<Desc/Clms Page number 1>
Il existe de nombreux modèles d'étançons métalliques destinés à étayer le toit dans les mines. En règle générale, ces étançons se com- posent de deux parties; une partie supérieure ou poinçon et une partie in- férieure ou fût, ces deux éléments pouvant coulisser l'un dans l'autre, de manière à permettre le réglage de la longueur de l'étançon. Le poinçon et le fût sont réunis- par une serrure solidaire du fût,le poinçon étant fixé à la position voulue dans le fût au moyen de pièces de serrage en métal disposées à l'intérieur de la serrure. On obtient ainsi, par frottement entre les pièces de serrage et le poinçon, une certaine force portante dont le dépassement provoque le coulissement du poinçon.
Dans les différents modèles connus d'étançons de ce type, les pièces de serrage sont pressées, par exemple au moyen d'une ou de plusieurs clavettes, contre deux faces opposées du poinçon.
Cette disposition présente certains inconvénients.
D'une part, en effet, le frottement qui se produit entre les pièces de serrage et le poinçon est un simple frottement de surfaces, si bien qu'il est nécessaire de serrer très fortement la clavette pour obtenir une force portante suffisante; il en résulte une tension de traction considérable dans la serrure et les parties sollicitées doivent, en consé- quence, avoir de très fortes dimensions.
D'autre part, le poinçon n'étant guidé que sur deux de ses fa - ces est sujet à flambage vers les deux c8tés non guidés. Or, en cas de flambage, l'axe longitudinal du poinçon n'est plus parallèle à celui du fût, ce qui réduit fortement la force portante de l'étançon, le poinçon transmettant excentriquement au fût la charge qu'il regoit.
La présente invention a pour objet un étançon métallique coulissant pour mines évitant les inconvénients mentionnés ci-dessus et présentant une force portante initiale particulièrement élevée.
Un mode d'exécution de cet étançon perfectionné est représenté à titre d'exemple aux dessins annexés dans lequel : les fig. 1 et 2 sont deux vues en élévation à 90 l'une de l'autre, . et la fig. 3 est une coupe transversale de l'étangon à hauteur de la serrure.
L'étançon suivant l'invention se compose essentiellement du fût 1, du poinçon 2 et de la serrure 3, fixée au fût par tout moyen approprié, par exemple par soudure, par rivets ou vis.
Le poinçon 2 a, en coupe, une section polygonale, par exemple carrée, et dans l'exemple représenté, les diagonales de ce carré sont perpendiculaires aux faces de la serrure 3. Ce poinçon coulisse entre les deux pièces de serrage 4 et 5 qui reposent par leur base sur deux faces opposées de la serrure 3, le serrage de ces pièces contre les poinçon a lieu au moyen de la clavette 6.
Suivant l'invention, chacune des pièces de serrage 4 et 5 est en contact avec le poinçon 2, non pas par une seule face comme dans les étançons usuels, mais par deux faces constituant un angle, de sorte que le poinçon est, dans son mouvement de coulissement, guidé sur toutes ses faces et ne peut s'écarter de l'axe dans aucun sens.
A cet effet, ces pièces de serrage présentent sur leurs faces internes la forme d'un angle rentrant correspondant aux faces du poinçon.
De plus, afin que, les faces en question des pièces de serrage soient parfaitement en contact avec celles du poinçon 2, elles présentent, dans le fond de leur angle, un petit évidement 7.
<Desc/Clms Page number 2>
En outre,les faces des pièces de serrage opposées à l'angle enserrant le poinçon présentent elles- mêmes un évidement tel que 8 (fig.
3), de manière à n'être en contact avec la clavette 6 ou le dos de la serrure 3 que par leurs extrémités et à réduire ainsi le plus possible l'effort de flexion sur le milieu de la serrure.
Grâce au contact de chacune des pièces de serrage avec le poinçon sur deux faces formant angle, on utilise le principe de l'effet de coin. Par suite de l'augmentation de la surface, de frottement d'une part, et de la pression unitaire, d'autre part, dans ce cas, il est possible, grâce à l'invention, d'obtenir une force portante initiale élevée tout en n'enfonçant que modérément la clavette, et par suite en provoquant dans la serrure une tension inférieure à celle qui se produit dans les étançons actuels.
De plus, l'utilisation de cet effet de coin et du guidage sur quatre faces permet de donner à l'étançon une forme très simple et de réduire le poids du poinçon, du fût et de la serrure pour une force portante donnée.
REVENDICATIONS.
"Ayant ainsi décrit mon invention et me réservant d'y appor- "ter tous perfectionnements ou modifications qui me paraîtraient néces- "saires, je revendique comme ma propriété exclusive et privative" :
1 Etançon métallique coulissant pour mines, caractérisé par le fait que chacune des pièces du serrage agit sur deux faces formant angle du poinçon, de manière à augmenter le coefficient de frottement et à réaliser le guidage du poinçon sur toutes ses faces.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.