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Procédé de fabrication de nouveaux dentiers et plaquettes d'appui pour leur fixation.
Les dentiers préconisés jusqu'ici, en caoutchouc durci ou en composés cellulosiques ou bien en métal, présentent certains inconvénients, à savoir que leur adhérence à la surface du palais ou de la mâchoire est très faible et qu'une fois confectionnés et ajustés, ils ne peuvent ensuite être rectifiés sans une complète transformation. Ainsi, si le dentier ne s'adapte plus très exactement ou qu'au bout d'un certain temps, comme il arrive fréquemment, la forme du palais ou des gencives
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se modifie, il s'ensuit que le dentier n'adhère plus suffisamment, devient inutilisable et doit faire l'objet d'une transformation.
Cette invention a pour objet un dentier artificiel exempt de ces inconvénients, qui présente une forte adhérence et qui est susceptible d'être exactement ajusté de manière aisée; en outre, en cas de modification du palais ou des gencives, le nouveau dentier peut être rectifié et reajusté par la personne même qui le porte, et ce par un traitement très simple, sans être obligé d'avoir recours au dentiste ; étant,d'ailleurs, entendu qu'à la température buccale, le dentier conserve sa forme invariable.
Le corps du nouveau dentier artificiel peut être établi en toute matière appropriée, telle que caoutchouc durci, composition cellulosique ou métal par exemple; mais sa surface intérieure destinée à venir, à l'usage, au contact de la muqueuse du palais ou de la mâchoire doit se composer, conformément à l'invention, en totalité ou en partie, d'une matière qui reste ferme à la température de la bouche et qui, à une température plus élevée, vers 45 - 70 C., devient malléable et possède une grande adhérence à la muqueuse. L'ajustement exact du dentier s'obtient en le plongeant dans de l'eau chaude, puis en l'appuyant sur la surface du palais ou de la mâchoire, de manière qui il en épouse très exactement la forme; à la température de la bouche, un tel dentier garde sa forme sans modification.
Les inventeurs ont constaté que parmi un grand nombre de matières thermo-plastiques, c'est le balata ou des mélanges de balata et de gutta-percha ou de caoutchouc qui présentent la plus grande adhérence -
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et qui conviennent le mieux au but visé. Le balata est uns substance qui, au contraire de la gutta-percha et du oaoutohouo, ne se modifie pas et oonserve intégralement ses propriétés précieuses à l'intérieur de la bouche; il n'est attaqué ni par l'air, ni par la salive et il ne devient ni friable, ni cassant.
Comme mélanges de balata, de gutta et de caoutchouc, les mélanges à utiliser de préférence sont ceux dans lesquels le balata entre comme élément principal. En ce qui concerne les proportions de ces divers ingrédients à faire intervenir, il convient d'employer le mélange suivant: 90% de balata et 10% de gutta ou de caoutchouc, respectivement de gutta et de caoutchouc, La plus grande adhérence est obtenue avec des couches de balata purifié et plastifié par un traitement mécanique tel que pétrissage ou laminage.
La confection des dentiers conformes à l'invention peut se faire de la manière suivante :
Un dentier artificiel de matière quelconque, de préférence déjà ajusté, est garni sur sa surface intérieure d'un revêtement de balata ou d'un mélange de balata et de gutta ou de caoutchouc, par exemple en oomprimant une mince couche de balata sur la surface intérieure de l'appareil; l'établissement de cette couche mince de balata peut se faire avantageusement en laminant du balata légèrement chauffé, ce qui permet d'obtenir des oouches très uniformes et résistantes.
Dans beaucoup de cas, il oonvient de passer d'abord sur la surface intérieure du dentier, avant d'y plaquer la couche de balata, une dissolution de balata ou de balata et de gutta respectivement de caoutchouc dans un dissolvant approprié, tel que le benzol par exemple.
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On peut aussi établir le revêtement de balata, respectivement de balata et de gutta ou de balata et de caoutchouc, en enduisant la surface intérieure du dentier, une ou plusieurs fois, d'une solution aussi dense que possible desdits ingrédients dans un dissolvant volatil comme le benzol et en laissant ensuite évaporer le solvant; dans ce cas, l'application d'une couche de balata devient inutile.
S'il s'agit d'établir des dentiers de caoutchouc durci avec revêtement de balata ou de mélanges à base de balata, l'on peut aussi procéder autrement, par exemple en appliquant la couche de balata respectivement de balata et de gutta ou de balata et de caoutchouc sur la surface intérieure du dentier avant sa vulcanisation, puis en effectuant celle-ci. En procédant ainsi, il est difficile d'éviter que la couche de balata, par suite de la vulcanisation, absorbe quelque peu de soufre, et ce au détriment de sa plasticité; aussi convient-il d'utiliser, dans ce cas, une couche de balata d'épaisseur convenable, d'environ 2 à 3 m/m, de manière que la surface extérieure de la couche de balata reste non vulcanisée, après la vulcanisation.
Il n'est nullement nécessaire que toute la, surface intérieure du dentier se compose entièrement de balata; il suffit qu'elle se compose en partie de balata respectivement qu'elle soit recouverte en partie de cette substance.
Les essais faits ont établi, en outre, qu'il n'est pas nécessaire que le dentier, en quelque matière appropriée, soit solidement lié à la couche de matière rendue plastique entre les-températures limites
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indiquées plus haut, telle que le balata; qu'il suffit d'interposer entre le dentier et la surface d'appui (palais, mâchoire) sur laquelle il repose, une couche intermédiaire consistant en une matière susoeptible d'être plastifiée entre les températures limites indiquées, comme le balata, la pression de l'air produisant, à l'usage du dentier, l'application et l'ajustement exact de l'appareil sur la couche intermédiaire.
Cette couche intermédiaire peut aussi être établie comme plaquette d'appui indépendante formant joint pour dentiers de toute espèce.
On a déjà proposé des plaquettes et joints de ce genre dans le but mentionné et l'on a préconisé, à. cet effet, l'emploi de divers ingrédients tels que le caoutchouc ordinaire ou le cuir. Mais le premier de ces produits ne convient pas, car il s'agit d'une matière élastique qui, en raison de son élasticité tend à réagir contre la pression; de même le cuir et autres matériaux essayés jusqu'à présent ne remplissent pas le but recherché.
Les demandeurs ont trouvé que la matière convenant le mieux pour des plaquettes d'appui de ce genre, consistait, également, en une substance plastifiable entre des températures limites déterminées, substance restant ferme à la température de la bouche, mais présentant une forte adhérence sur les muqueuses et plastifiable à des températures supérieures à la température buccale, à environ 45 - 70 C.
De plus, il a été établi que parmi le grand nombre de matières à prendre en considération, c'est le balata ou des mélanges de balata avec d'autres
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substances plastifiables du même genre, qui conviennent le mieux, et principalement des mélanges de balata et de gutta ou de caoutchouc. C'est au balata pur ou aux mélanges de balata dans lesquels ce dernier constitue l'élément principal qu'il faut donner la préférence; ainsi, un mélange de 95% de balata, de 4% de gutta et de 1% de caoutchouc fournit un produit excellent à utiliser.
Au balata ou au mélange de balata on peut, d'ailleurs, ajouter de petites quantités de matières inertes ou indifférentes telles que des matières de remplissage injorganiques, du talc ou kaolin par exemple, ou encore certains colorants, comme ceux déjà utilisés dans l'industrie du caoutchouc pour colorer le caoutchouc.
L'établissement des plaquettes d'appui conformes à l'invention peut se faire au moyen de balata, de préférence purifié, rendu plus dense par un traitement mécanique (pétrissage, laminage, compression) et ensuite réduit en plaquettes minces d'environ 0,2 - 0,8 m/m d'épaisseur,
Pour procéder à l'établissement de dentiers au moyen de plaquettes conformes à ltinvention, il convient de procéder de la manière suivante : La plaquette est d'abord découpée à des dimensions telles que sa grandeur corresponde autant que possible à celle de la surface d'application du dentier. Puis, elle est chauffée dans l'eau chaude ou dans l'air chaud à une température de 45 - 70 C., de manière à devenir plastique et c'est dans cet état qu'elle est posée sur la surface dtapplication du dentier.
On appuie alors le dentier, ainsi garni de la plaquette, sur le palais ou sur la mâchoire inférieure, ce qui en donne une reproduction très exacte. Si alors on retire l'appareil de la bouche,
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la plaquette reste adhérente au dentier et l'on peut facilement enlever, en les coupant, les parties exoédentes et bavures de la plaquette.
Quand il s'agit de garnir de plaquettes d'appui des dentiers pourvus de ventouses, il est particulièrement avantageux de pratiquer, dans ces plaquettes, aux emplacements des ventouses, des découpures en rapport avec la grandeur de ces dernières, ce qui augmente très considérablement l'effet des ventouses.
Les dentiers garnis des plaquettes en. question peuvent être lavés à l'eau et nettoyés avec une brosse douce, sans abimer en quoi que ce soit les plaquettes et eux-mêmes ne subissent aucune variation.
Il va de soi que l'on peut aussi fixer la plaquette, convenablement préparée et découpée, sur le dentier au moyen d'une colle appropriée, fixation d'ailleurs inutile dans la plupart des cas, vu que la plaquette une fois bien ajustée, adhère solidement au dentier sans colle.
Les dentiers munis desdites plaquettes,qu'ils soient de caoutchouc durci ou de métal, présentent une adhérence à la muqueuse non réalisée jusqu'alors et il est par suite possible d'éviter complètement, dans beaucoup de cas, l'emploi de crochets. De plus, les dentiers garnis desdites plaquettes présentent ce grand avantage de ne pas blesser les muqueuses, évitant ainsi toutes irritations, érosions et atrophias de ces dernières et ce grâce à ce que la matière (balata) des plaquettes est considérablement plus douce que le caoutchouc durci ou le métal.
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Comme d'autre part, la couche de balata reste ferme à la température de la bouche, sa surface extérieure ne se modifie pas à cette température, bien que le balata présente encore une certaine, mais très faible plasticité à ladite température. Cette très faible plasticité procure, d'ailleurs, cet autre avantage à savoir que, si à la longue, il se produit quelque déformation du palais ou de la mâchoire inférieure, la couche de balata s'y ajuste spontanément, de sorte que, jusqu'à un certain point, la couche de balata reproduit exactement la partie du palais sur laquelle elle s'appuie et que le dentier reste irreprochable.
Revendications
1 - Dentier caractérisé en ce que sa surface intérieure qui s'applique, à l'usage, sur la muqueuse du palais ou de la mâchoire est composée totalement ou partiellement ou bien revêtue totalement ou partiellement d'une matière qui reste ferme à la température de la bouche, mais est plastifiable à environ 5 - 70 C.