Mécanisme de relevage hydraulique pour tracteurs agricoles
Cette invention a pour objet un mécanisme de relevage hydraulique pour tracteurs agricoles.
Le mécanisme de relevage hydraulique tel que le prévoit l'invention comprend une pompe, un dispositif d'actionnement hydraulique, une vanne de commande, et un levier de commande coopérant à tout moment avec cette vanne, et déplaçable pour coopérer soit avec un organe mobile par variations succes- sives dans la hauteur, par rapport au tracteur ou à l'engin attelé à lui soit avec un organe mobile par variations successives dans la force de tirage exercée par le tracteur sur l'engin, ce levier de commande étant articulé à un organe de commande manuel. Il est préférable que le levier de commande soit également déplaçable pour coopérer sélectivement avec une butée fixe par rapport au tracteur.
Il est également préférable, quand le levier de commande est déplacé pour coopérer avec cette butée, qu'il coopère en même temps avec une soupape de détente et soit étudié de manière à obliger cette soupape de détente à maintenir dans le mécanisme de levage hydraulique une pression nettement inférieure à celle qui est nécessaire pour soulever l'engin jusqu'à sa position de repos.
Les dessins schématiques annexés représentent, à titre d'exemple, une réalisation possible du méca- nisme de relevage tel que le prévoit l'invention.
La fig. 1 est une vue en perspective semi-schéma- tisée du système de commande du mécanisme de relevage hydraulique tel que le prévoit l'invention en vue de son application à un tracteur agricole.
La fig. 2 est une vue schématique montrant le mécanisme étudié de manière à effectuer la commande de tirage d'un engin attelé au tracteur.
La fig. 3 est une vue schématique montrant le mécanisme étudié de manière à effectuer une commande de position d'un engin attelé au tracteur.
La fig. 4 est une autre vue schématique montrant le mécanisme étudié de manière à effectuer un transfert de poids commandé au tracteur à partir d'engin agricole attelé à lui.
La fig. 5 est une vue en coupe partielle dessinée à plus grande échelle d'une des vannes du système de commande.
Comme le montrent les dessins, une pompe à engrenage 10 entraînée directement par le moteur du tracteur aspire l'huile à partir d'un puisard 11 en passant par un filtre 12 et l'envoie par un conduit 13 contenant une soupape de détente 14 fermée par un ressort à un bloc 15 formant distributeur.
Celui-ci comporte un canal 16 communiquant avec le conduit 13, un canal 17 communiquant avec le canal 16 et aboutissant au puisard 11, une vanne composite 18 pouvant coulisser dans un alésage 19 et étudiée de manière à empêcher, quand elle est fermée, tout écoulement d'huile à partir du canal 16 dans le canal 17, un canal 20 communiquant avec le canal 16 et avec un conduit 21 aboutissant au cylindre 22 d'un vérin hydraulique à simple effet, un clapet de retenue 23 destiné à empêcher l'huile de s'écouler du canal 20 dans le canal 16 et muni d'un ressort hélai- coidal de compression 24, afin de permettre à l'huile de ne s'écouler du canal 16 dans le canal 20 que quand la pression de cette huile dépasse une valeur prédéterminée,
un canal 25 communiquant avec le canal 20 et aboutissant à un organe de commande d'écoulement désigné dans son ensemble par 26, une soupape levable 27 pouvant coulisser dans un alésage 28 et capable, quand elle est fermée, de s'opposer à tout écoulement d'huile depuis le canal 20 dans le canal 25, enfin un canal 29 faisant communiquer l'organe de commande d'écoulement et le puisard 11.
La vanne 18 et la soupape 27 sont sollicitées de venir occuper leurs positions de fermeture par des ressorts de compression hélicoïdaux désignés respectivement par 30 et 31 ; elles sont munies de trous de purge axiaux 32 et 33 qui permettent à l'huile de s'écouler selon un débit restreint des canaux 16 et 20 dans les alésages respectifs 19 et 28. La vanne composite 18 est également munie de quatre rainures axiales 143. Une vanne de commande d'écoulement (voir la fig. 5) comprend un boisseau 135 muni d'une partie filetée 136, de deux orifices radiaux 137 dia métralement opposés, d'un ressort de compression hélicoïdal 138, d'un joint annulaire 139, d'un organe 140 de mise en place du ressort et d'un tiroir 141, muni d'un orifice 142.
La vanne de commande d'écoulement est montée coaxialement dans la vanne 18 et commande, comme son nom l'indique, le débit d'écoulement d'huile à travers le trou de purge 32 vers l'alésage 19 par suite du mouvement du tiroir 141 malgré l'antagonisme du ressort 138, de manière à régler l'écoulement à travers l'orifice 137. Une butée d'arret 144 est prévue pour limiter le mouvement de la vanne 18 dans la direction de fermeture. Les alé- sages 19 et 28 communiquent par des orifices respectifs 34 et 35 avec un alésage 36 contenant un tiroir 37.
Un ressort hélicoïdal 38 travaillant à la compression est monté entre une bride 39 solidaire d'une extrémité du tiroir 37 et l'extrémité interne d'un con tre-alésage 40 ; il agit de manière à solliciter le tiroir 37 vers une position dans laquelle un collet 41 prévu à son autre extrémité vient buter contre le distributeur 15. Le tiroir 37 présente trois plages 42, 43 et 44 entre lesquelles s'étendent des parties 45 et 46 de diamètre réduit. Ces parties communiquent entre elles par des trous radiaux 47 et 48 et un trou axial 49 ménagé dans le tiroir. Un canal 50 communique avec l'alésage 36 et aboutit au puisard 11. Un détendeur indiqué dans son ensemble par 51 (voir la fig. 4) est placé sur le parcours de ce canal. L'orifice 35 contient un clapet 52 constitué par une bille et fermé par un ressort.
L'organe 26 de commande de l'écoulement comprend une valve 53 pouvant cou- lisser dans un alésage 54. Cette valve est sollicitée vers une extrémité de cet alésage 54 par un ressort de compression hélicoïdal 55. Une rainure annulaire 56 pratiquée dans son pourtour communique par des trous radiaux 57 avec un trou axial 58 et qui débou- che dans l'alésage 54 à l'extrémité de la valve la plus éloignée du ressort 55.
Un trou 59 formant évent relie l'extrémité de l'alésage 54 contenant le ressort 55 avec l'extérieur du distributeur 15. L'extrémité de l'alésage 54 la plus éloignée du ressort 55 communique avec le canal 29 par un orifice 60 qui peut être étranglé dans une mesure réglable par un pointeau 61 porté par un bou- chon fileté 62 auquel est fixé un bouton de réglage 63. Le détendeur 51 comprend un organe 64 pou vant coulisser dans un alésage 65.
Une extrémité de cet organe 64 fait saillie par rapport au distributeur 15 et dans son autre extrémité est pratiqué un trou axial 66 servant de logement à un ressort de compression hélicoïdal 67 qui pousse une bille 68, dans une direction propre à aveugler le canal 50 et ainsi à empêcher l'échappement de l'huile vers le puisard 11 à partir de l'alésage 36. La force du ressort 67 et par conséquent la pression requise pour ouvrir le pointeau 61 peut être modifiée en déplaçant l'organe 64 dans l'alésage 65 comme décrit ci-après.
Le cylindre hydraulique 22 contient un bélier 69 dont le mouvement dans ce cylindre est étudié de manière à assurer la montée ou la descente d'un engin (non représenté) relié au tracteur par un attelage à trois points. Cet attelage comprend deux biellettes inférieures 70 latéralement espacées, reliées par des articulations universelles à leurs extrémités avant au tracteur et une biellette supérieure sensible à l'effort de tirage et désignée dans son ensemble par 71 reliée par une articulation universelle à son extrémité avant entre deux bras 72 fixés rigidement à un arbre pivotant 73. Cet arbre 73 est mobile angulairement autour de son axe sous l'action des mouvements du bélier 69 transmis par une bielle 74 et un bras 75 fixés rigidement sur cet arbre 73.
Les biellettes inférieures 70 sont articulées, grâce à des tiges de levage respectives 76, à deux bras de levage 77 laté- ralement espacés qui sont fixés rigidement à l'arbre 73. La biellette 71 est formée de deux parties 78 et 79 emboîtées télescopiquement l'une dans l'autre et entre lesquelles un ressort de compression hélicoïdal 80 est emprisonné dans des conditions telles qu'il résiste à la fois à l'allongement et au raccourcissement de la biellette 71. La partie 78 porte une butée 81 contre laquelle s'appuie la gaine d'un cable Bowden 82. La partie 79 porte un organe 83 d'amarrage du fil de ce câble 82.
Le mécanisme de relevage hydraulique est commandé par un système articulé qui régit sélectivement la position du tiroir 37 ou la position de ce tiroir et de l'organe 64 du détendeur 51. Ce système articulé comprend un levier d'équilibrage 84 qui peut pivoter et coulisser axialement sur un arbre 85 porté par un des bras d'un levier coudé 86 monté à pivotement sur le tracteur. L'autre bras de ce levier coudé 86 est articulé sur une extrémité d'une tige 87. Un levier à main 88 est monté à pivotement sur le tracteur autour d'un axe 89 et pourvu à son extrémité inférieure d'un axe 90 qui peut tourner par rapport au levier 88 autour d'un axe parallèle à l'axe 89. La tige 87 coulisse à travers un trou diamétral de l'axe 90 et des rondelles 91 et 92 sont disposées sur la tige 87 sur les cotés opposés de cet axe.
Un ressort de compression hélicoïdal 93 est emprisonné entre la rondelle 92 et un collier 94 fixé rigidement sur la tige 87. L'extrémité de cette tige la plus éloignée du levier coudé 86 est filetée et porte un écrou 95 contre lequel bute la rondelle 91. Un secteur 96 est fixé au tracteur en association avec le levier à main 88 et porte une butée d'arrêt fixe 97 et deux aiguilles indicatrices 98 et 99 qui sont réglables le long d'une fente curviligne 100 pratiquée dans ce secteur 96.
Une butée fixe 101 sert d'appui à la gaine du câble Bowden 82 à son extrémité opposée à la bieMeMed'attelagesupému.re 71. Le fil metaNique de ce câble 82 est relié à un organe 102. Un léger ressort de compression 103 est emprisonné entre l'organe 102 et la butée fixe 101. Cet organe 102 est relié à pivotement à l'une des extrémités d'un levier 104 qui est monté à pivotement en un endroit convenable de sa longueur sur une patte 105 fixée au tracteur. Une fente pratiquée dans l'autre extrémité du levier 104 reçoit un bouton 107 fixé à une extrémité d'un piston plongeur 108 qui peut coulisser dans un guide fixe 109.
Une saillie 110 prévue à l'extrémité du levier d'équilibrage 84 la plus éloignée du diEtpibutemr 15 peut être amenée à coopérer avec l'autre extrémité du piston plongeur
108 comme décrit dans ce qui suit.
Sur l'arbre pivotant 73 est fixé avec une oertaine excentration un goujon 111 qui est relié à pivotement à l'une des extrémités d'une biellette 112 dont l'autre extrémité est articulée à une extrémité d'un piston plongeur 113 qui peut coulisser dans le guide 109. La saillie 110 peut être amenée à coopé- rer avec l'autre extrémité du piston plongeur 113 comme décrit ci-après.
Le levier d'équilibrage 84 est également muni d'une saillie 114 capable de coopérer à tout moment avec le tiroir 37 et d'une saillie 115 qui peut coopérer avec l'extrémité de l'organe 64 et déborde par rapport au distributeur 15 et d'une saillie 116 qui peut coopérer à tout moment avec un bloc de butée fixe 117. La surface supérieure de ce bloc 117 comprend une partie 118 placée à un niveau inférieur et une partie 119 placée à un niveau supérieur reliées par une rampe 120 comme le montre la fig. 1. La construction est étudiée de telle sorte que
la saillie 116 ne coopère avec la partie 119 de niveau supérieur du bloc de butée 117 que quand la saillie 115 coopère elle-même avec l'organe 64.
Des moyens sont prévus pour faire coulisser le levier d'équilibrage 84 axialement le long de l'arbre 85 sans entraver le pivotement de ce levier sur cet arbre. Ces moyens sont représentés dans la fig. 1 ; ils comprennent une fourchette 121 pourvue de fentes 122 et 123 dans ses extrémités fourchues et d'une fente 124 dans son autre extrémité. La fourchette 121 est fixée sur un arbre 125 qui peut t coulisser axialement. Les fentes 122 et 123 agissent sur le levier d'équilibrage 84 sur les côtés opposés de l'arbre 85. Un arbre 126 monté à rotation dans un palier fixe 127 porte à l'une de ses extrémités un maneton 128 engagé dans la fente 124, et à son autre extrémité un ensemble combiné 129 formant levier à main et aiguille indicatrice.
Un cadran
130 est fixé au tracteur en association avec l'aiguille indicatrice 129. Trois positions désignées respectivement par 131,132 et 133 sont marquées sur ce cadran 130.
Le fonctionnement de ce mécanisme de relevage hydraulique est le suivant, étant entendu que les allusions au côté gauche, au côté droit, aux directions vers le haut et vers le bas, au sens horaire et au sens antihoraire se rapportent au mécanisme tel qu'il est visible dans les dessins.
Quand on veut sélectionner soit une commande de tirage, soit une commande de position, soit un transfert de poids commandé, on amène le levier à main 88 jusqu'à la position que montre la fig. 1 en le ployant dans la limite de son élasticité afin de lui permettre de passer du côté gauche au côté droit de la butée d'arrêt 97. Ceci fait que le levier d'équilibrage 84 descend jusqu'à une position dans laquelle la saillie 116 est en contact avec le bloc de butée fixe 117, tandis que la saillie 110 est audessous du niveau des extrémités inférieures des pistons plongeurs 108 et 113, que la saillie 114 est au-dessous du niveau de l'extrémité inférieure du tiroir 37 et que la saillie 115 est au-dessous du niveau de l'extrémité inférieure de l'organe 64 (en regardant la fig. 1).
On fait ensuite tourner l'en- semble combiné 129 formant levier à main et aiguille indicatrice pour l'amener à la position requise 131,132 ou 133 portée sur le cadran 130.
Si l'on choisit la position 131, le maneton 128 oblige la fourchette 121 à déplacer le levier d'équi- librage 84 axialement le long de l'arbre 85 jusqu'à ce que la saillie 110 se trouve dans l'alignement des deux pistons plongeurs 108 et 113. La saillie 114 se trouve dans l'alignement du tiroir 37, mais la saillie 115 ne se trouve pas dans l'alignement de l'organe 64 du détendeur 51.
On place alors axialement le levier d'équilibrage 84 pour faire varier automatiquement la profondeur de travail de l'engin attelé au tracteur sous l'action des variations de la force de tirage exercée par ce tracteur sur cet engin. Si c'est la position 132 qui est choisie, le levier d'équilibrage 84 est déplacé axialement le long de l'arbre 85 jusqu'à ce que la saillie 110 se trouve dans l'alignement du piston plongeur 113 mais pas dans l'alignement du piston plongeur 108. La saillie 114 est amenée dans l'alignement du tiroir 37 tandis que la saillie 115 n'est pas amenée dans l'alignement de l'organe 64.
On place alors axialement le levier d'équilibrage 84 pour corriger automatiquement toute variation dans la hauteur par rapport au tracteur de l'engin qui est attelé à lui, autrement dit pour assurer la commande de position de cet engin. Si c'est la position 133 qui est choisie, le levier d'équilibrage 84 est déplacé axialement le long de l'arbre 85 jusqu'à ce que la saillie 110 ne soit alignée ni avec le piston plongeur 108, ni avec le piston plongeur 113. La saillie 114 se trouve alors dans l'alignement du tiroir 37 et la saillie 115 dans l'alignement de l'organe 64. Pendant le mouvement axial du levier d'équilibrage 84, la saillie 116 gravit la rampe 120 du bloc de butée 117 pour venir en contact avec la partie 119 à niveau plus élevé.
Le levier d'équi- librage 84 est alors placé axialement de manière à effectuer le transfert commandé du poids au tracteur à partir de l'engin qui est attelé à lui. Quand une des trois positions 131, 132,133 a été choisie, on ramène le levier à main 88 du côté gauche de la butée d'arrêt 97. Ceci soulevé le levier d'équili- brage 84 jusqu'à une position dans laquelle les saillies 110,114 et 115 sont en contact avec les organes (s'il en existe) avec lesquels elles ont pu être amenées respectivement dans une position d'alignement.
Une exception à ce phénomène se produit quand la position 131 a été choisie étant donné que la saillie 110 n'est pas en contact à ce stade avec le piston plongeur 108 puisque l'extrémité inférieure de celui-ci se trouve à un niveau plus élevé que l'extrémité inférieure du piston plongeur 113.
Quand l'une ou l'autre des positions 131 et 132 a été choisie, la saillie 116 est soulevée hors du contact avec le bloc de butée 117, le levier à main 88 étant ramené du côté gauche de la butée d'arrêt 97 bien que quand, au contraire, c'est la position 133 qui a été choisie, et que le levier à main 88 est déplacé comme indiqué, la saillie 116 demeure en contact avec la partie 119 à un niveau le plus élevé du bloc de butée.
Tandis que le levier à main 88 se trouve du côté droit de la butée d'arrêt 97, le ressort 38 maintient le tiroir 37 dans une position telle que les plages 42 et 43 masquent les orifices 34 et 35. II en résulte que la valve 18 et la soupape 27 sont équilibrées hydrauliquement et sont t ainsi maintenues fermées par leurs ressorts respectifs 30 et 31 et qu'ainsi l'huile débitée par la pompe 10 s'échappe vers le puisard 11 en franchissant la soupape 14. Il s'ensuit que l'engin est bloqué hydrauliquement dans sa position de relevage total.
Si l'on examine maintenant les fig. 2 et 3, quelle que soit la position du levier à main 88 du côté gauche de la butée d'arrêt 97, quand la commande de position de tirage a été choisie, le tiroir 37 peut occuper une position d'équilibre (comme le montrent ces figures) et peut être déplacé de bas en haut à partir de cette position par le levier d'équi- librage ou de haut en bas à partir de cette position par le ressort 38 et être ramené automatiquement à cette position par une servo-action. Quand le tiroir 37 occupe sa position d'équilibre, la plage 43 masque l'orifice 35, mais la plage 42 ne masque pas l'orifice 34.
Il en résulte que l'huile qui se trouve dans l'alésage 19 peut s'échapper vers le puisard 11 en passant par l'orifice 34,1'espace entourant la partie 45 de diamètre réduit et le canal 50, de telle sorte que la valve 18 cesse d'être en équilibre par suite de l'action hydraulique et s'ouvre. L'huile peut ainsi s'écouler librement par le canal 50 quand la commande de tirage ou de position a été choisie, puisque le détendeur 51 est toujours au repos du fait que son organe 64 ne se trouve pas dans l'alignement de la saillie 115. Aussi bien le déten- deur 51 n'est-il pas représenté dans les fig. 2 et 3 pour faciliter la compréhension de l'invention. Tou- tefois, la soupape à levée 27 est équilibrée hydrauliquement et est donc maintenue fermée par son ressort 31.
L'huile débitée par la pompe 10 vers le canal 16 peut s'échapper vers le puisard 11 en empruntant le canal 17, tandis que l'huile contenue dans le cylindre 22 est bloquée dedans par le clapet de retenue 23. Si le tiroir 37 est déplacé de bas en haut depuis sa position d'équilibre par le levier 84, ses plages 42 et 43 ne masquent ni l'orifice 34 ni l'orifice 35.
Ainsi l'huile qui se trouve dans l'alésage 19 peut continuer à s'échapper vers le puisard 11 en empruntant l'orifice 34,1'espace entourant la partie 45 de diamètre réduit et le canal 50 et l'huile contenue dans l'alésage 28 peut s'échapper vers le puisard 11 en empruntant l'orifice 35,1'espace entourant la partie 46 de diamètre réduit, le trou radial 48, le trou axial 49, le trou radial 47,1'espace entourant la partie 45 de diamètre réduit, enfin le canal 50. La valve 18 et la soupape 27 sont donc déséquilibrées hydrauliquement et la soupape 27 s'ouvre, tandis que la valve 18 est déjà ouverte.
L'huile débitée par la pompe 10 vers le canal 16 peut continuer à s'écouler vers le puisard 11 en empruntant le canal 17, tandis que l'huile qui se trouve dans le cylindre 22 peut s'échapper vers le puisard en empruntant le canal 25, l'organe 26 de commande de l'écoulement et le canal 29. Ainsi l'engin commence à être abaissé, ce qui éventuellement fait que le tiroir 37 est ramené automatiquement à sa position d'équilibre par la servo-action qui est décrite ci-après. Si le tiroir 37 a la possibilité d'être déplacé de haut en bas depuis sa position d'équilibre par le ressort 38, les plages 42 et 43 masquent les orifices 34 et 35. Ainsi la valve 18 et la soupape 27 sont équilibrées hydrauliquement, et la valve 18 se ferme sous l'action de son ressort 30, tandis que la soupape 27 est déjà fermée.
Tandis que la valve 18 se ferme, la section droite variable des rainures 143 fait que l'écoulement est étranglé graduellement, de sorte que la pression augmente selon un taux prédéterminé. L'huile débitée par la pompe 10 vers le canal 16 ouvre le clapet de retenue 23 et s'écoule en empruntant le canal 20 et le conduit 21 pour gagner le cylindre 22. Ainsi, 1'engin commence à être soulevé, ce qui éventuellement fait que le tiroir 37 est ramené automati quement à sa position d'équilibre par la servo-action qui est décrite ci-après.
Quand la commande de position a été choisie, le tiroir 37 peut être déplacé vers le haut depuis sa position d'équilibre (voir la fig. 3) en faisant pivoter le levier à main 88 dans le sens anti-horaire autour de l'axe 89 de telle sorte que le levier d'équi- librage 84 pivote dans le sens horaire par rapport au point de contact entre la saillie 110 et le piston plongeur 113. Le tiroir 37 est ensuite déplacé auto matiquement de haut en bas jusqu'à sa position d'équilibre par une servo-action impliquant un mouvement dans le sens anti-horaire du levier 84 par rapport à l'arbre 85, ce qui est permis par le mouvement ascendant du piston plongeur 113 en raison du mouvement dans le sens horaire de l'arbre pivotant 73 lorsque l'engin est abaissé.
Le tiroir 37 peut être déplace de haut en bas, depuis sa position d'équilibre soit en faisant pivoter le levier à main 88 dans le sens horaire autour de l'axe 89, de telle sorte que le levier 84 ait la possibilité de pivoter dans le sens anti-horaire autour du point de contact entre la saillie 110 et le piston plongeur 113, soit du fait que le levier 84 a la possibilité de pivoter dans le sens anti-horaire autour de l'arbre 85 en raison du mouvement ascendant automatique du piston plongeur 113 qui est causé par le mouvement dans le sens horaire de l'arbre pivotant 73 en raison du fait que la hauteur de l'engin par rapport au tracteur va en diminuant par suite du suintement de l'huile à partir du cylindre 22.
Le tiroir 37 est ultérieurement déplacé automa tiquement de bas en haut jusqu'à sa position d'équi- libre par une servo-action impliquant un mouvement dans le sens horaire du levier d'équilibrage 84, par rapport à l'arbre 85 causé par le mouvement descendant du piston plongeur 113 par suite du mouvement dans le sens anti-horaire de l'arbre pivotant 73 lorsque l'engin est soulevé. Ainsi la commande de position est effectuée sur toute la gamme de mouvement du levier de commande 88 du côté gauche de la butée d'arrêt 97, c'est-à-dire que l'engin peut être maintenu par le mécanisme de levage hydraulique à n'importe quelle hauteur désirée par rapport du tracteur soit au-dessus, soit au-dessous du niveau du sol.
Quand la commande de tirage a été choisie, et que le levier à main 88 est placé immédiatement du côté gauche de la butée d'arrêt 97, les positions verticales relatives des pistons plongeurs 108 et 113 sont telles que le mouvement du levier à main entre la butée d'arrêt 97 et une position 134 visible dans la fig. 2 assure la commande de position d'un engin attelé au tracteur puisque seul le piston plongeur 113 vient en contact avec la saillie 110, bien que le piston plongeur 108 se trouve également dans l'alignement du levier 84. La construction du mécanisme de levage hydraulique est étudiée de telle sorte que quand le levier à main 88 se trouve dans la position indiquée 134,1'engin soit approximativement au niveau du sol.
Le mouvement du levier à main 88 entre la position 134 et une position 135 visible dans la fig. 2 effectue la commande de tirage de l'engin quand ce dernier est en travail au-dessous du niveau du sol. Le tiroir 37 peut être déplacé de bas en haut depuis sa position d'équilibre (voir la fig.
2) soit en faisant pivoter le levier à main 88 dans le sens anti-horaire autour de l'axe 89, de telle sorte que le levier 84 pivote dans le sens horaire autour du point de contact entre la saillie 110 et le piston plongeur 108 et (ou) le piston plongeur 113 soit, quand l'engin est en travail, par le fait que le levier 84 pivote dans le sens horaire autour de l'arbre 85, par suite du mouvement de descente automatique du piston plongeur 108 du fait de l'allongement de la biellette d'attelage supérieure 71, en raison d'une diminution de la force de tirage exercée par le tracteur sur l'engin.
Le tiroir 37 est ensuite déplacé automatiquement de haut en bas jusqu'à sa position d'équilibre par une serve-action impliquant un mouvement antihoraire du levier 84 par rapport à l'arbre 85, ce qui est permis soit par le mouvement ascendant du piston plongeur 108 en raison du raccourcissement de la biellette supérieure d'attelage 71, en raison d'une augmentation de la force de tirage, soit par le mouvement ascendant du piston plongeur 113 par suite du mouvement dans le sens horaire de l'arbre pivotant 73 lorsque l'engin est abaissé.
Le tiroir 37 peut être déplacé de haut en bas depuis sa position d'équilibre soit en faisant pivoter le levier à main 88 dans le sens horaire par rapport à l'axe 89, de telle sorte que le levier 84 puisse pivoter dans le sens anti-horaire par rapport au point de contact entre la saillie 110 et le piston plongeur 108 et (ou) le piston plongeur 113 soit, quand l'engin travaille, par le fait que le levier 84 a la possibilité de pivoter dans le sens anti-horaire par rapport à l'arbre 85 du fait du mouvement ascendant automatique du piston plongeur 108 qui est causé par le raccourcissement de la biellette d'attelage supérieure 71 en raison d'une augmentation de la force de tirage, soit, quand l'engin se trouve au-dessus du niveau du sol,
du fait que le levier 84 a la possibilité de pivoter dans le sens anti-horaire autour de l'arbre 85 par suite du mouvement ascendant automatique du piston plongeur 113 qui est causé par le mouvement dans le sens horaire de l'arbre pivotant 73 du fait que la hauteur de l'engin par rapport au tracteur va en diminuant par suite du suintement de l'huile à partir du cylindre 22.
Le tiroir 37 est ensuite déplacé automatiquement vers le haut jusqu'à sa position d'équilibre par une servoaction impliquant un mouvement dans le sens horaire du levier 84 par rapport à l'arbre 85 et causée soit par un mouvement descendant du piston plongeur 108, en raison de l'allongement de la biellette d'attelage supérieure 71 par suite d'une diminution de la force de tirage, soit par un mouvement descen- dant du piston plongeur 113, en raison d'un mouvement dans le sens anti-horaire de l'arbre pivotant 73 lorsque l'engin est soulevé.
Quand un transfert de poids commandé du tracteur vers l'engin attelé à lui a été choisi, le mécanisme de levage hydraulique est commandé exclusivement par le levier à main 88 et n'est pas soumis à une serve-action automatique quelconque. Si l'on examine la fig. 4, on comprend que quand on désire relever l'engin jusqu'à sa position de transport, il convient de déplacer le levier à main 88 du côté gauche immédiat de la butée d'arrêt 97, de telle sorte que le levier 84 pivote dans le sens horaire autour du point de contact entre la saillie 116 et la partie 119 de niveau supérieur du bloc de butée 117.
Ainsi le tiroir 37 a la possibilité de se mouvoir de haut en bas sous l'action de son ressort 38 jusqu'à une position pour laquelle les plages 42 et 43 masquent les orifices 34 et 35. La valve 18 et la soupape 27 sont par conséquent équilibrées hydrauliquement et sont fermées. L'huile débitée par la pompe 10 dans le canal 16 ouvre le clapet de retenue 23 et s'écoule en empruntant le canal 20 et le conduit 21 pour gagner le cylindre 22 et soulever l'engin. Quand ce dernier a été intégralement soulevé, I'huile débitée par la pompe 10 commence à s'échapper vers le puisard 11 en franchissant la soupape de détente 14. L'écoulement de l'huile par celle-ci pendant un temps appréciable quelconque se traduirait par une surchauffe et une aération du sol.
Pour éviter cet inconvénient, le levier à main 88 est amené par l'opérateur jusqu'à une position dite de maintien dès que l'engin a été intégralement relevé.
Chaque fois que le transfert du poids commandé est choisi, l'aiguille indicatrice 99 est réglée le long de la fente 100 du secteur 96 de manière à indiquer la position de maintien a > . Quand le levier à main 88 est amené à cette position, le levier 84 pivote dans le sens anti-horaire par rapport au point de contact entre la saillie 116 et la partie à niveau supérieur 119 du bloc 117 formant butée. Ceci déplace le tiroir 37 de bas en haut jusqu'à une position pour laquelle la plage 43 masque l'orifice 35, tandis que la plage 42 ne masque pas l'orifice 34.
Ainsi l'huile contenue dans l'alésage 19 peut s'échap- per vers le puisard 11 en passant par l'orifice 34, 1'espace entourant la partie 45 de diamètre réduit et le canal 50, de telle sorte que la valve 18 soit déséquilibrée hydrauliquement et s'ouvre. La soupape à levée 27 est cependant équilibrée hydrauliquement et est donc maintenue fermée par son ressort 31. L'huile débitée par la pompe 10 dans le canal 16 peut s'échapper vers le puisard 11 en empruntant le canal 17, tandis que l'huile contenue dans le cylindre 22 y est bloquée par le clapet de retenue 23.
Si le levier à main 88 est déplacé depuis la position de maintien vers la position 136 que montre la fig. 4, un mouvement plus prononcé dans le sens anti-horaire du levier 84 par rapport au point de contact entre la saillie 116 et le bloc de butée 117 fait monter le tiroir 37, de sorte que les plages 42 et 43 de celui-ci ne masquent aucun des orifices 34 et 35. Ainsi l'huile contenue dans l'alésage 19 peut continuer à s'échapper vers le puisard 11 en passant par l'orifice 34,1'espace entourant la partie 45 de diamètre réduit et le canal 50, tandis que l'huile contenue dans l'alésage 28 peut s'échapper vers le puisard 11 en empruntant l'orifice 35, l'espace entourant la partie 46 de diamètre réduit, le trou radial 48, le trou axial 49, le trou radial 47, l'espace entourant la partie 45 de diamètre réduit et le canal 50.
La valve 18 et la soupape 27 sont donc désé quilibrées hydrauliquement et la soupape 27 s'ouvre, la valve 18 étant déjà ouverte. L'huile débitée par la pompe 10 dans le canal 16 peut continuer à s'échapper vers le puisard 11 en passant par le canal 17, tandis que l'huile qui est contenue dans le cylindre 22 peut s'échapper vers le puisard en passant par le canal 25, l'organe 26 commandant l'écoulement et le canal 29. Tandis que le levier de commande 88 est placé entre la butée d'arrêt 97 et la position 136, l'huile peut s'écouler librement en passant par le canal 50, quand le transfert de poids commandé a été choisi puisque le détenteur 51 est au repos du fait que la saillie 115 se trouve audessous du niveau de l'extrémité inférieure de l'organe 64.
Si toutefois, le levier à main 88 est déplacé vers la gauche de la position 136, les orifices 34 et 35 continuent à communiquer avec le canal 50, mais la saillie 115 vient en contact avec l'extré- mité inférieure de l'organe 64 et déplace celui-ci de bas en haut, de manière à augmenter la force du ressort 67 qui agit sur la bille 68, et rend ainsi actif le détendeur 51. Le mécanisme de levage hydraulique est représenté dans cet état par la fig. 4. Plus le levier à main 88 est déplacé vers la gauche de la position 136, plus grande est la force du ressort 67.
Ainsi bien que les orifices 34 et 35 ne soient pas masqués par les plages 42 et 43 du tiroir, le déten- teur 51 maintient une contre-pression variable dans une mesure prédéterminée à l'intérieur du méca- nisme de levage hydraulique. Une force plus petite que celle qui est nécessaire pour soulever l'engin à partir de sa profondeur de travail peut donc être exercée sur l'engin, et une proportion réglée du poids de celui-ci est par conséquent transférée au tracteur.
Ceci contribue à l'adhérence entre les roues d'entrainement du tracteur et le sol et obvie à la rotation ou réduit la rotation des roues quand les conditions opératoires sont difficiles, par exemple quand le sol est humide ou trop meuble.
La position 133 est normalement choisie également quand le mécanisme de levage hydraulique doit actionner des engins dits externes c'est-à-dire des engins qui ne sont pas montés sur les biellettes d'attelage 70 et 71, comme c'est le cas de remorques à culbutement hydraulique et de véhicules de charge montés en avant.
On conçoit que, quand la commande de tirage ou la commande de position a été choisie, la profondeur de travail d'un engin attelé au tracteur est bien entendu exclusivement commandée par le mécanisme de levage hydraulique sans nécessité de prévoir sur l'engin un organe de réglage de la profondeur. Quand, cependant le transfert de poids commandé a été choisi, un engin équipé d'un dispositif de réglage de profondeur, tel qu'une roue ou une béquille doit être employé.
Le ressort 93 et l'aptitude au coulissement de la tige 87 par l'axe 90 porté par le levier à main 88 permettent à celui-ci d'être déplacé dans le sens antihoraire autour de l'axe 89 à une vitesse trop rapide pour être accommodée immédiatement par le mécanisme de levage hydraulique. Si le levier est déplacé comme il vient d'être dit, le ressort 93 est comprimé et entraîne ensuite le levier coudé 88 dans le sens anti-horaire à une vitesse qui peut être accommodée par le mécanisme de levage hydraulique jusqu'à ce que l'axe 90 vienne une fois de plus buter contre la rondelle 91 qui bute à son tour contre l'écrou 95.
La soupape de détente 14 limite la pression d'huile maximum qui règne dans le conduit 13 et le canal 16. Le clapet de détente 52 limite la pression d'huile maximum qui règne dans le cylindre hydraulique 22 dans lequel des montées de très forte pression sont susceptibles de se produire, par exemple quand le tracteur rebondit sur un sol inégal et que l'engin est maintenu en position relevée.
Suivant une variante de réalisation possible, l'organe 102 est relié par un câble Bowden à n'importe quel organe mobile par le mécanisme de levage hydraulique, par exemple un véhicule de charge monté à l'avant. C'est ainsi que, quand l'aiguille indicatrice 129 a été amenée angulairement jusqu'à la position 131 de commande de tirage normal qui est marquée sur le cadran 130, le mécanisme de levage hydraulique assure une commande de position de ce véhicule de charge.