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La présente invention concerne le montage de contreforts en polyé- thylène dans les chaussures, et plus particulièrement la fixation desdits contreforts à l'intérieur des chaussures.
Elle se propose notamment : - d'effectuer l'incorporation d'un contrefort à une chaussure par un procédé qui permette au contrefort de se déplacer par rapport aux parties adjacentes de la chaussure après qu'il a été incorporé à celle- ci; - de monter un contrefort ou raidisseur de talon dans une chaus- sure à l'aide d'pne substance adhésive qui, tout en liant le contrefort aux parties adjacentes de la chaussure, lui permette de s'en écarter et de se mouvoir par rapport . elles, cette substance rétablissant la liaison entre le contrefort et les parties adjacentes de la chaussure après un tel mouvement relatif;
- de faire en sorte que les couches adjacentes au contrefort ramènent les éléments du joint à leur forme initiale, après qu'ils ont été déformés, en raison du fait que les dites couches sont retenues par une partie au moins du contrefort en polyéthylène, ces couches étant ultérieurement de nouveau unies par adhérence à la partie dû contrefort dont elles ont été détachées.
Ces divers buts de l'invention seront mis en évidence au cours de la description détaillée qui en sera donnée ci-après.
Dans la demande de brevet déposée aux Etats Unis d'Amérique sous le numéro de série 223@480, le 28 Avril 1951, la Demanderesse à décrit un contrefort fait entièrement du composé plastique connu sous le nom de polyéthylène. Le montage de ce contrefort en polyéthylène dans les chaussures ordinaires par les procédés de montage habituels donne lieu dans la fabrication normale des chaussures, à des difficultés dues aux caractéristiques du composé de polyéthylène dont est fait le contrefort.
La surface du contrefort est lisse, elle ne se laisse pas pénétrer par les produits chimiques dont est composée la colle et ne réagit pas avec ces produits. Cette surface est telle que les colles habituellement utilisées dans la fabrication classique des chaussures n'y adhèrent pas. Par ailleurs, les colles qui adhèrent à la surface du polyéthylène n'assurent pas l'union ou joint solide qui est nécessaire entre le contrefort et les parties adjacentes de la chaussure pendant l'emploi normal de celle-ci.
Pour incorporer le contrefort de polyéthylène aux chaussures,il est désirable que ce contrefort soit fixé en place dans l'empeigne de la chaussure sans aucune couture. C'est pourquoi il est important que le contrefort soit fixé dans l'empeigne par collage. Conformément à l'invention, le montage d'une chaussure est effectué sur une forme, ainsi qu'il est de pratique courante dans les opérations générales de fabrication et de montage des chaussures. On commence par poser et clouer une semelle intérieure ou "première" sur la forme de la chaussure, puis on monte l'empeigne. On place ensuite un contrefort enduit de colle à l'intérieur de l'empeigne.
On dispose l'ensemble de l'empeigne et du contrefort au-dessus de la forme et effectue le rabattage latéral de l'empeigne sur cette forme au voisinage de la partie médiane de la chaussure, puis on cloue ladite empeigne sur la forme. L'ensemble de la forme et de l'empeigne est alors placé dans une machine à monter les talons, qui forme le talon de la chaussure. Pendant le montage du talon, on travaille le quartier à la partie arrière de l'empeigne de manière qu'il se conforme étroitement au contrefort. On procède alors aux autres opérations nécessaires pour terminer la chaussure.
Une des caractéristiques de l'invention réside dans le fait que, au cours du montage de la chaussure, après l'insertion du contrefort en polyéthylène dans la chaussure, un mouvement relatif est permis entre le contrefort et les parties adjacentes de l'empeigne, sans que ceci empêche la fixation du
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polyéthylène aux surfaces adjacentes de la chaussure finie ou ait un effet préjudiciable sur cette opération.
Selon une autre caractéristique de l'invention, après le mouvement relatif entre les parties de l'empeigne, les couches adjacentes au contrefort sont ramenées à leur forme initiale du fait qu'elles sont retenues par une partie au moins dudit contrefort puis elles sont de nouveau appliquées en contact d'adhérence contre les surfaces du contrefort dont elles avaient été détachées.
Une façon de fixer un contrefort de chaussure en polyéthylène dans le quartier d'une chaussure conformément au présent procédé consiste à enduire le contrefort, avant de l'insérer dans le quartier, d'une substance adhésive qui forme un revêtement supérficiel collant en permanence sur la surface lisse, imperméable et résistante du contrefort en polyéthylène. Une couche de ce type de substance adhésive sur le contrefort reste collante et sensible à la pression, ce qui permet de dégager l'une de l'autre les surfaces adjacentes adhérentes, de modifier les positions relatives des parties adjacentes et de supporter aussi les couches adjacentes de la chaussure par des parties de la surface du contrefort de la chaussure, puis de rétablir l'adhérence entre le contrefort en polyéthylène et la ou les surfaces adjacentes.
Ceci est important pendant l'opération de montage du talon, ainsi qu'il a été expliqué plus haut, et dans l'utilisation subséquente de la chaussure finie-
La substance adhésive, sensible à la pression et restant collante selon l'invention doit être d'une nature telle que l'adhérence qui existe entre ladite substance et la surface du contrefort soit plus forte que la cohésion pelliculaire relative qui existe au sein de la couche de substance adhésive. Les substances adhésives utilisées pour constituer cette couche sensible à la pression et restant collante doivent par conséquent être telles qu'elles ne se prêtent pour ainsi dire pas à la formation de pellicules.
Ladite substance doit aussi être suffisamment cohérente pour résister à un mouvement parallèle entre les surfaces adhérentes. D'autres conditions sont que la substance collante soit suffisamment flexible et collante au point de congélation et aux températures- plus basses, qu'elle ne soit pas toxique et qu'elle ne colle pas aux mains de l'ouvrier monteur.
Il faut que le contrefort de la chaussure adhère au quartier de l'empeigne pour empêcher que ces deux parties se séparent l'une de l'autre ce qui permettrait au cuir du quartier de se rider et froncer et s'accumuler vers le fond de la chaussure. Le mouvement principal qui se produit entre un contrefort et les surfaces adjacentes et auquel la substance adhésive du contrefort doit résister en un moùvement parallèle entre les surfaces de contact du contrefort et du quartier. Le présent joint établi par la substance adhésive est particulièrement propre à résister au mouvement parallèle des surfaces en contact.
Il est suffisamment fort pour supporter le quartier d'une empeigne de chaussure par adhérence avec une portion de la surface du contrefort et il est également assez fort pour entraîner le quartier avec le contrefort de polyéthylène élastique lorsque ce quartier est ramené à sa forme normale après avoir été déformé. En même temps, la substance adhésive selon l'invention est destinée à rétablir le joint entre de telles surfaces en contact chaque fois qu'un tel joint a été rompu.
La couche de substance adhésive qui effectue ainsi le collage et le décollage temporaires des surfaces en contact du contrefort et du quartier de l'empeigne permet de monter le contrefort dans la chaussure par un procédé qui est nouveau en ce sens qu'il établit entre le contrefort et le quartier une relation qui corrige le déplacement défectueux que subissent les pièces sous l'effet des flexions répétées, de la formation de plus ou autres mauvais traitements de l'arrière de la portion talon de la chaussure.
Si l'arrière de la chaussure est écrasé, les parties constituantes de la chaussure tendent à se disjoindre. Dans le présent procédé de montage d'un
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contrefort dans une chaussure, la couche de substance adhésive collante prévue rétablit l'adhérence entre le contrefort et les parties adjacentes du quartier. Si un tel rétablissement de l'adhérence n'a pas rétabli la disposition initiale des;pièces, ces dernières ne resteront pas ainsi de façon permanente. Dans l'emploi normal de la chaussure, les efforts occa- sionnés par la marche entre le quartier et le contrefort provoquent ulté- rieurement une seconde disjonction des surfaces adhérentes, cette seconde disjonction étant de nouveau suivie de la formation d'un second joint entre les surfaces.
Au moment du rétablissement de la seconde jonction entre les surfaces en contact, le dérangement initial résultant de la flexion ou froissement initial sera corrigé et la disposition voulue des pièces sera obtenue.
Dans le présent procédé de montage, le joint temporaire a aussi pour rôle de maintenir certaines zones de la surface du contrefort et des couches adjacentes de la chaussure mutuellement en contact pendant que le contrefort en polyéthylène ramène la structure du talon à sa forme normale
Il a été déterminé que l'adhérence dans ce mode de montage résulte d'une combinaison de facteurs. L'un d'eux est la caractère collant permanent de la surface adhésive, grâce auquel cette substance est maintenue adhérente à la fois au contrefort en polyéthylène et à la matière adjacente et permet la formation d'unions répétées sans que la substance perde son caractère collant.
Un autre facteur est la cohérence qui confère d'une part à la substance adhésive la résistance contre tout mouvement parallèle relatif des surfaces jointes, et d'autre part la relation entre l'adhérence superficielle et les caractéristiques de formation de pellicule de la substance adhésive qui revêt le contrefort de la chaussure. Un autre facteur de la substance adhésive à caractère collant réside dans la fàit qu'elle reste souple à l'état déformé. Un autre facteur réside dans la cohérence de la substance adhésive revêtant des zones partielles de la surface du contrefort, qui assure l'adhérence entre le contrefort et la matière adjacente et le support de la matière adjacente par le contrefort.
Une des caractéristiques du contrefort en polyéthylène spécifiées dans la demande de brevet sus-mentionnée est la souplesse ou faculté d'écrasement du contrefort en polyéthylène. La paroi du contrefort peut être déprimée jusqu'au point où elle se trouve pliée presque en deux, et elle reprend alors rapidement sa forme initiale sans laisser aucune indication permanente de la déformation. La substance adhésive utilisée pour le présent procédé de montage des chaussures doit satisfaire à ces conditions extrêmes imposées au contrefort de polyéthylène et à la structure adjacente de la chaussure.
Le procédé selon l'invention de montage de la chaussure basé sur le fait d'incorporer à une chaussure un contrefort en polyéthylène enduit, d'une substance adhésive à caractère collant asure l'adhérence entre le contrefort et les surfaces qui lui sont adjacentes, en dépit des diverses dé- foimations auxquelles une chaussure est susceptible d'être soumise normalement.
Ce premier type de substance adhésive à caractère collant, appliqué dans le présent procédé, possède un caractère collant permanent et une cohérence suffisante pour résister au mouvement parallèle entre les surfaces jointes, et de la souplesse ; son dépôt' sur les contreforts est de préférence effectué sous forme d'une émulsion ou d'une solution dans un véhicule aqueux. On a constaté que la dispersion de constituants appropriés adhère fermement au polyéthylène, et une telle dispersion est appliquée de la même manière, dans le présent procédé, que dans le cas des colles ordinaires pour contreforts de chaussures.
Les matières utilisées dans le présent procédé ne collent pas à un degré préjudiciable aux mains de l'ouvrier monteur et la substance adhésive peut facilement être détachée des mains sans faire usage d'un détergent. Elle n'est pas: non plus influencée notablement par les températures normalement basses auxquelles sont soumises les chaussures. Une dispersion adhésive à caractère collant utilisée com-
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prend un mélange de diverses résines émulsionnées dans une solution de caséine, à partir de laquelle la substance adhésive se dépose sur le contrefort dans une opération d' immersion. L'émulsion peut aussi contenir un caoutchouc synthétique, tel que le Vistanex.
On a constaté qu'il est désirable d'ajouter à l'émulsion une solution à 2% de kelgin, en vue d'accroître la viscosité et l'onctuosité de l'émulsion.
La substance adhésive résultant de ce mélange possède une gamme de propriétés qui dépendent des pourcentages relatifs des constituants.
Cette gamme de propriétés conférée à la substance adhésive par le mélange ci-dessus permet d'obtenir celles des substances adhésives qui sont le plus avantageusement applicables au présent procédé. A l'intérieur de cette gamme de propriétés, il peut être préparé des substances adhésives qui varient d'une surface relativement dure, combinée à un pouvoir cohésif relativement élevé au sein de sa masse, à une surface relativement molle combinée avec un pouvoir cohésif relativement faible au sein de sa masse. Dans cette gamme de propriétés, les facteurs de limitation résident, d'une part, dans une dureté de la surface de la substance adhésive telle que cette substance ne possède pas un caractère collant adéquat, et d'autre part dans un manque de pouvoir cohésif s'opposant à une traction parallèle dans le corps de la substance.
Dans le mélange, la résine du type ester donne au joint la dureté et la cohésion nécessaires pour le montage de la chaussure, alors qu'une résine plus molle et le Vistanex assurent l'état collant et empêchent la tendance de la substance à former une pellicule. En faisant varier les pourcentages relatifs de ces constituants de la substance adhésive on peut modifier l'effet de cette substance sur le montage d'un contrefort en polyéthylène à l'intérieur d'une chaussure, de manière à établir soit un joint à l'aide d'une substance adhésive dont la surface est relativement non collante mais qui possède une force de cohésion inhérente considérable, soit un joint à l'aide d'une substance adhésive qui possède une surface plus collante mais une forme de cohésion interne moindre.
Le pouvoir adhésif de la couche superficielle est plus important que ses caractéristiques de formation de pellicule.
Certains composés se sont avérés propres à fournir les constituants de la dispersion indiquée plus haut. Par exemple, les résines peuvent être des résines de terpène thermoplastiques. L'ester peut être un glycéryle ou l'ester glycol d'une résine polymérisée. Le constitùant de caoutchouc synthétique peut être choisi parmi une série de polymères résultant de la polymérisation à basse température de l'isobutylène. D'autres composés appropriés possédant les mêmes propriétés adhésives peuvent être ajoutés ou substitués dans la dispersion. Dans l'exemple particulier donné ci-après, les résines Piccolyte sont des résines de terpène thermoplastiques de couleur claire. L'ester Polypale 10, qui est un produit de la Société Hercules Powder Company, est un glycol ester glycérilique de résine polymérisée.
On prépare la solution de caséine en dissolvant approximativement 6 parties de caséine dans 54 parties d'eau contenant 1% d'ammoniaque (à 28%). On dilue alors cette solution avec 40 parties d'eau contenant 2% de soude caustique.
On fond les résines et, à une température légèrement inférieure à 100 C., on ajoute, en agitant rapidement, la solution de caséine qui a aussi-été chauffée à environ 95 C. On a constaté qu'il est aussi avantageux d'ajouter un agent retenant l'eau afin de ralentir le séchage de la substance adhésive et permettre ainsi d'effectuer l'opération dans le temps prévu pour le montage des chaussures. Ces agents peuvent par exemple consister en une des gommes végétales telles que la gomme adragante ou la gomme de Karaya, ou la cellulose "Algin" ou méthylique, ou encore toute autre matière similaire susceptible d'absorber plusieurs fois son poids d'eau.
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On donnera ci-après quelques exemples particuliers des substances adhésives à caractère collant permanent, propres à être utilisées dans le présent procédé.
Exemple I.
EMI5.1
<tb>
<tb>
Parties <SEP> en <SEP> poids
<tb> Résine <SEP> Piccolyte <SEP> S-55 <SEP> 25 <SEP> 21,5
<tb> Ester <SEP> Polypale <SEP> 15 <SEP> 13,02
<tb> Solution <SEP> de <SEP> caséine <SEP> 75 <SEP> 65, <SEP> 5 <SEP>
<tb>
Exemple II.
EMI5.2
<tb>
<tb>
Parties <SEP> en <SEP> poids
<tb> Résine <SEP> Piccolyte <SEP> S-55 <SEP> 32,5 <SEP> 22
<tb> Ester <SEP> Polypale <SEP> 17,5 <SEP> 10,7
<tb> Vistanex <SEP> 25 <SEP> 15, <SEP> 9 <SEP>
<tb> Solution <SEP> de <SEP> caséine <SEP> 82,5 <SEP> 53
<tb>
Exemple III.
EMI5.3
<tb>
<tb>
Parties <SEP> en <SEP> poids <SEP> %
<tb> Résine <SEP> Piccolyte <SEP> S-55 <SEP> 40 <SEP> 20
<tb> Ester <SEP> Polypale <SEP> 20 <SEP> 10
<tb> Vistanex <SEP> 50 <SEP> 25
<tb> Solution <SEP> de <SEP> caséine <SEP> 90 <SEP> 45
<tb>
Exemple IV.
EMI5.4
<tb>
<tb>
Parties <SEP> en <SEP> 'poids
<tb> S-40 <SEP> Piccolyte <SEP> 60 <SEP> 23,5
<tb> Ester <SEP> Polypale <SEP> 10 <SEP> 30 <SEP> Il,5
<tb> Solution <SEP> de <SEP> caséine <SEP> 110 <SEP> 41,5
<tb> Solution <SEP> de <SEP> Kelgin <SEP> à <SEP> 2% <SEP> 60 <SEP> 23,5
<tb>
Exemple V.
EMI5.5
<tb>
<tb>
Parties <SEP> en <SEP> poids
<tb> S-40 <SEP> Piccolyte <SEP> 47 <SEP> 18
<tb> Ester <SEP> Polypale <SEP> 10 <SEP> 24 <SEP> 9,2
<tb> Vistanex <SEP> LM-H <SEP> 22 <SEP> 8,4
<tb> Solution <SEP> de <SEP> caséine <SEP> 107 <SEP> 41,1
<tb> Solution <SEP> de <SEP> Kelgin <SEP> à <SEP> 2% <SEP> 60 <SEP> 23,5
<tb>
Les parties en poids indiquées pour les constituants de la colle rentrent généralement dans la limite des échelles spécifiées dans le tableau ci-dessous :
Tableau I.
EMI5.6
<tb>
<tb>
Parties <SEP> en <SEP> poids
<tb> S-4p <SEP> Piccolyte <SEP> 47-60 <SEP> 66-53,5
<tb> Ester <SEP> Polypale <SEP> 10 <SEP> 24-30 <SEP> 33-26,7
<tb> Vistanex <SEP> LM-li <SEP> 0-22 <SEP> 0-19, <SEP> 6 <SEP>
<tb>
Les exemples I-et IV se rapportent à une colle dure. Les exemples III.et V se rapportent à une colle molle. L'exemple II se rapporte à une colle intermédiaire dont le pouvoir collant et la force cohésive sont modifiés. Le choix de la substance adhésive pour le présent procédé est déterminé par les propriétés que doit posséder cette substance dans le montage des chaussures. L'une quelconque des substances adhésives possédant les propriétés de celles des exemples et du tableau ci-dessus peut être utilisée dans le présent procédé.
Le type de substance adhésive des exemples ci-dessus confère au
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présent procédé les avantages énumérés plus haut. Le mode opératoire du présent procédé dans lequel il est fait usage du type de substance adhésive à caractère collant constitue une forme de réalisation de l'invention.
Due autre façon conforme à l'invention de fixer un contrefort en polyéthylène dans le quartier d'une chaussure consiste à revêtir préalablement le contrefort d'une substance adhésive thermoplastique qui est sensiblement non collante à la température ambiante. Dans ce mode opératoire, avant d'insérer le contrefort dans l'empeigne on applique sur lui une substance adhésive qui est thermoplastiquement adhésive au-dessus de 60 C., et le contrefort ainsi enduit est apte à coopérer avec la matière à surface lisse et résistante de l'empeigne. Après avoir été enduit de la substance adhésive thermoplastique, on laisse sécher le contrefort à une température inférieure à 60 C. pour permettre à l'enduit de durcir sur le contrefort.
Le contrefort pourvu de son enduit ainsi solidifié peut être manipulé de la même manière que les contreforts non enduits. On place alors le contrefort enduit dans l'empeigne, à la main ou par l'une quelconque des méthodes habituelles, puis on effectue le rabattage des portions latérales de l'empei- gne sur la forme. Cette opération est suivie du façonnage et du montage, du talon sur la forme, puis du façonnage et du montage de la pointe ou boit de la chaussure sur la forme.
La substance adhésive thermoplastique est un mélange de matières organiques dont le point de fusion est plus bas que celui de la matière dont est fait le contrefort. Cette substance adhère fortement au contrefort en polyéthylène et est flexible, sous forme de minces pellicules, même aux températures de congélation. Il est préférable de faire usage d'une substance adhésive dont le point de fusion est compris dans l'échelle des températures normalement appliquées dans l'étuve ou four de séchage des manufactures de chaussures.
La substance adhésive thermoplastique dont est revêtu le contrefort possède un caractère collant au-dessus de 60 C. A ce stade, l'empeigne mise sur forme est chauffée au-dessus de 60 C., de préférence à une température voisine de 70 C. A ces températures, la substance adhésive thermoplastique devient molle et collante. Elle fixe le contrefort aux parties voisines de la chaussure, à savoir le quartier à l'extérieur, et la doublure de quartier, à l'intérieur. Lorsque la chaussure mise sur forme quitte le stade de chauffage, un joint a été établi par collage entre le contrefort et l'empeigne, d'une part, et la garniture du quartier, d'autre part, en raison du pouvoir adhésif de la couche.
On refroidit alors l'ensemble au-dessous de 60 C et, en durcissant à cette température inférieure, la substance unit fermement le contrefort et l'empeigne, d'une part, et le contrefort et la doublure de quartier d'autre part. De cette façon, le contrefort est fixé dans la chaussure montée sans qu'on ait eu recours à d'autres moyens de fixation. Dans ce procédé, il est préférable de fixer un contrefort en polyéthylène à l'intérieur d'une chaussure ordinaire de telle manière que le composé adhésif fonde dans l'échelle des températures du four de séchage, à savoir 60 -115 C., et de préférence 60 -76 C.
Ces températures sont critiques à deux points de vue : le point de fusion de la substance doit être suffisamment bas pour qu'elle se ramollisse et s'unisse au contrefort en formant avec lui sous la pression de la forme.une structure stratifiée, à l'intérieur du four; 2) la viscosité d'un bain d'immersion à l'état fondu varie à l'inverse de la température;
il est nécessaire que la substance fonde à une température suffisamment basse pour que le bain puisse être chauffé à une température suffisamment, élevée pour maintenir sa viscosité au-dessous d'environ 500 centipoises, et de préférence au-dessous de 100 centipoises, afin que la pellicule de substance adhésive qui adhère au contrefort soit suffisamment mince, du point de vue économique. Ainsi, la température du bain d'immersion pourra atteindre 155 C.; mais elle devra dans tous les cas, être inférieure à celle qui provoquerait le ramollissement et la déformation du contrefort moulé.
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La température à laquelle on pent chauffer la chaussure pendant, le stade de collage de l'ensemble dépend du temps pendant lequel le chauf- fage a lieu. Par exemple, si la période de chauffage doit être inférieure à 30 minutes, on court le risque que l'adhérence ne soit que partielle.
Pour cette raison, la température la plus efficace dépend de la période de chauffage. D'une façon générale, si cette période est inférieure à 30 minutes, la température doit dépasser 70 C. Au contraire, si la température est voisine de 60 C. il faut augmenter dans une mesure correspondante la période de chauffage.
La composition adhésive appliquée dans ce second mode opératoire contient, à titre de constituant principal, une cire à laquelle sont adjointes des quantités mineures d'agents modificateurs tant caoutchouteux que résineux. Les constituants de la cire peuvent comprendre le suivants :
Paraffine micro-cristalline fondant entre 70 et 85 C.j
Paraffine cristalline ordinaire fondant entre 54 et 60 C.
Acides gras supérieurs tels que l'acide stéarique, l'acide oléique ou les acides gras hydrogénés dérivés des huiles de poisson;
Résines élastomères d'alkydes cireuses, non modifiées par des huiles, et donnent naissance à des pellicules, telles que le produit dit "Néolyn n 23".
Les constituants caoutchouteux comprennent divers polymères caoutchouteux de la nature du polyisobutylène à haut poids moléculaire, par exemple le caoutchouc butyle (GR-10); le caoutchouc naturel non vulcanisé broyé, et le caoutchouc synthétique GR-S.
Les constituants résineux sont composés d'une résine fusible thermoplastique choisie, par exemple, parmi les résines de polystyrène,les polyterpènes et les résines bitumineuses. On citera comme typiques le bêtapinène polymérisé (Piccolyte), la résine bitumineuse dérivée du charbon Utah (RBH résine 510L), et les résines de polystyrène modifiées.
On peut préparer la composition en la dissolvant dans un solvant volatil en vue de son application sur le contrefort en polyéthylène. On peut aussi la préparer en mélangeant les constituants à une température appropriée. Dans le cas du type de substance adhésive à l'état fondu, on mélange le constituant caoutchouteux et la paraffine dans un malaxeur-pétrisseur Warner-Pfleiderer de grande puissance, chauffé. La charge caoutchouteuse résultante et les autres constituants de la composition sont fondus ensemble dans une chaudière à chemise de vapeur et mélangés jusqu'à ce qu'on ait obtenu une matière homogène.
La préparation de la substance adhésive du type solvant est obtenue par dissolution des constituants dans le solvant. On agite le mélange à la température ambiante ordinaire, ou un peu plus élevée mais ne dépassant pas 60 C. On peut procéder à un reflux du solvant si on le désire.
Lorsqu'on a.obtenu une solution homogène, on refroidit la composition adhésive à la température ambiante. Elle peut alors être utilisée pour l'immersion ou pour l'emploi au pistolet.
Le tableau donné ci-dessous indique les proportions en poids des constituants de la substance adhésive fondue et de la substance adhésive dissoute : Tableau II.
EMI7.1
<tb>
<tb>
Bain <SEP> fondu <SEP> Solvant <SEP> 1 <SEP> Solvant <SEP> 2
<tb> Constituants <SEP> cireux <SEP> 70-90 <SEP> 40-90 <SEP> 40-70
<tb> Constituants <SEP> caoutchouteux <SEP> 3-10 <SEP> 3-20 <SEP> 10-20
<tb> Constituants <SEP> résineux <SEP> 5-25 <SEP> la-40 <SEP> 25-50
<tb> Solvant- <SEP> 0-300 <SEP> 125-600
<tb>
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Les exemples ci-dessous illustrent les constituants particuliers de la composition fondue. :
EMI8.1
<tb>
<tb> Exemple <SEP> VI <SEP> Parties <SEP> en <SEP> poids
<tb> Caoutchouc <SEP> synthétique <SEP> polybutène <SEP> 5,5
<tb> GR-1-70
<tb> Paraffine <SEP> cristalline <SEP> 16,5
<tb> (point <SEP> de <SEP> fusion <SEP> 54-600C.)
<tb> Paraffine <SEP> micro <SEP> cristalline <SEP> 63,7
<tb> (point <SEP> de <SEP> fusion <SEP> 79-85 C.)
<tb> Résine <SEP> Picco <SEP> 10 <SEP> coumarone-indène <SEP> 20
<tb>
Exemple VII.
EMI8.2
<tb>
<tb>
Parties <SEP> en <SEP> poids
<tb> Vistanex <SEP> B-80 <SEP> polybutène <SEP> 5
<tb> (poids <SEP> moléculaire <SEP> 80-100 <SEP> 000)
<tb> Paraffine <SEP> cristalline <SEP> 15
<tb> (point <SEP> de <SEP> fusion <SEP> 54-60 C.)
<tb> Paraffine <SEP> micro <SEP> cristalline <SEP> 60
<tb> (point <SEP> de <SEP> fusion <SEP> 79-85 C.)
<tb> Piccolyte <SEP> S-10 <SEP> polyterpène <SEP> 16
<tb>
Les exemples ci-dessous illustrent les constituants particuliers de la composition adhésive du type solvant : Exemple VIII.
EMI8.3
<tb>
<tb>
Parties <SEP> en <SEP> poids
<tb> Caoutchouc <SEP> synthétique <SEP> GR-S <SEP> 8
<tb> Stearex <SEP> (acides <SEP> gras <SEP> hydrogénés
<tb> d'huiles <SEP> de <SEP> poisson) <SEP> 16
<tb> Paraffine <SEP> Sunwax <SEP> 5425 <SEP> 5
<tb> Résine <SEP> bitumineuse <SEP> 5IOL <SEP> 5
<tb> Résine <SEP> de <SEP> polystyrène <SEP> Piccolastic <SEP> E-50 <SEP> 14
<tb> Solvant <SEP> toluol <SEP> 25
<tb> Solvant <SEP> hexane <SEP> 25
<tb> Solvant <SEP> éthanol <SEP> 15
<tb>
Exemple IX.
EMI8.4
<tb>
<tb>
Parties <SEP> en <SEP> poids.
<tb>
Caoutchouc <SEP> en <SEP> feuille <SEP> fumée <SEP> 5
<tb> Chlorowax <SEP> 70 <SEP> 5
<tb> Acide <SEP> stéarique <SEP> 8
<tb> Alkyde <SEP> élastomère <SEP> cireux <SEP> (Néolyn <SEP> 23) <SEP> 5
<tb> Résine <SEP> bitumineuse <SEP> 510 <SEP> L <SEP> 8
<tb> Solvant <SEP> toluol <SEP> 56
<tb> Solvant <SEP> hexane <SEP> 20
<tb>
Le terme "quartier" utilisé dans la description ci-dessus s'entend à la fois pour la couche extérieure et pour la doublure du quartier, sauf indication contnaire.
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Il va de soi que l'invention décrite et représentée est sus- ceptible de recevoir diverses modifications rentrant dans le cadre et l'es- prit de ladite invention.