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ACCOUPLEMENT A DISQUES POUR MOTOCYCLETTES EN PARTICULIER POUR MOTOCYCLETTES
LEGERES OU VELOMOTEURS.
L'invention concerne un embrayage pour motocyclettes, en particulier pour motocyclettes légères ou vélomoteurs. Elle vise en premier lieu à simplifier et à rendre moins coûteuse la construction de tels embrayages, ceci afin de faciliter aux amateurs de tels engins légers-amateurs souvent peu fortunés et pour',la plupart sans expérience mécanique - l'acquisition de ceux-ci, et afin de leur permettre d'en assurer l'entretien par leurs propres moyens, donc d'une façon économique.
L'invention propose pour de tels engins un embrayage à disques qui combine les particularités suivantes, connues en elles-mêmes : a) montage de l'embrayage en porte-à-faux, au bout d'un arbre; b) disposition centrale d'un ressort unique servant à lester le paquet de disques.
De cette façon, un usager, même non expérimenté, peut aisément démonter l'embrayage et remplacer ou réparer divers organes de celui-ci sans difficulté. Le nombre des pièces et l'encombrement de cet embrayage sont réduits au minimum comparativement à ceux des embrayages courants à plusieurs ressorts d'embrayage répartis sur le pourtour.
L'invention vise en outre à établir l'embrayage de façon à permettre une attache simple et accessible de la timonerie de commande à l'embrayage. A cette fin, la.pression du ressort agit sur les disques dans le sens axial de l'arbre et de l'intérieur vers l'extérieur.
Dans ce cas, la timonerie de commande ne doit pas passer dans l'arbre, comme à ce jour, mais peut comporter un levier d'embrayage articulé par exemple à la boîte de vitesse et agissant sur le ressort de l'extérieur vers l'intérieur
Bien que l'on puisse aussi tirer parti des avantages de cette dernière disposition dans le cas d'un embrayage à disques comportant une sé-
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rie de ressorts répartis sur le pourtour, on prévoit avantageusement un ressort d'embrayage central unique disposé de façon à serrer les disques de l'intérieur vers l'extérieur contre une butée montée non déplaçable sur l'arbre, par l'entremise d'un organe accessible de l'extérieur. En outre et grâce à la position axiale du ressert, on obtient, sans ajustages compliqués, une pression uniforme sur tout le pourtour des disques.
Toujours dans un but de simplification, et afin de compenser l'usure des disques sans faire appel à des organes de rattrapage de jeu spé- ciaux, l'embrayage selon l'invention peut être ajusté par l'interposition de disques intermédiaires.
Le dessin annexé représente une coûpe longitudinale d'un exemple d'exécution de l'invention relatif au cas particulier d'un embrayage intercalé directement avant la transmission à chaîne allant à la roue arrière.
Dans le carter de transmission 1 est monté l'arbre 2 entraîné par le moteur, de préférence par l'intermédiaire d'un changement de vitesse.
Un manchon d'entraînement 4 à bride est calé sur le cône 3 de cet arbre à l'aide de l'écrou 5. La bride du manchon 4 présente des encoches 6 dans lesquelles s'engagent les doigts d'entraînement, orientés vers l'intérieur, de disques métalliques 7 d'une exécution connue en soi. Entre les disques métalliques 7 sont interposés, comme d'habitude,des disques de liège 8 dont les doigts d'entrainement, orientés vers l'extérieur, s'engagent dans les fentes 9 de la boîte d'embrayage solidaire du pignon d'attaque 10 de la chaîne. Ce pignon, ainsi que la boite d'embrayage, tournent librement sur le tronçon formant moyeu du manchon 4, sur lequel ils sont empêchés de se déplacer longitudinalement par un segment élastique fendu 12.
L'appui extérieur (c'est à -dire à droite dans le dessin) des disques 7,8 est constitué par un deuxième segment fendu 13, solidaire du manchon d'entraînement 4.
Le paquet de disques est soumis à la pression du ressort hélicoïdal 14 qui agit, par l'intermédiaire deune cuvette à ressort 16 muaie d'une bosse centrale 15, sur un croisillon de transmission 17.
Les rayons 18 de ce croisillon suivent d'abord une direction parallèle à l'axer ils dévient ensuite vers l'extérieur, pour s'engager, en passant par les encoches 6, derrière le paquet de disques 7,8 auquel le croisillon transmet la pression du ressort au moyen d'un anneau d'appui 19. Ce dernier est avantageusement brasé ou soudé aux extrémités déviées des rayons 18. Dans le carter 1 est vissé un bras 20 portant une chape 21 à laquelle est articulé le levier de débrayage 22. L'actionnement de ce dernier est assuré au moyen d'un câble Bowden 23 convenablement disposé. Au repos, c'est-à-dire dans la position embrayée, le levier 22 s'applique à peu près en son milieu contre la saillie 15 de la cuvette 16, avec une pression relativement réduite.
Pour débrayer, on tire le levier 22 vers la gauche au moyen du Bowden, 23, de sorte que ce levier comprime le ressort 14 par l'intermédiaire de la cuvette 15, 16, ce qui libère les disques 7,8, supprimant ainsi la prise fonctionnelle entre ceux-ci.
Le dessin fait apparaître l'extrême simplicité de l'embrayage selon l'invention. On constate en outre la facilité avec laquelle il peut être démonté après l'enlèvement du segment élastique fendu 13. On peut ainsi intercaler sans difficulté des anneaux intermédiaires entre l'anneau d'appui 19 et le paquet de disques 7,8, ce qui permet de rattraper le jeu lorsque ces derniers ont subi une usure. Il est particulièrement économique d'utiliser des disques métalliques usés comme anneaux intermédiaires.
Comme on l'a indiqué plus haut, l'exemple représenté est relatif au cas particulier d'un embrayage intercalé directement avant la transmission à chaîne allant à la roue arrière. Il va de soi qu'un embrayage établi selon l'invention peut être prévu en un autre endroit, par exemple sur le vilebrequin du moteur. Ici également, le fait que la timonerie de commande ne doit pas passer par l'arbre représente un avantage.