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W, HILLEMANNS, résidant à ISERLOHN io Westfalen (Allemagne) MACHINE A AGRAFER LES GARNITURES A RESSORTS,
La présente invention est relative à une machine à agrafer, sur des cadres de feuillard d'acier, des ressorts à boudin individuels des gar- nitures à ressorts, par exemple pour lits, meubles à siège élastique, ou à agrafer les uns aux autres des ressorts ou d'autres organes analogues.
Jusqu'ici les ressorts étaient agrafés à la main sur le cadre en feuillard d'acier. Des agrafes ébauchées à la presse sur des machines spéciales à partir d'un mince ruban étaient posées à la main, puis passées autour du cadre à l'aide d'une pince et fermées. Ce travail est relative- ment pénible et demande beaucoup de temps, car chaque ressort doit être tiré vers soi à la main, l'agrafe doit;être posée, puis fermée à la main.
Comme dans un sommier normal de lit il est prévu au total en haut et en bas, beaucoup plus de cent endroits à agrafer, le temps passé à l'agrafa- ge est démesurément long.
La machine conforme à la présente invention permet de remplacer ce travail manuel par un travail mécanique et d'obtenir ainsi, d'une part une accélération importante et une diminution de prix, d'autre part une amélioration de la qualité et de la régularité de l'agrafage. Dans cette machine l'ouvrier chargé du fonctionnement est confortablement assis de- vant la table de la machine et guide de toute manière voulue le cadre po- sé sur la table, à l'aide d'un dispositif qui, par l'intermédiaire d'une pédale actionnée au pied, agrafe automatiquement et par voie entièrement mécanique, chaque endroit où il est prévu un ressort, tandis que le ruban indispensable pour assurer l'agrafage se dévide d'un rouleau et passe dans la machine, en se déplaçant également automatiquement vers l'avant à chaque agrafage.
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La machine qui fait l'objet de la présente invention est essen- tiellement caractérisée par le fait qu'elle comprend un dispositif réglable, servant à faire avancer en le tirant, un ruban sans fin ou un produit ana- logue dont sont faites les agrafes et qu'elle comporte une tête d'agrafage faite en deux parties qui., par un mouvement transversal par rapport au sens d'avancement du ruban, coupe, avec l'aide d'un couteau fixe, le morceau dont le ruban a avancé, replie directement ledit morceau de ruban immédia- tement après et à la fin de ce mouvement le serre étroitement autour du cadre en feuillard d'acier ou de l'organe analogue, par un mouvement de fer- meture.
Il est avantageux que la machine ait la forme d'une table sur laquelle le cadre en feuillard d'acier ou l'organe analogue est guidé li- brement et sans variation de hauteur par la tête d'agrafage, et peut être solidement agrafé successivement aux différents endroits où sont placés des ressorts.
La tête d'agrafage se compose avantageusement d'une mâchoire déplaçable verticalement contre la table dans une glissière et d'une mâchoi- re articulée sur la première, ces deux mâchoires comportant une partie évi- dée destinée à recevoir l'agrafe et des moyens de guidage pour le ruban d'agrafage sans fin ou produit semblable qui a été amené sur la machine.
Une forme de réalisation appropriée à l'agrafage des resports sur des cadres en feuillard d'acier est obtenue en assurant la coupure du ruban d'agrafage et le pliage du morceau dudit ruban autour du cadre en feuillard d'acier, par un mouvement descendant de la tête d'agrafage transversalement au sens de déplacement horizontal du ruban d'agrafage.
:Au point de vue détail de réalisation, lep deux bras de la tê- te d'agrafage comportent, en dessous des évidements destinés à recevoir les agrafes, des ouvertures laissant passer le ruban d'agrafage.
Une autre forme de réalisation appropriée à l'agrafage de ressorts ou de cadres en feuillard d'acier les uns aux autres est obtenue en assu- rant la coupure du ruban d'agrafage ou de l'organe analogue et le pliage du morceau dudit ruban, autour des pièces à agrafer les unes aux autres, par un mouvement ascendant de la tête d'agrafage, transversalement au sens de déplacement horizontal d'un ruban ou d'un fil d'agrafage.
Du point de vue détail de réalisation, l'extrémité de la mâ- choire déplaçable qui est tournée vers le ruban d'agrafage est constituée par un couteau et il est prévu, à l'extrémité, tournée vers le ruban d'agra- fage, de la mâchoire articulée sur la première une butée et un support pour l'extrémité du ruban d'agrafage sansfinquiaété introduit dans la machine.
De plus, les évidements destinés à recevoir l'agrafe sont placés au-dessous du couteau et du support.
Au surplus en avant de la tête d'agrafage est placé un disposi- tif d'arrêt du ruban ou de l'organe analogue.
Il s'est avéré avantageux de prévoir à la base du dispositif d'arrêt un guidage du ruban d'agrafage.
Il est également recommandé de munir le dispositif d'arrêt du ruban d'une pèce en forme de bec proéminent, servant à supporter et à tenir les pièces à agrafer.
On a obtenu en particulier de bons résultats en assurant les commandes du dispositif d'avancement ainsi que du mouvement' vertical et du mouvement de fermeture de la tête d'agrafage par des moyens connus,en particulier par cames, leviers oscillants et galets, commandés par un ar- bre principal placé sous la table de la machine et qui effectue un tour à chaque fois qu'est actionnée une pédale commandée au pied embrayant un accouplement à excentrique et butée.
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On a décrit ci-après à titre d'exemple et représenté schémati- quement au dessin annexé deux formes de réalisation de la machine qui fait l'objet de l'invention : - la figure 1 est une vue en élévation latérale d'une première forme de réalisation de lamachine ; - les figures 2,3,4 représentent une tête d'agrafage de la machi- ne, en coupe longitudinale et dans trois positions différentes ; - la figure 5 est une vue en élévation latérale d'une deuxième forme de réalisation de la machine ; - les figures 6,7,8 représentent, en coupe longitudinale et dans trais positions différentes, la tête d'agrafage de la deuxième forme de réalisation de la machine.
La figure 1 représente une forme de réalisation de la machine conforme à l'invention à l'instant où l'on agrafe un ressort 1 à un cadre
2 en feuillard d'acier. La machine a la forme d'une table. Venant de la gau- che, un ruban 3 ou analogue se déroule d'un dévidoir 4 et passe dans un organe de guidage qui se trouve sur le dessus de la table pour arriver,par l'entremise d'un dispositif d'avancement 5, à la tête d'agrafage 6 ou s'ef- fectue l'agrafage et devant laquelle est assis l'ouvrier chargé de la ma- noeuvre de la machine.
Lamachine est entraînée par une poulie folle entraînée 8 repo- sant sur un arbre principal 7 et derrière laquelle est placé une poulie fixe 9 non visible. En abaissant une pédale 10 actionnée au pied, on effec- tue de la manière connue, l'embrayage d'un accouplement à excentrique et butée et l'on fait tourner d'un tour l'arbre principal 7. Lors d'une rota- tion de l'arbre principal 7, les opérations suivantes s'exécutent sur la tête d'agrafage 6 en deux parties, constituée par une mâchoire 12 dépla- gable verticalement dans- une glissière 11 placée contre la face de la ma- chine et par une mâchoire 13 articulée à la première.
Le dispositif d'avancement 5, dont la construction et le fonc- tionnement sont suffisamment connus, fait avancer d'une quantité suffisante le ruban 3, de la manière connue visible sur la figure 2, à travers les ouvertures 14, en forme de fenêtres, des mâchoires 12 et 13, et l'arbre principal 7 est entraîné à l'aide d'un excentrique 15 par l'entremise d'un excentrique secondaire 16 et de deux bielles 17. En déplaçant le mandrin du dispositif d'avancement 5 on peut régler très exactement, de la manière connue, la longueur d'avancement du ruban.
Comme représenté sur la figure 3, la tête d'agrafage 6, dépla- gable verticalement dans une glissère 11 contre la face avant de la machine, descend dans le sens de la flèche 18, coupe un morceau 20 de ruban, grâce au bord coupant 19 de l'ouverture 14 de la mâchoire fixe 12 et à la coopé- ration d'un couteau fixe 21, puis, immédiatement après, tire directement vers le bas les deux extrémités 22 du morceau 20 ainsi coupé et les appuie latéralement sur les bords 23 d'un élément du cadre'2 en feuillard d'acier.
Ce mouvement descendant, est commandé par la came '25, au moyen d'un levier oscillant 24. On donne à la surface de travail 26 de la came 25 une longueur suffisante pour permettre d'exécuter, dans cette position de la tête d'agra- fage 6, la dernière phase de l'opération.
Dans la dernière phase de l'opération, représentée à la figure 4, la mâchoire articulée 13 est déplacée dans le sens de la flèche 27 et la tête d'agrafage 6 est fermée, cette fermeture étant commandée par la ca- me 28, par l'intermédiaire d'un levier oscillant 29 et d'une bielle 30, de sorte qu'ainsi le morceau 20 de ruban qui, au cours de la deuxième phase du processus, avait été tiré vers l'avant, est maintenant serré autour du cadre 2 en feuillard d'acier par les évidements 31 prévus face à face, au- dessus des ouvertures 14 dans les deux mâchoires 12 et 13.
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Dans une autre forme de réalisation de la machine (figure 5) qui est appropriée à l'agrafage les uns aux autres de ressorts ou orga- nes analogues, l'entraînement est effectué, de manière analogue, par un ar- bre principal 107 sur lequel sont montées deux cames 125 et 128. La came 125 provoque, par l'intermédiaire d'un levier oscillant 124, le mouvement ascendant de la tête d'agrafage 106, constituée ici aussi par une mâchoire 112 déplaçable verticalement contre la machine et par une mâchoire 113 ar- ticulée sur la mâchoire 112. La fermeture de la tête d'agrafage-106 est assurée par la came 128 qui, par l'intermédiaire d'un levier oscillant 129 et d'une bielle 130, appuie la mâchoire basculable 113 contre la mâchoire 112.
Une bielle 117, articulée à l'excentrique 115 actionne un dis- positif d'avancement 105 du ruban 103, par l'intermédiaire d'un levier cou- dé 116 et d'une autre bielle 117. Le ruban 103 est guidé à la base d'un dis- positif d'arrêt 135. Les pièces à agrafer 136, constituées par exemple par deux ressorts voisins d'une garniture de siège, sont insérées dans le dispo- sitif d'arrêt 135 au-dessous d'une pièce 137 en forme de bec, disposée sur un côté de la tête d'agrafage 106 et faisant partie du dispositif d'arrêt 135. Le ruban 103 dont sont faites les agrafes est engagé entre ces ressorts 136 et la tête d'agrafage 106, il vient heurter une butée 138 de la mâchoi- re articulée 113 et repose sur un support 139.
Lors du mouvement ascendant de la tête d'agrafage 106, un morceau 120 de ruban est coupé par l'extrémité de la mâchoire 112 qui est tournée vers le ruban et qui a la forme d'un couteau 121, ledit morceau est immédia- tement après replié directement autour des pièces à agrafer 136 et posé au- tour desdites pièces, grâce à, la fermeture de la tête d'agrafage 106, par les évidements 131 placés face à face au-dessous des couteaux 121 de la mâ- choire déplaçable 112 et au-dessous du support 139 ménagé dans la mâchoire articulée 113.On fabrique ainsi une agrafe 140, à chaque tour de l'arbre principal 107.
On peut naturellement donner encore à la tête d'agrafage d'au- tres formes permettant d'agrafer d'autres pièces. La position occupée par la machine est sans importance pour l'invention.