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La présente invention a trait à la fabrication des chaussures, et se propose notamment : - de fournir un procédé et un appareil permettant d'effectuer d'une manière pratique et économique la fixation des semelles extérieures aux chaussures par une modification apportée à la substance de la semelle extérieure, pendant que celle-ci maintenue en contact avec la base de la chaussure, de manière à la faire adhérer très fermement à ladite base, par opposition aux méthodes connues de couture, de clouage et/ou de l'utilisa- tion d'une substance adhésive ; - de fournir un procédé de fixation des semelles extérieures par l'application d'une chaleur et d'une pression à l'effet d'effectuer la fixa- tion dans un temps minimum et de mouler simultanément la semelle extérieure pour lui donner une forme prédéterminée et, le cas échéant, l'ornementer ;
d'améliorer le transfert de chaleur à la semelle et travers la substance de cette semelle, en particulier des parties épaissies de la semelle telles que le talon, le cambrillon et les bords, de manière a diminuer le temps nécessaire pour terminer l'opération de fixation ; - de fournir un procédé permettant de fixer des semelles extérieures à des empeignes de chaussures ou analogues pourvues ou non de premières ou de couches intérieures en liège, feutre ou substances équivalentes, à des températures élevées, sans risque de détérioration de l'empeigne ;
- de fournir un procédé permettant de fixer des semelles brutes en caoutchouc, produits analogues au caoutchouc, substances plastiques ou similaires ou toutes autres matières équivalentes.qui, lorsqu'elles sont chauffées, deviennent plastiquement adhésives et, par vulcanisation, fusion ou action similaire, se fixent d'une manière permanente à la surface contre laquelle elles sont maintenues pendant qu'elles sont chauffées ; - de fournir un procédé permettant d'assujettir des semelles exté- rieures à. des chaussures dont l'empeigne est faite de toile forte, de tissu, de caoutchouc, de cuir ou de matières analogues, et plus particulièrement à des chaussures telles que :
souliers, brodequins, pantoufles, bottes et autres articles propres à recouvrir ou envelopper les pieds et les jambes, y compris les leggings et les extrémités inférieures de certains vêtements enveloppant les jambes.
- Pour simplifier la description donnée ci-après du présent procédé, on la limitera au procédé de fixation des semelles extérieures en caoutchouc, par vulcanisation à la base ou portion inférieure d'empeignes en toile forte pour chaussures. Il est bien entendu toutefois que le présent procédé est applicable la fixation de semelles, en caoutchouc ou substances plastiques, à des chaussures ou articles d'habillement de tous genres, que ce soit par vulcanisation, par fusion ou par toute opération équivalente ou analogue, les termes "caoutchouc" et "vulcanisation" utilisés ci-après ne devant donc pas être considérés comme limitant l'invention en aucune façon.
Conformément aux buts ci-dessus, une chaleur vulcanisante est appliquée rapidement à la substance de la semelle brute (non vulcanisée) sur la face intérieure de celle-ci, que ce soit en supprimant la première ou son équivalent de façon que la portion inférieure chauffée de la forme sur laquelle est montée l'empeigne soit directement en contact superficiel avec la face intérieure de la semelle non vulcanisée, ou en pratiquant dans ladite première ou un autre élément de structure intérieur des ouvertures destinées à être traversées par des éléments de transfert de chaleur spécialement prévus et portés par la portion inférieure de l'empeigne, lesquels éléments entrent en contact avec la surface de la semelle, en accroissant notablement l'étendue de la surface par l'intermédiaire de laquelle la chaleur peut être appliquée à la semelle,
et en chauffant les surfaces intérieure, extérieure et marginales de la semelle.
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Conformément au mode opératoire préféré, la première (ou semelle intérieure) , la semelle intermédiaire ou tout organe intérieur équivalent, est entièrement supprimé, l'empeigne étant montée à l'aide d'un cordon de tirage placé le long du bord de sa portion de montage marginale de manière à laisser exposée sensiblement toute la surface de la base de la forme.
A titre de variante, on peut avoir recours à un laçage transversal ou à une mince feuille ou bande élastique tendue en travers de la base, de l'une à l'autre des portions de montage marginales pour tirer ces portions vers l'intérieur et contre la base. De préférence, on fixe des goupilles rigides à la base de la forme, le long du cambrillon et des deux côtés de cette forme, et l'on tire les portions de montage marginales par dessus ces goupilles, de chaque co@@, de façon à empaler lesdites portions sur lesdites goupilles et assurer ainsi un ajustement étroit en tous les points de la portion de cambrure de 1'empeigneo Pour maintenir l'empeigne tendue et lisse sur la forme, des goupilles ou des éléments équivalents peuvent être fixés à la partie supérieure de la forme,
ces goupilles étant destinées à entrer en prise avec un ou plusieurs oeillets ou autres ouvertures de l'empeigne.
Lorsque le montage est effectué de la sorte et que l'empeigne est placée au contact d'une semelle non vulcanisée, la forme métallique entre directement en contact superficiel avec ladite semelle, de sorte que le transfert de chaleur est maximum. Lorsque la semelle est directement assujettie à la portion de montage marginale sans l'aide d'une première ou de son équivalent, il est préférable de nerforer la portion de montage marginale, ou de constituer une couture desurjet le long du bord , de cette portion, de manière à former à la périphérie une série de boucles à travers lesquelles la substance de la semelle suinte ou s'infiltre pendant la vulcanisation, afin d'assurer un meilleur ancrage.
A titre d'alternative , on peut pratiquer dans la portion inférieure de la forme de montage des entailles ou indentations permettant à la substance de la semelle de couler par dessus la face intérieure de la portion de montage marginale. De préférence, une quantité suffisante de caoutchouc devra traverser de'bas en haut les trous de la portion marginale ou les entailles de la portion irférieure de la forme, autour des bords espacés de la portion de montage marginale, de façon que ce caoutchouc s'étale vers l'intérieur par dessus la face intérieure de ladite portion et forme une surface intérieure concave et unie propre à constituer une sorte d'assiette ou siège confortable pour le pied.
Telle qu'elle est ainsi établie, la chaussure possède des qualités de port, de durée et de résistance mécanique au moins aussi bonnes que celles d'une chaussure dans laquelle il est fait usage d'une premfère ; et un autre avantage est qu'une telle chaussure peut être fabriquée beaucoup plus économiquement en raison de la suppression tant de la première que des opérations de montage de l'empeigne sur une première.
S'il est fait usage d'une première ou d'un autre organe intérieur similaire, le procédé consiste à pratiquer dans ladite première ou autre organe des perforations ou ouvertures à travers lesquelles la base de la forme peut avoir un contact sensiblement direct avec la surface intérieure sousjacente de la semelle extérieure.
Pour accélérer davantage encore le transfert de chaleur à travers la substance de la semelle, il est préférable d'accroître l'étendue de la surface intérieure de la semelle de manière à obtenir un plus grand contact avec les moyens de chauffage. On peut y parvenir en pratiquant à la surface des cavités ou trous, ceux-ci étant plus ou moins profonds selon l'épaisseur de la semelle et de la partie dans laquelle les trous sont pratiqués.
Ces trous peuvent être pratiqués avant que la forme ait été appliquée contre la semelle, de manière qu'ils reçoivent les goupilles portées par la base de la forme ; ou bien ils peuvent être percés par les goupilles elles-mêmes au moment où l'on force la semelle à entier en prise avec la base de la forme à laquelle sont fixées les goupilles.Ces darmières conduisent la chaleur de la base de la forme à la surface de la semelle et à l'intérieur de la substance des parties sous-jacentes de la surface de cette semelle.Après vulcanisation,les saillies ou goupilles peuvent facilement être retirées de la semelle,dans laquelle elles laissent des rous.
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La présence de cestrous dans la semelle a l'avantage non seulement de rendre le chauffage plus regulier au cours de la vulcanisation et d'accélérer la vulcanisation mais aussi de diminuer la quantité de caoutchouc nécessai- re pour former la semelle et de rendrepir conséquent celle-ci plus légère, indépendamment du fait qu'une meilleure ventilation du pied est assurée.Si l'on estime néanmoins inacceptable la présence de trous, on peut remplir ceux-ci de liège ou de feutre, ou les recouvrir d'une garniture intérieure.
Conformément à une autre caractéristique de l'invention, la base ou face extérieure de la semelle et les bords de la semelle sont aussi chauffés à partir du moule chauffé, une surface de ce moule étant établie de manière à conférer la forme et les caractéristiques ornementales voulues à la semelle. Bien que les quantités de chaleur appliquées par la forme et le moule puissent être approximativement les mêmes, de façon que la chaleur pénètre à l'intérieur des deux surfaces de la semelle et progressive vers le centre approxjmaivement à la même vitesse, il est préférable que le chauffage de la face intérieure de la semelle soit plus rapide que celui de la face extérieure. On peut facilement assurer ce résultat en fournis- sant une plus grande quantité de chaleur à la base de la forme qu'aux éléments du moule.
Bien que la température plus élevée appliquée à l'inté- rieur de la semelle puisse occasionner un certain degré de survulcanisation, ceci n'est guère préjudiciable puisque la face intérieure de la semelle n'est pas soumise à une usure excessive. Il convient toutefois de prendre les précautions voulues pour éviter d'endommager l'empeigne par un chauffage excessif et c'est pourquoi il est préférable que les éléments chauffants disposés à l'intérieur des formes soient limités à la base desdites formes et isolés des côtés, comme il ressortira de la description donnée ci-après.
Bien qu'on ait décrit l'application de ce procédé à la fixation de semelles faites de caoutchouc ou de substances plastiques, c'est-à-dire de substances qui, dans le sens ordinaire, pourraient être interprétées comme étant exclusivement des compositions solides, il rentre dans le cadre de l'invention d'appliquer le même procédé, dans ses divers aspects, à la fixation de semelles faites de caoutchouc spongieux ou d'une composition de caoutchouc ou produit semblable au caoutchouc qui contient un agent de soufflage propre à provoquer la production et le dégagement d'un gaz à l'intérieur de la substance de la semelle pendant l'opération de chauffage,
et l'expansion du gaz engendré à l'intérieur d'un moule de forme prédéterminée dans lequel la source de pression servant à maintenir la semelle en contact avec l'empeigne pendant la vulcanisation est uniquement celle dérivée de l'expansion du gaz engendré par l'agent de soufflage.
Le but principal de l'appareil prévu pour mettre en oeuvre le présent procédé est de réaliser ce procédé d'une manière rapide, ledit appareil présentant une ou plusieurs des particularités ou avantages suivants : il comprend des moyens destinés à maintenir la portion de montage marginale d'une empeigne en contact avec la surface intérieure d'une semelle non vulcanisée, ainsi que des moyens destinés à transférer rapidement la chaleur fournie par la source de chaleur jusqu'à et à travers la substance de ladite semelle, afin d'en effectuer la vulcanisation ; le chauffage est réalisé sous pression, afin d'améliorer le contact de la semelle avec l'empeigne pendant la vulcanisation ; il suffit de remplacer certaines pièces de l'appareil par d'autres pour permettre le traitement de chaussures destinées au pied droit ou de chaussures destinées au pied gauche ;
la pression exercée contre la base de la forme pendant la vulcanisation est distribuée de façon à éviter toute inclinaison de la forme par rapport au plan de cette base ; les pièces dont sont composés la forme et le moule peuvent facilement être démontées et remplacées par d'autres de dimensions et types
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différents et s'ajustent facilement et commodément les unes aux autres ; les pièces de la forme et du moule sont chauffées en tout temps, et la chaleur appliquée à la forme est principalement limitée à sa base ; le moule est pourvu d'éléments qui communiquent à la semelle la forme désirée et/ou des motifs d'ornementation au cours de sa fixation;
certaines parties du moule sont assemblées à l'aide d'un dispositif à commande par moteur pourvu de moyens propres à résister à la séparation des plaques du moule pendant la vulcanisation indépendamment du dispositif commande par moteuro
L'appareil représenté à titre d'exemple comprend des organes presseurs disposés essentiellement l'un en regard de l'autre et destinés à être amenés l'un au contact de l'autre de manière à exercer une pression sur les surfaces opposées d'une semelle non vulcanisée et sur la portion de montage marginale d'une empeigne placée contre la surface intérieure de cette semelle.
Les organes en question affectent la forme d'un moule et de deux formes de montage destinées à coopérer alternativement avec le moule, le mouvement communiqué à l'une des formes pour l'amener à la position de travail par rapport au moule s'accompagnant d'un mouvement de 1' autre forme jusqu'à une position d'inactivité, à laquelle on peut commodément avoir accès pour monter une empeigne sur cette forme.
Les formes sont montées sur un arbre, en des points diamétralement opposés dudit arbre pour se mouvoir autour d'un axe horizontal, l'arbre pouvant recevoir à la fois une rotation permettant d'amener une seule des formes à une position de travail située au-dessus du moule et un mouvement vertical permettant d'abaisser la forme de manière à l'amener au contact du moule placé audessous d'elleo Un dispositif de centrage composé d'épaulements destinés à entrer mutuellement en prise et portés respectivement par l'arbre et par le support du moule, guide la forme choisie de manière à l'abaisser jusqu' à une position où elle est en contact et coïncide convenablement avec le moule ; ou bien, si le défaut d'alignement est excessif, ce dispositif dévie la forme vers une position nettèment écartée où elle ne risque pas d'intercepter la structure sous-jacente.
L'arbre est ajustable verticalement, afin qu'on puisse modifier la distance verticale entre la forme et le moule ; et les deux formes elles-mêmes sont fixées à l'arbre de façon ajustable pour se mouvoir en bloc longitudinalement et transversalement par rapport à 1' axe de l'arbre, ainsi qu'angulairement tant autour de l'axe de l'arbre qu'autour d'axes qui intersectent ledit axe.
L'ensemble de moule comprend deux plaques de bord et une plaque de base, les plaques de bord étant mobiles pour venir mutuellement en contact et constituer avec la plaque de base une cavité de moulage dont la forme correspond à la base de la chaussure. Le mouvement des plaques de bord est effectué par un mécanisme à commande par moteur comprenant une tringlerie à genouillère qui, lorsqu'elle est redressée, amène les plaques l'une contre l'autre de manière à déterminer la cavité de moulage, la ligne des centres des éléments de genouillère, dans la position de contact des plaques, étant perpendiculaire à la direction du mouvement des plaques, de sorte que les forces qui tendent à séparer les plaques de bord au cours de la vulcanisation sont supportées entièrement par la tringlerie, indépendamment du mécanisme à commande par moteur.
Les plaques de bord sont montées de façon amovible sur un bâti rigide sous-jacent aux formes de montage, et ces dernières sont ajustables à la fois transversalement et longitudinalement par rapport à la plaque de base du moule. Celle-ci est fixée avec jeu au bâti de l'appareil, indépendamment des plaques latérales et du bâti de support, de sorte qu'elle peut se mouvoir légèrement et est mobile verticalement par rapport aux organes latéraux pour exercer une pression sur la face de dessous de la semelle brute pendant que la face de dessus de cette semelle est contrainte et maintenue par son contact avec la base de la forme à ses bords par les plaques de bord du moule.
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Des éléments de chauffage sont placés dans les portions inférieures des deux formes, au-dessous des plaques de bord respectives du moule et au- dessous de la plaque inférieure dudit moule, et reçoivent le courant de chauf- fage de manière qu'ils soient chauffés continuellement pendant le fonctionne- ment de l'appareil.
On décrira,maintenant l'invention avec plus de détail, en se réfé- rant aux dessins annexés dans lesquels :
Figure 1 est une vue en élévation latérale d'une chaussure du genre de celles qui peuvent être fabriquées par le présent procédé.
Figure 2 est une vue en plan d'un ensemble d'empeigne percé d'une série de trous dans sa portion de montage marginale.
Figure 3 est une vue en plan d'un ensemble d'empeigne pourvu d'une couture de surjet le long de sa portion de montage marginale.
Figure 4 est une vue en plan d'une semelle brute ou non vulcanisée.
Figure 5 est une coupe longitudinale verticale d'une empeigne moulée.
Figure 6 est une vue en perspective de la base d'une forme de montage sur laquelle est disposée une empeigne montée à l'aide d'un cordon.
Figures 7 et 8 représentent respectivement par une coupe verticale transversale et une coupe verticale longitudinale les positions relatives des pièces avant l'application de la pression et de la chaleur destinées à la vulcanisation.
Figures 9 et 10 sont deux coupes verticales transversales de la partie avant et de l'extrémité de talon d'une chaussure finie, respectivement.
Figures 11 et 12 sont des coupes verticales représentant d'autres types de formes de montage destinées à constituer une.cavité élargie dans la partie intérieure de la semelle.
Figure 13 est une coupe longitudinale d'une chaussure présentant une cavité élargie sur la face intérieure de sa partie avant et des parois marginales épaisses.
Figure 14. est une coupe transversale de la chaussure de figure 13.
Figure 15 est une vue en plan de l'intérieur de la portion de talon de la semelle de la chaussure de figure 13.
Figure 16 est une vue en élévation latérale d'une machine pour la mise en oeuvre du présent procédé, les plaques de bord et la structure de support de moule n'ayant pas été représentées pour mieux faire voir la plaque de base du moule.
Figure 17 est une vue de face de la machine.
Figure 18 est une vue en plan de la machine, le dispositif supportant les formes de montage n'ayant pas été représenté de façon à mieux faire voir le moule sous-jacent.
Figure 19 est une vue de l'arrière d'une portion de la machine et représente la fourche et les doigts de centrage.
Figure 20 est une coupe partielle à plus grande échelle, par la ligne 20-20 de figure 18.
Figure 20a est une vue en plan du bâti de support des moitiés du moule.
Figure 20b est une vue en plan d'un des organes coulissants destinés aux moitiés du moule.
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Figures 21, 22 et 23 sont des vues schématiques de la soupape de commande pneumatique.
Figure 24 est un schéma de montage électrique des éléments de chauffage à résistance.
Figure 25 est une vue en plan d'une garniture intérieure lavable à laquelle sont fixés des tampons en feutrée
Les dessins illustrent l'application du présent procède à la fabrication de chaussures pourvues d'une empeigne de tissu ou de cuir 11 et d'une semelle extérieure 13, faite de caoutchouc ou d'une substance plastique, avec ou sans charge. La semelle possède une forte épaisseur au talon, dans toutes les parties de la cambrure et aux bords.
La conductivité thermique de sa substance est très faible, et c'est pourquoi il est économiquement impossible d'essayer de fixer des semelles de cette épaisseur par vulcanisation, étant donné le temps qu'exigerait cette opération aux températures qui sont compatibles avec une bonne fabrication.Si l'on porte la température à une valeur suffisamment élevée pour réduire la durée de la vulcanisation à un degré qui rende la fabrication économique, l'excès de chaleur endommage à la fois l'empeigne et la semelle.
Conformément à la présente invention, toutefois, on a découvert qu'il est possible, ainsi qu'il va maintenant être décrit, d'assujettir avec succès des semelles extérieures épaisses, en caoutchouc massii , et des éléments similaires à la portion de montage marginale d'une empeigne de toile ou de cuir, avec ou sans l'aide d'une première ou d'un élément équivalent, dans un temps très court en comparaison avec toutes les méthodes antérieures, sans surchauffer en aucune façon les pièces et sans que ceci fasse obstacle à une construction saine de la chaussure.
Conformément à une forme de réalisation pratique dont un exemple sera donné ci-après, on prépare la matière de l'empeigne de la manière habituelle en cousant la portion avant 15 de l'empeigne et les quartiers 17 de façon à constituer un ensemble d'empeigne circulaire tel que celui représenté aux figures 2 et 3. Si 1' empeigne est faite d'un tissu grossier à travers lequel le caoutchouc plastifié de la semelle peut facilement pénétrer pendant la vulcanisation, l'empeigne n'exige pas de préparation supplémentaire. Au contraire, si l'armure du tissu est très serrée, il est désirable de pratiquer une série de trous 19 le long de la portion de montage marginale (figure 2) ou, à titre de variante, de constituer une couture de surjet 21 (figure 3) de manière à former une série de boucles le long du bord.
Dans la mise en pratique du mode opératoire préféré selon lequel la première est supprimée, on place un cordon de tirage 23 près du bord de la portion de montage marginale, par exemple dans une couture 25 (figure 6) spécialement préparée le long du bord de ladite portion, ou en faisant usage de la couture de surjet 21 de la figure 3. On place alors l'empeigne, au bord de laquelle est incorporé le cordon de tirage, sur une forme métallique L et on resserre l'empeigne étroitement vers l'intérieur sur la base de la forme de montage en tendant le cordon 23. Pour assurer un ajustement étroit à l'endroit de la portion du cambrillon, il est préférable de munir la base de la forme (figure 6), de chaque côté de cette portion, d'une ou plusieurs goupilles pointues 9 par dessus lesquelles on peut tirer et empaler la portion de montage marginale.
Bien qu'un cordon de tirage 23 ait été indiqué comme moyen de fixation préféré pour ajuster étroitement l'empeigne sur la forme, on peut faire usage d'autres moyens, par exemple d'un laçage en zigzag transversal, de rubans élastiques, d'une mince feuille élastique, etc. De plus, il est possible de placer des goupilles le long de la base de la forme et d'assurer le resserrement désiré des portions marginales mises sur forme en les empalant sur ces goupilles. On empêche la partie supérieure de l'empeigne d'être tirée vers le bas à l'écart de sa position correcte par un lacage temporaire effectué dans la bande à oeillets, ou à l'aide des goupilles ou d'éléments équivalents fixés à la forme et sur lesquels les oeillets ou
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d'autres ouvertures de l'empeigne peuvent être engagés.
S'il est fait usage d'une première ou d'une semelle intermédiaire, il ne sera pas nécessaire d'avoir recours à l'un quelconque des moyens décrits ci-dessus puisque le montage de l'empeigne sur la forme peut alors être effectué par glissement, de la manière habituelle. L'empeigne montée sur la forme par un laçage ou son équivalent ou par une opération de mise sur forme ordinaire est alors étroitement appliquée de façon étanche sur le bord 27 d'une cavité de moulage
29 (figures 7 et 8) dans laquelle on a préalablement placé une semelle non vulcanisée S.
D'une façon sucette, le moule est composé de plaques de bord relativement mobiles 31,31 et d'@ne plaque de base 33 qui coopère avec les plaques de bord de manière à constituer une cavité de moulage 29 dont la forme correspond à celle de l'élément de base qu'on désire appliquer sur la chaus- sure, ces diverses plaques pouvant être assemblées de manière à exercer une pression sur les surfaces opposées de la semelle pendant que la face in- térieure de cette semelle est en contact avec la portion de montage marginale et à chauffer la semelle pour en effectuer la vulcanisation. Conformément à l'invention, l'application de chaleur, en vue de la vulcanisation, est effectuée par l'intermédiaire de la forme de montage, des éléments latéraux du moule et de la plaque de base du moule.
Dans les appareils antérieurs, on ne chauffait ordinairement pas la forme sur laquelle l'empeigne était montée pendant l'opération de fixation, car un tel chauffage eût été sans objet puisqu'aucun moyen n'était prévu pour transmettre la chaleur à travers la première ou élément similaire qui, étant un très bon isolant, empêche effectivement le transfert de la chaleur. De plus, les efforts qui ont été tentés à l'effet de réduire le temps nécessaire pour la vulcanisation visaient à élever l'échelle des températures à l'effet d'obliger la chaleur à traverser plus rapidement la semelle, mais ces tentatives n'ont pas été suivies de succès parce que la température élevée appliquée soumettait les surfaces de la semelle à une vulcanisation excessive, et, dans de nombreux cas, endommageait l'empeigne.
Les difficultées énumérées ci-dessus ont été surmontées, suivant l'invention, par une application directe de chaleur à la surface intérieure de la semelle non vulcanisée, en faisant en sorte que la surface métallique chauffée de la base de la forme ou d'une certaine partie de cette base soit directement en contact avec une étendue importante de la surface intérieure de la semlle et avec la portion sous-jacente intérieure de cette semelle, spécialement dans les parties les plus épaisses de ladite semelle, dont on complète le chauffage en chauffant à partir de la base ou de l'extérieur, et des bords.
De préférence, comme représenté aux figures 7 et 8, la première est supprimée, afin que la base chauffée de la forme de montage soit maintenue directement en contact superficiel avec la face intérieure de la semelle brute et intimement appliquée sur elle,, sous pression, pendant l'opération de moulage, le transfert de chaleur de la surface de la base de la forme de montage à la surface de la semelle étant ainsi maximum.
Pour contribuer davantage encore à accroître le flux de chaleur atteignant et traversant la semelle et accélérer la vulcanisation, le présent procédé envisage d'accroître la surface qui est disponible pour le transfert de chaleur sur la face intérieure de la semelle, par exemple en pratiquant dans cette face des trous ou creusures 35 (figures 10, 13, 14 et 15) dans lesquels s'engagent des goupilles ou autres saillies 37 fixées à la base de la forme, lesdites saillies conduisant la chaleur directement de la base de la forme à l'intérieur de la portion de la substance de la semelle qui est sous-jacente à sa surface intérieure.
La chaleur est aussi appliquée à la face extérieure de la semelle par l'intermédiaire de la partie inférieure du moule, et aux côtés de la semelle par l'intermédiaire des plaques de bord du moule, de sorte que la semelle est pénétrée de chaleur provenant de toutes les surfaces et progressant vers le centre de la semelle avec une rapididé telle qu'on obtient une vulcanisation sensiblement uniforme et simultanée dans toutes les parties de ladite semelle, dont la vulcanisation se termine approximativement au même instant.
Dans la pratique, il est possible de réduire davantage encore le temps nécessaire pour effectuer la vulcanisation, sans endommager la semelle, par l'application d'une grande
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quantité de chaleur à la base de la forme, de telle manière que la vulcanisation s'effectue principalement par un transfert de chaleur de l'intérieur de la semelle vers l'extérieur. Il est possible d'appliquer à la base de la forme une température plus élevée sans risque de détérioration parce qu'un degré de survulcanisation de la face intérieure de la semelle n'a pas d'effets préjudiciables et que, par ailleurs, cette face n'est pas sujette à s'user, un certain degré de surchauffage étant de ce fait admissible.
S'il est fait usage d'une première, on pratique dans celle-ci une série d'ouvertures dans des positions telles que les saillies ou goupilles 37 de la forme de montage les traversent et viennent de ce fait directement en contact avec la surface intérieure de la semelle et avec les parois des trous 35, de sorte que, même dans ce cas, un transfert de chaleur rapide et efficace de la forme à la surface intérieure et à la substance de la semelle extérieure peut être effectué.
L'extrémité à talon et la portion de cambrure de la semelle extérieure ordinaire en caoutchouc sont généralement beaucoup plus épaisses que la partie avant, comme cela est représenté à la figure 13, de sorte que la vulcanisation complète de ces parties exigerait normalement plus de temps que celle de la partie avant de la semelle. C'est pourquoi les goupilles 37 sont pour la plupart prévues dans les portions de talon et de cambrure de la base de la forme. Les goupilles 37 peuvent avoir une section de forme circulaire ou rectangulaire et laissent des trous dans la semelle, une fois la vulcanisation terminée. La présence de ces trous ne constitue toutefois pas un inconvénient puisqu'on place habituellement une semelle ou garniture intérieure mobile au fond de la chaussure et que cette semelle recouvre les trous.
Toutefois, si l'on estime qu'une telle garniture intérieure n'est pas suffisante pour recouvrir les trous, on peut remplir ceux-ci de tampons de liège, feutre ou matière similaire. Par ailleurs, les trous allègent la semelle, de sorte que la quantité de caoutchouc nécessaire pour une semelle donnée est moindre, outre qu'ils favorisent la ventilation du pied. Cette dernière particularité est importante puisque les semelles de caoutchouc et de substances plastiques sont généralement considérées comme favorisant la transpiration et qué la présence de trous remédie à cet inconvénient en ce sens que chacun des trous se comporte comme une petite cavité qui renferme un volume donné d'air, lorsqu'elle est à l'état non comprimé, et expulse cet air, lors de sa compression.
Les actions alternantes de succion etd'expulsion de l'air contenu dans les trous provoquent un renouvellement continuel de 1' air entourant le pied, ce qui supprime ou au moins diminue la tendance à la transpiration.
La partie avant de la semelle représentée à la figure 9 possède une épaisseur constante d'un bord à l'autre. Toutefois, dans certaines chaussures, telles que celles représentées aux figures 13 et 14, il est désirable qu'une grande cavité 39 soit ménagée dans la partie avant de la semelle, ou sur toute sa longueur, pour recevoir un tampon de feutre ou de liège, tout en conservant l'épaisseur des bords.
On obtient ce résultat en faisant usage d'une forme de montage telle que celle des figures 11 ou 12 qui, à la base de sa partie avant ou sur toute sa longueur, est pourvue d' une saillie ou pièce de prolongement rapportée 41 dont les dimensions correspondent à la cavité désirée, cette saillie ou pièce-étant destinée à être enfoncée à l'intérieur de la semelle non vulcanisée, au cours de la vulcanisation, de manière à déplacer la substance de cette semelle vers les côtés, ladite saillie laissant la cavité désirée lorsqu'elle est ensuite retirée.
A la figure 11, la forme de montage présente sur sa face de dessous une cavité 43 dans laquelle est disposé un bloc constituant la saillie, ce bloc étant fixé à l'extrémité inférieure d'une tige 45 qui s'élève à travers la formée La tige 45 est destinée à être poussée vers le bas de manière à expulser le bloc de sa cavité 43, afin que son extrémité inférieure fasse saillie sur la face de dessous de la forme. En réglant la position de la tige 45, on peut enfoncer le bloc dans toute mesure désirée et obtenir une cavité
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de toute profondeur désirée.
Ce mouvement du bloc vers le bas constitue un moyen d'exercer une pression sur la semelle brute pendant la vulcanisa- tionde sorte que si on le désire, la plaque de fond mobile 33 du moule peut être supprimée et remplacée par un meule pourvu d'un fond fixe peu coûteux. Une bobine de résistance est prévue à l'intérieur du bloc et reçoit le courant de chauffage de conducteurs passant à l'intérieur de la tige .A titre de variante, comme représenté à la figure 12, la forme peut être pourvue d'une saillie permanente 41 faisant corps avec sa portion de base.
Les figures 13 et 14 représentent une cavité de forme particu- lière qui peut être pratiquée et remplie ultérieurement d'un tampon de feutre ou de liège, On envisage de munir la garniture intérieure d'un tam- pon de liège ou ae feutre fixé par collage sur sa face de dessous, de manière à faciliter la mise en place et l'enlèvement du tampon et permettre ainsi soit le lavage dudit tampon s'il se prête à un tel traitement, soit son remplacement par un neuf, à l'effet de maintenir un bon état sanitaire de l'intérieur de la chaussure pendant toute la durée de celle-ci.
Les parois de la cavité sont profondes et épaisses, et les portions de talon et de cambrure sont aussi épaisses, mais on obtient néanmoins une vulcanisation uniforme par l'application combinée des goupilles 37 et de la saillie 41. Les goupilles transfèrent la chaleur directement à la substance de la semelle à l'endroit du talon et de la cambrure, et la saillie transfère la chaleur à l'intérieur des portions marginales épaisses de la semelle.
La description qui précède a trait à des chaussures dont l'empeigne est faite de toile, mais le même mode opératoire est applicable,avec quelque modifications peu importantes, à la fabrication de chaussures dont l'empeigne est en cuir. Dans le cas d'une empeigne en cuir, il est préférable de conformer préalablement cette empeigne en repliant vers l'intérieur sa portion marginale destinée à être mise sur forme, comme représenté à la figure 5, avant de monter l'empeigne sur 1a forme.
Une fois ainsi préconformée par moulage, l'empeigne peut être. placée surla forme, la portion de montage marginale s'ajustant étroitement autour de la base de la forme.Comme le cuir de l'empeigne est ordinairement très dense, la surface de la portion de montage marginale devra être rendue rugueuse, afin d'éliminer le grain, surtout lorsque ladite surface a été soumise à un traitement préalable destiné à la rendre lisse et dure. De plus, il est préférable que la portion de montage marginale soit perforée ou pourvue sur son bord d' une couture de surjet afin d'améliorer l'ancrage. A part ces différences, le procédé est réalisé exactement de la même façon que celui précédemment décrite au sujet des empeignes de toile.
Le procédé est aussi applicable à la fixation des semelles de caoutchouc à des chaussures en caoutchouc, telles que par exemple des galoches ou bottes de caoutchouc, etc. Dans ce cas, la semelle serait vulcanisée à la portion marginale de la chaussure de caoutchouc par les mêmes moyens que ceux précédemment décrits au sujet des chaussures à empeignes de toile et de cuir.
Dans certains pays, les extrémités inférieures des portions de jambe de certains vêtements assurant la protection contre le vent, la pluie et les intempéries, en particulier de vêtements pour enfants, ont été traitées de manière à recevoir un organe inférieur, de la nature d'une semelle de qaoutchouc, par l'opération consistant à replier le bord inférieur de 1' extrémité de jambe du vêtement vers l'intérieur, d'une façon semblable à celle dont on procède pour la portion de montage marginale d'une empeigne de chaussure, et à coudre ou fixer par collage la semelle extérieure audit bord inférieur. Il est évident que le présent procédé est avantageusement , applicable à la fixation de semelles faites de caoutchouc et de substances plastiques à de tels vêtements par vulcanisation et/ou fusion.
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Il ressort de ce qui précède qu'un des points importants de la présente invention est d'assurer un transfert rapide de la chaleur à travers une matière relativement non conductrice en augmentant et améliorant le contact superficiel qui est établi entre les éléments chauffants et la substance de la matière qu'on se propose de vulcaniser en y introduisant de la chaleur dérivée des côtés opposés et de l'intérieur.
On a représenté aux figures 16 à 24 un appareil pour la mise en oeuvre du présent procédé. Cet appareil est composé principalement d'un dispositif permettant de supporter en relation de contact mutuel l'empeigne mise sur forme et la semelle de caoutchouc non vulcanisée pendant l'application de la pression et de la chaleur, de manière à souder directement la semelle non vulcanisée à l'empeigne par vulcanisation.. L'appareil comprend un socle sensiblement rectangulaire 10,qui pénètre une pièce coulée ou être constitué par une ossature faite de tôle, au @@@me@ auquel est fixé un plateau rigide 12, sensiblement rectangulaire. Aux côtés opposés du plateau 12 sont fixées des colonnes 14 dans lesquelles sont montées des douilles 16 coulissant verticalement.
Dans l'extrémité supérieure de chacune des douilles 16 est monté un raccord tubulaire 18 qui supporte à son extrémité supérieure une pièce à coussinet 20. Chacun des raccords 18 est fileté aux deux extrémités pour se visser dans des taraudages de la douille et de la pièce à coussinet, les filetages opposés du raccord étant respectivement de pas à droite et de pas à gaucheo Chacun des raccords est percé d'un trou 22 destiné à recevoir un goujon par la rotation duquel on peut régler la position verticale des pièces à coussinet 20 par rapport au plateau 12.
Sur les portions filetées des raccords 18 sont vissés des écrous 24 et 26 qui permettent de bloquer les pièces après qu'elles ont été convenablement ajustées. Les pièces à coussinet présentent des portées cylindriques horizontales dans lesquelles sont montées les extrémités-opposées d'un arbre 28 destiné à tourner autour d'un axe horizontal. Un collier de serrage 30 est fixé près d'une des extrémités de l'arbre (l'extrémité de droite à la figure 16), près de la pièce à coussinet située de ce côté, ce collier portant une saillie latérale constituant une poignée 32 par la manoeuvre de laquelle on peut faire tourner l'arbre.
Les extrémités supportées de l'arbre 28 sont des tourillons de section circulaire, mais la portion centrale de l'arbre possède en section une forme sensiblement rectangulaire, et est pourvue de surfaces plates 34 sur lesquelles sont boulonnées des consoles 36 servant à supporter la forme de montage. Chacune des consoles @@ porte un boîtier de joint à rotule 33 dans lequel est disposée une rotule pourvue d'un goujon fileté 40 qui fait saillie à partir de ladite rotule et sur lequel est monté un bras pivotant 42.
Le bras 42 est fixé au goujon 40 par des écrous 44 et 46 qui entrent en contact avec les côtés opposés dudit bras et dont on peut régler la position verticale sur le goujon pour fixer la position verticale de ce bras, ce dernier pouvant aussi être ajusté angulairement autour de l'axe vertical du goujon, ce qui s'obtient en desserrant les écrous, en faisant ensuite tourner le bras et en resserrant finalement les écrous contre les côtés opposés de la console. Le réglage angulaire autour de l'extrémité inférieure de l'axe du goujon fileté 40 est permis par la rotule prévue à son extrémité inférieure, et l'on peut ainsi fixer le goujon à rotule dans toute position angulaire en serrant des boulons 48 qui fixent la console à l'arbre.
Les trous à boulon pratiqués dans les consoles 36 et à travers lesquels passent les boulons 48 sont élargis de façon qu'on puisse aussi régler la position de l'arbre à la fois suivant son axe et transversalement. Une forme de montage métallique L est assujettie au bras 42, la face de dessous de cette forme étant tournée dans une direction opposée à l'axe de l'arbre 28. Chacun des bras 42 s'étend latéralement à partir de sa tige 40 de façon que la forme de montage soit déportée par rapport à l'axe de la tige. Ceci compense l'action de levier qui aurait normalement tendance à faire pivoter la partie avant de la chaussure par rapport au talon pendant l'application d'une pression et assure ainsi l'application d'une pression plus régulière sur la semelle.
Ce point est important parce que,
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pendant la vulcanisation, la semelle est plastique et qu'une pression excessive s'exerçant à l'une ou l'autre des extrémités aurait tendance à déplacer la substance de la semelle, dont l'épaisseur serait de ce fait irrégulière. Il existe deux telles formes de montage L, qui peuvent'être montées à droite et à gauche dans des positions diamétralement opposées sur l'arbre 28, la disposition étant telle qu'on peut faire mouvoir l'une ou l'autre desdites formes, par rotation de l'arbre, d'une position inver- sée située au-dessus de l'arbre à une position droite située au-dessous de l'arbre. La position inversée de la forma de montage est celle qui con- vient pour le montage d'une empeigne de chaussure U sur la forme.
On effec- tue ce montage en plaçant sur la forme une empeigne telle que celle repré- sentée aux figures 2 et 3 et en tirant la portion de montage marginale de cette empeigne vers l'intérieur, par dessus le bord marginal de la face de dessous de la forme, par exemple à l'aide d'un cordon de tirage, comme précédemment décrit, en recourant à l'artifice supplémentaire qui consiste à empaler la portion de montage marginale sur les goupilles 25 prévues sur le cambrillon, comme représenté à la figure 6, de manière à maintenir l'em- peigne étroitement en place à cet endroit.
Une fois l'empeigne montée sur la forme, l'opérateur fait tourner l'arbre 28 à l'aide de la poignée 32 pour amener l'empeigne montée verticalement au-dessous de l'arbre et directement au-dessus du dispositif de moulage et de pression (figure 16) , lequel est situé au-dessous de l'arbre sur le plateau 12, entre les colonnes 14. Pour assurer un centrage parfait de la forme par rapport au dispositif de moulage et de pression 52 (figure 18), des doigts de centrage 54 diamétralement opposés et s'étendant radialement (figure 19) sont fixés à l'arbre 28, à l'extérieur de la pièce à coussinet de gauche 20, à l'aide d'un collier de serrage 56, ces doigts étant destinés à entrer en prise avec une fourchette de centrage 58, ainsi qu'il ressortira de ce qui suit.
La fourchette de centrage est fixée à l'extrémité supérieure d'une tige 60 dont l'extrémité inférieure est réglable verticalement dans un trou vertical d'une saillie de la colonne 14, dont la paroi est fendue verticalement et-peut être resserrée à la façon d'un collier de blocage, à l'aide d'un boulon 62, pour bloquer la tige 60.
Les deux formes sont chauffées en tout temps par des éléments de résistance encastrés dans leur portion inférieure, ces éléments étant reliés par des câbles flexibles 64 traversant un trou axial de l'arbre 28 jusqu'à un câble commun 66 qui est relié convenablement à une source de courant électrique placée à l'extérieur. Des thermostats appropriés sont prévus sur chacune des formes pour régler la température entre d'étroites limites.
Lorsque les formes L ont été amenées par rotation à la position de travail, elles sont espacées verticalement du dispositif de moulage et de pression 52 de manière qu'il subsiste un espace suffisant pour faciliter la mise en place d'une semelle non vulcanisée S, telle que celle représentée à la figure 4, au-dessous de ladite forme, sur la portion de base du moule.
Pour faire descendre la forme occupant la position droite, ou normale, audessus du moule de manière à l'amener au contact des bords du moule, on abaisse l'arbre 28 par une traction exercée verticalement vers le bas sur les douilles de support 16 à l'intérieur des colonnes 14. A cet effet, les extrémités inférieures des douilles 16 sont fixées à des colliers 68 qui entourent des excentriques 70 calés sur les extrémités opposées d'un arbre horizontal 72 tourillonnant dans les parois du bâti 10. A l'une des extrémités de l'arbre 72 est fixée une manette 74 qui permet de faire tourner ledit arbre, et par suite les excentriques 70, de manière à tirer les douilles 16 vers le bas lorsqu'on désire amener la chaussure mise sur forme au contact du moule et la relever ensuite, une fois la vulcanisation terminée.
Bien que ce mouvement vertical soit réalisé mécaniquement de la manière qui vient d'être décrite, il pourrait, sans sortir du cadre de l'invention, être effectué à l'aide d'un mécanisme équivalent ou à l'aide d'ensembles à piston et cylindre classiques actionnés hydrauliquement.
Dans le cas où, pendant que s'effectue le mouvement de descente de la forme vers le dispositif de moulage 52, l'opérateur n'aurait pas effectué
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une rotation convenable de l'arbre 23 de manière à assurer un alignement parfait dudit arbre avec le dispositif de moulage, un tel alignement serait généralement corrigé par l'engagement d'un des doigts de centrage 54 dans la fourchette 58 dont les dents possèdent, comme on le voit à la figure 19,des surfaces 76 qui sont inclinées vers le bas et vers l'intérieur de manière à guider le doigt vers la fente constituée entre lesdites dents.
Si le défaut d'alignement de l'arbre est toutefois tel que le doigt 54 ne s'engage pas dans la fente, la fourchette agit de manière à dévier le doigt dans un sens ou dans l'autre sur une distance suffisante pour que la forme ne risque pas d'être déplacée vers le bas dans une direction telle qu'elle vienne en contact avec le côté du dispositif de moulage, ce qui pourrait occasionner une détérioration des pièces. A cet effet, les dents de la fourchette 58 présentent sur leur côté extérieur des surfaces 78 qui s'inclinent vers le bas et vers l'extérieur et qui, dans le cas d'une telle éventualité, font dévier la forme dans un sens ou dans l'autre pour l'amener en un point où elle est à l'écart de toute structure sous-jacente.
Le dispositif de moulage et de pression 52 situé au-dessous du dispositif supportant la forme de montage sur le plateau 12 est composé d'un châssis de base rectangulaire rigide 30 (figure 20) qui est pourvu sur ses côtés opposés d'oreilles ou saillies latérales perforées 82 à travers esquelles sont insérés des boulons 34 destinés à être vissés dans le plateau 12 et ainsi fixée fermement à ce plateau. Les trous des oreilles 82 sont suffisamment grands pour permettre au châssis d'être déplacé légèrement à la fois dans la direction longitudinale et dans la direction transversale du plateau, afin de permettre de régler la position dudit châssis par rapport au support de forme situé au-dessus de lui.
Le châssis de base 80 est pourvu de nervures supérieures parallèles espacées 86 (figures 20 et 20a) et d'épaulements horizontaux 83 à ses extrémités opposées. Deux plaques coulissantes 90 (figure 20b), pourvues d'extrémités en forme de tablette 92, reposent et coulissent sur les épaulements 88, ce qui permet de rapprocher ou d' éloigner l'une de l'autre lesdites plaques 90. Le mouvement vertical des plaques coulissantes 90 est empêché par des cornières 91 qui sont boulonnées aux extrémités du châssis 80 et pourvues d'ailes horizontales 93 recouvrant les extrémités desdites plaques.
Les extrémités opposées 95 des cornières 91 s'étendent longitudinalement au delà du châssis, dans un but qui ressortira de ce qui suit..Chacune des plaques 90 porte à chaque extrémité un goujon fileté 94 ; et des moitiés de moule 31, 31, percées de trous correspondants sont placées sur lesdites plaques 90 au-dessus des goujons filetés, ce qui permet de fixer lesdites plaques aux moitiés de moule à l'aide d' écrous 96. Chaque moitié de moule 31 est évidée sur son côté intérieur de manière à présenter une ouverture qui correspond à une moitié de chaussure, dans la direction longitudinale de celle-ci ; représenté à la figure 18, et la paroi vertic@le de l'ouverture est profilée de manière à donner au bord de la semelle la forme désirée, représentée auK figures 7 et 8.
Sur la majeure partie de son étendue, ladite paroi est sensiblement verticale, afin de permettre le mouvement verticil de la plaque de moule inférieure 33 (figures 7 et 8) sans risque de coincement, et cette paroi présente près de son sommet une lèvre ou rebord courbe 27 dirigé vers l'intérieur et qui est destiné à entrer en contact avec la surface de l'empeigne en un point voisin de l' épaulement-où la portion de montage marginale est repliée intérieurement par dessus la base de la forme. Les plaques coulissantes 90, 90 (figures 18 et 20b) présentent sur leurs côtés supérieurs des évidements peu profonds 98 dans lesquels sont logées des bobines de résistance r servant à chauffer les moitiés de moule qui leur sont fixées.
Les mouvements qui doivent être communiqués aux moitiés de moule pour les amener lune vers l'autre à leur position de travailavant la vulcanisation et effectuer leur sépa'ation après la vulcanisation en vue de permettre l'enlèvement de la chaussure sont produits par deux cylindres pneumatiques 100. Comme représenté, chacun de ces cylindres contient un piston 102 et une tige 104 s'étendant à partir d'une de ses extrémités. Un ressort à boudin robuste 106 entoure la tige à l'intérieur du cylindre,.d'un côté du piston, et agit normalement sur le piston dans
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le sens voulu pour rétracter la tige. A titre de variante, on peut faire usage d'un piston à double effet, c'est-à-dire d'un piston dont le mouve- ment dans chacun des sens est effectué par de l'air sous pression.
Une des extrémités du cylindre présente une chape ou goujon fourchu 108 qui est fixé à cette extrémité et dont les branches sont percées de trous destinés à recevoir une goupille 110 à laquelle sont reliées de façon pivotante deux biellettes 112 et 114 pivotant d'autre part par leur extrémité oppo- sée, grâce à des axes 116 et 118, sur l'une des extrémités de la cornière
91, d'une part, et sur l'une des extrémités d'une des plaques coulissantes
90, d'autre part, ces deux biellettes constituant ainsi une tringlerie à genouillère., Une tringlerie à genouillère similaire est prévue à l'extré- mité opposée du cylindre, la tige du piston étant-à cet effet pourvue d' une chape ou goujon fourchu et d'une goupille 120 et de biellettes 122 et
124 reliées par des axes 126 et 128 aux plaques latérales 90, d'une part, et à la cornière 91, d'autre part,
à cette extrémité. En admettant l'air aux cylindres 100 de manière à repousser la tige de piston hors des cylin- dres, on redresse les genouillères, ce qui a pour effet de pousser les plaques latérales 90 vers l'intérieur ou l'une vers l'autre. La force né- cessaire pour pousser les moitiés de moule vers l'intérieur jusqu'à leur position de travail est très faible, étant donné qu'à ce,moment le mouvement des plaques vers l'intérieur ne rencontre pas de résistance. En d'autres termes, la chaussure n'est pas en contact avec les moitiés de moule à ce moment et, étant donné que la semelle non vulcanisée est plus petite que les ouvertures du moule (voir figures 7 et 8), elle n'offre aucune résistan- ce au mouvement des plaques vers l'intérieur.
Par conséquent, il n'est pas nécessaire de faire usage de cylindres très puissants ni d'une pression d'air très élevée pour effectuer ce mouvement, Pendant le moulage, toutefois, la pression exercée pour séparer les plaques est relativement élevée, de sorte qu'il faudrait une force considérable pour maintenir les plaques l'une contre l'autre pendant cette période. Grâce au mécanisme à genouillère décrit, dans lequel les biellettes ont été amenées à la position redressée par les cylindres à air avant la vulcanisation, les biellettes résistent à la force entière exercée sur les plaques de moulage pendant l'opération de vulcanisation, de sorte que les cylindres ne sont soumis à aucun effort.
Après la vulcanisation, la force nécessaire pour rompre la liaison à genouillère est très faible et les plaques peuvent être ramenées à leur position d'inactivité de manière à permettre le mouvement de la chaussure finie. L'air est admis aux cylindres 100 par des tuyaux 130 reliés par un robinet à trois voies 132 à un tuyau à air 1340
Les moitiés ou plaques de moule 31,31 constituent les organes latéraux du moule et modèlent les bords de la semelle, pendant la vulcanisation, pour leur donner la forme voulue. Le fond du moule est constitué par une plaque de base 33 qui repose sur un bloc auquel elle est fixée par des boulons.
Cette plaque 33 (figure 16) possède une forme correspondant à la face de dessous de la semelle qui s'ajuste exactement à l'intérieur du côté inférieur de l'ouverture qui est formée par les moitiés de moule 31, 31 lorsque ces moitiés on été assemblées, ladite plaque coulissant verticalement à l'intérieur.
Le bloc 148 est creux et repose sur une plaque plane 150 à laquelle il est fixé librement à l'aide de boulons 151 de manière qu'il puisse effectuer un mouvement limité sur la plaque, cui est ainsi rendue autoréglable. A la portion supérieure du bloc 148 est incorporé un élément de résistance r qui chauffe directement la plaque de base 33 du moule.
Pendant la vulcanisation, on exerce une pression sur la semelle, à la fois pour effectuer la vulcanisation et pour contraindre la substance de la semelle plastique à s'étaler latéralement et vers le haut jusqu'à ce qu'elle vienne au contact de la surface intérieure des moitiés de moule 31,31 et de la face de dessous de la forme. Pour produire le mouvement vertical désiré, la plaque 150 est pourvue sur sa face de dessous d'un bossage tubulaire 152 qui s'étend vers le bas à travers un trou du plateau 12.
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Un arbre 154 est emboité par son extrémité supérieure dans le bossage 152 et par son extrémité inférieure dans un accouplement 156 qui comprend un joint à rotule et est fixé à l'extrémité supérieure d'une tige de piston 160 s'élevant à partir d'un cylindre à air 162. Le cylindre à air 162 est boulonné à deux poutrelles en 1 164 assujetties par leurs extrémités opposées aux côtés du bâti 10, près du socle de ce bâti. L'organe d'accouplement 156 permet de régler verticalement la position de l'arbre 154 et par suite le mouvement vertical de la plaque 150..
Les farces L dont il a été brièvement question au sujet de leur fixation à l'arbre 28, sont des pièces coulées en aluminium pouvant affecter l'une quelconque d'une série de formes, selon les types et les dimensions de la chaussure avec laquelle elles doivent travailler. Dans une disposition représentée aux figures 7 et 8, la forme est du type classique présentant une surface de dessous lisse 166 dans sa portion avant. L'extrémité du talon de la forme est toutefois pourvue d'une série de goupilles métalliques 37 qui sont très rapprochées l'une de l'autre et font saillie vers le bas à partir de cetce extrémité. Lorsque le montage de l'empeigne sur la forme est effectué à l'aide d'un cordon de tirage, le bord marginal de 1' empeigne entoure ces goupilles, comme représenté à la figure 6.
Lesdites goupilles 37 sont contraintes à pénétrer dans la portion inférieure de la semelle non vulcanisée par le mouvement ascendant de la plaque de moule inférieure 33, au cours de la vulcanisation, et pénètrent dans la substance de la semelle, dans laquelle elles forment les trous 35. En même temps, elles transfèrent la chaleur de vulcanisation directement à la semelle et à l'intérieur de l'extrémitéà talon épaisse de cette semelle, ce qui accélère la vulcanisation à cet endroit, de telle sorte que la vulcanisation de cette extrémité à talon s'achève sensiblement au même moment que celle de la partie avant.Dans certains cas, par exemple lorsqu'en plus de l'extrémité à talon de la semelle, une portion considérable de la cambrure est très épaisse,
la forme L est pourvue à cet endroit de goupilles supplémentaires qui pratiquent des trous dans ladite portion de cambrure de la semelle pendant la vulcanisation. Pour fabriquer une chaussure'telle que celle représentée aux figures 13' et 14, dont la semelle est construite de façon qu'elle paraisse très épaisse en formant des parois hautes disposées à la périphérie d'une cavité 39 de la portion avant, on fait usage d'une forme telle que celle représentée aux figures 11 et 12, à laquelle est fixée, ou avec laquelle fait corps une portion épaissie 41 qui, pendant la vulcanisation, déplace la substance de la semelle vers les côtés pour former la cavité désirée et les parois environnantes.
Bien que, dans la plupart des cas, on puisse facilement retirer la forme de la chaussure finie, il peut être désirable de faire usage d'une forme en plusieurs pièces d'un type classique.
Ainsi qu'il a été mentionné précédemment, lorsque la forme possède une surépaisseur 41 (figure 12) ou une portion mobile 41 (figure 11), on peut se dispenser de prévoir un moule pourvu d'un fond mobile et utiliser un moule pourvu d'un fond fixe. Dans ce cas, les côtés du moule peuvent affecter la forme d'un anneau établi pour'des semelles de droite ou de gauche et reposant sur le fond, sans lui être fixe. Par exemple, on peut placer sur le fond dans la position de travail un anneau de droite ou de gauche, suivant qu'une forme de gauche ou une forme de droite a été amenée à la position de travail. En pareil cas, la surépaisseur ou la portion mobile, suivant le cas, produira la pression nécessaire pour assurer la vulcanisation ou fusion de la semelle.
Il convient aussi de mentionner à cet égard que la pression nécessaire pour effectuer la vulcanisation ou fusion peut être obtenue autrement que mécaniquement , c'est-à-dire sans faire mouvoir le fond du moule ou la forme après que ces deux éléments ont été assemblés, si l'on incorpore à la substance de la semelle un agent de soufflage qui, lorsqu'on applique une quantité de chaleur suffisante, donne naissance à un gaz propre à provoquer la dilatation de la semelle à l'intérieur du moule
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et à créer ainsi la pression désirée.
Dans chaque cas, le dispositif de chauffage est placé près de la surface de base de la forme, de sorte que la chaleur est limitée à la portion inférieure de la forme et n'est transférée qu'à la face intérieure de la première. Pour empêcher un transfert indésirable de la chaleur à l'empeigne, le support de la bobine du dispositif de chauffage est isolé des parois de.la forme par un espace d'air ou par des moyens d'isolement appropriés, au sommet et sur les côtés. Si on le désire, on peut aussi chauffer les goupilles 37 et la saillie 41 à l'aide de bobines de résis- tance indépendantes.
L'installation à air sous pression prévue pour la commande des éléments du moule est commandée, comme on l'a dit précédemment, par un robi- net à trous voies, 132, qui est actionné à l'aide d'une pédale 166 par 1' intermédiaire d'un encliquetage. Ce robinet est représenté aux figures 21, 22 et 23. Dans une position (I) du ribinet (figure 23), de l'air provenant d'une source d'air sous pression est directement admis à une lumière 176, d'où il passe à une lumière 178 et de celle-ci à une lumière 180 communiquant avec les cylindres de fermeture 100. Dans la position suivante (II) représentée à la figure 21, de l'air est admis à une lumière 182 et de là à une lumière 184 qui est reliée au fond du cylindre de pression 162.
En même temps, les lumières 176, 178 et 180 sont maintenues en communication, de sorte qu'une pression d'air règne continuellement dans les cylindres de fermeture. Dans la position (III) représentée à la figure 22, la lumière 180 est reliée à une lumière d'échappement 186, ce qui permet à l'air de s'échapper des cylindres de fermeture 100, après quoi les ressorts 106 des cylindres ramènent les pistons à leur position initiale et provoquent par conséquent le retour des moitiés de moule à leurs positions d'inactivité. En même temps, la lumière 184 est reliée à une lumière d'échappement 188 qui effectue la mise à l'échappement du fond du cylindre presseur 162 et fait communiquer une lumière 190 avec une lumière 192 de manière à admettre de l'air au sommet du cylindre presseur 162.
Les diverses positions du robinet sont obtenues, de la manière précédemment indiquée, en abaissant la pédale qui est reliée à un cliquet reposant sur une roue à rochet calée sur un arbre s'étendant à partir du noyau du robinet. Ainsi qu'il sera décrit plus loin au sujet du circuit électrique de commande, il est prévu une minuterie qui peut être réglée manuellement de manière à indiquer visuellement une période de temps prédéterminée à la fin de laquelle l'opérateur appuie sur la pédale de manière à libérer la chaussure, Cette minuterie peut être reliée par un mécanisme convenable au robinet 132 de manière à amener ce dernier automatiquement à la position voulue pour libérer la chaussure à la fin d'une période de temps prédéterminée, cette disposition n'ayant toutefois pas été représentée.
Le circuit de chauffage des diverses bobines de résistance est représenté schématiquement à la figure 24 et est commandé par un interrupteur principal S' monté sur le socle de la machine, à l'avant. La fermeture de l'interrupteur S' établit le circuit à partir des conducteurs du réseau à courant alternatif. Des thermostats appropriés sont prévus pour régler la température des bobines de chauffage indépendamment du circuit principal.
Normalement, les éléments de chauffage restent continuellement branchés sur le courant de façon que les formes de montage et les éléments de moule soient en tout temps maintenus chauds pendant le fonctionnement de la machine. Il existe deux bobines de résistance rl et r2 à raison d'une bobine pour chaque forme de montage. Chacune des deux bobines est reliée d'un côté, par des fils 11 et 12, à un conducteur commun qui aboutit directement à l'interrupteur SI. L'autre côté des bcbines est relié, par des fils 13, 14, au côté opposé de l'interrupteur. Des -Lampes témoins sont de préférence intercalées dans ces fils pour indiquer visuellement que les bobines sont alimentées de courant.
Trois bobines de résistance sont prévues pour les parties du moule, à raison d'une bobine pour chacune des deux moitiés de moule et d'une bobine
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pour le fond. Ces bobines r3, r4 et sont reliées par des fils 15, 16 et 17 à l'un des côtés de l'interrupteur Sl, et par des fils 13, 19 et 110 au côté opposéo Des lampes témoins 2 sont aussi insérées dans ces fils. Un interrupteur de minuterie T est aussi monté dans le circuit principal.
Préalablement à la fixation de semelles, que celles-ci soient en caoutchouc ou en matière plastique, on monte convenablement l'empeigne (ou son équivalent dans le cas de vêtements) sur la portion de base d'une forme de montage, puis on amène ladite forme à la position qu'elle doit occuper au-dessus du moule. On laisse alors tomber dans le moule une semelle de matière brute et on appuie sur la pédale 166 pour rapprocher l'une de l'autre les moitiés de moule.
On manoeuvre alors la poignée 74 pour tirer vers le bas l'empeigne mise sur forme, de manière à l'appliquer de façon étanche contre les bords de la cavité du moule, puis on apuie de nouveau sur la pédale 166 de manière à élever le fond 33 du moule si une pression mécanique est appliquée pendant la vulcanisationo Bien entendu, si la pression doit être engendrée par un agent de soufflage à l'intérieur de la composition dont est faite la semelle, il n'est pas nécessaire de disposer le fond du moule de façon mobile verticalement. La vulcanisation s'effectue alors sous pression et sous l'action de la chaleur et, au cours de cette opération, la semelle non vulcanisée S devient plastique et s'étale latéralement et de bas en haut de manière à remplir la cavité de la forme et à se conformer à la face de dessous de l'empeigne mise sur forme.
Pendant la vulcanisation, la substance de la semelle est refoulée vers le haut entre les bords intérieurs de la portion de montage marginale et s'étale vers 1' extérieur par dessus le bord de cette portion s'il n'existe pas de première, ce qui t'orme une surface unie sur laquelle le ded de l'usager est destiné à reposer. Lorsque des trous sont pratiqués dans la portion de montage marginale, ou lorsqu'il est fait usage de boucles, le caoutchouc traverse les ouvertures ainsi constituées de manière à assurer un ancrage ferme. Pendant que s'effectue la vulcanisation, l'opérateur fixe une autre empeigne à la forme inversée, sur le côté supérieur de cette forme.
Au moment où l'opérateur a terminé la mise en place de l'empeigne, la vulcanisation de la chaussure qui est en contact avec le moule s'achève et, lorsqu'on appuie sur la pédale 166, le fond mobile 33 est tiré vers le bas, alors que les moitiés de moule 31 sont tirées latéralement vers l'extérieur, ce qui libère la chaussure, après quoi on communique à celle-ci un mouvement d'élévation en relevant la poignée 74 et en faisant tourner la forme pour l'amener à sa position inversée. On répète ensuite cette succession d'opérations.
La chaussure ou autre article similaire fabriqué conformément au présent procédé et à l'aide de la machine décrite est caractérisé principalement en ce que la substance de la semelle est directement attachée et en quelque sorte soudée à la substance de l'empeigne sans qu'il soit nécessaire d'avoir recours à des moyens mécaniques sous forme de coutures ou de joints similaires, ou à une substance adhésive ; en ce que la vulcanisation uniforme de la semelle est assurée dans toutes ses parties en dépit des variations d'épaisseur de cette semelle ; et en ce que la semelle est pourvue, sur sa surface intérieure, de dépressions pouvant être garnies de tampons de feutre, liège ou matière similaire et de moyens propres à assurer 1; aération de la semelle.
Bien entendu, les formes de réalisation décrites ci-dessus du présent procédé et de la machine permettant de mettre ce procédé en pratique n'ont été indiquées qu'à titre d'exemples, 1'.invention étant susceptible de recevoir d'autres formes ainsi que de nombreuses modifications de détail rentrant dans le cadre et l'esprit de ladite invention.