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DISPOSITIF DE GRAISSAGE.
Cette invention concerne un dispositif de graissage destiné à débiter une petite quantité prédéterminée de lubrifiant à des intervalles successifs prédéterminés.
Cette condition doit être remplie par exemple dans les machines à tricoter où il est indispensable que certaines pièces mobiles soient périodiquement lubrifiées et où il est important de ne jamais fournir un excès de lubrifiant ou de ne pas amener le lubrifiant juste avant que la machine soit mise à l'arrêt pendant une certaine période, car dans 1-'un ou l'autre de ces cas l'huile a tendance à fuir et se répandre sur l'ouvrage tricoté par la machine et à le souiller.
Le but principal de l'invention est de procurer un dispositif de graissage qui permette dobtenir ce résultat d9une manière très simple et précise.
Le dispositif de graissage suivant l'invention comprend un plongeur qui peut être soulevé dans un cylindre par un levier, à l'encontre d'une force qui le sollicite, et un mécanisme d'horlogerie actionnant un disque à rotation lente, ou l'équivalent, susceptible d'entraîner sélectivement une ou plusieurs saillies qui agissent sur le levier et en passant sur ce dernier, permettent au plongeur de se déplacer de haut en bas pour débiter du lubrifiant par le bas.
Bien que particulièrement applicable à une machine à tricoter, l'invention n'y est aucunement limitéeo
Dans les dessins annexés g
Figo 1 est une coupe verticale d'une forme d'exécution du disposi-
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tif de graissage suivant 19invention; Fig. 2 est une coupe transversale suivant la ligne 2-2 de la Figo 1, Figo 3 est une coupe verticale fragmentaire suivant la ligne 3-3 de la Fig. 2;
Fig. 4 est une vue en plan de la Fig. 3 et
Fig. 5 est une vue fragmentaire en coupe de certaines pièces décrites ci-après.
Dans la forme de construction représentée,, le dispositif de graissage comprend un réservoir fermé 11 pour le lubrifiant 12, pourvu d'une ouverture d'entrée filtrante (non représentée) à son extrémité supérieure, ce réservoir consistant de préférence en un cylindre transparent 14 assemblé à une plaque supérieure 15 et une plaque inférieure--16. Cette dernière porte à l'intérieur du réservoir 11 un cylindre vertical 18, qui peut être coaxial au réservoir.
Près de son extrémité inférieure la paroi du cylindre 18 est percée d'un orifice d'entrée ou de deux ou plusieurs orifices d'entrée 19 situés dans le même plan, pour faire communiquer l'extrémité inférieure du cylindre avec 1$intérieur du réservoir contenant le lubrifiant 12; mais normalement l'orifice (ou les orifices) d'entrée est fermé par l'extrémité inférieure d'un plongeur 21 situé à 1?intérieur du cylindre. Ce plongeur est sollicité de haut en bas, par gravité par exemple.
En outre, il est prévu au moins un passage de transfert mesureur communiquant avec l'intérieur du cylindre au-dessous des orifices d'entrée 19. En pratique, il peut y avoir un tel passage pour chaque point ou groupe de points à lubrifier, le mesurage étant effectué par un étranglement approprié du passage.
Dans la forme de construction représentée, où il existe quatre passages dé transfert forés longitudinalement dans la paroi du cylindre 18, chaque passage de transfert comprend deux alésages parallèles et contigus 23, 24 qui communiquent entrer eux en 25 au-dessous de l'extrémité supérieure du cylindre, 1'extrémité inférieure de 1'alésage 23 de chaque paire communiquant avec 1-'intérieur du cylindre en 27 tandis que l'extrémité inférieure de l'autre alésage 24 est raccordée à une sortie 28 pour communiquer avec un point à lubrifier. Dans cette disposition), 1-'étranglement pré= cité de chaque passage de transfert est formé par la longueur de la paire d'alésages étroits contigus 23, 24, ainsi que par l'entrée 27.
Toutefois, en variante 1-'étranglement de mesurage peut être réalisé par la sortie même 28.
La plaque inférieure 16 comporte un rebord 29 dans lequel le cylindre 18 est ajusté hermétiquement. Ainsi, les conduits 27 peuvent être forés à travers la paroi du cylindre 18, leurs extrémités extérieures étant obturées hermétiquement par le rébord 29.
Un boîtier 30 d'une minuterie, actionnée de préférence électriquement, est monté sur la plaque d'extrémité supérieure,et la minuterie comporte un disque entraîné ou l'équivalent 31, disposé au-dessous de la plaque d'extrémité supérieure,à l'intérieur du réservoir:, partiellement d'un côté du cylindre,et actionné par des engrenages réducteurs de manière à exécuter,par exemple, un tour complet par douze heures.
Pour indiquer que la minuterie fonctionne, on peut employer une aiguille actionnée par une autre partie des engrenages et susceptible de tourner, par exemple, à raison d'un tour par minute, d'une manière bien connue.
Ce disque à rotation lente ou l'équivalent peut entraîner sélectivement une ou plusieurs saillies qui y sont rapportées, en fonction des pério-
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des entre lesquelles le lubrifiant doit être débite. Dans ce but le disque peut être pourvu de trous radiaux destinés à recevoir des saillies radiales, telle que celle indiquée en 33. S'il existe six de ces saillies uniformément espacées,une impulsion de lubrification sera appliquée toutes les deux heu- res (de la manière décrite ci-après). S@il n'y a qu'une seule paire de sail- lies diamétralement opposées, il n'y aura qu'une impulsion de lubrification toutes les six heures.
Evidemment d'autres dispositions sont réalisableso
Un levier coudé articulé en 35 dans une fente verticale 36 de la paroi du cylindre, comporte un bras inférieur presque horizontal 37, qui s'en gage dans une profonde cavité 38 du plongeur 21, et un bras vertical supé- @ rieur 39 qui est disposé de manière à pouvoir être heurté et basculé par l'une ou l'autre des saillies 33, pendant la rotation du disque 31 ou l'équivalent, afin de soulever le plongeur lentement jusqu'à ce que la saillie glisse au de- là du bras supérieur 39 du leviers le plongeur pouvant alors descendre pour donner l'impulsion de graissage. (Lorsque le piston est soulevé il démasque le ou les trous d'entrée 19).
La hauteur dont le plongeur peut descendre de cette manière,, c'est- a-dire la grandeur de 1?impulsion de lubrification est réglée par une butée réglable 41 qui limite le retour du bras supérieur 39 du leviero Cette butée
41 est représentée comme étant portée par une vis creuse 43 vissée dans la paroi du cylindre à l'extrémité supérieure de celui-ci, la vis présentant une partie manipulable à la main 44 qui passe dans une ouverture ménagée dans la paroi du réservoir, en vue de permettre un réglage manuel.
La butée 41 est fixée, par exemple par filetage, à l'extrémité d'une tige 46 qui peut coulisser dans un alésage de la vis 43, l'autre extrémité de la tige portant une partie de plus grand diamètre 47 qui dépasse la pièce 44 et peut être enfoncée, lorsqu'on le désire, pour effectuer un graissage à la main, par exemple à la mise en marche.
Il est évident que pendant la descente du plongeur:, le lubrifiant situé en dessous de ce dernier sera refoulé dans le ou les passages de transfert et que la quantité totale du lubrifiant ainsi expulsée dépendra du réglage de la butée du levier. La quantité totale de lubrifiant (par exemple une goutte ou quatre gouttes) amenée à l'un quelconque des alésages dessertie à chaque période prédéterminée dépend de l'étranglement formé dans le parcours de transfert.
Les dessins montrent aussi un cadran 49 avec lequel coopère l'extrémité supérieure 50-Eu bras 39 pour indiquer la position dans laquelle la butée 41 a été réglée, c'est-à-dire la quantité totale de lubrifiant qui sera débitée à chaque impulsion de graissage.