplaquette de sélection 35. il est astreint à pivoter au- tour de son axe 55; la vis de butée 56 ayant alors baissé de nouveau, le levier-cache 38 tombe lui-même d'une quantité égale en pivotant autour de son axe !il; ce pivotement est tel alors que le cran 48 dont est muni le le- vier de déclenchement correspondant 43 se trouve complètement découvert par le levier-cache 38. Le cliquet 42 du levier correspondant 41 vient alors en prise avec ledit cran 48 lors du mouvement de basculement des leviers 51-41, lequel est du à la rotation de la came 28. En basculant, le levier 41 fait alors basculer par son cliquet 42 le levier de déclenchement 43.
Ce- lui-ci par son câble (6, 7,8 ou 9) provoque la chute de la bonne navette depuis le distributeur du magasin.
Il est à remarquer que, lors de son déplacement, le levier de déclenchement 43 exerce une poussée sur la tige 53 du levier 52. Ce der- nier par l'intermédiaire du câble 12 déclenche le système de descente de la navette.
Il est à remarquer, également, que le levier de déclenchement précité 52 permet le réarmement du levier 37, c'est-à-dire le retour des dif- férents leviers en la position montrée en fige 2. Ledit levier 52 agit, en effet, pour cela par la tige transversale 54, dont est muni son prolongement.
Après chaque fonctionnement, tout se remet donc automatiquement en place dans le bloc-mémoire, de telle sorte que celui-ci est immédiatement prêt à un nou- veau fonctionnement.
Si, lorsque le méc@@isme de "mémoire" a enregistré l'épuise- ment d'une navette déterminée, le levier correspondant 39 n'est pas soulevé par une bossette de plaquette de sélection, il ne se passe rien, le cache dissimulant encore le cran 48 du levier de déclenchement 43. La navette tatée a donc simplement été enregistrée; il faut attendre le retour de la boite de la couleur enregistrée et la présence de la première des bossettes ou de la bossette, s'il n'y a qu'une seule plaquette, c'est-à-dire deux passées; ces deux coups suffiront pour que le fonctionnement''.s'opère et que la navette soit changée, la navette éjectée faisant une passée et la navet- te venant du magasin faisant la deuxième passée.
Si la navette est tâtée bonne à changer, sur le dernier coup de n'importe quelle couleur, le fonctionnement du changement ne se fait pas, la dernière bossette ayant passé; le décalage des deux coups est, en effet, nécessaire, car le fonctionnement complet de l'appareil se fait sur quatre coups de battant.
Il est à noter enfin que le bloc-mémoire possède un levier - immobilisateur 57 qui, étant soulevé, immobilise les leviers-caches 38 et condamne donc le bloc-mémoire. Ce levier 57 est relié par une tige 58 aux cliquets de commande des plaquettes de sélection du mouvement de boite du métier, de telle sorte que l'on condamne en même temps le bioc-mémoire et le mouvement de boite, ce qui facilite la recherche du pas en cas de ruptu- re du fil de trame.
COmme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme de réalisation de ce bloc-mémoire qui a été indiquée à titre d'exem- ple; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes d'exécution.