PROCEDE DE FABRICATION DE CHLORURE DE VINYLE PAR TRAITEMENT CATALYTIQUE COMBINE
DE 1.2 - DICHLORETHANE ET D�ACETYIENE...
La présente invention se rapporte à un procédé perfectionné de fabrication de chlorure de vinyle moyennant un traitement thermique catalytique combiné de 1.2 - dichloréthane et d'acétylène.
On sait que cette méthode résulte de l'exécution simultanée de deux procédés différents de fabrication de chlorure de vinyle :
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bérant du gaz chlorhydrique et
2) par synthèse catalytique au départ d'acétylène et de gaz chlorhydrique, d'après les équations de
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En utilisant, suivant cette méthode, pour la réaction de synthèse, le gaz chlorhydrique dégagé dans la réaction de pyrolyse, on réalise
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tique industrielle, peut être exécutée par passage, à température élevée, d'un mélange sensiblement équimoléculaire de 1.2 - dichloréthane et d'acétylène sur un catalyseur approprié tel que du charbon actif, imprégné de chlorure de mercure.
Avec de tels catalyseurs, qui, en somme, sont les catalyseurs usuels, convenant pour la réaction de synthèse, on doit exécuter le procédé à des températures assez élevées, voisines de ou dépassant même 4000C, pour amorcer et même entretenir la réaction primaire de pyrolyse du 1.2 - dichloréthane.
Ces températures élevées présentent cependant l'inconvénient, notamment au point de vue de la réaction secondaire de synthèse, d'être préjudiciables aux catalyseurs à base de chlorure mercurique, dont Inactivité diminue rapidement à cause, d'une part, d'une volatilisation partielle du chlorure mercurique et, d'autre part, d'un empoisonnement progressif de la masse catalytique.
On sait, en effet, que la pyrolyse, catalytique ou non, du <EMI ID=4.1> utilisées, provoque l'apparition, dans les produits gazeux de la pyrolyse, de goudrons et autres matières nuisibles, se formant par des réactions secondaires.
Or, il a été découvert, suivant la présente invention, qu'un catalyseur spécifique, constitué par du charbon actif, imprégné de chlorure de baryum, à raison de 20 à 40% et de préférence de 30% du poids total et de chlorure mercurique, à raison de 0,30 à 0,70% et de préférence de 0,50%, peut avantageusement être utilisé pour la fabrication du chlorure de vinyle par traitement thermique combiné de 1.2 - dichloréthane et d'acétylène.
L'application, au traitement thermique combiné du 1.2 - dichloréthane et de l'acétylène, de ce catalyseur' spécifique, objet d'une autre invention de la Demanderesse, grâce à laquelle la pyrolyse du 1.2 dichloréthane peut être réalisée à des températures relativement basses,
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fois, tant la réaction de pyrolyse, que celle de synthèse. Avec ce catalyseur, les températures auxquelles la réaction combinée peut être effectuée, se situent entre 250[deg.] et 290[deg.]C, ce qui, en entravant ou tout au moins diminuant très fortement la formation de goudrons, évite, en effet, ou ralentit considérablement l'empoisonnement progressif de la masse catalytique, laquelle, en outre, en ne contenant pas le chlorure mercurique comme principe catalytique prépondérant de la réaction de synthèse, est moins sujette aussi à une inactivation par volatilisation du chlorure mercurique,
La mise en oeuvre du procédé de préparation de chlorure de vinyle, suivant l'invention, par traitement thermique combiné de 1.2 dichloréthane et d'acétylène, avec utilisation d'un catalyseur spécifique aux chlorures de baryum et de mercure, se caractérise par les spécifications et résultats ci-après :
Le 1.2 - dichloréthane doit être pur et exempt notamment de dichloréthane asymétrique et de chlorures à plus de 2 atomes de carbone et/ou de chlore dans la molécule.
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lavage du dichloréthane, dit "technique", au moyen d'une solution de soude
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finale du produit lavé.
L'acétylène peut provenir, soit du carbure de calcium, soit du craquage d'hydrocarbures, ou de toute autre source appropriée, mais doit être exempt de poisons de catalyseurs, tels qu'arsines, phosphines, hydrogène sulfuré, anhydride sulfureux, diacétylène et autres homologues de l'acétylène etco
Le mélange d'acétylène et de vapeurs de 1.2-dichloréthane, par parties sensiblement équimoléculaires, préchauffé entre 250 et 290[deg.]G, est conduit, à cette température, à travers le four de catalyse, garni du catalyseur spécifique aux chlorures de baryum et de mercure. Le dichloréthane non transformé est récupéré, en majeure partie par condensation, immédiatement après le traitement thermique, et le reste à la rectification finale du chlorure de vinyle. L'ensemble des deux fractions de dichloréthane récupéré, préalablement lavé et rectifié, peut être recyclé. Le taux de trans-
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ainsi être porté à 95% environ. L'acétylène, non transformé, peut également être récupéré et recyclé. Le taux de transformation de l'acétylène étant de <EMI ID=9.1>
un taux très élevé.
L'exemple ci-après, non limitatif, permettra de comprendre comment l'invention peut pratiquement être réalisée.
Exemple.,
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d'acétylène, mélangés ensemble, ont été préchauffés dans un tube en acier ordinaire, maintenu entre 250 à 290[deg.]C et ont ensuite été conduits dans un four constitué de tubes de 100 m/m de diamètre, chauffée entre 250 et 290[deg.]C
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refroidis pour condensation du 1.2 - dichloréthane non transformé qui, après lavage et distillation, a été recyclé.
Après lavage à l'eau, pour absorption du gaz chlorhydrique, restant après réaction, les gaz renfermant le chlorure de vinyle formé, l'excès d'acétylène et de dichloréthane, non condensé déjà à la sortie du four, ont été comprimés sous 12 kg/cm2, le mélange brut de liquides ayant ensuite été rectifié.
L'acétylène et le dichloréthane récupérés ont été recyclés, après lavage et rectification préalables.
On a obtenu 1000 kg de chlorure de vinyle monomère, titrant
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de dichloréthane, d'acide chlorhydrique, de soufre organique ou minéral, et de fer. FE = - 13,9[deg.]C � 0,1[deg.]C.