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DISPOSITIF DE PERCAGE AUTOMATIQUE DE FILIERES.
La présente invention concerne un dispositif pour le perçage de filières utilisées dans la fabrication , avec utilisation de bains acides, des textiles artificiels à partir de solutions alcalines appropriées et constitue une modification et un perfectionnement au dispositif de perçage automatique de filières décrit dans le brevet belge 509.262 déposé le 15 février 1952 pour : Dispositif de perçage automatique de filières.
Le dispositif tel qu'il est décrit dans la présente invention est conçu particulièrement pour le perçage des filières utilisées dans la fabrication de rayonne, qù les filières comportent un nombre réduit de trous, -par exemple de 25 à 300, - de manière à ce que le perçage d'une filière s'effectue en un temps allant de 1/4 de minute à 3 minutes. Mais le dispositif en question peut être utilisé tout aussi bien pour le perçage de filières destinées à la fabrication de fibranne, qui peuvent comporter par exemple de 8.000 à 12.000 trous, et dont le poinçonnage demande plusieurs heures.
Dans la réalisation de l'invention décrite, le dispositif est constitué par un socle sur lequel est monté un plateau susceptible de tourner dans un plan horizontal. Une partie verticale est montée fixe sur ce 'so- cle et comporte un prolongement horizontal en porte-à-faux au-dessus du plateau. Un coulisseau porte-poingon, monté de manière convenable dans cette partie verticale pour pouvoir effectuer un mouvement de monte-et-baisse, est relevé par des organes commandés par moteur et abaissé par pesanteur. Une enclume, sur laquelle est monté le capuchon à percer, est montée à rotation sur le plateau au-dessous du coulisseau porte-poinçon.
La filière, qui est généralement en platine pur ou allié à d'autres métaux, repose sur un matelas en matière plus molle, de préférence en aluminium, supporté par l'enclume.
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Le poinçon destiné à effectuer le perçage du capuchon est monté de manière amovible, exactement perpendiculaire à la surface du capuchon à perforer, à l'extrémité inférieure du coulisseau porte-poinçon. A chaque descente du coulisseau, le poingon s'enfonce dans la face interne de la filière, refoulant extérieurement le métal qui vient former un bossage s'imprimant dans le matelas en matière plue molle sur lequel repose le capuchon. Une charge réglable, appuyant sur l'équipage coulissant du poinçon, détermine l'intensité de 1'l'impulsion avec laquelle le poinçon attaque le capuchon.
Les trous très fins d'une filière, dont le diamètre varie par exemple de 0,05 mm. à 0.10 mm., sont généralement disposés sur plusieurs cercles concentriques, soit avec répartition uniforme des trous, soit selon les dessins spéciaux. Lorsque le poinconnage est terminé, la filière est enlevée de l'enclume, et on effectue un polissage abrasif extérieur enlevant les bossages et dégageant les trous.
Un mécanisme monté sur le plateau a pour fonction de faire tourner l'enclume d'un angle déterminé après chaque descente du coulisseau et du poinçon afin d'espacer convenablement les trous sur chacun des cercles.
Le plateau porte également un mécanisme dont le rôle est de faire avancer latéralement le plateau après le poinçonnage de chaque cercle de trous, afin d'amener l'enclume, par rapport au poinçon, à la position voulue pour le poinçonnage du cercle suivant.
Les capuchons à perforer sont disposés dans une série de magasins portés par un carrousslégalemetn monté sur le plateau. Lorsque le poinçonnage d'une filière est achevé, la filière est automatiquement extraite de l'enclume, et un nouveau capuchon est libéré d'un des magasins et amené à l'enclume, sur laquelle il est ensuite fermement assujetti. Tous les mécanismes servant à extraire de l'enclume une filière terminée, à libérer du magasin un nouveau capuchon, et à assujettir ce nouveau capuchon sur l'en- clume après qu'il y a été amené, sont supportés par le plateau et commandés par le moteur unique de manière à travailler en synchronisme.
Un dispositif commandé par cellule photoélectrique et destiné à faire avancer successivement les magasins pour libérer un nouveau capuchon à mesure que le magasin précédent est vide, est également monté sur le plateau.
Pour la mise en marche du dispositif, les magasins sont tous remplis de capuchons, un capuchon est placé sur l'enclume, et un contact principal se ferme. La fermeture de ce contact provoque le démarrage de la machine, après quoi le fonctionnement est entièrement automatique jusqu'au moment où la machine s'arrête, à la suite, par exemple, d'une casse du poinçon. Une minuterie de sécurité coupe le courant d'alimentation à heure prévue pour la fin du perçage.
Un ruban perforé travaille solidairement avec un interrupteur qui est temporairement fermé par le coulisseau porte-poingon chaque fois que celui-ci remonte, de manière à laisser passer ou à interrompre le courant dans une série de relais qui à leur tour actionnent des interrupteurs assurant la marche successive des opérations de la machine. La fermeture de l'interrupteur par le coulisseau porte-poingon au moment où celui-ci arrive normalement en haut de sa course provoque l'arrêt du moteur qui commande le mouvement ascendant du coulisseau, laissant ainsi le coulisseau stationnaire dans sa position haute, et met en marche un second moteur qui fait tourner l'enclume et avancer le ruban. Quand le ruban a avancé d'une quantité déterminée, il provoque le démarrage du moteur commandant le coulisseau et l'arrêt du moteur commandant l'enclume.
Ainsi l'enclume, avec le capuchon à perforer, avancent d'un angle prédéterminé après perforation de chaque trou, ce qui donne l'espacement voulu entre les trous de chaque cercle. Quand le poinçonnage de chaque cercle de trous est terminé, le ruban provoque le démarrage d'un troisième moteur qui fait pivoter le plateau latéralement autour de son axe afin d'amener l'enclume, par rapport au poincon, dans la position voulue pour le pergage du cercle de trous suivant,
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puis le ruban arrête le moteur. Quand le perçage d'une filière est achevé de la manière voulue suivant les perforations du ruban le ruban provoque le démarrage, puis l'arrêt d'un quatrième et d'un cinquième moteur.
Le qua- trième moteur, par le moyen d'un mécanisme approprié, soulève le coulisseau avec le poinçon au-dessus de leur position haute normale, tandis que le cin- quième moteur actionne le mécanisme qui a pour rôle de dégager de l'enclume la filière perforée, de libérer un capuchon d'un des magasins, d'amener ce capuchon sur l'enclume, et de l'assujettir sur celle-ci. Toutes ces opéra- tions se répètent ensuite pour toutes les filières à perforer.
Il arrive parfois qu'un poinçon casse accidentellement en cours de travail. En conséquence, il a été prévu un mécanisme qui arrête automa- tiquement toutes les parties de la machine dès qu'un poinçon vient à casser, et empêche la machine de fonctionner tant que le poingon n'a pas été rempla- cé.
L'objet principal de la présente invention est un nouveau dispo- sitif perfectionné de perçage de filières du type décrit ci-dessus, et sus- ceptible d'effectuer successivement le perçage automatique de filières suivant un schéma prédéterminé, d'évacuer automatiquement de l'enclume une filière dont le perçage est terminé, puis de mettre automatiquement en pla- ce un nouveau capuchon à perforer.
Un second objet de la présente invention est une machine du type ci-dessus dans laquelle la succession des opérations est déterminée par un ruban perforé qui avance de manière intermittente.
Un troisième objet de la présente invention est une machine du type ci-dessus dans laquelle l'avance intermittente du ruban perforé s'ef- fectue au cours du mouvement ascendant d'un coulisseau porte-poingon animé d'un mouvement vertical de monte-et-baisse.
Un quatrième objet de la présente invention est un dispositif de perçage automatique de filières du type décrit ci-dessus avec des moyens susceptibles d'arrêter automatiquement toutes les parties de la machine dans le cas où un poingon vient à casser en cours de travail.
Un cinquième objet de la présente invention est une machine du type décrit ci-dessus, comportant un carrousel pivotant sur lequel sont montés une série de magasins d'ou les capuchons sont libérés pour être fournis à la machine, ainsi que des mécanismes pour faire avancer automatiquement les magasins successifs dans la position de décharge à mesure que chacun des magasins précédents a été libéré de son capuchon.
D'autres objets de la présente invention ressortiront de la description ci-après et des dessins joints qui font également partie de l'invention.
Fig. 1. Elévation de face d'un dispositifautomatique de perçage de filières conformément à l'invention. fig. 2. Coupe horizontale d'une partie du dispositif, suivant la ligne 2-2 dans la fig. 1. fig. 3. Coupe verticale dans le sens longitudinal, approximati- vement suivant la ligne 3-3 dans la fig. 2. fig. 4. Coupe verticale dans le sens transversal, approximativement suivant la ligne 4-4 dans la fig. 3.
Fig. 5. Elévation de face d'une partie du dispositif, à une échelle agrandie, en partie en coupe; montrant le coulisseau porte-poinçon et le poinçon soulevés au-dessus de leur position haute normale pour permettre l'extraction d'une filière terminée de l'enclume, et la mise en place d'un nouveau capuchon sur l'enclume.
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fig. 6. Coupe verticale détaillée d'une partie du dispositif prise selon la ligne 6-6 dans la fig. 5. fig.7. Coupe horizontale suivant la ligne 7-7 dans la fig.l. fig. 8. Coupe verticale partielle de détails suivant la ligne 8-8 dans la fig. 7, représentant un disque sélecteur en train d'envoyer un capuchon dans le couloir de chute pour l'amener sur l'enclume.
Fig.9. Vue en plan (agrandie) d'une filière perforée présentant deux rangées concentriques de trous.
Fig. 10. Coupe verticale (agrandie) d'un détail montrant comment le poingon s'enfonce dans le capuchon en formant un bossage sur la face externe à chaque descente du poinçon.
Fig.11. Coupe (agrandie) d'un détail pris sur la ligne 11-11 de la fig. 9., montrant comment les trous de la filière sont débouchés par ¯ polissage abrasif extérieur enlevant les bossages.
Fig.12, 13. 14. Vues schématiques partielles montrant la position des diverses parties de la machine au cours des différentes opérations.
Fig. 15. Schéma (cinématique) du mécanisme d'arrêt automatique de la machine en cas de casse accidentelle d'un poingon en cours de travail.
Nous reportant maintenant au détail des dessins, I est un socle sur lequel est montée fixe, verticalement, à l'une de ses extrémités, une console en U; 2 : à l'autre extrémité, est monté fixe, verticalement, un pied 3. Une extrémité d'un plateau horizontal 4 est assujettie de manière à pivoter autour d'un axe 5 sur l'extrémité supérieure de la console 2, l'autre extrémité de ce plateau 4 coulissant sur la partie supérieure du pied 3 à l'aide d'une plaque à frottement doux 6 montée de manière amovible sur la face inférieure du plateau 4 au moyen de vis 7.
Le plateau 4, au-delà du pied 3, est appuyé contre une came excentrique 8 par un ressort de tension 9, dont l'une des extrémités est fixée à un doigt 10 portée par le plateau 4, et l'autre extrémité est fixée à l'extrémité supérieure d'une tige 11 portée par le socle 1. La came 8 est conçue de manière à tourner lentement de quelques degrés à la fois par l'effet d'un moteur 12 grâce à un réducteur de vitesse approprié 13, ainsi qu'il sera décrit ci-après.
Une roue dentée 16 relativement grande montée de manière à pouvoir tourner sur le plateau 4 autour d'un axe 17, porte une enclume 18 qui est montée fixe sur sa face supérieure de manière à tourner avec lui. L'enclume 18 comporte un évidement 19 à sa partie supérieure, pour le montage d'une filière 20 pendant le perçage. Les filières 20, qui sont par exemple en platine ou en alliages de platine à un autre métal, appuient fermement sur un disque 21 en métal plus mou, de préférence en aluminium, disposé au fond de l'évidement 19.
La roue 16 est en prise avec une roue similaire 24 fixée à la partie supérieure d'un arbre 25 qui est monté de manière à tourner dans un palier 26 ménagé dans le plateau 4. Un engrenage conique 27, claveté à l'extrémité inférieure de l'arbre 25, au-dessous du plateau 4, engrène avec un pignon conique 28 fixé à une extrémité d'un petit-arbre 29 qui porte à son autre extrémité un pignon hélicoïdal 30, et qui tourne dans une console 31 fixée à la face inférieure du plateau 4. Le pignon hélicoidal 30 est en prise avec une vis sans fin 33 portée par l'arbre du rotor 34 d'un moteur 35 qui est boulonné à la face inférieure du plateau 4.
La roue 16, et avec elle l'enclume 18 sont construites de manière à pouvoir tourner de manière intermittente de quelques degrés à la fois dans le but qui sera exposé ci-après.
Un pignon conique 36, similaire au pignon 28, et qui est fixé à une extrémité d'un petit arbre transversal 37 tournant dans une console 36 assujettie à la face inférieure du plateau 4, est également en prise avec l'engrenage conique 27 par lequel il est actionné. L'autre extrémité
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de l'arbre 37 est articulée par des joints universels jumelés 36 et 39 à une tige de section carrée 40 coulissant dans un évidement correspondant 41 dans le moyeu d'une bobine 42 qui tourne entre deux bras de support é- cartés 45 montés sur un bâti allongé 46 supporté par le socle 1. On voit donc que, chaque fois que l'enclume 18 reçoit du moteur 35 un mouvement de rotation intermittent, un même mouvement de rotation est également imprimé à la bobine 42.
Un ruban sans fin perforé 47 passe sur des galets fous 48, mon- tés aux deux extrémités du bâti 46. Ce ruban 47 passe sur la bobine 42 sur laquelle il est fermement appuyé par des doigts faisant ressort 50 et
51 montés sur le bâti 46 et disposés de chaque côté de la bobine 42. Au voisinage de chaque extrémité de la bobine 42, des dents 52 viennent s'enga- ger dans les perforations 53 alignées longitudinalement de chaque côté du ruban 47, de manière à faire avancer le ruban chaque fois que la bobine 42 vient à tourner. On voit ainsi que, chaque fois que l'enclume 18 reçoit un mouvement de rotation, le ruban 47 avance simultanément.
Le ruban 47 comporte quatre séries parallèles de perforations : 56,57, 56, 59, dispo- sées longitudinalement suivant le schéma de perçage des filières. Quatre doigts faisant ressort : 60, 61, 62,63, disposés au-dessus du ruban 47 dans le prolongement vertical des séries de perforations respectives :56,
57, 58 et 59, sortent d'un boîtier 66 pour se terminer à peu près dans le plan vertical comprenant l'axe de la bobine 42.
Les doigts.60, 61, 62 et
63 portent respectivement des tâteurs dirigés vers le bas : 67,68, 69 et
70, qui avancent le long du ruban 47 et pénètrent dans les perforations successives du ruban à mesure que celles-ci passent devant les tâteurs, le tâteur 67 porté par le doigt 60 étant disposé de manière à s'engager dans les perforations successives à la série 56, le tâteur 68 porté par le doigt 61 étant disposé de manière à s'engager dans les perforations succes- sives de la série 57, le tâteur 69 porté par le doigt 62 étant disposé de manière à s'engager dans les perforations successivés de la série 56, et le tâteur 70 porté par le doigt 63 étant disposé de manière à s'engager dans les perforations successives de la série 59.
Les doigts 60 à 63 ainsi que les tâteurs 67 à 70 portés par eux travaillent avec les séries de trous 56 à 59 du ruban 47 à commander la succession des opérations de la machine pour le perçage automatique des filières successives, ainsi qu'il sera expliqué ci-.après à propos de la succession des opérations effectuées par la machine.
Un bâti vertical 73 est fixé sur le socle 1, sur lequel il se dresse en arrière du plateau 4, sa partie supérieure saurplombant en porte- à-faux le plateau 4. Un coulisseau porte-poinçon 75 est monté de manière à pouvoir effectuer un mouvement de monte-et-baisse au-dessus de l'enclume 18 dans une glissière appropriée 76 que comporte la partie supérieure en porte-à-faux 74 du bâti 73. Le coulisseau 75 porte, à son extrémité inférieure, un porte-poinçon 77 dans lequel un poinçon 78 est fixé de manière amovible par une vis 79. Une boite 80 contenant des poids 81, de préférence de la grenaille de plomb, ou de fer, ou des disques, est montée sur la partie supérieure en saillie du coulisseau porte-poinçon 75.
Une crémaillère 62, montée sur la face postérieure du coulisseau 75 au voisinage de la partie supérieure de celui-ci, est en prise avec un pignon 83 qui est goupillé à un arbre transversal 84 monté à rotation dans la partie supérieure en porte-à-faux 74 du bâti 73. Un levier 87, dont l'extrémité inférieure fourchue porte un galet 88, travaille solidairement avec ,l'arbre 84 par l'intermédiaire d'un dispositif à roue libre 89 monté à une extrémité de l'arbre 84 encre un collier 85 et une rondelle faisant ressort 86 sur ce collier. Le galet 88 est appuyé contre une came 91, fixée à une des extrémités d'un arbre transversal 92 pouvant tourner dans le bâti 73.
Sur l'autre extrémité de l'arbre 92 est fixé un gros pignon droit 93 en prise avec un pignon plus petit 94 monté;sur un axe 95. Avec l'engrenage 94 est solidiare un pignon 96 en prise avec un petit'', pignon 97 porté par le rotor 98 d'un moteur 99 monté de manière convenable sur le bâti 73.
Le mo-
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teur 99, au moment où il est enclenché fera tourner par l'intermédiaire du train d'engrenages que nous venons de décrire, l'arbre 92 et la came 91, à une vitesse considérablement réduite, provoquant ainsi l'oscillation du levier 87. Le mouvement du levier 87, passant de sa position basse sur la came 91, comme le montre la fig. 12, à sa position haute sur la même came, comme le montrent les fig. 4 et 13, fera tourner en sens inverse des aiguilles d'une montre l'arbre 84 et le pignon 83 (Fig. 4), qui, par le moyen de la crémaillère 82, soulèvera le coulisseau porte-poinçon 75 avec les pièces qu'il porte, de sa position de travail, représentée dans les fig. 4 et 13, à sa position haute normale, représentée dans la fig. 12.
Le'retour du levier 67 de sa position haute sur la came 91 à sa position basse sur la même came, permettra au coulisseau de tomber par pesanteur de la position représentée Fig. 4 et 13 à la position représentée dans la fig. 12, sous l'action de la boite chargée 80. Le dispositif à roue libre 89 est aménagé de telle manière, comme le montrent les fig. 4 et 6, que si la rotation de la came 91 est arrêtée dans la position représentée dans les fig. 4 et 13, le coulisseau 75 sera empêché de descendre de sa position haute normale, mais restera .néanmoins libre d'être soulevé, plus haut que sa position haute normale, dans la position représentée dans la fig. 14, pour permettre l'éva- cuation d'une filière terminée de l'enclume 18, et l'insertion sur cette enclume d'un nouveau capuchon.
Le coulisseau 75 porte un bras pivotant 102 disposé de manière à fermer temporairement un interrupteur 103 monté sur le bâti 74, au moment où le coulisseau atteint sa position haute normale telle qu'elle est représentée dans les fig. 1, 3, 4 et 13. Pendant la descente du coulisseau 75, le bras 102 ne peut agir sur l'interrupteur 103.
Le poinçon 78 comporte une partie supérieure épaisse 104 qui s'insère dans le)porte-poinçon 77, et qui porte le poinçon cylindrique allongé 105, arrondi à l'extrémité inférieure 106. Le poinçon 105 est en une matière appropriée plus dure que le métal de la filière, par exemple en acier très dur.
A chaque descente du coulisseau porte-poinçon 75, le poinçon 105 s'enfonce dans la surface interne du fond 107 de la filière en formant à la surface externe un bossage 10 qui s'imprime dans le matalas de métal mou 21 de l'enclume 18, sur lequel s'appuie la filière, ainsi qu'il est représenté dans la fig. 10. Lorsque le perçage d'une filière est terminé, la filière est évacuée automatiquement de l'enclume 18, les bossages 108 sont enlevés par polissage abrasif, dégageant les trous à arêtes vives 109, qui traversent le fond de la filière dans toute son épaisseur, comme le montre la fig. II.
Divers types de mécanismes, soit pneumatiques, soit mécaniques, peuvent être utilisés pour extraire une filière terminée de l'enclume. Ce mécanisme, tel qu'il est présenté ici, comporte un bras 112 fixé à l'extrémité supérieure d'un arbre 113 animé d'un mouvement de monte-et-baisse, monté à rotation dans un alésage axial 114 de l'arbre 25 de l'engrenage 24.
L'extrémité externe du bras 112 se termine dans une mâchoire 115, à laquelle est articulée une mâchoire opposée 116 pivotant autour de l'axe 117. Un ressort 118 maintient la mâchoire 116 fermée mais non serrée, ainsi que le montrent les traits pleins de la fig.4 L'extrémité inférieure de l'arbre 113 est --articulée de manière pivotable, comme on le voit en 119, à l'extrémité supérieure d'une tige 120 montée de manière à coulisser mais sans pivoter, dans un guide 121. L'extrémité inférieure de la tige 120 porte une aiguille 122 qui chemine dans un chemin de came 123 à la périphérie d'un plateau-came 124, montée à rotation à l'extrémité inférieure d'un arbre vertical 125 soutenu par une console 126 fixé à la face intérieure du plateau 4.
Un pigno conique 127 est monté à rotation sur l'arbre 125 au voisinage de l'extrémité supérieure de celui-ci, et un pignon droit 12S est monté sur l'arbre 125 entre le pignon conique 127 et le plateau-came 124. Les pignons 127 et 128, ainsi que le plateau-came 124, sont reliés entre-eux de manière fixe afin qu'il puissent tourner tous ensemble. Le pignon droit 128 engréns avec un pignon 131 de même filetage, claveté de manière â coulisser sur l'arbre 113. un ressort hélicoïdal 132 disposé autour de l'arbre 113 entre le
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pignon 131 et l'articulation 119, imprime sans contrainte une direction des- cendante de l'arbre 113, et empêche l'engrenage 131 de se déplacer vertica- lement.
Le pignon conique 127 est en prise avec le pignon conique 133 monté à une extrémité de l'arbre horizontal 134, lequel est monté à rotation dans des consoles de support 135 fixées à la face inférieure du plateau 4. Un pignon conique 136 similaire au pignon 133, est monté à l'extrémité opposée de l'arbre 134. L'arbre 134 est disposé de manière à recevoir un mouvement de rotation de la part d'un moteur 137 par l'intermédiaire d'un réducteur de vitesse approprié 138, du pignon conique 139 porté par ce réducteur, et du pignon conique 140, fixe sur l'arbre 134 et en prise avec le pignon 139.
Le moteur 137 est monté dans un berceau en U 141, suspendu à la partie in- férieure du plateau 4. Comme les pignons 128 et 131 ont le même filetage, une révolution du pignon conique 127, et avec lui du pignon 128 et du pla- teau-came 124, imprimera simultanément une révolution à l'arbre 113 et au bras 112 porté par cet arbre.
Pour qu'une filière terminée puisse être extraite de l'enclume
18, il faut que le coulisseau 75 avec le poinçon 78 qu'il porte, soient sou- levés au-dessus de leur position haute normale, représentée dans les fig.
3 et 13, et amenés à la position représentée dans les fig. 5 et 14, afin que la filière se trouve à une certaine distance du poinçon au moment où elle est extraite. A cet effet, on a fixé un levier 144 à l'extrémité de l'arbre 84 à l'opposé de l'embrayage 89, et on a prévu une came 145 dont la rotation est commandée, par l'intermédiaire d'un réducteur de vitesse 146, par un moteur 147 monté sur le bâti 73.
Quand le coulisseau 75 et le poin- çon 78 ont été aménés de leur position de travail représentée fig. 12 à leur position haute normale, représentée en fig. 13, par le moyen de la came 91, ainsi qu'il a été expliqué plus haut, la came 145 saisit et soulève l'extrémité libre du levier 144, et prolonge la rotation de l'arbre 84 et de l'engrenage 83, soulevant ainsi le coulisseau 75 avec le poinçon pour les amener de la position représentée dans les fig. 3 et 13 à la position représentée dans les fig.
5 et 14. La rondelle faisant ressort 86 a été introduite afin de provoquer la rotation du levier 87 avec l'arbre 84, et la séparation du levier 87 d'avec la came 91 pendant que l'arbre 84 continue ainsi â tourner et que par suite le mouvement de monte-et-baisse du coulisseau 75 entre la position de la fig. 13 et la position de la fig. 14 soit entièrement commandé par la came 145.
Lorsque le dernier trou d'une filière a été percé, le moteur 99 et la came 91 remonteront le coulisseau 75 à la position de la fig. 12 et s'arrêteront, après quoi le moteur 147 et la came 145 remonteront encore le coulisseau 75 jusqu'à la position de la fig. 14, puis s'arrêteront, bloquant ainsi le coulisseau dans cette position. Le moteur 137 imprimera alors une révolution en sens inverse des aiguilles d'une montre au plateau-came 124; et une révolution dans le sens des aiguilles d'une montre à l'arbre 113 et au bras 112, puis s'arrêteront, avec le retour du plateau-came 124 et du bras 112 à leur position normale de repos. Lors de la rotationdu bras 112, les mâchoires 115 et 116 viennent saisir la filière 20 sur l'enclume 18 en la serrant au-dessous du rebord annulaire 150 de la filière.
Au moment où les mâchoires 115 et 116 enserrent la filière 20, l'aiguille 122 sur la tige remonte le trajet fortement oblique 151 de la rainure 123 du plateau-came, ce qui aura pour effet de relever l'arbre 113 et le bras 112, et d'extraire la filière de l'enclume, étant bien entendu que les mâchoires 115 et 116 ont une longueur suffisante pour que la filière puisse être soulevée de l'enclume avant que l'extrémité semi-circulaire 152 des mâchoires se referme sur la filière.
Le bras 112 poursuivant son mouvement emporte la filière extraite de l'enclume pour l'amener à la position représentée dans la fig. 2 par des lignes de traits et de points, où un ergot 153 dirigé vers le bas, porté par la mâchoire pivotante 116, vient rencontrer une butée fixe 154 qui ouvre les mâchoires et laisse tomber la filière qu'elles serraient dans une trémie collectrice 155.
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Les capuchons qui doivent être alimentés automatiquement à l'enclume 18 pour être ensuite extraits sous la forme de filières percées sont logés dans trois magasins : 160, 161 et 162, portés par un carrousel 163 monté à l'extrémité supérieure d'un arbre 164 centré dans un arbre creux 165 qui est monté à rotation dans un support vertical 166 fixé à l'une des extrémités du plateau 4 par des pieds 167.
Un disque sélecteur 168 est monté à l'extrémité supérieure de l'arbre creux 165 de manière à tourner avec lui,et un engrenage conique 169 est monté à l'extrémité inférieure de l'arbre creux 165 sous le plateau 4, en prise avec le pignon conique 136 porté par l'arbre 134. Le disque sélecteur 168 est disposé directement au-dessous du carrousel 163, sa face supérieure légèrement en contact avec les ouvertures à la partie inférieure des magasins 160 à 162, et repose sur une plate-bande circulaire 170 fixée à la partie supérieure du support 166 et formant une projection à l'extérieur.
Le disque sélecteur 168 comporte un orifice circulaire 171, avec lequel doivent venir coïncider les ouvertures à la partie inférieure des magasins,et la plate-bande 170 comporte un orifice 172 avec lequel l'orifice 171 du disque sélecteur 168 doit venir coïncider une fois par révolution du disque sélecteur. L'extrémité supérieure d'un couloir descendant 173 est fixée à la plate-bande 170 audessous de l'orifice 172. L'extrémité inférieure du couloir 173 est disposée au voisinage de l'enclume 18 pour décharger les filières descendant par ce couloir sur l'enclume 18. Dans la position de repos du disque sélecteur 168, l'orifice 171 de ce disque doit coïncider avec la partie inférieure du magasin 160.
Quand l'orifice 171 vient coïncider avec le magasin 160, la filière qui occupe la position la plus basse dans le magasin tombe dans l'orifice 171 et vient reposer sur la plate-bande 170. Ensuite, lorsque le disque sélecteur tourne en sens inverse des aiguilles d'une montre, il fait sortir la filière par l'orifice 171 de dessous le magasin 160, et l'emporte par la plate-bande jusqu'à l'orifice 172, d'au elle tombe dans le couloir 173 comme le montre la fig. 8. Le disque sélecteur 168 reçoit également un mouvement de rotation de la part du moteur 137 et de l'arbre 134 qui fait tourner le plateau-came 124 et le bras 112.
Les engrenages 136 et 169 qui opèrent la rotation de l'arbre creux 165 et du disque sélecteur 168 par l'arbre 134 sont entre eux dans le même rapport que les engrenages 133 et 127 qui opèrent la rotation de la came circulaire 124 et du bras 112 par l'arbre 134. Le disque sélecteur 168, la came circulaire 124 et.le bras 112 sont donc synchrones. La position au repos de l'orifice 171 du disque 168 sélecteur est telle, par rapport à l'orifice 172 de la platebande 170, qu'un capuchon ne peut être alimenté au couloir 173 par le disque sélecteur 168 avant que la filière terminée ait été extraite de l'enclume 18 par le bras 112 et par les mâchoires 115 et 116.
Lorsque les capuchons sont déchargés du couloir 173 sur l'enclume 18, ils reposent sans appuyer sur le bord de l' évidement 19 de l'enclume 18, et il faut, pour pouvoir procéder au poinçonnage, qu'ils soient d'abord enfoncés dans l'évidement 19 et appuyés sur le matelas 21. A cet effet, on à monté sur l'arbre 113, au-dessus du bras 112 qui porte la mâchoire, un bras presseur 176. Ce bras presseur 176 est disposé de telle manière, par rapport au bras 112, qu'il sera amené au-dessus de l'enclume 18, dès qu'un capuchon aura été déposé sur celle-ci, et dès que la partie verticale 177 de la rainure 123 sera atteinte par l'aiguille 122 portée par la tige coulissante 120.
A ce moment, le ressort 132 abaissera rapidement l'arbre 113 et le bras presseur 176, en appuyant le capuchon sur le matelas 21 de l'enclume.
Pour le'serrage du capuchon, on peut également utiliser un système à électroaimant logé dans l'axe de l'enclume et sous le bâti. Pour remédier à l'échauffement, on peut refroidir par une circulation d'eau ou par ventilation.
Quand les capuchons vierges d'un tube de magasin sont épuisés, le carrousel tourne automatiquement pour amener le magasin suivant dans la position voulue pour décharger les filières par l'orifice 171 du disque sélecteur 168. A cet effet, un pignon 180, monté à l'extrémité inférieure de l'arbre 164, engrène avec un pignon 181 actionné par un moteur 182 par l'in-
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termédiaire d'un réducteur de vitesse 183- Le passage du courant dans le moteur 182 est commandé par un relais à cellule photoélectrique 184, asso- ciée à une source lumineuse 185 montée sur une console 186 fixée sur la plate-bande 170.
Le disque sélecteur 168 porte un petit alésage 187 dont l'axe coupe perpendiculairement celui de l'orifice 171 et qui est coaxial avec la cellule photoélectrique 184 et la source lumineuse quand le disque sélecteur est dans sa position normale de repos (Fig. 7). Quand le disque sélecteur 168, après avoir alimenté la dernière filière d'un magasin au cou- loir de chute 173, est revenu à sa position normale de repos, la lumière de la source lumineuse 185, traversant le petit alésage 187, se projette sur la cellule phbtoélectrique 184. La cellule photoélectrique 184 transmet alors le courant au moteur 182, lequel déclenche la rotation du carrousel' jusqu'à ce que le magasin suivant soit amené en face de l'orifice 171.
Dès que le magasin en marche arrive au niveau de l'orifice 171, le capuchon qui se trouve dans le bas du magasin tombe dans l'orifice 171 et arrête le passage de la lumière par l'alésage 187 vers la cellule photoélectrique 184.
La cellule photoélectrique interrompt alors l'arrivée du courant au moteur 182, lequel arrête la rotation du carrousel 163 avec un magasin chargé dans la position voulue pour l'extraction de ses capuchons. Le chemin d'amenée peut être également horizontal et le capuchon vierge peut être poussé vers l'enclume à l'aide d'un poussoir commandé par un servo-môteur et une biellemanivelle, comme dans le mouvement du coulisseau d'un étau-limeur à bielle intérieure. Le démarrage du servo-moteur du poussoir est obtenu par le mouvement du coulisseau lorsque celui-ci est en position haute, 'combinée avec une lignée spéciale de perforations du film. Le mécanisme peut être combiné avec l'extraction.
Nous allons maintenant décrire la suite des opérations effectuées par la machine en nous reportant aux dessins, et en supposant que la machine, après usage, a été arrêtée au moment où un capuchon se trouvait sur l'enclume 18,le plateau 4 et l'enclume 18 étant en place pour le perçage du cercle de trous interne 190 (fig. 9) et le coulisseau 75 avec le poinçon 78 dansleur position haute normale ainsi que le montre la fige 13. La machine est mise en marche par la fermeture du contact général. Le coulisseau 75 et le poin- çon 78 descendent sous l'action de la trémie chargée 80, et percent le premier trou du cercle 190 (fig. 12), puis le moteur 99 ramène le coulisseau et le poinçon à leur position hautenormale.
Au moment où le coulisseau atteint sa position haute normale, le doigt 102 ferme temporairement l'interrupteur 103 qui, par l'intermédiaire de relais et d'interrupteurs appropriés, arrête le moteur 99 et met en marche le moteur 35. Le moteur 35 opère alors la rotation de l'enclume 18 et du capuchon qui y repose de manière à les amener à la position voulue pour le perçage du trou 'suivant du cercle 190, faisant avancer en même temps le ruban 47 jusqu'à ce que le tâteur 68 porté par le doigt 61 vienne s'engager dans la perforation suivante du sillon 57 venant à -sa rencontre, ce qui,par le moyen de relais et d'interrupteurs appropriés, provoque l'arrêt du moteur 35 et le démarrage du moteur 99. Le coulisseau et le poinçon descendent alors pour percer le trou suivant du cercle 190.
Cette opération ensuite se répète automatiquement, sous le contrôle de l'interrupteur 103 et du ruban 47, jusqu'à ce que le dernier trou du cercle 190 ait été percé.
Par suite de l'avance du ruban 47 pendant que le coulisseau reste dans sa position haute normale après le perçage du dernier trou du cercle 190, le tâteur 67 porté par le doigt 60 s'engage dans une perforation de la série de trous 56, ce qui, par le moyen de relais et d'interrupteurs appropriés, provoque le démarrage du moteur 12 jusqu'à ce que la came 8 ait fait tourner le plateau 4 autour de son pivot 5 d'un angle suffisant pour amener l'enclume 18 à la position voulue pour le perçage du second cercle de trous 191 (Fig. 9).
L'opération décrite pour le perçage du premier cercle de trous 190 se répète désormais jusqu'à ce que tous les trous du cercle 191 aient été percés, après quoi le tâteur 70 porté par le doigt 62, s'engageant
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dans une perforation de la série de trous 58 sur le ruban 47 provoque, par l'intermédiaire de relais et d'interrupteurs appropriés, le démarrage du moteur 147, qui soulèvp d'abord le coulisseau et le poing on au-delà de leur position haute normale et les maintient dans cette position ainsi que le montre la fig. 14, pendant que la filière percée est évacuée de l'enclume et qu'un capuchon est amené à l'enclume et misen place, puis ramène le coulisseau et le poinçon à leur position haute normale représentée dans la fig.
13. En même temps, le tâteur 70 porté par le doigt 63, en s'engageant dans une perforation de la série de trous 59, provoque, par l'intermédiaire de relais et d'interrupteurs appropriés le démarrage du moteur 137, pour l'évacuation d'une filière terminée de l'enclume 18 et la mise en place d'un nouveau capuchon. Cette suite d'opérations se répète successivement pour chacune des filières à percer.
Au cours du travail, la très fine partie 105 du poinçon se fatigue et finit par casser, ce qui oblige à arrêter immédiatement la machine afin d'éviter la détérioration d'une filière et de remplacer le poinçon cassé. En conséquence, il a été prévu un mécanisme, fonctionnant en cas de casse d'un poinçon., qui arrête automatiquement toute la machine chaque fois qu'un poinçon vient à casser; ce mécanisme sera maintenant décrit à l'aide des fig. 2, 3, 4 et 15.
Un disque 195, comportant un bossage 196, est monté au voisinage de la roue libre 89, sur l'extrémité de l'arbre 84, de manière à tourner avec lui. Deux lames de ressort 197 et 198 écartées l'une de l'autre, sont montées aur un bloc isolant 199 qui se trouve sur le bâti 73. Les extrémités libres des lames 197 et 198 recouvrant en partie le disque 195 avec le bras 197 se trouvent sur le trajet du bossage 196 qui vient les heurter, et portent des contacts 200 et 2Dl qui sont normalement séparés. Un levier 202, pivotant, est monté entre ces extrémités sur une console 203, montée sur le bâti 73.
Une des extrémités du levier 202 se trouve disposée entre les tiges 197 et 198, tandis que l'autre extrémité fonctionne en liaison avec un relais 204, également porté par la console 203, de manière à être attirée par le relais 204 lorsque le courant passe. Le levier 204 a pour rôle dedégager l'extrémité inférieure de la tige de ressort 198 de la tige 197, écartant ainsi davantage encore les contacts 200 et 201.
En se reportant maintenant à la fig. 15, la tige 198 est reliée par un fil 205 à un côté 206 de la ligne, et la tige 197 est reliée par un fil 207 à une extrémité de l'enroulement d'un relais 208 dont l'autre extrémité est reliée par un fil 209 à l'autre côté 210 du circuit. Le relais 208 travaille en association avec un contact 211 normalement fermé dans la ligne 212 par l'intermédiaire duquel le courant est amené aux divers moteurs de la machine. Le contact principal 214 à l'aide duquel la machine est mise en route et arrêtée à la main, est également intercalé sur la ligne 212.
Toutes les fois que les contacts 200 et 201 porté par les lames de ressort 197 et 198 sont fermés, le courant passe dans le relais 208 qui ouvre le contact 211 lequel interrompt l'arrivée du courant à toute la machine, dont il arrête ainsi le fonctionnement.
Une source de courant 215 est reliée d'un côté au poinçon 78 par un fil 216,et de l'autre côté est reliée à-une filière 20, sur l'enclume 18, par les plombs 218 et 219 par l'intermédiaire d'un amplificateur 217.
Le débit de l'amplificateur 217 est relié au relais 204 par les lignes 220 et 221. Chaque fois que la pointe 106 du poinçon entre en contact avec le fond 107 de la filière 20,il s'établit dans l'amplificateur 217 un circuit qui envoie l'énergie au relais 204, et fait osciller le levier 202, écartant ainsi la lame 197, l'extrémité inférieure de la lame 198 et augmentant la distance entre les contacts 200 et 201 normalement séparés.
Quand la machine fonctionne normalement avec un poinçon intact, la pointe 106 du poincon entre en contact avec le fond de la filière juste avant que le bossage 196 du disque 195 rencontre la lame de ressort 197. Par suite, quand le bos-
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sage 196 rencontre la lame 197, la lame 198 avec le contact 201 qu'elle porte sont déjà suffisamment éloignés de la lame 197 et de son contact
200 pour que le bossage 196 ne puisse fléchir la lame 197 au point que le contact 200 puisse rencontrer le contact 201.
Le courant ne passera donc pas dans le belais 208, et la machine continuera à fonctionner, Mais si le poinçon casse en un point A, qui est habituellement le point faible, le bossage 196 vient rencontrer la lame 197 et ferme les contacts 200 et 201 avant que le poinçon touche le fond de la filière, du fait que la distance du poinçon à la filière est maintenant augmentée. Le courant par suite passe dans le relais 208 qui ouvre le contact 211 et arrête la machine.
Après remplacement du poinçon cassé, le contact 211 doit être manoeuvré à la main pour que la machine puisse recommencer à marcher.
De tout ce qui précède,il apparaîtra clairement, pour tous ceux qui sont spécialisés dans l'art, qu'il s'agit d'une machine relativement simple et d'un rendement très élevé pour la réalisation des buts de l'inven- tion.
Il est bien entendu que les exemples de réalisation de l'inven- tion décrite ici ne sont en aucune manières limitatifs et que de nombreuses modifications peuvent être apportées à la construction de la machine sur l'invention, celle-ci s'étendant également à toute variante dans le même esprit.