<Desc/Clms Page number 1>
PROCEDE DE FABRICATION DE PASTILLES POUR LA SOUDURE DE TIGES.
L'invention concerne la fabrication de pastilles de soudure du genre utilisé, par exemple, pour fixer une tige ou un boulon sur une tôle ou une autre surface métallique en provoquant un arc électrique entre l'extrémité de la tige et la tôle et, du métal étant fondu par suite de la chaleur dégagée par l'arc, en appliquant l'extrémité de la tige contre la tôle; elle concerne en outre des pastilles de soudure réalisées suivant ce procédé.
Gomma on le sait, dans ce procédé de soudure, on utilise des pastilles formées par un corps entourant l'arc et constituées entièrement ou partiellement par des substances appelées à former la laitier et des métaux pulvérulents, comportant généralement du manganèse, bien souvent sous forme de ferromanganèse. On sait également que de telles pastilles de soudure appelées par la suite "pastilles pour la soudure de tiges" doivent être dégazée s d'avance, car le dégagement de gaz pendant le soudage pourrait affecter la qualité de la soudure.
En général, il ne suffit pas de chauffer les pastilles, à une température de quelques centaines de degrés centigrades. Dans la plupart des cas, il faut chauffer jusqu'au delà de 500 C., bien souvent jusqu'à 700 voire 900 C., afin de décomposer les substances formant des gaz et d'évacuer suffisamment ces gaz, de sorte que, pendant ce dégazage, il se produit un frittage des substances appelées à former le laitier des pastilles pour la soudure de tiges, frittage dont on tire parti pour renforcer la cohésion des poudres dont est constituée la pastille.
Pour éviter une oxydation indésirable des particules de métal des pastilles pendant ce chauffage, celui-ci s'effectue dans une enceinte vide d'air ou dans une enceinte remplie d'un gaz inerte, de sorte que les pastilles doivent subir un traitement assez compliqué nécessitant un appareillage coûteux.
<Desc/Clms Page number 2>
Suivant l'invention, on obvie à cet inconvénient en recouvrant les particules métalliques d'une pellicule qui protège le métal sousjacent contre l'oxydation à la température élevée utilisée pour la fabrication.
Le procédé conforme à l'invention, permet donc de fabriquer des pastilles pour la soudure de tiges, qui peuvent être chauffées dans une atmosphère contenant de l'oxygène, par exemple dans l'air, sans que le métal de ces pastilles perde,sous l'effet de l'oxygène, l'activité qu'il doit déployer pendant le soudage.
L'invention concerne donc un procédé de fabrication de pastilles pour la soudure de tiges, dans lequel un corps comportant des particules métalliques et des substances appelées à former le laitier, est chauffé à une température? élevée, ce procédé est caractérisé en ce que les particules métalliques sont recouvertes d'une pellicule qui, pendant le chauffage, protègent ce métal contre l'effet de l'oxygène et que le chauffage s'effectue dans une atmosphère contenant de l'oxygène.
De telles pellicules protectrices peuvent s'obtenir par exemple en recouvrant les particules de métal d'un oxyde approprié. A cet effet, on peut utiliser des oxydes de silicium, de chrome, d'aluminium ou de zirconium. On peut par exemple, mélanger de courts tronçons d'un fil recouvert d'un tel métal avec la masse appelée à former le laitier et procéder ensuite à l'oxydation.
Suivant une forme de réalisation préférée de l'invention, on utilise un alliage de métal dont la présence est désirable dans la pastille, pour des raisons propres à la technique de soudage, métal qui se recouvre d'une couche protectrice sous l'influence de l'oxygène,
Cette forme de réalisation de l'invention convient particulièrement bien pour protéger du manganèse ou du ferromanganèse contre une oxydation indésirable
De préférence, on utilise un alliage de manganèse et de silicium. On a constaté que dans le cas d'un alliage de manganèse et de si- licium contenant 10% de silicium le manganèse est protégé contre l'oxydation lors d'un chauffage jusqu'à environ 700 C.
Une plus haute teneur en silicium améliore la protection et ne constitue généralement pas un inconvénient lorsque la quantité de l'alliage contenu dans les pastilles n'est pas trop élevée. Gemme on le sait, le silicium est fréquemment utilisé sous forme de ferrosilicium en petites quantités pour améliorer la qualité d'une soudure.
Une pastille de soudure conforme à l'invention s'obtient par exemple à l'aide d'un mélange pulvérulent comportant en poids 30% d'oxyde de magnésium, 25% de fluorure de calcium, 35% de bentonite, 10% d'un alliage de manganèse, @jlicium et fer, contenant en poids 35% de silicium, 55% de manganèse et le roste de fer, mélange pulvérulent que l'on comprime à une forme déterminée après addition d'une petite quantité d'eau.
On sèche le corps ainsi formé, dont la cohésion est suffisante pour le parachèvement ultérieur, en le portant lentement à la température de 100 C, et on le dégaze ensuite à 800 C dans un four qui communique avec l'air extérieur. Après une heure, on procède au refroidissement.