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CONDENSATEUR ELECTROLYTIQUE BOBINE.
Dans les condensateurs électrolytiques bobinés, dont tant la cathode que l'anode sont en une matière se prêtant à la formation d'une pellicule isolante, par exemple d'aluminium, l'inversion de courant produite par la décharge p eut provoquer sur la cathode une pellicule diélectrique qui réduit la capacité du condensateur. Pour obvier à cet inconvénient, on a parfois réalisé la cathode en une matière qui n'est pas à même de former une pellicule diélectrique,par exemple en constituant la cathode par une feuille d'étain ou une feuille de cuivre. Un autre procédé pour contrecarrer ladite réduction de capacité consiste à assurer, tant à la cathode qu'à l'anode, une plus grande surface active, en rendant rugueuse cette surface.
Ce procédé permet d'utiliser comme matière de départ pour la cathode, de la feuille d'aluminium beaucoup meilleur marché que les autres feuilles métalliques, mais, sur cette feuille cathodique rugueuse se forme, lors de l'inversion du courant, une pellicule diélectrique qui affecte la capacité du condensateuro A L'invention concerne un condensateur électrolytique bobiné dont la cathode et l'anode sont toutes deux en feuille d'aluminium., donc une matière se prêtant à la formation d'une pellicule et en particulier, un condensateur pour les appareils-éclairs, à condensateuro Le condensateur électrolytique d'un tel appareil., est fréquemment déchargé sur le court-circuit constitué par la lampe-éclair.
En l'absence de dispositions spéciales, il en résulte inévitablement une baisse de la capacité du condensateuro
L'invention concerne un condensateur dans lequel ces dispositions sont obtenues d'une manière particulièrement peu coûteuse.
Suivant l'invention, l'enroulement comporte une bande en une ma-
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tière ne se prêtant pas à la formation d'une pellicule, bande qui est reliée électriquement à la feuille de la cathode et qui, tout comme celleci, est maintenue écartée de la feuille anodique par une pièce d'écartement.
De préférence, la surface de la bande est inférieure à 10 % de la surface de la feuille cathodique en aluminium.
Comparativement à la forme de construction connue, dans laquelle toute la feuille cathodique est en une matière qui n'est pas à même de former à sa surface une pellicule diélectrique, la forme de construction conforme à l'invention est moins coûteuse étant donné que la feuille d'aluminimum est le meilleur marché et que dans le condensateur conforme à l'invention, la quantité de la bande de matière ne se prêtant pas à la formation de pellicule est assez petite. La connexion de cette bande à la feuille cathodique en aluminium ne présente guère de difficultés et n'entraîne qu'une légère majoration du prix de revient.
En particulier, l'application d'une bande de matière ne se prêtant pas à la formation de pellicule sur la feuille cathodique est avantageuse pour les condensateurs électrolytiques destinés à l'emploi dans les appareils-éclairs à condensateur. Ces appareils, qui sont portatifs, sont équipés de batteries, qui par suite de la polarité du condensateur électrolytique, doivent être connectées de la manière prescrite. Dans le conden- sateur connu, à cathode d'aluminium, une connexion erronée de la batterie provoque sur la feuille de cathode une pellicule diélectrique sans cesse croissante, qui réduit notablement la capacité du condensateur souvent jusqu'à moins de la moitié de sa valeur initiale, ce qui nécessite le remplacement du condensateur.
Dans le cas d'emploi du condensateur électrolytique conforme à l'invention, une connexion erronée de la batterie n'entraîne aucune suite fâcheuse pour ce condensateur, car la batterie peut alors se décharger en permanence sur le condensateur électrolytique et sur la résistance de charge, toujours présente, montée en série avec ce condensateur, décharge pendant laquelle la tension de la batterie est essentiellement absorbée par ladite résistance de charge.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien enten- du, partie de l'invention.
La fig. 1 représente partiellement déroulée, la galette d'un condensateur électrolytique conforme à l'invention.
La fig. 2 montre une autre forme de réalisation, de la feuille cathodique d'un tel condensateur.
La fig. 3 représente une troisième forme de réalisation de cette feuille cathodique.
Sur la fig. 1, la galette 1 est obtenue en enroulant simultanément une feuille d'anode 4, une feuille de cathode 5, toutes deux en alumi- nium, et deux couches de matière d'écartement 2 et 3, constituées -chacune par une ou plusieurs couches de papier et destinées à absorber l'électrolyte. La feuille anodique munie par formation d'une pellicule diélectrique, peut être rendue rugueuse de façon connue, par exemple par mordançage. Sur la fig. 1, la galette 1 est partiellement déroulée et de plus, une partie de la feuille anodique 4 et de la pièce d'écartement 2, est supprimée, pour montrer la feuille cathodique 5 sous-jacente.
A l'extrémité de cette feuille cathodique est fixée, par exemple par soudure en divers endroits une feuille d'étain 6, de même largeur que la feuille cathodique mais courte par rapport à cette feuille. C'est ainsi que,dans un exemple de réalisation la feuille cathodique a une longueur active de 100 cm, pour une largeur de 3 cm, alors que la feuille d'étain de même largeur n'a qu'une longueur de
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5 cm. L'organe de connexion de la feuille cathodique est indiquée par 7 et celui de la feuille anodique, par 8. Ces organes sont obtenus en pliant cette feuille au début de l'enroulement, de façon que la partie repliée dépasse latéralement à proximité du noyau.
Dans les galettes, ces parties en saillie forment des douilles que l'un peut aplatir après l'enroulemento
La feuille cathodique en aluminium, indiquée par 15 sur la fig. 2, comporte, à son extrémité, une feuille d'étain 16, de même largeur que la feuille cathodique mais beaucoup plus courte que celle-ci; cette feuille d'étain se raccorde, par une étroite bande 19, à la feuille cathodique et est reliée électriquement à celle-ci, par exemple par une soudure par points. Comparativement à l'exemple., représenté sur la fig. 1, la forme de réalisation représentée sur la fig. 2 demande un peu moins de feuille cathodique d9aluminium., car la feuille d'étain ne recouvre pas une partie de cet-
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te feuille d'aluminium.
Dans l'exemple représenté sur la fig. 3, la bande de matière ne se prêtant pas à la formation de pellicule, reliée à la feuille d'aluminium cathodique 25, est formée par une étroite bande 26 de feuille d'étain*; Cette bande passe diagonalement sur la feuille cathodique afin de ne pas provoquer de surépaisseur locale dans la galerie lors de l'actionnement. La bande 26 est reliée mécaniquement ét électriquement, par exemple par soudure à froid, par soudure par points ou par agrafage, à la feuille 25 en un certain nombre d'endroitso La partie repliée de la feuille 25 est indiquée par 27; elle est destinée à former, lors de l'enroulement, un organe d'alimentation correspondant à la partie 7 de la fig. 1.