BAS EN FILS ENTIEREMENT SYNTHETIQUESo
Les bas en fils entièrement synthétiques appartenant notamment au groupe des polyamides linéaires, peuvent, grâce à la grande résistance mécanique de ces fils, être tricotés avec des fils d'une finesse qu'il est impossible d'atteindre avec d'autres fils.
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des fils titrant de 60 jusqu'à 5 deniers, ces bas étant notamment caractérisés en ce qu'ils sont tricotés avec des fils frisés ou ondulés appartenant au groupe des polyamides linéaires, dont la frisure ne se présente pas sots la forme de spires mais sous la forme d'ondulations du fil.
On connaît les difficultés que présente la. confection des bas
sur les métiers de bonneterie à grande finesse de jauge et avec des fils fins entièrement synthétiques. La jauge du métier doit être d'autant plus fine (métier COTTON) que le fil est plus fin, afin d'obtenir l'extensibilité et l'élasticité désirées. Le nombre des mailles périphériques du bas, c'est-à-dire des logées horizontales de mailles, doit être d'autant plus grand que le diamètre du bas doit lui-même être plus grand.
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réduction correspondante de la grosseur du fil, parce qu'autrement l'article devient dur et raide.Pour l'obtention d'une extensibilité suffisante air des métiers à jauge extrêmement fine, (par exemple de 51 et plus), il est nécessaire de travailler sur des largeurs pour lesquelles les fontures normales des métiers COTTON sont trop étro ites. Cet inconvénient s'est déjà présenté lorsque la jauge des métiers a été portée au-dessus de 42 et jusqu'à 51. On a alors tenté d'obtenir une meilleure extensibilité par des des-
<EMI ID=3.1> aspect net des mailles qui est indispensable au bas uni de type classique.
Pour les bas d'une extrême finesse, par exemple d'une jauge de
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parce que l'extensibilité ne varie pas en proportion directe de la jauge, mais d'une manière croissant progressivement. Le procédé antérieur, consis-
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ne peut pas être appliqué aux bas actuels, même encore plus fins, en fils entièrement synthétiques, pour les raisons mêmes qui en ont empêché l'application avec la rayonne ou avec la soie naturelle L'aspect net des mailles en fil lisse est une condition fondamentale et essentielle au bas actuellement en vogue.
La possibilité de plastification du fil entièrement synthétique permet d'introduire par un autre moyen dans la maille horizontale une plus grande longueur de fil que ce n'est le cas avec les fils lisses et ce par le fait que le fil travaillé par exemple sur le métier COTTON est frisé.
Un bas en fil entièrement synthétique frisé, tricoté sur un métier COTTON de jauge 60 en fil par exemple de 15 deniers, peut être convenablement confectionné sur une fonture de 14 pouces pour toutes les tailles courantes, parce qu'une rangée de mailles en fil frisé entièrement synthétique absorbe une proportion de fil de 100 à 120% supérieure à celle d'une rangée en fil lisse. Ce fait est bien connu en soi et on a déjà confectionné des bas, notamment des chaussettes pour hommes et des bas pour dames, qui peuvent, grâce à l'utilisation de fils entièrement synthétiques frisés, s'allonger et s'élargir jusqu'au double pour revenir ensuite presque à leur longueur et
à leur largeur initiales. Il s'agit, dans le cas de ces bas connus, de ceux qui ont été fabriqués avec du fil frisé par le procédé connu, par lequel la frisure a été obtenue par torsion. L'inconvénient de cette frisure obtenue par torsion est que les retordeuses ayant la capacité nécessaire se rencontrent très rarement, que l'opération est très longue et, par conséquent, très coûteuse et, ce qui est le plus important, que la frisure par torsion exige toujours la présence d'au moins deux fils et qu'enfin on n'a pas en-
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ge aujourd'hui le bas de jauge 51.
Un autre inconvénient des bas en fils frisés tricotés par les procédés connus c'est que la frisure des fils est obtenue en quelque sorte par entrelacement de deux ou de plusieurs filaments hélicoïdaux. Un fil de ce genre donne bien au bas les caractéristiques d'un bas très élastique mais gros, ce qui n'est pas désirable. Le bas doit présenter un réseau de mailles clair et transparent. Le bas tricoté en fils frisés par les procédés con-
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extrême. C'est un bon bas, faisant un long usage, mais non pas le bas de dame tel qu'il est demandé aujourd'hui.
Le problème posé à l'industrie du bas par les conditions actuelles consiste donc à confectionner même avec des fontures fines et étroites un bas en fil entièrement synthétique qui, tout en étant extrêmement fin et suffisamment extensible, présente néanmoins un réseau de mailles, uni et transparent.
Ce problème est résolu suivant l'invention par l'utilisation de fils frisés en filaments entièrement synthétiques ondulés parce que l'obtention de frisures en forme d'ondulations est possible avec un et plusieurs filaments jusqu'aux plus grandes finesses, par exemple jusqu'à 5 deniers, sans que le fil soit détruit ni même endommagé, et ce avec des dépenses réduisant considérablement le prix de l'article. Ainsi qu'il a été indiqué précédemment, il n'était jusqu'à présent pas possible d'obtenir par les procédés connus des finesses inférieures à 60 deniers, surtout parce que ces procédés sont fondés sur l'utilisation de fils à filaments multiples
et non a filament unique. Le fil ondulé remplit toutes les conditions imposées aujourd'hui aux bas les plus fins en fil entièrement synthétique et d'une finesse extrême.
Avec les fils ondulés, le taux d'extensibilité et d'élasticité est réglable à volonté. On peut effectuer ce réglage par une modification de la finesse ou de la fréquence de l'ondulation, c'est-à-dire par une modification du nombre d'ondulations par unité de longueur. On peut également régler l'extensibilité par la conformation du bas, c'est-à-dire en formant le bas à l'état plus ou moins tendu et à des températures supérieures à la température à laquelle le fil ondulé a été fixé.
Mais dans le domaine des fils entièrement synthétiques, l'industrie du bas a encore d'autres problèmes à résoudre. Les fils entièrement synthétiques lisses présentent; malgré le matage, la propriété désagréable de briller fortement. Cet aspect brillant est encore accentué sur les mailles régulières de l'article uni par le réfléchissement uniforme de la lumière incidente. Le bras tendu présente un aspect brillant indésirable. Les lignes des barrettes de mailles, que la réflexion uniforme fait exagérément ressortir, sont également disgracieuses.
L'élimination de cet aspect brillant jusqu'au degré de matité que présente par exemple la soie naturelle est un autre problème qui est également résolu par l'invention. L'ondulation du fil qu'on utilise pour la confection du bas suivant l'invention, disperse la lumière de sorte que le brillant disparaît sur la surface du bas. Une autre particularité de la présente invention consiste en ce que cette dispersion de la lumière est réglable. Il en résulte qu'on peut obtenir à volonté un bas dont l'aspect varie entre le brillant vif et le brillant estompé. Ce réglage est effectué par la modification de la fréquence des ondulations du fil, par la modification de la hauteur des ondulations, et par le fait que les ondulations sont toutes situées dans un même plan ou croisées suivant l'alternance ou la succession désirée.
Pour cette modification de la fréquence de la hauteur et de l'orientation des ondulations, le plus simple est de tricoter le fil entièrement synthétique sortant de la machine de filage et d'étirage
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(ou plastifie) ce tube d'une manière connus en soi. On défait l'article et on bobine le fil pour l'utiliser ensuite par exemple sur le métier COTTON en vue de la confection de bas. Le fixage de l'article tubulaire par exemple conserve au fil les ondulations qu'il a prises lorsqu'il était tricoté. Ces ondulations de l'article tubulaire sont toutes disposées dans un même plan. Suivant la finesse de la jauge du métier circulaire, et la profondeur de cueillage du fil en mailles, il est possible de régler la hauteur et la fréquence des ondulations.
Si l'on tricote le fil sur un métier INTEHLOCK étant donné la particularité des mailles obtenues sur ce type de métier, les ondulations du
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sées alternativement. Grâce à la finesse des mailles; il est également possible de modifier la fréquence et la hauteur des ondulations.
De cette manière, il est donc possible de fabrique r un fil ondulé à reflet non uniforme dans l'article fini. L'aspect du réseau de mailles du bas est d'autant plus mat que la fréquence des ondulations est plus grande (ou serrée) et que la hauteur des mailles, et la distance entre les mailles croisées sont plus faibles. Le reflet produit par le fil ondulé se rapproche d'autant plus de celui produit par un fil lisse que la fréquence des ondulations est plis faible, que la hauteur des mailles est plus grande, et que les ondulations sont situées dans des plans plus voisins.
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sa faible capacité de rétention thermique La présente invention permet également de remédier à cet inconvénient par le fait que, grâce à leur ondulation particulière, les mailles ne sont pas appliquées à plat contre la jambe, mais la touchent par points suivant une trame plus ou moins fine. Le bas suivant l'invention ne colle pas à la jambe.
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article un coussin d'air qui isole la jambe de la chaleur, du froid et de l'humidité
Le bas s'applique sur la jambe comme une seconde peau.
Sa capacité élevée de rétention thermique n'est pas seulement obtenue par ce contact particulier avec la jambe, mais également par le fait que l'article tricoté est en soi plus épais, précisément parce que les mailles ne sont pas formées par des fils lisses, mais par des fils ondulés.
Mais la longueur plus grande des fils n'est pas telle qu'elle détruise la netteté du réseau de mailles. Au contraire, elle donne même au bas une apparence beaucoup plus fine. Elle est due à l'effet de réfléchissement précédemment décrit, réglé de façon que le bas présente toutes les propriétés d'un bas en soie naturelle.
Ce qui donne toute sa valeur au bas en soie naturelle, ce sont les faibles différences de finesse qui alternent sur le fil en soie naturelle. Le fil ondulé présente également cette propriété, parce que les lignes ondulées changent suivant une fréquence à peu près régulière de hauteur et d'orientation, ce qui provient de petites irrégularités du métier, par exemple du métier circulaire sur lequel le fil ondulé est tricoté, et d'autres irrégularités résultant de la plastification-ou de la tension se produisant pendant la plastification due à des causes diverses, etc. La nature de ces propriétés fait que ces irrégularités se répètent dans le bas selon une succession imprévisible mais dont les combinaisons se reproduisent à intervalles réguliers.
Comme le bas tricoté en fil frisé obtenu par les procédés connus, le bas fabriqué selon le procédé objet de l'invention offre une sécurité beaucoup plus grande en ce qui concerne le "filage" des mailles, parce que le fil rompu se détend et revient à la position de l'ondulation initiale en s'accrochant aux mailles voisines, ce qui empêche la maille de "filer" davantage.
Une autre possibilité de réglage de toutes les propriétés préci-
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les sont bien réglées, et permettant de confectionner toutes les tailles désirées même sur les fontures étroites avec la jauge la plus fine et le fil le plus fin, est offerte par une autre particularité de l'invention, qui consiste en ce que la fréquence des ondulations du fil peut être égale à la jauge du métier COTTON, ou inférieure ou supérieure à cette jauge.
En d'autres termes, si l'article dans lequel le fil est fixé en ondulations a été confectionné sur un métier circulaire, dont la jauge correspond à celle du métier COTTON sur lequel le fil est tricoté en bas, le nombre des ondulations par unités de longueur est égal à la jauge du métier COTTON. Si la jauge du métier circulaire est plis grande, le nombre des ondulations par unité de longueur est plus faible. Si la jauge est plus fine, le nombre des ondulations est'plus grand.
Même malgré ces variations éventuelles, il est possible de régler l'extensibilité, l'élasticité, le pouvoir thermo-isolant et le degré de réfléchissement du bas.
Ainsi qu'il a été indiqué, l'utilisation de fils fabriques de façon à rester fixés en ondulations, c'est-à-dire préalablement tricotés pour l'obtention d'un article à mailles, ensuite fixés, défaits et bobinés, permet d'utiliser les fils à filament unique en matière entièrement synthé- <EMI ID=13.1>
tièrement synthétiques à filament unique, ce qui n'était pas possible jusqu'à présento Naturellement, rien n'empêche de remplacer les fils à filament unique par des fils à filaments multiples ayant la grosseur des fils de 5
à 60 deniers, La particularité de la fabrication de ces fils ondulés permet
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sans qu'ils soient détruits, parce que les contraintes imposées au fil pendant le tricotage de l'article préalable sont beaucoup plus faibles que pendant la torsion.
Un autre avantage du fil ondulé c'est que sa fabrication est moins coûteuse et que les métiers ayant une capacité suffisante pour la fabrication de ces fils sont courants.
D'autres possibilités de réglage de l'extensibilité, de l'élasticité, du pouvoir thermo-isolant et du degré de réfléchissement sont données par les différentes phases du fixage. L'article préalable, qu'on tricote pour obtenir le fil ondulé est fixé à une température supérieure à celle de la conformation du bas après le tricotage ou la teinture. Dans ce cas, la plastification à chaud du bas terminé ne modifie pas l'ondulation. Naturellement, il est également possible de fixer le bas à une température supérieure à celle du fixage du fil ondulé. Dans ce cas, on réduit l'ondulation en proportion de la tension plus ou moins forte que subit le bas sur la forme sur laquelle il est finalement fixé Il est également possible de fixer l'article préalable, tendu ou non.
Dans ce dernier cas, il se rétrécit complètement et l'ondulation correspond exactement à la position des mailles. 0 Si l'article est fixé à l'état tendu, l'ondulation correspond à la position des mailles à l'état tendu. Les températures et les durées font donc partie des facteurs de dosage des diverses propriétés que doit présenter le bas fini. Ces multiples facteurs offrent au bonnetier toutes les possibilités de donner au bas les propriétés qu'il désire obtenir.
Les détails de mise en oeuvre du procédé décrit peuvent varier, sans s'écarter de l'invention, dans le domaine des équivalences.