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GHEMISCHE FABRIK BUDENHEIM A.G., résidant à BUDENHEIM/Mainz a. Rhein (Allemagne) .
DISPOSITIF POUR ENLEVER LES BATTITURES OU LA ROUILLE D'UN MATERIAU EN FIL, BANDE OU L'EQUIVALENT.
La présente invention concerne un dispositif pour enlever les battitures ou la rouille de matériaux en fil, bande ou l'équivalent, à l'ai- de de rouleaux ou de paires de rouleaux rotatifs formant entre eux un passa- ge sinueux, qui brisent d'abord et enlèvent ensuite au moins partiellement la croûte superficielle du matériau à travailler, celui-ci étant alors net- toyé oomplémentairement dans une installation attenante.
Les dispositifs connus avaient entre autres comme inconvénient que l'on ne pouvait y placer que très difficilement et peu rapidement le matériau à travailler. Il en résultait des interruptions de travail et des pertes de rendement indésirables.
De plus, ces dispositifs sont exécutés de telle sorte que la croûte ou couche superficielle à enlever du matériau, tombe entre les rou- leaux et souille les lieux de travail qui peuvent ainsi être recouverts notamment de poussières, de matières pulvérulentes et de battitures.
Suivant l'invention, on supprime ces inconvénients en utilisant un carter, par exemple cylindrique, divisé dans le sens de l'avancement du matériau, et en montant dans chaque partie de ce carter un groupe de rou- leaux qui, lorsqu'on ouvre le carter, s'écartent de ceux de l'autre groupe, ouvrant ainsi en même temps le passage destiné à recevoir le matériau.
Une forme de réalisation particulièrement simple et économique du dispositif consiste à monter les rouleaux en porte-à-faux dans une des parties du carter, l'extrémité libre faisant saillie dans l'autre partie du carter fermé. On économise ainsi un grand nombre de paliers.
Sur la partie supérieure du carter peuvent être prévus des sup- ports destinés à recevoir des poids de lestage, aisément enlevables.
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Une autre caractéristique de l'invention est basée sur la décou- verte de la demanderesse, que contraires ent à l'opinion technique admise, ce n'est pas tellement la torsion spatiale du matériau à nettoyer, qui est déterminante, mais bien un effet de pression exercé sur ce matériau. C'est pourquoi il est avantageux d'exécuter les rouleaux des différentes paires, sous forme de rouleaux de pression et de les disposer parallèlement entre eux.
En montant les rouleaux dans les parties de carter de façon à incliner d'un certain angle entre eux les plans dans lesquels sont situés les axes des différentes paires de rouleaux, ceux-ci peuvent provoquer un léger allongement complémentaire du matériau et renforcer ainsi le bris et l'enlèvement de la couche superficielle.
La pression exercée sur le matériau par de pareils rouleaux of- fre encore l'avantage de pouvoir supprimer le frein nécessaire jusqu'ici pour engendrer une contre-traction dans le fil ou l'équivalent, comme cela se pratique dans les procédés de laminage et d'étirage et particulièrement pour les faibles tractions.
Pour éviter en appliquant de telle pression l'usure de la surfa- ce des rouleaux à l'endroit du frottement des bords longitudinaux de la ban- de pendant l'enlèvement des battitures d'un matériau d'une épaisseur de par exemple 10 mm, il est à conseiller de déplacer axialement entre eux les rou- leaux des différentes paires, ou de leur donner une longueur telle que par ses bords longitudinaux la bande frotte alternativement sur les rouleaux supérieurs et inférieurs.
Etant donné qu'il se forme très souvent des particules magnéti- ques à la surface du matériau à nettoyer, particulièrement par pression et par compression, il peut être avantageux de prévoir des rouleaux magnéti- ques. Ils peuvent dans ce cas être pourvus d'un racleur ou être démagnétisés en dehorsdes limites de leur zone de travail, pour rejeter à cet endroit les particules magnétisables qu'ils ont attirées.
Dans les procédés de laminage léger les rouleaux peuvent, com- me jusqu'ici, être montés de façon à tourner librement, pendant l'enlève- ment des battitures, sous l'effet du fil en mouvement. Ces rouleaux peu- vent aussi être commandés si le dispositif de traction de la machine à travailler le fil, montée en amont, ne suffit pas à produire la force sup- plémentaire exigée par les rouleaux pour enlever les battitures.
On se propose aussi de constituer les rouleaux de plusieurs élé- ments assemblés entre eux et aisément démontables, dont un fait en un maté- riau spécial, par exemple en verre, en porcelaine, en basalte fondu ou l'é- quivalent, est chaque fois placé à la zone de travail momentanée.
La couche superficielle recouvrant le matériau, telle que par exemple la couche de battitures habituelle,, est brisée de façon extraordi- nairement efficace et rejetée en grande partie par les rouleaux disposés comme exposé ci-dessus. Toutefois une autre découverte essentielle de la Demanderesse est que pour le traitement ultérieur du matériau il ne suffit pas de nettoyer ce dernier sans plus comme on le faisait jusqu'ici, mais qu'il est nécessaire de débarrasser complètement sa surface des particules encore adhérentes, particulièrement celles constituées par de la rouille, des battitures ou l'équivalent.
Dans le présent dispositif on obtient ce résultat en prévoyant une chambre, par exemple en forme de tube vertical, servant au nettoyage complémentaire et remplie de particules pulvérulentes qui par gravité et avantageusement à 3'encontre du mouvement d'avancement du fil ou l'équiva- lent à nettoyer, agissent sur ce dernier.
11 est indiqué dans ce cas de monter la chambre élastiquement, par exemple de façon qu'elle puisse osciller. Ceci a pour avantage que les particules pulvérulentes sont continuellement et intensivement remuées pour
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être toujours étroitement en contact avec le matériau à nettoyer.
11 est avantageux aussi que la chambre soit pourvue d'une fente longitudinale, pouvant être fermée par exemple par des soies de brosses et par laquelle le matériau à nettoyer peut aisément être introduit.
Si comme chambre on utilise un tube, ce dernier pourra être bascule autour d'un axe horizontal et calé dans sa position finale.
Gomme particules pulvérulentes, on peut par exemple utiliser des petits grains d'acier et/ou des particules abrasives à arêtes vives récupé- rées du matériau travaillé.
On a constaté qu'il était particulièrement efficace de prévoir une commande, qui pendant le passage du matériau à travers les particules dont la chambre est remplie, engendre continuellement un mouvement trans- versal relatif, entre le fil ou l'équivalent et ces particules. Cet effet peut être facilement obtenu en montant en amont de la chambre une poulie an- térieure et/ou en montant en aval de la chambre une poulie postérieure, toutes deux ovalisées ou excentrées.
La constatation de la Demanderesse qu'un nettoyage complet du matériau à travailler est nécessaire, et dont il a déjà été question, con- cerne aussi particulièrement les résidus n'existant habituellement que sous forme de poussière et retenus mécaniquement ou magnétiquement à la surface du matériau, et dont on ignorait pratiquement jusqu'ici l'effet nuisible.
Pour supprimer cet inconvénient, le nouveau dispositif peut être équipé d'une installation de nettoyage constituée par plusieurs poulies à gorge en matière textile, avantageusement en coton caoutchouté, montées en porte- à-faux et en série, et sur lesquelles passe le matériau à nettoyer. Elles peuvent être entraînées par le matériau ou commandées spécialement. Leurs axes peuvent être inclinés d'une manière telle par rapport au sens d'avan- cement du fil, qu'elles exercent sur ce dernier un frottement, réglable par un frein.
Pour enlever de la surface du matériau les particules magnétisa- bles qui y adhèrent, on peut utiliser un aimant spécial ou bien les parti- cules pulvérulentes elles-mêmes, qui reçoivent alors des propriétés magnéti- ques naturelles par le frottement du fil qui les traverse, ou artificielles.
Enfil, il est avantageux de monter sur un châssis mobile commun tous les différents dispositifs servant à traiter suivant l'invention le ma- tériau dont question plus haut.
Le dessin annexé montre à titre d'exemple quelques formes de réalisation du dispositif suivant l'invention.
Fig. 1 est une vue générale du dispositif;
Fig. 2 montre de côté le dispositif brisuer fermé;
Fig. 3 montre en plan le même dispositif ouvert ;
Fig. 4 est à plus grande échelle une coupe transversale du dis- positif briseur;
Fig. 5 montre en plan une autre forme de réalisation du disposi- tif briseur ouvert;
Fig. 6 est une coupe transversale suivant la ligne A-A de la Fig. 5;
Fig. 7 est une coupe transversale suivant la ligne B-B de la Fig. 5;
Fig. 8 est une coupe longitudinale du dispositif suivant une au- tre forme de réalisation;
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Fig. 9 représente un dispositif de nettoyage des rouleaux;
Fig. 10 montre partiellement en coupe une forme de réalisation particulière d'un rouleau briseur ;
Fig. 11 représente de côté une poulie de nettoyage;
Fig. 12 montre aussi une telle poulie mais suivant une autre forme d'exécution ;
Fig. 13 et 13amontrent en plan une autre forme de réalisation des poulies de nettoyage.
Sur une plateforme 2 portée par des roues 1 sont montés un brises à rouleaux 3 et une installation de nettoyage complémentaire 4, pour enle- ver la rouille ou les battitures d'un fil ou l'équivalent. Celui-ci est d'a- bord introduit dans le briseur à rouleaux 3, où sa croûte superficielle est brisée et partiellement enlevée. Il passe alors, sur une poulie de guidage 5, dans l'installation de nettoyage complémentaire constituée par un tube vertical 7 pouvant basculer autour d'un axe horizontal 6. Une autre poulie de guidage 8 montée à la partie supérieure du tube 7 évacue de façon connue -le matériau à traiter.
Suivant les Figs. 2 à 4, le briseur à cylindres 3 est constitué par un carter cylindrique divisé longitudinalement, dont les deux parties 10, 11 sont articulées par des charnières 12, la partie supérieure 11 com- portant une poignée 13 pour ouvrir et fermer le carter.
Tant dans la partie inférieure 10 que dans la partie supérieure 11 du carter, sont montés des rouleaux fous, à savoir une paire de rouleaux superposés 14 à axes horizontaux à chaque bout du carter, tandis que dans la partie inférieure 10 sont montées à chaque bout une paire de rouleaux 15 à axes verticaux. Les axes des autres rouleaux 16, 17 sont obliques.
Tous les rouleaux 14, 15, 16, 17 forment ensemble un passage si- nueux pour le fil à travailler 18.
En ouvrant la partie supérieure 11 du carter à l'aide de la poignée 13, on ouvre en même temps le passage pour le fil 18 qui peut alors être placé aisément entre les rouleaux 14, 15, 16 de la partie inférieure
10.Quand on referme ensuite le carter, les rouleaux 17 de la partie supé- rieure posent étroitement sur le fil 18 lequel est ainsi légèrement cintré par les rouleaux superposés successifs et également écroulé, en particulier par les rouleaux 16, 17 montés obliquement. La couche superficielle du fil est ainsi brisée et grattée efficacement et partout. La partie supérieure
Il du carter porte des supports 19 pour la fixation amovible de poids de lestage 20.
On peut travailler dans ce nouveau dispositif des fils dont l'é- paisseur peut varier dans de larges limites, sensiblement jusqu'à 25 mm, sans qu'il soit nécessaire de régler le dispositif d'une manière particu- lière quelconque..
Suivant les Figs. 5 à 9, des cylindres 21 ou 22 sont montés par paires dans les parties supérieure 11 et inférieure 10 du carter, parallè- lement entre eux, et en contact mutuel dans la position de travail.
Les rouleaux 21, 22 des différentes paires sont axialement déca- lés les uns par rapport aux autres, de telle sorte que la bande d'acier 23 circulant entre eux, touche par ses bords longitudinaux successivement et alternativement le rouleau inférieur 21 et le rouleau supérieur 22.
Les Figs. 6 et 7 montrent les positions respectives des deux pre- mières paires de rouleaux 21, 22 par rapport à une bande d'acier 23, la
Fig. 6 étant une coupe suivant la ligne A-A de la Fig. 5, et la Fig. 7 une coupe suivant la ligne B-B de la Fig. 5. On voit qu'entre la première paire de cylindres un des bords longitudinaux de la bande d'acier 23 dépasse à gauche sur le cylindre inférieur 21, et qu'entre la deuxième paire de cy-
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lindre l'autre bord longitudinal dépasse à droite le cylindre supérieur 22.
La Fig. 8 est une coupe longitudinale du carter 10, 11 fermé.
Les plans a, b, c dans lesquels sont situées les différentes paires de rou- leaux 21,22 sont inclinés les uns vers les autres sous un angle tel que le matériau 23 à nettoyer chemine suivant une ligne sinueuse entre les paires de rouleaux, sa surface étant alors soumise à un allongement.
La Fig. 9 montre une forme de réalisation dans laquelle les rou- leaux 21,22 se trouvent sous l'influence d'un aimant 24 qui les magnétise.
La matière magnétisée attirée par les rouleaux en est enlevée par des ra- cleurs 25.
Dans l'exemple de la Fig. 7, les rouleaux ont une commande pro- pre. Leur axe est à cet effet, prolongé d'un côté hors du boîtier 10, 11 où ils sont pourvus chacun d'un hérisson 27. Tous les hérissons 27 d'un groupe de rouleaux sont actionnés par un moteur et une chaîne non représentés.
Gomme le montre la Fig. 10, les nouveaux rouleaux sont constitués par plusieurs éléments 28, 29, l'élément 29 pouvant être fait en une matiè- re particulière et monté dans le rouleau de façon amovible. Cet élément peut être monté aisément dans la zone de travail du cylindre. il peut par exemple être constitué par du verre, de la porcelaine ou du basalte fondu.
Le tube vertical 7 montré sur la Fig. 1, qui peut basculer autour d'un axe horizontal 6 et sert d'installation de nettoyage complémentaire, est pourvu d'une fente longitudinale 32 pouvant être fermée par un clapet
31 et contient une masse de remplissage i d'un calibre variant de la poudre aux gros grains, et constituée par des éléments durs à arêtes vives comme par exemple des grains d'acier.
Pour introduire un fil 18 dans la fente longitudinale 32 du tube
7 on bascule celui-ci dans la position horizontale ou il est maintenu par un arrêt élastique 33 qui, par une butée 34, coopère avec lui. On ouvre alors le clapet 31 et après avoir introduit le fil, on le referme. Le tube 7 est ensuite redressé en position verticale. Il prend alors appui contre une bu- tée du châssis où il est maintenu par un arrêt élastique 35 à détente.
Le fil 18 ainsi nettoyé d'une façon très poussée sort de l'in- stallation en passant sur la poulie de guidage 8.
On peut encore augmenter l'effet de nettoyage du nouveau dispo- sitif, en provoquant pendant le passage du fil dans le tube, entre celui-ci et le fil, un mouvement transversal relatif.
On monte à cet effet de façon excentrique la poulie d'amont du tube et/ou on ovalise celle montée à la partie supérieure du tube (Fig.12) .
Pendant son passage dans le tube vertical 7, le fil se déplace continuellement et transversalement à l'axe de ce tube entre les particules pulvérulentes, d'une part sous l'effet de la poulie inférieure excentrée et -d'autre part sous l'effet de la poulie supérieure ovalisée. Toute la surfa- ce du fil est ainsi soumise intensément à l'action des éléments à arêtes vives de la masse de remplissage, celle-ci étant continuellement brassée retombe dans une autre position vers le bas et attaque de nouveau la surfa- ce du fil.
Ce dernier, sortant du tube 7 peut être dirigé par la poulie supérieure devant un aimant non représenté sur le dessin, qui enlève les particules engendrées par le frottement du fil pendant l'enlèvement des battitures et le dérouillage normaux.
Au lieu de cet aimant ou en plus de celui-ci on peut aussi pré- voir un jeu de poulies à gorges 37, 38 (Figs. 13 et 13a) montées comme in- diqué sur la Fig. 1. Chaque poulie à gorge est constituée au moins à sa surface de travail par une matière textile et elle est faite de trois dis- ques maintenus par exemple à l'aide d'une vis de serrage 39.Leurs axes 40 sont inclinés de telle sorte par rapport au sens d'avancement du fil,
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que les poulies frottent sur ce fil en mouvement et qui les entraîne, ou bien encore ces poulies ont leur propre commande.
REVENDICATIONS.
1. = Dispositif pour enlever les battitures ou la rouille de ma- tériaux en fil,bande ou l'équivalent, à l'aide de rouleaux ou de paires de rouleaux rotatifs qui forment entre eux un passage sinueux et brisent d'abord et enlèvent ensuite au moins partiellement la couche superficielle du matériau à travailler, celui-ci étant alors nettoyé complémentairement dans une installation attenante, caractérisé en ce qu'il comporte un car- ter, par exemple cylindrique, divisé dans le sens d'avancement du matériau, et dans chaque partie de ce carter est monté un groupe de rouleaux qui, lorsqu'on ouvre le carter, s'écartent de ceux de l'autre groupe, ouvrant ainsi en même temps le passage dans lequel doit être placé le matériau, et qui, après fermeture du carter,
imposent au matériau traversant celui-ci un trajet sinueux pour briser sa couche superficielle et l'enlever partiel- lement, les particules encore adhérentes étant complètement enlevées dans une installation de nettoyage complémentaire.