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MACHINE POUR LA FABRICATION DES GLACES COMESTIBLES.
Dans les machines connues pour fabriquer les glaces comestibles, l'entraînement se fait soit par traversée de la cuve, par exemple à partir du bas, soit à partir du haut, des organes mobiles les uns par rapport aux autres se trouvant alors naturellement au-dessus de l'ouverture de la cuve. Il est clair qu'avec une traversée de la cuve on ne peut éviter la pénétration de souillures dans la glace en fabrication. Il en est encore de môme avec le deu- xième mode d'entraînement indiqué, parce qu'alors naturellement par exemple des particules de l'huile de graissage, nécessaire pair les organes mobiles les uns par rapport aux autres, peuvent tomber dans la glace en fabrication.
C'est pourquoi l'invention a pour objet une machine pour la fabrication des glaces comestibles qui se compose de la@cuve à glace comestible habituelle, à entraînement manuel ou mécanique, du malaxeur intérieur, la cuve à glace se trouvant dans un dispositif réfrigérateur, et finalement d'un dispositif de malaxage dont le bras d'entraînement est recourbé latéralement de fagon que les organes du dispositif malaxeur qui sont mobiles les uns par rapport aux autres se trouvent au moins à l'extérieur de l'ouverture supériéu- re de la cuve à glace, de préférence à l'extérieur de la cuve ou à l'extérieur du dispositif réfrigérateur. Les détails de la réalisation de cette disposition importent naturellement peu.
Il est avantageux dans ce cas de donner à la spatule de malaxage une forme particulière, afin que, lors du mouvement communiqué par le mécanisme de déplacement, elle brasse des parties aussi grandes que possible de la cuve tournante et assure ainsi un bon malaxage et un raclage continu de la glace en préparation le long des parois. De préférence, on fait tourner la cuve à glace au moyen d'un mécanisme d'entrai.nement et on communique à la spatule de malaxage un mouvement de va*et-vient dans la cuve à glace en même temps un mouvement de basculement. En principe, il est aussi possible de laisser au repos la cuve à glace et de communiquer encore à la spatule de malaxage, en plus des mouvements ci-dessus, un mouvement de brassage, de façon qu'elle balaye tout le pourtour de la cuve immobile.
Dans ce cas, la spatule de malaxage doit avoir une autre forme appropriée et en particulier son mécanisme d'entraînement devient naturellement très compliqué.
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On décrira ci-après plus en détails une forme d'exécution préférée de l'invention en référence au dessin annexé dans lequel : la figure 1 représente en perspective la machine vue de côté, sans le moteur d'entraînement et sans le meuble réfrigérateur, selon une forme d'exé- cution choisie à titre d'exemple; la figure 2 est une vue schématique de la spatule représentée séparément; et la figure 3 montre séparément le dispositif à compensation élastique, les éléments des deux dernières figures était aussi représentés selon une forme d'exécution choisie à titre d'exemple.
Le socle de la machine 1 porte en un endroit convenable, par exemple au moyen d'une colonne 12, le moteur d'entraînement, non représenté au dessin, qui fait tourner, au moyen d'une poulie à courroie 2 (de préférence une poulie à courroie trapézoïdale), un arbre vertical monté dans un mécanisme réducteur 3. De ce mécanisme sort vers le haut un autre arbre vertical qui est démultiplié par rapport à l'arbre d'entraînement et sur lequel est montée de manière connue la cuve à glace comestible 4 qtti tourne continuellement pendant le fonctionnement de la machine. Autour de cette cuve 4 est prévu un dispositif réfrigérateur fixe 4a, la cuve 4 tournant dans la saumure réfrigérante.
L'arbre démultiplié dont il est question ci-dessus traverse le dispositif réfrigérateur, par des joints d'étanchéité convenables, de façon que le liquide réfrigérant ne puisse s'écouler vers le bas. Par son bord supérieur, la cuve 4 dépasse un peu du dispositif réfrigérateur 4a, afin que la saumure réfrigérante qui déborderait éventuellement ne puisse pénétrer dans la cuve à glace comestible 4. Le dispositif réfrigérateur 4a est ainsi fixe, tandis que la cuve 4 tourne à l'intérieur.
Gomme on l'a indiqué précédemment, on a soin de ne pas disposer le mécanisme d'entraînement pour la spatule de malaxage au-dessus de l'ouverture de la cuve à glace comestible 4. Dans la forme d'exécution représentée, cet entraînement se trouve sur le côté du dispositif réfrigérateur et plus particulièrement entre la colonne 12 et le dispositif réfrigérateur 4a. Le mécanisme lui-même se compose des deux leviers à deux bras 5 et 6, dont les axes d'oscillation sont maintenus dans les paliers fixes 7 et 8 qui sont supportés par la colonne 12. L'entraînement des leviers 5 et 6 se fait par des cames de commande tournantes 9 et 10 qui sont actionnées de façon convenable par l'intermédiaire du mécanisme 3.
Lors de la rotation des cames de comman- de 9 et 10, des tétons prévus sur les extrémités inférieures des leviers 5 et 6 se déplacent dans des rainures correspondantes des cames,-de sorte que les leviers accomplissent un mouvement oscillant de va-et-vient. La partie supérieure du bras de levier 5 porte à son extrémité un tube support 14, qui, lors de l'actionnement du levier par la came de commande 9, accomplit un mouvement linéaire de va-et-vient. Dans la disposition représentée, ce mouvement s'accomplit tangentiellement par rapport à la périphérie de la cuve ou du dispositif réfrigérateur 4a. Dans le tube support 14 pénètre le bras de spatule 15 incurvé en S. Le bras de spatule 15 n'est pas monté fixe dans le tube support 14, mais y est monté de façon à pouvoir y tourner.
Il peut y être maintenu contre une extraction involontaire par une rainure annulaire ou par un dispositif équivalent. Le bras de spatule 15 passe par dessus le dispositif réfrigérateur 4a et par dessus le bord de la cuve et porte à son extrémité une broche 16 qui est orientée perpendiculairement au bras 15. La plus grande partie de la broche 16 pénètre verticalement vers le bas dans la cuve 4. Une partie plus courte de la broche dépasse cependant vers le haut. En plus du bras de levier 5 avec son tube support 14, on a prévu un deuxième bras de levier 6 qui est articulé sur le palier 7 et accomplit un mouvement parallèle à celui du levier 5 et commandé par une came 10.
Ce levier 6,prolongé vers le haut, se termine à son extrémité supérieure par une rotule sphérique 17 qui est engagée dans un dispositif à compensation élastique, comme on l'a représenté à la figure 3, selon un exemple d'exécution. Ce dispositif à compensation élastique se compose d'un tube 18 qui est fermé à ses deux extrémités par des bouchons filetés vissés dans le tube. Dans ce tube 18, peut se déplacer d'un mouvement de va-et-vient un poussoir 19 qui porte un doigt 20 dépassant
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un peu à l'extérieur à travers une fente ménagée dans le tube. Par une ouver- ture inférieure du tube 18 s'engage le bras de levier 6 avec sa rotule extrême
17.
Cette rotule d'extrémité 17 est montée entre un bouchon vissé du tubé'18 et le poussoir mobile 19, de sorte qu'un ressort peut constamment presser le poussoir 19 contre la rotule. Le doigt 20 qui sort du tube 18 est engagé dans un segment 21 solidaire du bras de spatule 15 et commande le déplacement de ce bras de spatule 13 .qui tourne d'un mouvement de va-et-vient dans le tube sup- port sous l'action de cette force exercée sur lui.
Comme la liaison du bras de spatule 15 avec le levier 6 n'est pas rigide, mais est réalisée au contrai- re par l'intermédiaire du dispositif monté dans le tube 18, lors du malaxage par la spatule dans la cuve à glace alimentaire, des perturbations provoquées par exemple par la solidification ou par des morceaux de glace, peuvent être compensées, de sorte qu'il:ne peut y avoir de rupture ou de déformation par flexion des éléments du mécanisme. Le bras de spatule 15 reçoit ainsi deux mouvements, comprenant un mouvement du bras de levier 5 avec le tube support
14 sous l'action de la came de commande 9 et un deuxième mouvement par le le- vier 6 par l'intermédiaire du dispositif avec compensateur par ressort 17-18-
19-20 et du segment 21. Les deux mouvements sont complètement commandés de façon positive par les deux cames de commande 9 et 10.
Comme on l'a indiqué dans l'exposé qui précède, le bras de spatu- le 15 porte rigidement à son extrémité, et au-dessus de l'ouverture de la cuve 4 une broche 16 qui pénètre dans une direction sensiblement verticale vers le bas dans la cuve, mais porte aussi une partie courte 22 orientée vers le haut. Sur cette broche 16-22 est simplement emmanchée la spatule de malaxage proprement dite 23 qu'on saisit par sa poignée 24. On assure la fixation de la spatule 23 au levier 15 ou à la broche 16-22 en engageant la broche dans un évidement 23a ménagé dans la spatule, ce qui réalise une fixation simple.
Pour que la spatule de malaxage ne puisse tourner sur la broche 16, la partie courte supérieure 22 de la broche présente une fente comme la tête d'une vis
Le fond supérieur ou chapeau 25 de l'évidement comporte une barre 26 analogue à la pointe d'un tournevis. En montant la spatule 23 sur la broche, cette bar- re 26 s'engage dans la fente mentionnée ci-dessus de la partie supérieure 22 de la broche en empêchant ainsi une rotation de la spatule de malaxage par rap- port à la broche'ou au bras de spatule 15. La partie de la spatule orientée vers la paroi et le fond de la cuve à glace comestible 4 porte une barre ou un rebord 27 en matière artificielle dont il sera encore' question ci-après.
La forme d'exécution décrite ci-dessus pour la spatule de malaxa- ge ne constitue qu'un exemple. On pourrait adopter encore d'autres formes,
Dans tout le mouvement de la spatule, il est essentiel que le mou- vement latéral de va-et-vient du tube support 14 fasse osciller continuelle- ment la broche de spatule 16-22 d'une amplitude dépendant de la came de comman- de 9 - environ 30 de la circonférence de la'cuve - et que de plus l'action du bras de levier.6 provoque, par l'intermédiaire du dispositif à compensation par ressort 17-18-19-20 et du segment 21, une rotation du bras de spatule 15 dans le tube support 14.
Par ces mouvements, on obtient ce résultat qu'avec la broche de spatule 16-22, la spatule 23, avec son bord 27 en matière artifi- cielle qui est galbé légérement sur sa face verticale, non seulement se dépla- ce d'un mouvement de va-et-vient dans la cuve mais en même temps bascule un peu, tandis que le bord en matière artificielle 27 racle contre la face interne de la cuve, c'est-à-dire en touchant la face interne de la paroi de cuve en un seul point de haut en bas ou inversement, de sorte qu'ainsi dans une cer- taine mesure le bord en matière artificielle roule contre la face interne de la paroi de cuve.
Cela présente le grand avantage que la masse de glace comestible est travaillée au mieux et ne peut-se solidifier en aucun endroit de la cuve 4, 'Car la spatule est déplacée jusqu'à l'axe de la cuve pendant sa cour- se.
La spatule remplit deux rôles. D'une part elle racle par son bord en matière artificielle la glace solidifiée du pourtour intérieur de la cuve pour presser à nouveau par son mouvement latéral la glace contre la paroi réfrigérante de la cuve et d'autre part elle assure en même temps un malaxage régulier de la masse de glace comestible à l'intérieur de la cuve.
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Les indications qui précèdent montrent que, bien que l'entraïnement de la machine à glace comestible se fasse à partir du bas, il n'y a pas d'éléments de la machine tournant -ou coulissant les uns par rapport aux autres au-dessus de la cuve ou dans celle-ci. De tels éléments ne sont même pas audessus du dispositif réfrigérateur, mais se trouvent disposés latéralement, comme cela résulte de la figure 1. La glace comestible ne peut donc pas recevoir du tout de souillures.
L'intervalle au bord supérieur entre le dispositif réfrigérateur et la cuve peut être recouvert d'un couvercle en tôle ou d'une gaine en caoutchouc, le bras de. spatule, si nécessaire, pouvant traverser la gaine en caoutchouc non représentée.