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PERFECTIONNEMENTS AUX RENIFLARDS DE MOTEURSo (Inventeur: H.J. Chaumont)
On sait que, dans un moteur monocylindrique ou dans un moteur à deux cylindres opposés, le carter est alternativement mis en pression puis en dépression par la variation de volume engendrée par le ou les pistons.
D'autre part, la fuite de gaz par les segments fait augmenter la pression moyenne dans le cartero Il en résulte que l'huile contenue dans le carter a une tendance à être refoulée vers l'extérieuro Cet inconvénient croit avec l'augmentation du régime du moteuro
D'une manière générale, on a tenté d'éliminer cet inconvénient en faisant communiquer le carter par un orifice fermé à l'aide d'une lame vibrante.
Cette lame qui s'écarte légèrement de l'orifice lorsque le carter a tendance à se mettre en pression, s'applique contre ledit orifice lorsque la pression interne est ramenée au voisinage de la pression atmosphérique en sorte que la pression moyenne du carter est nettement inférieure à la pression atmosphériqueo Toutefois, on constate que, pour certaines vitesses, et notamment aux grands régimes,ce moyen se révèle incapable de suivre les variations de pression dans le cartero
Il en résulte que l'écoulement de l'air vers l'extérieur est insuffisant et qu'on constate rapidement la réapparition de l'inconvénient signalé.
La présente invention consiste à pallier systématiquement cet inconvénient en substituant au contrôle élastique de l'orifice de passage de l'air du carter une commande mécanique positive telle que l'ouverture et la fermeture dudit orifice de passage sont assurées d'une manière systématique quel que soit le régime moteuro
Il en résulte que la mise en dépression du carter devient, en quelque sorte, indépendante du régime par le fait que c'est le vilebrequin
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lui-même qui commande directement ou indirectement l'organe mécanique contrôlant l'ouverture et la fermeture du dit orifice de passage.
Dans une forme préférée d'exécution, le vilebrequin porte directement un boisseau dont la disposition et le profil sont tels qu'il contrôle la fermeture, respectivement l'ouverture de l'orifice, mettant l'intérieur du carter en communication avec l'atmosphère. Il en résulte qu'à chaque tour, ledit-orifice se trouve au moins dégagé-une fois. Dans ces conditions, le régime du moteur est sans influence sur la mise en dépression du carter, sauf à déterminer la périodicité des ouvertures successives dudit orifice de passage.
Généralement, le boisseau ou organe équivalent calé sur le vilebrequin ou entraîné directement ou indirectement par celui-ci comportera au moins un passage, orifice, échancrure ou autre disposition analogue capable de venir périodiquement en regard de l'orifice prévu dans le carter en vue de mettre celui-ci en communication avec l'atmosphère. Ledit boisseau animé d'un mouvement de rotation égal ou proportionnel à celuidu vilebrequin assurera donc le dégagement périodique dudit orifice au prorata du régime du moteur.
Ledit boisseau peut se présenter sous des formes et dans des positions relatives essentiellement variables.
Une forme d'exécution est décrite plus en détail ci-après en se référant aux dessins annexés; dans lesquels la figure 1 représente schématiquement une coupe verticale partielle d'un moteur appliquant le dispositif de l'invention; la figure 2 représente en coupe agrandie la partie du carter appliquant le dispositif de l'invention; les figures 3 et 4 représentent, respectivement, une coupe suivant les lignes III-III et IV-IV de la figure 2;
Dans cette application, le moteur est substantiellement représenté par le cylindre 1, le piston 2, la bielle , le vilebrequin ¯4 et le carter 5.
En regard de l'un des bouts dudit vilebrequin 4, ledit carter comporte une protubérance creuse intérieure 6 dans le fond de laquelle est prévu un orifice 2 mettant en communication l'intérieur du carter et l'atmosphère. Le bout correspondant du vilebrequin se prolonge dans ladite protubérance intérieure 6 et est garni d'un boisseau 8 susceptible d'être entraîné en rotation par ledit vilebrequin à l'intervention d'une goupille ' radiale 9. Le boisseau 8 comporte, sur sa périphérie, un creux 10 dirigé vers l'extérieur, tandis que la susdite proéminence intérieure 2 présente un creux périphérique intérieur 11.
Le boisseau 8, est conditionné d'une telle manière que, pour chaque révolution, ledit creux 10 vient se placer en regard du creux 11 du carter, assurant ainsi une continuité dans le libre passage entre l'intérieur du carter .2. et l'atmosphère, par l'orifice 1 prévu dans le carter,
Pour des raisons de construction-et d'allégement, le boisseau peut présenter un creux annulaire 12 s'étendant sur la quasi totalité de la périphérie dudit boisseau, sauf au droit de l'orifice périphérique 100
Moyennant cette disposition extrêmement simple, on obtient que le vilebrequin ¯4 entraîne dans sa rotation le boisseau 8 dont le creux périphérique 10 vient donc périodiquement en regard du creux 11 de la proéminence intérieure 6 du carter.
Comme on le remarque, cette mise en dépression n'est donc pas influencée par le régime lui-même du moteur ou, en d'autres termes, quel que soit ledit régime, ladite mise en dépression est assurée.
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On pourra évidemment provoquer l'ouverture périodique du passage mettant en communication l'intérieur du carter avec l'atmosphère par tout autre moyen mécanique que celui décrit, tout en appliquant la disposition originale de l'inventiono Par exemple,on pourra disposer ce moyen sur l'arbre à came en prévoyant deux orifices soit-sur le carter soit sur le boisseau.
REVENDICATIONS.
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1.- Perfectionnements aux reniflards de moteurs, caractérisés en ce qu'ils consistent à contrôler l'ouverture du passage établissant la communication entre l'intérieur du carter et l'atmosphère par au moins une pièce mécanique entraînée directement ou indirectement par le vilebrequin.