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L'invention a rapport à descombinaisons d'engins pour trac- teurs dans lesquelles un engin,dénommé généralement: "engin monté", est connecté au tracteur de manière à pouvoir être abaissé en position de tra- vail ou en être relevé par des moyens hydrauliques actionnés par le méca- nisme du tracteur.
L'invention a pour objet de faire en sorte que dans une combi- naison de ce genrelorsque la profondeur de coupe de l'engin est commandée par une roue ou un patin de support, l'effort de traction du tracteur soit augmenté sans avoir recours à l'adjonction de roues à ballast au tracteur.
L'invention est caractérisée par la présence de moyens à l'ai- de desquels une proportion prédéterminée du poids de l'engin peut être ame- née à volonté à augmenter la pression agissant vers le bas sur les roues
AR du tracteur, sans préjudice de la faculté de l'engin de monter et de des- cendre sous l'effet de guidage exercé par la roue ou le patin de support pendant que ce support suit les irrégularités du terrain, et cela est obte- nu au moyen d'un dispositif permettant d'appliquer et de maintenir automa- tiquement à volonté derrière le piston d'un cylindre hydraulique servant à commander la position verticale de l'engin, une contre-pression qui repré- sente une proportion convenable, pouvant varier de 30% à 90% par exemple, de la pression requise pour retenir l'engin du sol lorsqu'il y est engagé.
Pour mieux faire comprendre la nature de l'invention, on se ré- fère d'abord à la description suivante illustrée par les figures 1 à 4 annexées et qui montrent respectivement :1, la distribution de la charge entre les roues AV et les roues AR d'un tracteur libre de tout engin; 2 la distribution de la charge lorsqu'un engin, représenté dans ce cas par une charrue, est accroché par suspension courte au tracteur et se trouve en po- sition relevée, les socs de la charrue ne touchant pas le sol; 3. la distri- bution de la charge lorsque la charrue que montre la figure 2 est abaissée en position de travail, et ce sans application du dispositif de transfert de poids conforme à l'invention;
et ± la distribution de la charge lorsque la charrue est abaissée en position de travail et qu'une proportion prédéterminée du poids de la charrue a été utilisée au moyen du dispositif conforme à l'invention, à augmenter la pression exercée vers le bas sur les roues AR du tracteur.
La figure 5 du dessin montre schématiquement un mode d'exécution de l'invention dans lequel le levage et la descente d'un engin, ainsi que le transfert du poids aux roues AR du tracteur sont tous effectués par le choix de la position d'un même levier de commande.
La figure 6 montre une disposition dans laquelle le transfert de poids s'effectue par déplacement d'un levier de commande séparé interconnecté avec un levier de commande destiné à produire le levage et la descente de l'engin.
La figure 7 montre un dispositif dans lequel les diverses soupapes employées dans le mode d'exécution représenté par les figures 5 et 6, sont combinées à l'intérieur d'un même carter, leurs diverses fonctions pouvent être commandées en faisant varier la position d'un seul levier de com- mande sélectif. Les figures 7a, 7b et 7c montrent les différentes positions des soupapes dans le dispositif que montre la figure 7.
En se référant tout d'abord à la figure 1, a représente un tracteur muni de roues AV a1 et de roues AR a2 et dont on suppose que que le poids total est représenté par 3.000 unités distribuées de telle manière qu'il se produise (calculable par la méthode des moments) une réaction au sol de 1.000 unités en dessous de l'essieu AV, et de 2,000 unités en-dessous de l'essieu AR. La charge sur l'essieu avant est donc de 1.000 unités, et 2.000 unités sur l'essieu arrière.
Si maintenant, comme le montre la figure 2 , l'on suspend à l'arri ère du tracteur au moyen du système de suspension habituelle d à trois
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tringles de liaison comprenant une paire de liaisons inférieures espacées latéralement,et une liaison supérieure centrale,en engin !il tel qu'une
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charrue ayant un poids de 600 unités, et si 9 comme lemmtre la figure, cet engin ne repose pas sur le sol, les réactions au sol calculées une fois de plus par la méthode desmoments, sont: 600 unitéssur les roues AV
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du tracteur et 3 ao00 unités sur les roues AR.
Lorsque,comme le montre la figure 3 ,l'engin est abaissé en position de travail dans le sol, les réactions au sol des roues AV et des roues AR du tracteur et, partant, les charges sur les essieux sont les mêmes que dans le cas de la figure 1, puisque le poids de l'engin est entiè- rement supporté par le solo
La figure 4. montre les réactions au sol lorsque, au moyen du dispositif conforme à l'invention, deux tiers du poids de l'engin, c'est- à-dire 400 unités, sont transférés au tracteur. Dans ce cas, les réactions sont les suivantes.- sur les roues AV du tracteur, 733 unités; sur les roues AR du tracteur, 2667 unités, et sur l'engin (à cause de la pression hydraulique de levage), 200 unités.
L'on voit donc que la charge agissant sur l'essieu arrière du tracteur a été augmentée de 667 unités au-delà de la charge résultant du travail normal comme le montre la figure 3, et que l'effort de traction, que peuvent exercer les roues AR, s'en trouve accru dans la même proportion.,
Dans la figure 5 du dessin, on a représenté un dispositif dans lequel le levage et la descente de l'engin de et vers sa position de travail, ainsi que le transfert aux roues arrière du tracteur d'une portion prédéterminée du poids de l'engin s'effectuent tous au moyen d'un unique
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levier pivotant. f désigne une pompe appelée à aspirer du liquide d'un ré- servoir, non représenté.
Le côté refoulement de la pompe f est connecté à une conduite f1, comprenant une soupape de retenue ± et conduisant au cy- lindre hydraulique h dont le piston h1 actionne par l'entremise de leviers pivotants tels que i, des tringles delevage telles que i et des liaisons telles que k de manière à soulever l'engin par un déplacement vers l'extérieur dans le cylindre h, la liaison k représentant l'une des deux tringles de liaison latérales espacées de l'attelage d des figures 1 à 4.
Il y a lieu de noter que la soupape de retenue g s'ouvre en di-
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rection du cylindre hile tube de raccord f2 connecte la conduite fil à une soupape de dérivatian m dont la sortie m 1 est raccordée au réservoir de liqui de. Un culbuteur m 2 pouvant pivoter en iL agit de façon à fermer la sou- pape m sous l'action d'un ressort Une fente m5 pratiquée dans le culbu-
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teur m 3 est traversée par un ergot que porte une tringle connectée à un levier de commande n pouvant pivoter en o.
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Du côté de la soupape de retenueg conduisant au cylindre h, la conduite Li- est raccordée par un tube r3 à une soupape .2 qui,pour des raisons qui seront expliquées ci-après, est dénommée "soupape de chute't. La sortie p1 de la soupape communique avec le réservoir de liquide. Un cul-
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buteur p2 pouvant pivoter en 2 agit sous l'action d'un ressort p 4 pour fermer la soupape p. Une fente ménagée dans le culbuteur à est traver- sée par un ergot p6 fixé à une tringle p7 connectée au levier de commande
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n. Le tube de raccord f3 comprend, pour des raisons qui seront expliquées ci-après, un étranglement f4 de section prédéterminée, quoique rien n'em- pêche que le tube f3 lui-même ait une ouverture correspondant à la section réduite voulue.
Il est toutefois préférable de munir ce tube d'un étranglement qui puisse être ajusté de l'une ou de l'autre manière,non représentée.
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Entre le tube f3 et le cylindre h, un tube f5 mène de la con- duite f1 à une soupape r dénommée "soupape de transfert de poids" dont la sortie r1 est en communication avec le réservoir de liquide. Un levier cou- dé r2 pouvant pivoter en r3 appuie par un de ses bras sur l'organe d'obtu- ration r4 de la soupape r, tandis que l'autre bras du levier r2 est réuni par un ressort r5 à l'un des bras d'un levier coudé r6 pouvant pivoter en r,alors que l'autre bras de ce levier est relié par une tringle r8 à un bras court n5 faisant partie du levier de commande n ou y étant attaché.
Le fonctionnement du dispositif que montre la figure 5 est le suivants
Dans la position qu'occupent les divers organes dans la figure, le levier est représenté en traits pleins dans la position dans laquelle la soupape de dérivation m, la soupape de chute p et la soupape de trans- fert de poids r sont toutes trois tenues fermées par leurs ressorts res- pectifso Le liquide fourni par laopmpe f passe donc par la soupape de re- tenue g dans le cylindre hydraulique la- et force le piston h1 de ce dernier vers le dehors, ce qui fait basculer le levier 1 et provoque le levage de l'engin par l'entremise des tringles de levage j et les liaisons k.
Lors- que l'engin a été levé à fond de course, position qui est déterminée par.. une butée appropriée, non représentée, il s'établit derrière le piston h- une pression supérieure à la valeur prédéterminée, la soupape de dériva- tion m s'ouvre à l'encontre de la pression de son ressort m4, et le liquide fourni par la pompe retourne au réservoir. La soupape m agit donc non seu,- lement comme soupape de dérivation, mais aussi comme soupape de surpression.
Si l'on déplace le levier de commande n dans la position indi- quée en traits pointillés en n1,la soupape de dérivation m s'ouvre par la traction effectuée par la tringle m7,alors que la soupape de chute et la soupape de transfert de poids r restent fermées. Le liquide fourni par la pompe f passe donc librement par la soupape m, et l'engin est maintenu en position relevéeo
Un déplacement du levier de commande n dans la position' a pour effet d'ouvrir la soupape de dérivation m et la soupape de chute p, alors que la soupape de transfert de poids r reste fermée. Le liquide em- prisonné entre la soupape de retenue g et le piston hl est alors expulsé par la soupape de chute, sous l'effet du poids de l'engin qui, lui, se met à des- cendre à une vitesse qui dépend de la section de l'étranglement f4 du tube de raccord f3.
Les opérations résultant des déplacements du levier de comman- de n décrits jusqu'à présent, représentent le fonctionnement normal du système hydraulique pour relever l'engin en position de repos, c'est-à-dire ne tou- chant plus le sol, pour le maintenir dans cette position, et pour le laisser descendre en position de travail.
S'il devait se faire que par suite de la nature du terrain, les roues AR du tracteur ne trouvent pas une adhérence suffisante et commencent à patiner, l'adhérence supplémentaire que la présente invention a pour but de produire, est obtenue en déplaçant le levier de commande n de la position n2 dans la position n3. Aans cette position, la soupape de dérivation n et la soupape de uhute p sont maintenues fermées par leurs ressorts respectifs.
Le liquide fourni par la pompe passe ainsi à travers la soupape de retenue g et commence ainsi à établir une pression derrière le piston hl. Lorsque cette pression atteint une valeur prédéterminée qui, comme on a déjà men- tionné, est inférieure à lapression nécessaire pour retirer l'engin du sol,
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le ressort r5 dont l'effet a été réduit par le déplacement du levier de commande en position n3 a une valeur pour laquelle il cèdera à la pression prédéterminée, permettant à la soupape de s'ouvrir, de sorte que le liquide fourni par la pompe pourra passer par la sortie r1 pour retourner ainsi au réservoir.
L'on maintient ainsi derrière le piston h1 une pression repré sentant une proportion prédéterminée du poids de l'engin et, comme le montre la figure 4, ce poids provoque un accroissement de la charge pesant sur les roues AR dutracteur ce qui augmente leur adhésion. La position n3 dans laquelle le levier n peut être déplacé est limitée par une butée réglable n4.
Le dispositif que montre la figare 6 est fort semblable à celui de la figure 5 ,avec cette différence que le fonctionnement de la soupape de transfert de poids r pour transférer une partie du poids de l'engin aux roues AR du tracteur est commandé par un levier pivotant séparé s connecté au levier n. par la liaison à fente s1,et que la soupape r est représentée comme comportant un réglage manuel au moyen duquel la proportion de poids transférée peut être modifiée. Dans ce dispositif, le levier n commande le levage de l'engin,le maintien de celui-ci en position relevée, et sa descente en position de fonctionnement, indépendamment du levier s quand ce dernier se trouve en position de non-fonctionnement, ce qui peut se faire au moyen de la fente de la tringle s1.
Dans ce dispositif, la soupape r est fermée par un ressort r9 et peut être ouverte par un levier pivotant s2 dont l'un des bras porte contre la soupape r tandis que l'autre est connecté par la tringle s3 à un prolongement s4 du levier s au-delà du pivot s5.
Un passage r10 conduisant de la chambre dans laquelle la soupape r fonctionne, est normalement maintenu fermé par une soupape r11 à l'encontre du ressort r12 dont l'effet est réglable à la main au moyen d'une vis r13.
Dans ce dispositif, le déplacement du levier s dans une position s6 - (déterminable par une butée convenablement placée, et non représentée) - déplace le levier n dans la position représentée en traits pleins dans laquelle la soupape de dérivation m et la soupape de chute p sont fermées.
Simultanément, le levier s2 ouvre la soupape de transfert de poids!'. et permet au-liquide d'agir sur la soupape r11. Quand s'est établie derrière la soupape r11,la pression prédéterminée correspondant à la proportion de poids de l'engin que l'on désire transférer aux roues AR du tracteur,ladite soupape s'ouvre et le liquide fourni par la pompe passe par l'ouverture d'échappement r1 et retourne au réservoir.
Dans le dispositif que montre la figure 7, dans lequel les équivalents des soupapes m,p et r des figures 5 et 6 sont combinés en un seul organe, le levier de commande n est connecté par une tringle n7 à une tige t pouvant glisser longitudinalement dans l'alésage t1 d'un carter t2. La conduite de pression f1 de la pompe .! débouche dans l'alésage t1 entre un piston t10 attaché à la tige t et une soupape t3 également attachée à la tige .!: et munie d'ouvertures longitudinales t4. Une ouverture t5 mène de l'alésage t1 à une soupape de retenue u qui s'ouvre en direction du cylindre hydraulique h. Une autre ouverture t6 mène de l'alésage t1 au cylindre hydraulique et est disposée du coté cylindre de la soupape de retenue u.
La soupape de transfert de poids v qui peut glisser sur la tige ± est disposée de manière à être maintenue contre un épaulement t7 de la tige par un ressort v1 situéentre ladite soupape et un collier t8 fixé à la tige t. Une ou-
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verture de reflux t9 fait communiquer l'alésage t1 avec le réservoir de li- quide.
Dans la position du levier n que montre la figure 7, la soupa- pe t3 de la tige t est placée de manière à fermer l'ouverture t6 conduisant au cylindre hydraulique h, et à fermer l'ouverture de reflux t9.
Le liquide fourni par la pompe f passe donc dans le cylindre hy- draulique h via l'ouverture t5 et la soupape de retenue u, et fait avancer le piston h1 de façon à soulever l'engin du soi. La conduite reliant la pom- pe et l'alésage t1 comprendra une soupape de surpression appropriée construi- te de manière à s'ouvrir quand l'engin est arrivé au haut de sa course et qu'une trop forte pression commence à s'établir derrière le piston h1.
Dans la position du levier n que montre la figure 7a, les ouver- tures t5 et t6 sont toutes les deux fermées par la soupape t3, ce qui empê- che tout reflux du liquide du cylindre hydraulique, et maintient l'engin en position relevéeoLe liquide fourni par la pompe passe par les ouvertures t4 dans la soupape t3 et retourne au réservoir par l'ouverture de reflux t9.
Dans la position du levier n que montre la figure 7b, l'ouver- ture t5 est maintenue fermée tandis que l'ouverture t6 est ouverte. Le li- quide peut donc refluer du cylindre hydraulique et retourner au réservoir, en même temps que le liquide fourni par la pompe, par l'ouverture de reflux t9, l'engin étant ainsi abaissé enposition de travail. La vitesse de des- cente de l'engin peut être réglée par l'un ou l'autre mgyen permettant d'a- juster la quantité dont le levier n ouvre l'ouverture t6 lorsqu'il se trou- ve en position de descente.
Lorsqu'on déplace le levier n dans la position que montre la figure 7c, l'ouverture t5 est fermée, l'ouverture t6 est ouverte et l'ouver- ture de reflux t9 est d'abord obturée par la soupape de transfert de poids v. Le liquide fourni par la pompe passe par les ouvertures t4, et lorsque la pression qui s'établit derrière le piston h1 du cylindre h a atteint la valeur déterminée par la proportion du poids de l'engin que l'on désire transférer aux roues AR du tracteur, la soupape v est repoussée à l'encon- tre de son ressort v1 ce qui permet au liquide fourni par la pompe de s'é- chapper par.la soupape de retenue t9.
Le réglage de la butée n4 détermine la position de transfert de poids dans laquelle le levier n peut être déplacé, et règle ainsi l'importance de l'obstruction que la soupape v peut causer à l'ouverture de reflux lorsqu'on déplace le levier jusque contre la butée.
Quoique les trois modes d'exécution de l'invention illustrés et décrits ci-dessus soient bons et réalisables, il va de soi qu'ils ne sont pas limitatifs des moyens qui peuvent être employés pour mettre l'invention en pratique, et que l'on pourra faire usage d'autres dispositions équiva- lentes des soupapes pour réaliser le but de l'invention.
REVENDICATIONS.
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