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- BREVET D'INVENTION - Dispositif d'appareil de rappel autonatique de duites.
Cette invention se rapporte à un dispositif de mouvement de rappel automatique de duites applicable sur tout métier à tisser utilisant la mé@anique d'armure à pas fermé ou à pas ouvert.
Le but de cette invention est de provoquer l'arrêt du métier à tisser,que celui-ci soit à boîtes montantes .ou boîtes révol ver, lorsque la trame fournie par l'une ou l'autre des navet- tes utilisées vindra à manquer ou à se rompre en quel qu'en- droit que ce soit par rapport à la largeur de la chaîne.cet arrêt s'effectuant rigoureusement dans la position exacte occupée par tous les mouvements du métier au moment même de la rupture ou du manque de trame.L'ouvrier n'est donc plus obligé de rappeler à la main;la duite et la navette sont re- trouvées automatiquement.
Se but est entièrement atteint par le dispositif qu'on va décrire qui par sa simplicité et sûreté de fonctionnement @ rend la conduite d'un métier à tisser comportant un nombre quelconque de navettes aussi facilo que celle d'un méfier à
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une seule navette.Il se caractérise par l'emploi de deux casse-trames reliés ensemble sur le battant du métier et en relation avec un mouvement basculeur,suidé et articulé pour présenter, lors d'une rupture ou d'un manque de trame,un ta- quet en bonne position pour agir sur un déclic placé à de- meure sur la poitrinière.Ce déclic étant capable de ne tire en action,par des leviers,bielles et organes convenables l'appareil proprement dit de rappel de duites pour opérer d'une part l'arrêt de langage des navettes,
puiscormander d'autre part le mouvement inverseur mettant en marche le jeu de cartons et actionner ensuite les boîtes des navettes pour remettre exactement dans les conditions voulues,l'ensemble des organes de mouvement,rigoureusement dans la position qu'ils occupaient avant l'arrêt afin de pouvoir,la foule étant ouverte, immédiatement passer la bonne duite.
Une commade spéciale des fourchettes des casse-trames cmo;è. tant l'agencement général du dispositif de rappel automatique de duites pour rendre possible sa marche rationnel,réguliè- re tout en empêchant les boucles formées par le fil détendu des cannelles,ce qui occasionne des défauts dans le tissu,et obtenir que les navettes ne puissent toucher les aiguilles de± casse-trames.
Les figures 1 à 14 jointes à la présente description sont relatives à l'ensemble de tout le dispositif tel que construit et imaginé pour répondre au but poursuivi.
En l,vue en élévation d'un casse-trame en relation avec le basculeur qu'il commande;2,vue en plan do la disposition des deux casse-trames utilisés montrant leur liaison,entre-eux, sur le battant à l'aide d'un ressort et avec lé basculeur portant un taquet d'action sur le déclic;3 et 4,vues en plan et profil du déclic au repos monté sur la pointrineère;5,vue de profil du mène déclic en position de travail âpres avoir été actionné par le taquet du basculeur;6 et 7,vues de profil
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et de face de l'appareil de commande de rappel de duites;
8, vue en plan des organes déterminant l'arrêt du lançage;9,vue des leviers et organes utiles permettant de rappeler la duite ; 10,organes de remise en marche du métier alors que l'appareil de rappel de duites est encore à l'arrêt;11 et 13,vues en 'élévation et en plan du dispositif spécial de commande des casse-trames;13 et 14,vues montrant le fonctionnement de cette commande.
Description des différents mécanismes.--
Gomme on peut le voir sur les dessins,fig. 1 et 2,deux casse- trames portant les fourchettes y sont disposés sur le battant à une distance convenable l'un de l'autre .Il est évident que l'emploi de deux casse-trames présente cet avantage qu'une navette où un fil est cassé peut venir de n'importe quel côté, l'un ou l'autre des casse-trames fonctionnera immédiatement au moment ou le battant vient en avant.On remarquera qu'ici le casse-trame n'arrête pas le métier comme cela se passe ordinairement;il met en route,à l'aide d'une commande parti- culière,le mécanisme proprement dit de rappel de duites.
Les casse-trames employés ne présentent rien de particulier par rapport aux casse-trames connus sinon la liaison des cou- l'isseaux Y faisant mouvoir les aiguilles y,par une tige V de 'longueur variant avec l'éloignement des deux casse-trames.Un ressort v maintient le coulisseau Y du casse-trame de gauche en position convenablede travail sur le battant,autrement dit il rappelle l'ensemble lorsque le battant vient en avant.Une bielle Z relie le coulisseau Y du casse-trame de droite,par l'intermédiaire d'une chape z à un levier basculeur U,tendu par un ressort o et articulé en u et guidé par un téton t dans la coulisse T d'une plaque fixée sur le battant.Ce levier bas- culeur U porte un taquet 0 disposé pour pouvoir buter sur un déclic fixé sur la poitrinière du métier et représenté fig.
3,4 et 5.
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Ce déclic se compose d'une plaque de fixation P sur laquelle se trouve montée une équerre coulissante P' portent, une autre équerre ou pièce à talon R articulée sur tourillon r traver- sant la coulisse p de p' pour se river sur la plaque P.Un ressort -% reliant les points et n pernet par simple pres- sion exercée sur le talon de R de dégager cette pièce de son ergot s et amener en avant l'équerre coulissante P'
Cette équerre P'est reliée à une bielle S nise en relation avec les organes montrés figure 8 actionnant l'appareil de rappel de duites.La figure 5 montre le déclic ayant fonction- né, le taquet 0 étant vehu buter sur R à fait pousser en avant la pièce coulissante P'.
Composition du mécanisem rappel de duites- (voir fig.6 et 7)
Il se compose de deux canes F et G solidaires d'un axe J, lequel axe reçoit une sorte de rochet H à cinq crans capable de donner accés au bec d'un crochet I articulé en j sur la came F. Ce crochet tombe dans un des crans de H par le déga- Semant du loquet E articulé en e et reposant sur la queue i de l.lorsque la bielle 1 reliée au levier l'est actionné.
La bielle 2 est commandée par la come F lorsque le Galet f du support relié au levier 2',commence à monter sur cette came.
La bielle 5 est commandée par la came g lorsque le galet g du support relié au levier 3' est entraîné par cette dernière Enfin un galet 3' porté par un bras solidaire de l'axe J est disposé pour agir sur un levier de butée D articulé en d avec le levier 4 ' relié à la bielle 4.
Une roue dentée A est folle sur J,elle est actionnée par le pignon A' recevant son mouvement des roues à chaînes B,B' et C, C'.
Arrêt du langage.- La tige 3 qui doit opérer !*'arrêt du lan- çage est Dise en mouemnt par la montée du galet g sur la caae G.
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L'arrêt du lançage s'obtient par l'intermédiaire d'un taquet
K mis en mouvement par un levier K'(voir fig.8) lequel taquet vient frapper sur le levier N qui soulève le cliquet de la ca- me commandant le lançage.
Mouvement inverseur .- La tige 2 qui commande le rappel de duite est reliée à une équerre W,laquelle équerre fait soulever à l'aide d'un galet w le crochet M articulé en M' agissant sur le cylindre à cartons (voir fig.9)
Débrayage du métier.- L'équerre Q,Q' articulée en 1 comportant un taquet réglable ±'(voir figo 10) qui est en relation avec la tige 4 agissant sur la déclenche E' du métier pour provoquer l'arrêt est établie de façon à permettre la commande de cette déclenche sans déplacer la tige 4 et cela grâce au ressort h de force convenable pour retenir les deux parties de ce sup- port équerre Q,Q'.
Gommande spéciale des fourchettes des casse-trames.-
Cette commande est indispensable pour réaliser avec toute cer- titude la marche normale de tout le dispositif de rappel auto- matique de duites,la dite commande permettant d'obtenir un réglage et un fonctionnement parfaits du mouvement des four- chettes des deux casse-trames nécessaires.
On sait que le principal inconvénient des dispositifs utilisés dans ce but est de ne pouvoir assurer le mouvement des four- chettes de manière qu'en aucun cas elles ne s'opposent au pas- sage des navettes.Les figures Il et 12 montrent une vue en élé- vation et une vue en plan de ce dispositif.
La figure 13 montre le battant près de la poitrinière et le coulisseau 6 est maintenu par un ressort 7 dans sa position la plus à droite.La figure 14 montre que le battant en séloi- gnant de la poitrinière à d'abord fait fonctionner la fourchet- te et fait reculer ensuite le coulisseau 6 vers la gauche.
Cet appareil,(voir fig.ll et 12) se compose d'une plaque 5 se fixant sur la poitrineière. un coulisseau 6 en forme de queue
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d'hironde est mobile dans une rainure de même forme pratiquée sur 5. Le coulisseau 6 est surmonté d'un talon 8 recevant une tige 9 formant crochet.Une crémaillère 10 est ménagée sur 6 et un bossage 11 dépendant de 5 permet d'articuler un cliquet
11' entrant dans une des dens de la crémaillère et maintenu constamment sur celle-ci par un ressort 12 logé dans des alé- sages pratiqués dans un bossage 13, de 5 et de la tête 14 du cliquet 11'.Enfin un ressort 7 détermine la tension utile entre le coulisseau 6 et la plaque 5 dans laquelle il est ajusté.
Une chaînette ou câfisle 15 relie le crochet du coulisseau 6 au coulisseau Y du casse-trame de droite.
Fonctionnement du dispositif de commande des fourchettes des casse-trames.- L'appareil étant fixé sur la poitrinière du métier à une distance donnée du plan perpendiculaire à celle- ci passant par l'axe du casse-trame de droite.A l'instant ou le battant de l'échasse occupe la position la plus proche de la poitrinière(voir fig.13)l'apareil est tel que la chaîne 15 de commadnde du casse-trame 16 étant tendue,le coulisseau 6 se trouve maintenu dans sa position la plus à droite par le res- sort 7.Quand le battant s'éloigne de la poitrinière la distan- ce [alpha]ss (point de fixation du casse-trame et point de fixation de l'appareil) croît.
Par suite comme le ressort 7 est plus fort que celui qui maintient la fourchette en bas,le coulis- seau reste immobile et la fourchette est contrainte à se lever. dès qu'elle est à fin de course,le ressort 7 code et le cou- lisseau recule vers la gauche tant que le battant s'éloigne de la poitrinière (voir fig.14).
Quand le battant revient vers sa position initiale la chaîne
15 se relâche et permet à la fourchette y de reprendre sa pe- sition horizontale,car à ce moment le ressort 7 n'agit plus puisque le cliquet 11' s'oppose à son action.
Le coulisseau n'est ramené à sa position première qu'à l'ins- tant ou le battant est très près de la poitrinière.A ce moment
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-un taquet réglable 17 vient faire lever le cliquet 11' et permet ainsi au ressort 7 de ramener le coulisseau à droite.
Une vis 18 et butée 19 permet de régler la course du coulis- seau 6 vers la droite.
Pour obtenir un soulèvement plus ou moins rapide des fourchet- tes y il suffira de faire varier la position'de l'appareil par rapport au oasse-trame,sôit la distance Óss
Fonctionnement du dispositif de rappel automatique de duites.
En marche normale du métier,c'est-à-dire quand la trame passe régulièrement,tout le dispositif se trouve au repos, les cou- lisseaux Y en bonne positon pour le travail des fourchettes y
Seule la roue dentée A mobile sur son axe J est mise en mou- vement par l'intermédiaire du pignon A' et roues à chaînes
B,B' et 6,0',l'appareil étant commandé par le vilbrequin.
(voir fig.6 et 7).Lorsqu'il se produira une rupture ou un manque de trame,l'appareil sera mis automatiquement en mouve- ment de la façon suivante :les fourchettes y des casse-trames n'étant plus retenues par le fil s'abaissent complètement et tombent à fond de rainure y'de Y(voir fig.l bis),oe qui pro- voque l'interruption de la course de Y.
Par suite le basculeur
U en liaison avec les coulisseaux par la bielle Z et chape z reste en position fixe au milieu de sa course (voir fig.l/, les axes du basculeur U en travail normal des oasse-trame$ )
Dans cette position le taquet o solidaire de U vient buter sur le talon d'équerre de la piôce R du déclic fixé sur la poitrinière du métier.Le choc produit l'oscillation de cette pièce autour de o d'où il s'en suit que R se trouvant dégagé de son ergot s de retenue;le ressort agit sur l'équerre coulissante P' pour l'amener en avant.
Cette équerre P' étant en relation par l'intermédiaire de la bielle S et un ensemble de leviers et bielles disposé diffé- remment selon le type du métier avec la tige ou bielle l,pro- que son déglasent.En se déplaçant cette tige 1 raccordée à
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l'appareil rappel de duites (voir fig. 6) dégage le loquet E articulé en e qui maintient la quene i du crochet I pivo- tant sur son axe .1 fixe sur la came F laquelle came est soli- daire de l'axe J ainsi qu'une seconde came G, un support à galet 1' et un disque à cinq crans H.Libéré par le déplace- ment de E,le crochet I tombe dans un cran de H et se trouve entrané par la roue A ainsi que les deux canes F et G et le levier à galet D'.
Le galet f montant sur la came F provoque l'arrêt immédiat du mouvement de lançage.Pendant trois battements sur quatre que dure la rotation de cette came,les boites des navettes sont arrêtées,au dernier battement elles sont remises en mar- che afin de les ramener à la position qu'elles occupaient au moment de la rupture du fil.Cet arrêt de langage est obtenu Wvoir fit.8) grâce à un taquet K mis en mouvement par un le- vier K' lequel levier est relié à la tige 3 du mécanisme (voir fig.6).Le taquet K en frappant sur le levier M soulève le cliquet de la came commandant le langage ce qui détermine immédiatement l'arrêt des navettes.
La came G roulant sur le Galet ± met en mouvement par l'in- termédiaire du support de ce galet et le levier 2' la tige 2.
Cette tige est reliée à une équerre W (voir fig.9) laquelle équerre en se déplaçant soulève à l'aide d'un galet w le cro- chet M articulé en M',ce qui permet de rappeler la duite de façon à revenir au même point qu'au moment de la rupture du fil. Quand les organes sont revendis à la position voulue pour la remise en marche du métier comme on le désire qu'elle s'effectue,celui-ci s'arrête automatiquement la foule ouver- te grâce au galet D' (voir fig.6) qui en venant pousser sur un loquet D met an mouvement l'équerre Q,Q' laquelle équerre vient frapper sur un bossage a de E' de la déclenche et provo- que l'arrêt du métier.La butée q' étant réglable.
L'équerrre Q,q' est disposée (voir fig. 10 ) en deux parties
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Q et Q' et ressort h, ces deux parties en forme d'équerre étant articulées en 1 afin de permettre la commande de la déclenche sans déplacement de la tige 4,c'est-à-dire de per- mettre la mise en marche du métier alors que l'appareil de rappel automatique de duites est encore au repos.