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PERFECTIONNEMENTS AUX CRAMPONS DE FIXATION DE RAILS.
Cette invention concerne des crampons de fixation de rails, du genre comprenant une ou plusieurs tiges destinées à être chassées dans une traverse et une partie recourbée, au bras de serrage élastique, susceptible de porter sur le patin d'un rail ou une pièce qui y est reliée.
Il est désirable d'employer des crampons du genre spécifié cidessus pour fixer les rails de chemins de fer à des traverses en béton. Ces crampons offrent l'inconvénient que lorsqu'on les utilise dans des traverses en béton, leurs tiges ne sont pas fermement serrées par celles-ci par suite du manque d'élasticité du béton. Les crampons offrent également l'inconvé-. nient, dans le cas où il est désirable que la voie fasse partie du circuit électrique, que lorsqu'ils sont employés dans des traverses en béton ils produisent un contact électrique supplémentaire entre les rails et les traverses en béton et que dans certains cas ils court-circuitent la voie, particulièrement si les crampons viennent en contact avec les pièces de l'armature métallique des traverses en béton.
Par conséquent, les traverses en béton armé employées conjointement avec les crampons n'ont pas donné des résultats favorables là où il est fait usage d'une voie sous tension,.
Suivant l'invention, on emploie un crampon de fixation de rails possédant une ou plusieurs tiges destinées à tre chassées dans une traverse et une partie recourbée susceptible de porter sur le patin du rail, la ou les tiges au moins du crampon étant recouvertes d'une gaine en une matière semblable au caoutchouc qui y est soudée de telle sorte que lorsque la tige d'un crampon est chassée dans un trou d'une traverse, la gaine est comprimée et la tige est fermement enserrée dans la traverse.
Afin de mieux faire comprendre l'invention et de monrer comment elle peut être réalisée en pratique, on en décrira quelques formes de construction en se référant aux dessins annexés, dans lesquels ;
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Fig. 1 est une vue en élévation d'un crampon dont la tige est pourvue d'une gaine en une matière telle que le caoutchouc,
Fig. 2 est une vue en élévation d'un crampon pourvu d'une gaine rainurée en matière genre caoutchouc,
Fig. 3 est une vue en coupe verticale d'un crampon pourvu d'une gaine, le crampon étant partiellement enfoncé dans un dispositif de fixation de rail,
Fig. 4 est une vue en élévation d'une autre forme de construction de la gaine, et
Fig.
5 est une coupe d'une partie d'un dispositif de fixation du rail, le crampon représenté partiellement, étant pourvu d'un collier d'encerclement sur la gaine.
Sur la fig. 1 des dessins, le crampon désigné d'une façon générale par la référence 1 est pourvu d'une tête élastique 2, qu'on peut faire porter sur le patin d'un rail, et d'une tige 3 destinée à être chassée dans une traverse. La tige 3 est pourvue d'une gaine 4 en caoutchouc vulcanisé sur la tige de façon à être soudée à celle-ci. Lorsqu'un tel crampon est enfoncé dans une traverse en béton, ou une traverse en une matière ne possédant pas d'élasticité, le crampon est maintenue fermement dans la traverse par suite de la compressibilité et de l'élasticité du caoutchouc. Le crampon est aussi isolé électriquement de la traverse, et l'élasticité d'ensemble d'un système de fixation de rail dont le crampon fait partie est augmentée.
Sur la fig. 2 des dessina, le crampon est également pourvu d'une gaine en caoutchouc, vulcanisée sur la tige et soudée à celle-ci comme dans le mode d'exécution décrit avec référence à la fig. 1 La gaine 4 de cette forme d'exécution est pourvue de rainures 5, comme c'est représenté. Lorsqu' un crampon suivant la fig. 2 est chassé dans une traverse (comme le montre la fig. 3), le caoutchouc aux endroits 6 entre les rainures 5 tend à se dilater dans les rainures lorsque le crampon est chassé dans la traverse, ce qui a pour effet d'assurer un ferme serrage sur le crampon. Lorsqu'il est enfoncé, le crampon n'est pas seulement soumis à un serrage efficace dans la traverse mais il en est aussi isolé électriquement et est par conséquent propre à être utilisé dans le cas où il est désirable que la voie fasse partie du circuit électrique.
Le caoutchouc ajoute aussi sa propre élasticité à celle du bras de serrage 2.
Sur la fig. 4 des dessins, la gaine 4 est pourvue de saillies 7, de la même matière que la gaine, au lieu de rainures. Lorsqu'un crampon pourvu de cette gaine est chassé dans une traverse, les saillies sont comprimées et se dilatent dans les intervalles entre les saillies, et le crampon est, comme dans les dispositions précédentes, maintenu efficacement dans la traverse.
Sur la fig. 5 des dessins, un collier ou une buselure 8 en une matière autre que le caoutchouc peut être placé autour du crampon à l'extrémité supérieure de la gaine en caoutchouc et approximativement à un niveau du crampon qui, lorsque celui-ci est en place, coïncide avec la surface supérieure de la traverse. Une telle garniture tend à protéger le caoutchouc qui entoure la tige contre l'action de l'huile ou contre l'action directe du soleil ou de la chaleur des rayons lumineux, et augmente la durée effective du crampon.
La gaine peut recouvrir entièrement le crampon si on le désire.
Bien que l'invention ait été décrite avec référence à son application la plus usuelle, principalement en combinaison avec des traverses en béton armé, il est bien entendu que le crampon pourvu de sa gaine peut aussi être employé dans des traverses en bois, si on le désire. En outre, bien que l'invention ait été décrite dans son application à un crampon flexible, il doit être entendu qu'elle peut aussi s'appliquer à toute au-
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tre forme de crampon,par exemple au type connu de crampon à deux tiges sé- parées et une pièce de tête de liaison ou à des crampons de rail ordinaires.
Il doit être entendu que l'invention peut être appliquée à n'importe quelle pièce possédant une ou plusieurs tiges destinées à être logées partiellement dans une fondation en une matière-non élastique. Ainsi la tige d'un boulon d'ancrage, pour machinas ou leurs équivalents, peut être pourvue d'une gaine comme c'est décrit, lorsque la tige doit être chassée dans un trou de la fondation en béton.
Il doit également être entendu que les'rainures de la gaine peuvent avoir toute section transversale voulue, par exemple triangulaire et que les rainures peuvent aussi s'étendre parallèlement à la tige du crampon ou sous un certain angle par rapport à celle-ci. Les rainures peuvent aussi former une hélice sur la surface externe du caoutchouc.
Les saillies ménagées sur la surface de la gaine peuvent aussi présenter toute forme désirée, par exemple une forme de losange ou une forme elliptique.
La matière dont la¯gaine est faite peut être du caoutchouc naturel ou du caoutchouc synthétique ou une matière plastique synthétique ayant des propriétés semblables à celles du caoutchouc.
REVENDICATIONS
1.- Crampon pour la fixation de rails, machines ou autres corps à des pièces de fondation, caractérisé en ce qu'il comprend une ou plusieurs tiges destinées à être enfoncées dans un trou d'une pièce de fondation non élastique, la ou les tiges au moins du crampon étant recouvertes d'une gaine en une matière semblable au coutchouc qui y est soudée de sorte quand la tige est chassée dans le trou de la pièce de fondation, la gaine est comprimée et la tige est fermement enserrée dans la fondation.
2.- Crampon de fixation de rails présentant une ou plusieurs tiges destinées à être enfoncées dans une traverse et une partie recourbée destinée à porter sur le patin d'un rail, la ou les tiges au moins du crampon étant recouvertes par une gaine en une matière semblable au caoutchouc qui y est soudée de sorte que lorsqu'une tige de crampon est chassée dans un trou d'une traverse, la gaine est comprimée et la tige est fermement enserrée dans la traverse.
3.- Crampon de fixation suivant les revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la gaine est pourvue de rainures et/ou d'un certain nombre de saillies sur sa surface externe, de sorte que lorsqu'une tige de crampon est chassée dans un trou d'une traverse,la matière de la gaine est comprimée et se dilate dans les rainures et/ou dans les espaces entre les saillies, en assurant ainsi un serrage ferme de la tige dans la traverse.