<Desc/Clms Page number 1>
PROCEDE DE SABLAGE ET PISTOLET POUR LA MISE EN OEUVRE DU DIT PROCEDEo
On sait que les abrasifs naturels utilisés pour le décapage en plein air de pièces métalliques au moyen de l'air comprimé sont les sables de rivière, le sable de quartz, le silex, le grès, les galets de mers concassés. Malgré le tamisage de ces matériaux, ceux-ci provoquent des poussiè- res gênantes pour le voisinage et malsaines pour les ouvriers sableurs. De plus, la surface fraîchement décapée par le sablage à sec est sujette à se.-re- couvrir de rouille même si 1'atmosphère ne présente qu'une légère humidité.
La présence d'humidité dans l'abrasif qui a l'inconvénient de provoquer des arrêts intempestifspendant les opérations par une distribution irrégulière du sable active encore plus la formation de rouille sur les surfaces traitées.
Aussi, pour parer à cette oxydation par trop rapide est-il indiqué de ne procéder aux opérations de sablage que par temps sec, avec du sable sec, et de protéger sans tarder la surface traitée par l'application d'un vernis antirouille ou de métalliser à froid au moyen d'un pistolet spécial.
Sachant que 1'abrasif humide possède un plus grand pouvoir d'abra- sion qu'à l'état sec et que la surface traitée pourrait être protégée contre la rouille par un liquide anti-corrosif injecté sous pression dans le jet de sable à la sortie du pistolet, le but de l'i.nvention est de réaliser un appareil de sablage remplissant les conditions précitées.
Or le procédé de sablage proposé s'est avéré très efficace, supérieur au procédé à sec, tout en montrant que les consommations en sable et en air comprimé se trouvaient - à travail égal - inférieures dans de très fortes proportions. De plus, la formation instantanée d'un sel ferrique insoluble par l'action du liquide anti-corrosif sur le métal décapé retardait considérablement l'oxydation, ce qui permet de sabler par temps humide.
<Desc/Clms Page number 2>
L'objet de la présente invention se rapporte donc à un procédé de sablage au moyen d'un pistolet constitué par un éjecteur, genre Giffard (1852) dans lequel l'air comprimé qui traverse la buse de lancement et le corps de l'appareil crée dans ce dernier un vide provoquant l'aspiration de l'abrasif qui est ainsi acheminé jusqu'à l'éjecteur par une tubulure montée à l'arrière de l'appareil pour être projeté par la buse de sablage contre la surface à traiter, caractérisé en ce que l'intérieur du corps de l'éjecteur qui a la forme d'un double tronc de cône, la grande base étant commune, renferme le distributeur d'air avec la buse de lancement, et un injecteur de liquide de forme annulaire laissant échapper par une série d'orifices, disposés concentriquement, un liquide anti-corrosif sous pression,
le tout agencé de telle fagon que ledit liquide humidifie toutes les particules d'abrasif sortant de l'éjecteur.
Les dessins annexés montrent, à titre d'exemple, une forme d'exécution d'un appareil permettant la mise en oeuvre du procédé de sablage selon l'invention.
La fig. 1 est la coupe longitudinale du pistolet.
Les figs 2 à 5 représentent le distributeur d'air avec la buse de lancement.
Les figs 6 et 7 représentent le dispositif aspirateur d'abrasif monté au bas du récipient à abrasif et relié au pistolet par une tubulure souple.
Le pistolet de sablage suivant la fig. 1 possède un éjecteur comportant -un corps métallique 1 alésé tronconique sur une certaine longueur, fermé à l'avant par la flasque 4 et à l'arrière par la flasque 2, chacune de ces flasques étant percée en son milieu selon l'axe x-x'. Un trou évasé en forme de tronc de cône qui se trouve aménagé dans la flasque 4 sur une certaine profondeur et en prolongement de la partie tronconique du corps 1 constitue la tuyère de l'éjecteur. Cette dite tuyère est prolongée suivant l'axe x-x' d'un évidement cylindrique dans lequel vient se loger le culot de la buse de sablage constituée par le fourreau 12 qui enserre le canon en carbure de tungstène 13.
De son côté, la flasque 2 qui est vissée ou soudée à la tubulure 3 ferme l'arrière du corps 1 en retenant dans celui-ci le distributeur d'air 6 et la buse de lancement 10. In vis 7a bloque la pièce 6 dans une position invariable. Cette dite pièce 6 présente à l'arrière deux ouvertures jumelées 11 et 11' laissant entre elles une paroi dans laquelle est aménagé le canal 9 qui communique en son milieu avec la buse de lancement 10, montée selon l'axe x-x', soit au (,entre de la tuyère 7. Le bouchon 6' (fig. 5) dont les extrémités sont coniques facilite l'entrée du sable par les ouvertures 11 et 11' ainsi que l'air comprimé passant dans la buse 10 par le canal 9.
La tubulure 3 porte une ouverture 30 de ferme allongée que l'on peut recouvrir à volonté tout ou en partie par un manchon tournant 21, également pourvu d'une ouverture de même grandeur, mettant l'intérieur de la tubulure 3 en communication avec l'atmosphère. La tubulure 3 de l'appareil est reliée à une tubulure souple 23 de préférence en caoutchouc, dont l'autre extrémité aboutit au suceur monté sur le récipient à abrasif.
Selon les figs 6 et 7, le tuyau 23 est. en communication avec le récipient 25 contenant l'abrasif 26 par le té à la@@uette 24 monté à demeure sur le récipient 25. Ce dit té 24 est surmonté du tuyau 27 dont la partie supérieure filetée qui est reccuverte du bouchon à vis 29 présente une fente 28, laissant une ouverture 30 réglée à volonté par ledit bouchon 29. Cette ouverture 30 permet de mettre les tuyaux 23 et 3 ainsi que la chambre à vide de l'éjecteur en communication avec l'atmosphère. La pièce 32 fixée à l'intérieur du tuyau 27 réduit la section de celui-ci en ne laissant qu'un espace annulaire 33 par lequel l'air peut circuler.
La chambre annulaire 8 de l'éjecteur aménagée entre le corps 1 et le distributeur 6 (fig. 1) est reliée à la source d'air comprimé par l'inter-
<Desc/Clms Page number 3>
médiaire d'un robinet non représenté sur le dessin au moyen d'une conduite souple en caoutchouco
La buse de sortie constituée par le fourreau 12 dans lequel est enserré le canon 13 en carbure de tungstène s'engage en partie dans l'évide- ment aménagé dans la partie cylindrique filetée de la flasque 4 de telle fa- çon que la partie inférieure du canon 13 vienne buter sur l'extrémité de la tuyère 7 dont l'ouverture de sortie est la même que celle du canon.
Pour un canon normal de 8 rm de diamètre et une buse de lancement de 3,5 mm, le rapport des sections étant de 5 : 1, le vide est d'environ 600 gr/cm2. par cette très forte dépression, le courant d'aspiration est ample- ment suffisant pour amener au pistolet la quantité d'abrasif qui lui est né- cessaire pour assurer son bon fonctionnement.
Quand à l'injecteur de liquide,selon fige 1, il comporte un corps creux de forme annulaire vissé sur la partie cylindrique filetée de la flas- que 4 de l'éjecteur. Ce corps creux 14 donne passage en son milieu à la buse de sortie retenue par ledit corps dans l'évidement cylindrique de la flasque
4. L'intérieur 15 dudit corps 14 communique, d'une part, avec l'extérieur par lintermédiaire d'un robinet non représenté sur le dessin et, d'autre part, par les conduits 18 et 19 aménagés dans la flasque distributrice 16 fixée par des vis ou autre moyen au corps 14. Les conduits 19 et les orifices respectifs sont dirigés sous un angle déterminé vers le point 0 qui tombe exactement sur l'axe x-x', soit au milieu du jet d'abrasif à la sortie de l'éjecteur.
Le liquide à injecter L arrive en pression dans le corps creux 14, pression correspondant à celle de l'air comprimé arrivant dans l'éjec- teur.
Le fonctionnement de l'appareil est le suivant :
En tenant l'appareil dans les mains après avoir préalablement relié celui-ci aux sources abrasif, air comprimé et liquide anti-corrosif, il suffit d'ouvrir les robinets pour que ledit appareil entre de suite en fonction. L'air comprimé sort de la buse de lancement 10 pour s'écouler dans la buse de sortie 12; par le vide qui se produit dans la chambre bi-conique, il se crée instantanément un violent courant d'air dans les tubulures 3 et 23, l'air aspiré passant par les ouvertures jumelées 11 et 11'.
Sous l'effet du vide et du courant d'air dans la conduite, l'air atmosphérique pénètre par le trou 30 (figo 6), longe la paroi intérieure du tuyau 27 par l'espace annulaire 33, vient frapper la languette du té pour être ensuite aspiré dans la conduite 23 en entraînant avec lui de l'abrasif. Par le trou aménagé sur la languette, l'air atmosphérique venant de l'ouverture 30 s'engouffre en partie dans celui-ci pour pénétrer dans l'abrasif dont une partie s'appuie derrière la languette. Ce courant d'air désagrège la masse d'abrasif et facilite son aspiration.
L'abrasif ainsi acheminé se déjecte dans la chambre à vide en passant par les ouvertures jumelées 11 et 11' pour être ensuite dirigé par la tuyère 7 vers la buse de sortie 12/13 où, mélangé à l'air comprimé venant de la buse de lancement 10,il est projeté contre la surface à traiter après avoir pris une grande vitesse dans ladite buse de sortie.
Le débit d'abrasif dépend du débit de l'air comprimé. Or, ce réglage de débit s'effectue au moyen du manchon tournant 21 qui permet de faire rentrer l'air atmosphérique dans l'appareil par la tubulure 3. On casse donc plus ou moins l'aspiration par une rentrée d'air dans la conduite (voir "Le- çons de Physique, J. BASIN, 3ème édition, page 126).
Si l'aspiration est insuffisante, les tubulures risquent de s'engorger et compromettre le bon fonctionnement de l'éjecteuro Il est donc nécessaire de régler le débit d'abrasif à sa source, soit au départ de récipient en agissant sur le bouchon de réglage 29 qui permet l'entrée de l'air en établissant un courant plus ou moins intense dans la tubulure 23.
Lorsqu'une grande puissance de jet est demandée,on utilise, la sableuse constituée par un récipient fermé dans lequel l'abrasif qu'il contient est chassé par une pression d'air dans le pistoleto Le pistolet, objet
<Desc/Clms Page number 4>
de l'invention, peut sans autre être utilisé. Il suffit de le relier directement à la sableuse.
Si le débit devient irrégulier par suite d'une trop grande distance entre la sableuse et le pistolet, il suffit de rétablir le passage de l'air comprimé dans l'éjecteur pour créer l'aspiration nécessaire de façon à vaincre la perte de vitesse de l'abrasif dans la tuyauterie,
Quant à l'injecteur à liquide anti-corrosif humidifiant le sable à la sortie de l'éjecteur, il suffit d'cuvrir le robinet non représenté sur le dessin, pour que le liquide qui provient d'un récipient sous pression gagne la chambre 15, les canaux 19 et leurs orifices respectifs pour être chassé., vers un point commun du jet d'abrasif.
Le récipient de liquide "sous pression" pourrait être remplacé par un récipient ordinaire dont le liquide parviendrait à la chambre 15 au moyen d'un éjecteur ad hoc fonctionnant à l'air comprimé qui serait dérivé de la conduite arrivant à l'éjecteur.
Dans certaines opérations de sablage, la pièce à traiter doit être préalablement dépoussiérée. Dans ce cas-la, il suffit de casser l'aspiration d'abrasif par le manchon tournant 21 pour que l'appareil fonctionne comme souflette. Cette propriété de l'appareil, selon l'invention, peut également être utilisée pour le séchage de la partie traitée avant l'application de la peinture.
En utilisant la soufflette et l'injecteur à liquide, l'appareil peut servir de vaporisateur.