Mécanisme de levage à commande hydraulique pour tracteurs
L'invention a pour objet un mécanisme de levage à commande hydraulique destiné à être monté sur un tracteur pour lever ou abaisser un instrument attelé au tracteur, comprenant une pompe agencée pour refouler un liquide sous pression dans un cylindre hydraulique, et une soupape actionnable par un levier à main et actionnable aussi automatiquement par les variations de la force de traction exercée par le tracteur sur l'instrument, pour empêcher ou permettre l'échappement de liquide du cylindre dans un bac.
Dans les mécanismes connus, la pression est automatiquement réduite à zéro, lorsqu'il se produit une diminution de l'effort de traction due, par exemple, au patinage des roues motrices du tracteur lorsqu'elles rencontrent un sol glissant. Ceci entraîne une augmentation de la profondeur de travail de l'instru- ment, ce qui accentue le patinage des roues motrices.
En vue d'obvier à cet inconvénient, le mécanisme selon l'invention est caractérisé en ce qu'une autre soupape est disposée, en aval de la soupape, pour maintenir une pression minimum prédéterminée dans le cylindre.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution préférée du mécanisme objet de l'invention.
La fig. 1 est une vue schématique du mécanisme, partiellement en coupe, et
la fig. 2 est une vue de détail.
Le mécanisme de levage à commande hydraulique pour tracteur agricole représenté au dessin comprend une pompe 10 qui aspire de l'huile d'un bac 11 et communique par son côté de refoulement, par l'inter- médiaire d'un conduit 14, avec un cylindre hydraulique à simple effet 12 contenant un piston 13. Une soupape de retenue 15 est disposée dans le conduit 14, et deux ouvertures sont ménagées dans ledit conduit, 1'une du côté pompe et l'autre du côté cylindre de la soupape de retenue 15.
Ces ouvertures peuvent respectivement être fermées par des organes de soupapes 16 et 17 chargés par des ressorts dont chacun est pourvu d'un canal de fuite axial (non représenté) pour amener de l'huile sous pression derrière la soupape, et chaque soupape est dimensionnée de telle façon que la pression de fermeture est légèrement plus élevée que celle d'ouverture. Chacun desdits organes de soupape présente une partie de diamètre réduit qui est en engagement avec une extrémité d'une plaque 18 reliée à une tige 19 qui peut être actionnée par l'intermédiaire d'un levier coudé 20 relié par une tige 21 à un bras 22 fixé sur un arbre 23 qui est adapté pour recevoir un mouvement d'oscillation autour de son axe de moyens qui seront mentionnés dans la suite.
La partie de diamètre réduit est plus longue dans le cas de l'organe de soupape 16 que dans celui de l'organe de soupape 17, de façon que lors d'un mouvement vers le haut de la plaque 18 celle-ci soulèvera l'organe de soupape 16 de son siège avant de soulever l'organe de soupape 17. La liaison entre la tige 19 et le levier coudé 20 est telle qu'un mouvement du levier coudé dans une direction ouvre l'un ou les deux organes de soupape 16 et 17 tandis qu'un mouvement dudit levier dans la direction contraire ne ferme pas en soi les organes de soupape mais leur permet d'être fermés par leurs ressorts associés.
Le piston 13 est adapté pour agir sur un bras 25 fixé sur un arbre 26 s'étendant laté- ralement en travers de l'arrière du tracteur, et l'arbre 26 peut ainsi recevoir un mouvement d'oscillation de façon que deux bras de levage latéralement espacés 27 rigidement fixés audit arbre puissent faire osciller deux biellettes latéralement espacées 28 en direction verticale autour de leurs points de liaison à pivot au tracteur au moyen de tiges de levage respectives 29. Une biellette centrale supérieure désignée de façon générale par 30 est connectée à pivot à son extrémité antérieure à un court bras 31 rigidement connecté à l'arbre 26. Ainsi, un instrument attelé aux extrémités postérieures des deux biellettes 28 et de la biellette 30 peut être soulevé et amené en posision inopérante.
Un conduit 88, relié au conduit 14 entre la soupape de retenue 15 et le cylindre 12, communique avec un corps de soupape 34 dans lequel est logée une soupape à tiroir 35. Cette soupape est dimensionnée de telle façon que lorsqu'elle est ouverte les forces que la pression dans le système exercent sur elle dans des directions opposées s'équilibrent de façon connue, et elle est adaptée pour être fermée par un ressort 52. La soupape 35 est adaptée pour étrangler l'écoulement d'huile allant du conduit 88 à une soupape désignée de façon générale par 36 qui est également logée dans le corps 34.
La soupape 36 comprend un organe de soupape 37 à fermeture par ressort et pourvu d'un canal de fuite axial 38 à travers lequel l'huile peut parvenir à une soupape de décharge réglable formée d'une bille 39 chargée par un ressort et comprenant un organe de réglage fileté 40 pourvu d'un volant de manoeuvre 41. L'organe de soupape 37 est dimensionné de telle façon que lorsqu'il est fermé, la pression hydraulique dans la direction de fermeture soit légèrement plus grande que celle agissant dans la direction d'ouverture. Une bille 78 chargée par un ressort est adaptée pour s'engager dans des rainures axiales 79 ménagées dans l'organe 40 afin que l'opérateur puisse facilement ajuster la soupape à un degré déterminé indiqué par le nombre de fois que l'on sent la bille s'engager dans une rainure.
L'agencement de la soupape 36 est tel que lorsque la pression agissant sur ladite soupape dépasse une valeur déterminée par l'ajustement de l'organe de réglage fileté 40, l'huile qui s'est écoulée par le canal de fuite 38 soulève la bille 39 chargée par un ressort de son siège et rompt l'équilibre de l'organe de soupape 37, qui s'ouvre alors suffisamment pour maintenir une chute de pression prédé- terminée dans la soupape 36.
La position de la soupape à tiroir 35 est commandée par un cable Bowden relié à la biellette centrale supérieure 30 mentionnée précédemment. Ceci est obtenu en formant ladite biellette au moyen de deux parties télescopantes 42 et 43 entre lesquelles est logé un ressort de compression 69 adapté pour s'opposer aussi bien à l'allongement qu'au raccourcissement de la biellette 30 à partir d'une longueur intermédiaire ou nominale.
La partie 43 est connec- tée à pivot au bras 31 porté par l'arbre 26 monté rotativement sur le tracteur, et la partie 42 peut se déplacer axialement par rapport à la partie 43, à l'encontre de la force exercée par le ressort 69, lors de toute augmentation ou diminution de la force de traction exercée sur un instrument (non représenté) relié au tracteur au moyen des deux biellettes 28 et de la partie 42 de la biellette 30. Le câble dit Bowden est bien connu, et comprend un fil flexible s'étendant et coulissant dans une gaine flexible tubulaire.
Le fil 44 du câble Bowden est connecté à une extrémité à la partie 42 de la biellette 30 et à l'autre à une extrémité d'un levier 45, tandis que la gaine 46 qui entoure le fil 44 bute à une extrémité contre la partie 43 de la biellette 30 et à l'autre extrémité contre le corps de soupape 34. Le levier 45 est pourvu entre ses extrémités d'un galet 70 adapté pour appuyer contre une extrémité de la soupape à tiroir 35, et est connecté à pivot, à son extrémité éloignée de celle reliée au câble Bowden, à un organe 47 pivoté sur le corps de soupape 34. Un levier à main 49 pivoté sur un bras 48 s'étendant à partir du corps de soupape 34 porte un galet 50 adapté pour appuyer sur une surface 51 de l'organe 47. Le ressort 52 et un léger ressort de compression 53 sur le fil 44 agissent pour stabiliser le levier 45 et l'organe 47.
Des moyens à friction (non représentés) sont prévus au point de pivotement du levier à main 49 afin de maintenir ce levier dans toute position désirée à l'en- contre de l'action du ressort 52. Un levier indicateur 54, également pivoté sur le bras 48 autour du même axe que le levier 49, est également maintenu dans toute position désirée par lesdits moyens de friction, avec une force plus grande que celle qui maintient le levier à main 49. Le levier indicateur 54 porte deux marques, et peut être ajusté de manière à amener l'une ou l'autre desdites marques en alignement avec une marque portée par le bras pour des raisons mentionnées dans ce qui suit.
Des moyens sont prévus pour permettre de différencier lesdites marques et comprennent le mot < maintenir poinçonné à proximité de l'une des marques et les mots transfert de poids poinçonnés à proximité de l'autre.
Un bras 56, fixé à l'arbre 23, est connecté à pivot à une extrémité d'une tige 57, dont l'autre extrémité est reliée par des moyens à mouvement perdu à un bras 58 pivotant sur un axe fixe 55. Lesdits moyens à mouvement perdu comprennent une goupille 59 montée rotativement sur le bras 58 et présentant un alésage diamétral dans lequel peut coulisser la tige 57. Un ressort de compression 62 est disposé entre la goupille 59 et une collerette 63 sur la tige 57, et l'extrémité postérieure de la tige 57 est pourvue d'une autre collerette 64. Un mécanisme à genouillère désigné de façon générale par 60, et comprenant un ressort à boudin 90, est associé au bras 58, et un organe formant came 61 est rigidement fixé au bras 58. Des butées 65 et 66 sont prévues pour limiter le mouvement angulaire du bras 58.
Un arbre 67 déplaçable axialement porte un levier sélecteur 68 monté rigidement sur lui et un bras 93 portant une goupille 94 adaptée pour venir en engagement avec l'organe formant came 61. L'arbre 67 est coaxial avec l'arbre 26 et est adapté pour être accouplé avec ce dernier au moyen d'une liaison 71 à rainure et clavette.
Une tige 72 peut coulisser longitudinalement dans le corps de soupape 34 et est adaptée pour buter à une extrémité contre une saillie 73 du levier à main 49 et à l'autre extrémité contre une saillie 74 du bras 56. Ladite tige porte deux collerettes fixes 75 et 76 disposées de part et d'autre du corps de soupape 34, et un ressort de compression 77 est disposé entre la collerette 75 et le corps de soupape.
Une boîte à soupapes 80 est montée dans le conduit 14 et contient des moyens conventionnels à commande manuelle (non représentes) pour admettre de l'huile sélectivement soit dans le cylindre 12, soit par l'un ou l'autre des conduits 81 et 82 dans un cylindre hydraulique auxiliaire (non représenté).
Des moyens de décharge à soupape (non représen- tés) sont prévus de manière connue pour limiter la pression maximum dans le système à une valeur de sûreté permissible.
Le mode de fonctionnement du système comme système de réglage en profondeur est le suivant :
L'arbre 67 est accouplé pour l'entraînement avec l'arbre 26, le fil 44 est connecté à la partie 42 de la biellette 30 et la communication est établie par la boîte à soupape 80 entre la pompe 10 et le cylindre 12. Lorsqu'un instrument (non représenté) relié aux deux biellettes 28 et à la biellette 30 et qui n'est pas pourvu de ses propres moyens de réglage en profondeur, est en position de travail, les organes de soupape 16 et 17 sont fermés et le levier à main 49 est dans une position telle que l'instrument est maintenu à la profondeur de travail désirée par étranglement de l'écoulement d'huile de la pompe 10 à la soupape 36 par la soupape à tiroir 35.
La fig. 1 illustre le mécanisme dans ces conditions, le levier à main 49 et le levier indicateur 54 étant montrés en lignes continues dans une position typique. S'il se produit une variation de la force de traction exercée sur l'instru- ment, la biellette centrale supérieure 30 s'allongera ou se raccourcira, ce qui aura pour résultat que le levier 45 connecté au fil 44 pivotera autour de son point de connexion avec l'organe 47 et augmentera ou diminuera l'écoulement d'huile à travers la soupape à tiroir 35 en faisant effectuer à cette soupape à tiroir un mouvement axial.
Une diminution de la force de traction produira un allongement de la biellette centrale supérieure 30 et réduira la chute de pression à travers la soupape à tiroir 35, ce qui réduira la pression dans le cylindre 12 en permettant ainsi une augmentation de la profondeur de travail de l'instru- ment. En revanche, lorsqu'il se produit une augmentation de la force de traction, le mécanisme fonctionnera pour réduire la profondeur de travail de l'instru- ment. Cependant, en aucun cas la pression dans le système ne peut tomber au-dessous d'une valeur minimum déterminée par la position de l'organe de réglage fileté 40 de la soupape 36. De cette façon il y a toujours un certain poids qui est transféré de l'instrument au tracteur afin de réduire toute tendance au patinage des roues motrices du tracteur.
Les variations de la profondeur de travail de l'instrument sont commandées par le conducteur en déplaçant le levier à main 49 à la position désirée entre les positions 83 et 89 montrées en pointillé à la fig. 1. En même temps, il peut amener le levier indicateur 54 à la même position afin de marquer cette position pour plus tard. Un tel déplacement du levier à main 49 a pour effet de faire pivoter le levier 45 par l'organe 47 autour de son point de connexion avec le fil de façon à déplacer la soupape à tiroir 35 axialement, et d'augmenter ou de diminuer la chute de pression dans ladite soupape à tiroir de la façon décrite pré cédemment.
Lorsqu'on désire soulever l'instrument au-dessus du sol, le levier à main 49 est amené par le conducteur à la position 84 pour laquelle le galet 50 n'est plus en contact avec l'organe 47. Si l'instrument doit subséquemment être abaissé à la même profondeur de travail qu'avant, le conducteur ne déplace pas le levier indicateur. La soupape à tiroir 35 est par conséquent fermée par le ressort associé 52, et du moment que les organes de soupapes 16 et 17 sont fermés, la pression dans le conduit 14 et ainsi dans le cylindre 12 augmente de façon à atteindre une valeur suffisante pour soulever l'instrument. Au cours des derniers degrés du mouvement de basculement de l'arbre 26, la goupille 94 portée par le bras 93 engage l'organe formant came 61 et déplace le dispositif 60 au-delà du point mort.
Le ressort 90 agit alors par l'intermédiaire du bras 58, de la tige 57, du bras 56, de l'arbre 23, du bras 22, de la tige 21, du levier coudé 20, de la tige 19 et de la plaque 18 pour ouvrir l'organe de soupape 16 et permettre à l'huile refoulée par la pompe 10 d'être déchargée en retour dans le bac 11. L'huile contenue dans le système hydraulique sera retenue dans celui-ci par la soupape de retenue 15 et l'organe de soupape 17 pour maintenir l'instrument dans sa position soulevée. S'il se produisait une fuite d'huile permettant à l'instru- ment de retomber au-dessous d'une certaine hauteur, cependant, le dispositif à genouillère 60 fonctionnerait pour fermer la soupape 16, et alors l'huile refoulée par la pompe 10 serait forcée à travers la soupape de retenue 15 pour arriver dans le cylindre 12.
Lorsque suffisamment d'huile a pénétré dans ledit cylindre pour ramener l'instrument à sa position entièrement soulevée, le dispositif à genouillère fonctionnera à nouveau pour ouvrir l'organe de soupape 16 et permettre à l'huile refoulée par la pompe 10 d'être déchargée dans le bac 11 comme décrit pré cédemment.
Lorsqu'on désire faire redescendre l'instrument à la même profondeur de travail qu'avant, le levier à main 49 est ramené par le conducteur en alignement avec le levier indicateur, ce qui a pour effet d'ouvrir à nouveau la soupape à tiroir 35 de la quantité requise, et pendant que l'instrument descend par suite du fait que 1'huile contenue dans le cylindre 12 s'échappe par ladite soupape à tiroir, le dispositif à genouillère 60 fonctionne pour fermer l'organe de soupape 16. Toutefois, si l'instrument est léger ou le sol est dur il peut arriver que l'instrument ne pénètre pas suffisamment rapidement dans le sol. Afin de remédier à ceci, le conducteur déplace le levier à main 49 dans la position montrée en pointillé en 85 à la fig. 1.
Ceci a pour effet de faire buter la saillie 73 du levier à main contre une extrémité de la tige 72 et de déplacer ladite tige longitudinalement à 1'encontre de l'action du ressort 77. L'autre extrémité de la tige 72 bute ainsi contre la saillie 74 du bras 56 et le mouvement angulaire résultant de rarbre 23, à l'encontre de l'action du ressort 62, est transmis par le bras 22, la tige 21, le levier coudé 20, la tige 19 et la plaque 18 pour ouvrir les deux organes de soupape 16 et 17, de façon à réduire substantiellement à zéro la pression dans le système hydraulique. Lorsque l'instrument a pénétré jusqu'à la profondeur requise, le levier à main 49 est ramené en alignement avec le levier indicateur 54.
Les organes de soupape 16 et 17 peuvent ainsi se fermer et l'instrument est de nouveau ramené sous la commande de la soupape à tiroir 35 et de la soupape 36.
La sensibilité à la force de traction exercée sur l'instrument du mécanisme hydraulique peut être réglée par un réglage approprié de la soupape 36.
Par exemple, le mécanisme peut être amené à fonctionner avec une chute de pression de 24,6 kg/cm2 à travers la soupape 35 et une chute de pression de 3,5 kg/ce-ii travers l'organe de soupape 37, de sorte que la pression dans le cylindre hydraulique 12 sera de 28,1 kg/cm2. Pour arriver à la chute de pression mentionnée en premier lieu, la soupape à tiroir 35 est presque fermée et même un petit déplacement du levier 45 dû à une petite variation de la force de traction aura un effet marqué sur la pression dans le cylindre hydraulique 12.
Alternativement, une pression de 28,1 kg/cm2 dans le cylindre 12 peut être obtenue en réglant la chute de pression dans la soupape à tiroir 35 à une valeur de, mettons, 3,5 kg/cm2, et celle à travers l'organe de soupape 37 à 24,6 kg/cm2. Ainsi le degré d'ouverture de la soupape à tiroir 35 est beaucoup plus considérable que dans 1'exemple précédent, et par conséquent le mécanisme est beaucoup moins sensible aux variations de la force de traction exercée sur l'instrument.
Le fonctionnement du mécanisme comme système de transfert de poids, sans être influencé par la force de traction exercée sur l'instrument a lieu comme suit :
L'arbre 67 reste accouplé pour l'entraînement avec l'arbre 26, le fil 44 reste connecté à la partie 42 de la biellette 30 et la communication entre la pompe 10 et le cylindre 12 est maintenue à travers la boîte à soupape 80. Un instrument pourvu de ses propres moyens de réglage de la profondeur, tels qu'une roue ou un patin doit être utilisé, et celle des marques sur le levier indicateur 54 à proximité de laquelle sont poinçonnés les mots transfert de poids est alignée avec la marque sur le bras 48. Lorsque le levier à main. 49 est amené en alignement avec le levier indicateur 54, il occupera la position montrée en pointillé en 83 à la fig. 1.
Pour cette position du levier à main, la soupape à tiroir 35 est entièrement ouverte et même si le câble Bowden est opérativement con necté à la biellette 30 les variations de mouvement automatiques de la soupape à tiroir provoquées par les variations de la force de traction exercée sur l'instrument sont insuffisantes pour que la soupape à tiroir étrangle l'écoulement de l'huile entre la pompe 10 et la soupape 36.
Ainsi la pression dans le système hydraulique est commandée uniquement par la position de l'organe de réglage fileté 40, de sorte qu'une pression prédéterminée peut être maintenue dans le système, ce qui a pour résultat qu'un poids constant prédéterminé est transféré de l'instrument au tracteur sans affecter la profondeur de travail de l'instrument, qui continue à être commandé par ses moyens de réglage de la profondeur. Le levier à main 49 peut aussi être déplacé aux positions représentées en pointillé en 84 et 85 à la fig. 1, le résultat étant alors exactement le même que lorsque le mécanisme fonctionne comme système de réglage de la profondeur.
Ainsi, lors du fonctionnement comme système de transfert de poids, le levier à main 49 peut normalement occuper la position montrée en pointillé en 85 à la fig. 1, de sorte que la pression de l'huile soit substantiellement égale à zéro, mais lorsqu'il se produit un patinage des roues, le levier à main est amené à la position 83 en alignement avec le levier indicateur 54, ce qui a pour résultat de faire transférer de l'instrument au tracteur un poids dépen- dant de la position de l'organe de réglage fileté 40 aussi longtemps qu'il est nécessaire, après quoi le levier à main est ramené à la position 85 et la pression dans le système revient substantiellement à zéro.
L'instrument peut être soulevé à partir de sa position de travail et être maintenu dans la position soulevée, en amenant le levier à main 49 à la position 84.
Le fonctionnement du mécanisme hydraulique pour soulever, maintenir dans toute position désirée, ou abaisser un instrument ou autre appareil actionné soit par un embiellage d'attelage ou par un cylindre hydraulique auxiliaire, sans que le mécanisme hydraulique soit influencé par la force de traction exercée sur l'instrument et sans que le mécanisme hydraulique transfère du poids au tracteur a lieu comme suit :
L'arbre 67 est déconnecté de l'arbre 26 en le faisant coulisser axialement dans la direction de la flèche 91 et en le faisant ensuite tourner dans la direction de la flèche 92 au moyen du levier sélecteur 68. Ceci libère la liaison à rainure et clavette 71 entre lesdits arbres et assure que le dispositif à genouillère 60 et le bras 58 occupent la position montrée sur la fig. 1, s'ils ne sont pas déjà dans cette position.
Il y a lieu de noter que la goupille 94 est assez longue pour venir en contact avec l'organe formant came 61 même lorsque l'arbre 67 a été déconnecté de l'arbre 26. Un mouvement subséquent de l'arbre 26 ne peut pas affecter les organes de soupape 16 et 17. Le fil 44 est détaché de la partie 42 de la biellette 30, de sorte que le levier 45 et l'organe 47 sont rendus inopérants lors de mouvements soit de ladite partie 42, soit du levier à main 49. La soupape à tiroir 35 et par conséquent la sou pape 36 restent ainsi fermées. La communication est établie par la boîte à soupape 80 entre la pompe 10 et le conduit désiré des trois conduits de sortie de ladite boîte à soupape.
Ainsi de l'huile peut être fournie au cylindre 12 pour actionner un instrument monté sur l'embiellage d'attelage du tracteur, ou à un cylindre hydraulique auxiliaire (non représenté) faisant partie d'un appareil tel qu'une pelle de chargement montée sur tracteur, un bulldozer ou une remorque à basculement commandé hydrauliquement.
La position du levier à main 49, lorsque le mécanisme est adapté pour fonctionner de la façon décrite maintenant, est montrée à la fig. 2. La position montrée en traits continus est la position abaissée, dans laquelle la saillie 73 bute contre une extrémité de la tige 72. Un mouvement amenant le levier 49 à cette position à 1'encontre de l'action du ressort 62 et du ressort 77, fait que ladite tige déplace l'arbre 23 d'un angle suffisamment grand pour ouvrir les deux organes de soupape 16 et 17 pour ainsi réduire la pression dans le système substantiellement à zéro. Ainsi la position du levier à main 49 montrée en traits continus à la fig. 2 correspond à la position 85 montrée en pointillé à la fig. 1.
Lorsqu'on désire soulever l'instrument, la benne de chargement, la lame de bulldozer, ou analogue, le levier à main 49 est amené à la position 86 montrée en pointillé à la fig. 2. Dans cette position, la saillie 73 n'est plus en contact avec la tige 72 et l'action des ressorts 77 et 62 est telle que les deux organes de soupape 16 et 17 peuvent se fermer. La pression dans le système hydraulique augmente par conséquent à une valeur suffisante pour soulever l'instrument ou autre appareil en question.
Lorsque l'instrument ou autre appareil a été ainsi entièrement soulevé, il est nécessaire d'amener le levier 49 manuellement à la position 87 montrée en pointillé à la fig. 2. La marque sur le levier indicateur 54 à proximité de laquelle est poinçonné le mot maintenir aura été alignée avec la marque sur le bras 48 afin d'indiquer ladite position au conducteur.
Si on le désire, le levier à main peut aussi être amené à cette position lorsque l'instrument ou autre appareil n'est pas entièrement soulevé. La saillie 73 butera alors contre une extrémité de la tige 72 mais l'am- pleur du mouvement angulaire communiqué à l'arbre 23 suffira seulement pour ouvrir l'organe de soupape 16, tandis que l'organe de soupape 17 restera fermé.
Comme on l'a expliqué précédemment, ceci est dû au fait que la partie de diamètre réduit qui engage la plaque 18 est plus longue dans le cas de l'organe de soupape 17 que dans celui de l'organe de soupape 16. L'huile refoulée par la pompe 10 est ainsi déchar- gée dans le bac 11, tandis que l'huile contenue dans le système hydraulique sera retenue dans celui-ci par la soupape de retenue 15 et par l'organe de soupape 17 afin que l'instrument ou autre appareil en question soit maintenu dans sa position soulevée ou partiellement soulevée.
Il est clair qu'un appareil tel qu'un appareil d'empilage par repoussage qui nécessite un mouvement autre qu'un mouvement de soulèvement pourrait éga- lement être actionné par le mécanisme hydraulique de la manière décrite en dernier lieu.