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L'invention a pour objet un procédé continu et'perfectionne pour carboniser ou pyrogéner des charbons bitumineux gras ou collants à basse température.
La carbonisation ou distillation des charbons à basse tempéra- ture (425 à 760 ) fournit du charbon distillé. du gaz et du goudron. Le succès économique de cette carbonisation dépend de la quantité de goudron produit. Le charbon distillé, dont la quantité correspond à environ 70 % en poids du-produit total, n'a généralement pas une valeur suffisante, par lui-même, pour rendre le procédé économique. Le rendement en gaz est trop faible pour qu'il puisse être considéré comme étant un facteur important pour le procédé. Par conséquent.le goudron, avec ses constituants chimiques de valeur. doit procurer l'accroissement nécessaire de la marge de bénéfi- ces.
Par ailleurs. seul un procédé de carbonisation continu et à grand débit peut répondre aux besoins d'un traitement ayant un prix de re- vient réduit. Malheureusement, la distillation continue de charbons bitu- mineux collants, à des températures basses, crée un problème opératoire sé- rieux en raison de la tendance du charbon à coller ou à s'agglutiner. Cette agglomérat Ion empêche le traitement continu de grandes quantités de charbon.
Elle peut ëtre évitée par la dilution du charbon frais. introduit dans l'ap- pareil de carbonisation, avec du-charbon distillé préalablement. c'est-à- dire du charbon carbonisé. De cette manière. on diminue toutefois le rende- ment de l'installation.
Le traitement préalable du charbon par oxydation a été proposé en vue de rendre le charbon non collant. Ces propositions de pré-oxydation nécessitent l'oxydation du charbon à des températures inférieures à celles de la zone de plasticité du charbon. L'oxydation du charbon détruit une partie du rendement normal en goudron. Bien que le traitement puisse se faire d'une manière continue avec un débit élevé en charbon, la perte de goudron empêche que ces procédés déjà connus pour la carbonisation à basse température soient économiques.
On a découvert un procédé de carbonisation continu et à grand débit par lequel les charbons peuvent être rendus non collants par oxydation avec des rendements fortement accrus en goudron, comparativement aux trai- tements de pré-oxydation proposés jusqu'ici. Comme dit plus haut. ces pro- positions antérieures font la pré-oxydation à des températures inférieures à celles de la zone de plasticité du charbon. Pour autant qu'on le sache. la température la plus élevée. suggérée pour cette pré-oxydation, est de 370 . c'est-à-dire légèrement inférieure à celle de la sone de plasticité de la plupart des charbons collants. En général, toutefois. la température choisie est nettement inférieure à 3700.
L'invention a pour objet un procédé pour carboniser un char- bon bitumineux et collant à une température comprise entre 425 et 760 . ce procédé consistant à oxyder préalablement le charbon, dans des conditions non agglomérantes dans la zone de plasticité du charbon jusqu'à ce que ce- lui-ci soit devenu, en substance, non agglutinant quand il est chauffé jus- qu'à la température de carbonisation susdite.
L'invention a également pour objet un procédé pour carboniser un charbon bitumineux collant à basse température, ce procédé consistant à chauffer le charbon collant à une température faisant partie de celles de la zone de plasticité du charbon et dans laquelle le charbon s'agglutinerait normalement, à distiller le charbon partiellement à ladite température en contact avec une quantité d'oxygène suffisante pour rendre le charbon, en substance, non agglutinant pendant cette opération de chauffage et au cours de l'opération de distillation dont question ci-après, à achever ensuite la distillation du charbon à une température plus élevée entre environ 425 et 7600. et à recueillir les produits de la distillation.
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Les dessins ci-annexés montrent, à titre d'exemple. un mode de réalisation de l'invention.
La Fige 1 montre le schéma d'une installation établie suivant un mode de réalisation préféré de l'invention.
La Fig. 2 montre un graphique de la consommation d'oxygène en fonction de la température de pré-oxydation (en oF).
La Fige 3 montre un graphique des rendements en groudron en fonction de la température de pré-oxydation (en oF).
Afin que l'on puisse bien apprécier les nouvelles caractéristiques et les résultats inattendus du procédé faisant l'objet de l'i@@en- tion, on examinera brièvement les procédés antérieurs qui font intervenir une oxydation pour transformer un charbon collant de manière telle qu'il puisse être utilisé dans des installations de distillation continue à basse température. Avant cet examen., on croit qu'il est important de définir l'expression "zone de plasticité!' qui est fréquemment utilisée dans la description.
Des charbons bitumineux collants subissant. juste avant leur carbonisation, un chagement visible qui peut être décrit, au mieux, comme étant un phénomène de fusion. Ce comportement peut être observé aisément en chauffant une particule de charbon dans une atmosphère inerte jusqu'à une température d'environ 425 . A 370 ou à une température légèrement plus élevée, les bords de clivage du charbon deviennent moins nets et la particule se comporte comme une particule de brai chauffée jusqu'à sa température de fusion, c'est-à-dire que sous tous ses aspects, elle devient fluide.
A l'apparition de la phase liquide ou peu après, le liquide devient mousseux, ce qui indique une décomposition et une perte rapide des matières volatiles.- En peu de temps, la formation de mousse cesse et la matière revient à une phase solide de charbon distillé. Ce comportement caractérise et définit la zone de plasticitéo Pour la plupart, voire la totalité, des charbons bitumineux collants, les limites de température de la zone de plasticité sont d'environ 3700 à 425 .
Les chercheurs antérieurs savaient que l'oxydation de charbons collants les rendaient partiellement ou complètement non agglutinants. Ils avaient également observé que le rendement en goudron diminuait sérieusement par cette oxydation. Si l'oxydation se faisait en même temps que la carbonisation du charbon, à des températures comprises entre environ 425 et 7600. c'est-à-dire dans la zone des températures généralement adoptées pour la carbonisation à basse température. la diminution du rendement en goudron était excessive car dans certains cas, le goudron était complètement détruit.
Par conséquent, les chercheurs antérieurs ont eu recours à un procédé à deux étages, le premier étage étant celui du traitement oxydant et le second étant celui de la distillation.,
Pour ce procédé à deux étages pour la distillation de charbons collants, la pré-oxydation avait lieu à des températures qui étaient définies différemment comme étant inférieures à la zone de plasticité du charbon. en dessous de la température à laquelle des vapeurs d'hydrocarbures sont dégagées ou en dessous du point de distillation.
En raison de la diminution prohibitive du rendement en charbon, produite par l'oxydation et la distillation simultanées dans la zone de carbonisation normale à basse température. il était naturel que ces chercheurs arrivent à la conclusion que tout traitement de pré-oxydation doit se faire à une température à laquelle la quantité de vapeurs organiques dégagées est faible ou nulle, Ils ont donc choisi la zone de température allant jusqu'à 370 dans laquelle il ne se produit pas une distillation appréciable.
Ce procédé à deux étages pouvait être un perfectionnement au traitement à un étage dans lequel l'oxydation et la distillation se faisaient en même temps, mais la réduction du
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rendement en goudron était néanmoins appréciable et ce procède à deux éta- ges était impraticable pour des raisons économiques. La littérature, dans laquelle on;parle de ces procédés antérieurs, passe généralement sous si- lence les effets quantitatifs du procédé à deux étages, dont question plus haut. sur les rendements en goudrono Dans le traité de Lowry "Chemistry of Goal Utilization" Vol.
I. page 861. on décrit les résultats de la pré- oxydation du charbon collant à une température inférieure à celle de la zone de plasticité, cette pré-oxydation étant suivie d'une carbonisation. dans les termes suivants "Pour tous les charbons essayés. les rendements en goudron diminuaient rapidement avec l'oxydation, la diminution moyenne, pour une consommation de 1 % d'oxygène. correspondant à 16% du rendement moyen Il
On va décrire maintenant brièvement une installation qui con- vient à la mïse en oeuvre d'un mode de réalisation de l'invention, ainsi que le mode de fonctionnement de cette installation en se référant au schéma montré sur la Fig, 1.
Du charbon. bitumineux collant et finement broyé de manière à avoir une granulométrie telle qu'il coule librement. par exemple une granulométrie correspondant à un tamis de Tyler No 14 x O. est débité par une trémie d'alimentation 10 et avance vers une chambre collectrice 12 à l'aide d'une vis d'Archiméde 14.
Dans la chambre collectrice 12 le charbon est entraîné par un courant de gaz inerte. par exemple du gaz de recyclage. introduit par le courant 16 et le charbon est dirigé. par le conduit 18. vers une colonne de préchauffage 20 qui est chauffée extérieurement et qui a des dimensions telles que le charbon puisse être amené à une température de l'ordre d'environ 38 à 3450- Par ailleurs,, la granulométrie du charbon et la vitesse du courant gazeux sont convenablement réglées afin que le charbon reste à l'état fluide pour un transfert optimum de la chaleur aux matières solides.
Les matières solides préchauffées et le gaz passent, par débordement. dans un conduit vertical 22. établi dans la colonne 20, et s'écoulant ensuite par un conduit 24 qui aboutit à une colonne de pré-oxyda- tion 26. Les matières solides entraînées pénètrent dans la colonne 26 par le fond. De l'air, de préférence réchauffé à une température élevée d'environ 95 par exemple, est également introduit par le fond de la colonne 26. Une combustion partielle du charbon par cet air fait monter la température du charbon jusqu'à une valeur comprise entre 380 et 425 . Comme dans la colonne de préchauffage,, le charbon est maintenu à l'état fluide par le courant gazeux en vue d'obtenir un bon transfert de la chaleur et de bonnesscaractéristiques d'écoulement.
Les matières solides pré-oxydées et le gaz s'écoulent, après débordement. par un conduit vertical 28 dans un conduit 30 aboutissant à une cuve de carbonisation 32.
Dans la cuve de carbonisation 32, les matières sont maintenues à l'état fluide. La chaleur est fournie en quantité suffisante pour que le lit des matières solides soit à la température de distillation désirée, de l'ordre de 4250 à 760 . La source de chaleur additionnelle nécessaire est du gaz de recyclage chaud ou de la vapeur d'eau introduit à une température de 6500 à 975 par un conduit 34. D'autres moyens pour fournir la chaleur peuvent être utilisés comme décrit plus loin.
Une certaine quantité de charbon distillé propre est prélevée à la cuve 32 par une chambre d'évacuation 36 avec distributeur et 's'écoule par un transporteur à via 38 vers un réservoir ou vers un endroit pour usage immédiat, Les vapeurs dégagées traversent un cyclone Interne 40 pour en séparer les particules de poussière et sont amenées par un conduit 42 à un condenseur 44. Le goudron est recueilli sur le fond du condenseur et s'écoule vers un décanteur 45 d'où le goudron est évacué par le conduit 46. Le gaz s'échappe par la partie supérieure du condenseur 44 et s'écoule par le conduit 47 pour être recueilli d'une manière appropriée ou pour être utilisé à nouveau pour le traitement.
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Les expériences faites par la Société demanderesse ont montré définitivement qu'une quantité moindre d'oxygène est consommée par un charbon collant en vue de la rendre suffisamment non agglutinant pour pouvoir être traité dans un étage de carbonisation quand on procédé d'abord à sa pré-oxydation dans une zone de température comprise entre 3800 et 425 . c'est-- à-dire dans la zone de plasticité plutôt que de le pré-oxyder d'abord à une température inférieure à celles de la zone de plasticité. c'est-à-dire en dessous de 370 . Ce résultat inattendu est montré graphiquement -sur la Fig.2.
La Figo 2 montre les courbes limites pour le traitement de deux charbons collants différents A et B provenant de la région de Pittsburgh.
Ces courbes sont obtenues en adoptant comme ordonnées la quantité d'oxygène consommée pour la pré-oxydation et exprimée en 1, du poids du charbon exempt d'humidité et de cendres (0 en % de C) alors que les abscisses donnent les températures de pré-oxydation (T de pré-ox. en oF). L'oxygène consommé pour la pré-oxydation est 1-'oxygène qui disparaît pendant le traitement de pré-oxydation en raison de la réaction avec le charbon ou de 1'absorption par le charbon. Les analyses Immédiates de ces deux charbons donnent :
TABLEAU I.
EMI4.1
<tb>
<tb>
Analyse
<tb> immédiate <SEP> Charbon <SEP> A <SEP> Charbon <SEP> B
<tb> humidité <SEP> 1.10% <SEP> 2.76%
<tb> matières <SEP> volatiles <SEP> 38,70% <SEP> 37.60%
<tb> carbone <SEP> solide <SEP> 52.97% <SEP> 53.95 <SEP> % <SEP>
<tb> cendres <SEP> 7.23% <SEP> 5.69 <SEP> % <SEP>
<tb> indice <SEP> de <SEP> collage <SEP> 92. <SEP> % <SEP> 5.2 <SEP> %
<tb>
Cet indice de collage est indiqué uniquement pour pouvoir comparer les propriétés agglutinantes des deux charbons. Le charbon A est fortement collant, son pouvoir agglutinant étapt presque le double de celui du charbon B dans la zone de plasticité.
On donne maintenant une explication détaillée des courbes de la Fig. 2 qui concernent le charbon A. c'est-à-dire un charbon très collant afin' que l'on comprenne bien les effets obtenus. Pour la facilité, on désigne une des courbes'par Al et l'autre par A2. La courbe A1 donne la quantité minimum d'oxygène qui doit être consommée par le charbon au cours de la pré-oxydation pour une température de pré-oxydation déterminée afin que le charbon convienne au traitement de carbonisation au cours duquel le charbon pié-oxydé est distillé à 500 (932 F) dans un lit rendu fluide.
Tout point qui se trouve en dessous de cette courbe correspond à une condition qui ne convient pas, c'est-à-dire que la quantité d'oxygène, définie par ce point, est insuffisante pour que le charbon soit rendu tel qu'il puisse être traité à 500 C (932 F)o Il est à noter que la quantité d'oxygène nécessaire diminue nettement à mesure que la température augmente dans la zone de plasticités La convenance au traitement est déterminée par l'accroissement des dimensions des particules de charbon. Si l'accroissement des dimensions des particules est tel qu'elles soient incapables de s'écouler ou cessent d'être fluides, le traitement devient inexécutable.
La courbe A2 définit la quantité minimum d'oxygène qui doit être consommée par le charbon pour que la pré-oxydation elle-même puisse se faire, c'est-à-dire pour que le charbon soit continuellement maintenu dans un état non collant ou non agglutinant au cours du traitement oxydant préalable. Tous les points qui se trouvent en dessous de la courbe A2 correspondent à des conditions inacceptables dans l'appareil de pré-oxydation.
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Il est à noter que la quantité d'oxygène nécessaire augmente rapidement quand la température atteint 425 (800 F). Cet accroissement rapide continue au- delà de 425 (800 F).ce qui montre clairement pour quelle raison un procé- dé de carbonisation à un seul étage est impraticable si l'on désire obtenir des rendements raisonnables en goudron.
Quand on examine les courbes Al et A2, on voit que pour une température inférieure à environ 370 (700 F) l'intervention d'oxygène n'est pas nécessaire pour que le traitement dans l'appareil de pré-oxydation (cour- be A2) soit possible, alors qu'une quantité d'oxygène. comprise entre 17 et 18 % en poids. doit être consommée par le charbon au cours de la pré-oxy- dation pour que le charbon pré-oxydé puisse subir l'opération de carbonisa- tion subséquente (courbe A1).
En d'autres termes, la possibilité de traite- ment au cours de l'opération de pré-oxydation. ne présente aucune difficul- té aux températures inférieures à celles de la zone de plasticité, mais la quantité d'oxygène nécessaire pour permettre le traitement au cours de l'opé- ration de carbonisation est excessive.
Si l'on examine à nouveau les deux courbes Al et A2, plus par- ticulièrement les points déterminés par une température de 425 (800 F), on volt qu'une quantité d'environ 15 % en poids d'oxygène est nécessaire pour que le traitement puisse se faire au cours de l'opération de pré-oxy. dation. Par contre, une quantité un peu plus grande que 8 % en poids d'oxygène doit seulement être consommée, au cours de l'opération de pré-oxydation. pour que le charbon pré-oxydé puisse être soumis à la carbonisation. Les' deux courbes Al et A2 délimitent une zone qui se trouve au-dessus et entre les deux-courbes supérieures. cette zone représentant des conditions qui conviennent au procédé à deux étages.
La limite inférieure de cette zone est une courbe formée par les parties qui s'étendent vers le hau des courbes Al et A2. ladite courbe nettement orientée vers le bas dans la'zone de plasticité entre environ 3800 (715 F) et 425 (800 F). Cette'courbe limite détermine la quantité minimum d'oxygène qui est nécessaire pour que le traitement puisse se faire à la fois dans l'étage de pré-oxydation et dans l'étage de carbonisation subséquent. Il est à noter que. dans la zone de tem- pérature de 380 (715 F) et 425 (8000F). la quantité minimum d'oxygène déterminée par la courbe limite, est significativement inférieure à celle qui est nécessaire quand la pré-oxydation a lieu en dessous de 3700 (700 F).
Par ailleurs, une zone préférée de températures de pré-oxydation. notamment de 400 (750 F) à 420 (790 F). est déterminée par les courbes en question et. dans cette zone, la consommation nécessaire d'oxygène atteint un minimum avec un optimum d'environ 8.25% d'oxygène à 418 (785 F) pour le charbon A.
Les courbes limites pour la possibilité de traitement du charbon B sont montrées sur la Fig. 2 pour deux raisons. En premier lieu, elles montrent essentiellement qu'une relation analogue existe entre la consommation d'oxygène ét la température de pré-oxydation que celle établie par les courbes du charbon A. En réalité, la température optimum pour l'opération de pré-oxydation est, d'une manière surprenante, la même pour les deux charbons, notamment environ 418 (785 F)o En deuxième lieu, les courbes pour le charbon B montrent que les exigences en oxygène pour un charbon peuvent être différentes et sont, en réalité,. différentes, voire nettement différentes de celles à prévoir pour un autre charbon.
Néanmoins, les courbes ont la même allure généraleo
Le rendement total en goudron pour le procédé à deux étages dépend directement de la consommation d'oxygène. Plus la consommation d'oxygène est élevée, plus le rendement total en goudron est petit. Le rendement en goudron est maximum quand la consommation d'oxygène est minimum. Ceci est montré par le graphique de la Figo 3 pour lequel le rendement total en goudron, obtenu par le traitement, est indiqué en ordonnées et est exprimé en % du poids du charbon exempt d'humidité et de cendres (Go en % de C)
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alors que les températures d'oxydation du charbon A et du charbon B sont indiquées en abscisses et en F (T de pré-oxo en oF) comme sur'la Fig. 2.
Chacun des points des courbes correspond à un point, à la même température.. des courbes de la Fig. 2 pour les charbons A et B qui donnent la quantité minimum d'oxygène nécessaire pour que le. traitement puisse se faire dans les deux étages' à une température de pré-oxydation déterminée... Par exemple, le point de consommation minimum d'oxygène sur la courbe limite formée par les courbes Al et A2 pour le charbon A. c'est-à-dire à environ 418 (785 F), correspond au point où la quantité de goudron recueillie est maximum pour la courbe du carbon A de la Fig. 3. Il est donc évident que le rendement en-goudron peut être rendu maximum par une pré-oxydation à une température comprise entre 3800 (7150F) et 425 (800 F).
La quantité. de goudron,, formée pendant l'opération de pré-oxydation seulement, varie entre des limites écartées en dépendance de la température de pré-oxydation, de la nature du charbon traité. etc. Dans la partie supérieure de la zone de pré-oxydation de 380 (715 F) et 425 (800 F). elle peut atteindre 50% ou davantage de la quantité totale du goudron obtenu par le procédé à deux étages. Même dans la partie inférieure de la zone de température, elle est exceptionnellement inférieure à 20% du rendement total en goudron.
Les résultats discutés ci-dessus ont été obtenus dans des conditions de pré-oxydation différentes;, notamment en ce qui concerne la température et la quantité d'oxygène consommée, La température dans l'étage de carbonisation subséquent était de 500 (932 F) dans tous les cas. Cette température avait été choisie afin que l'on puisse obtenir des résultats ou indications comparables. Des courbes, ayant une allure analogue, sont obtenues pour d'autres températures de carbonisation. Par ailleurs, il est à noter que les résultats indiqués ont été obtenus avec des appareils de laboratoire.
On a découvert que, lorsque les dimensions des appareils augmentent, les indications obtenues fournissent des courbes ayant la même allure que celles décrites plus haut mais que les valeurs numériques, données par ces courbes, n'étaient pas toujours les mêmes. En d'autres termes et comme on pouvait s'y attendre, les dimensions des appareils ont une certaine influence sur les valeurs absolues des paramètres mais non pas sur le comportement général.
Quand on a décrit le mode de réalisation préféré de l'invention. on a parlé de certaines caractéristiques de l'installation et du procédé qui, bien qu'étant préférés, ne sont pas essentielles pour la mise en oeuvre de l'invention. En d'autres termes, on peut avoir recours à des variantes qui sont indiquées brièvement ci-après.
L'utilisation de la méthode des matières solides rendues fluides ou rendues telles qu'elles puissent être entraînées par un courant gazeux dans l'installation préférée est désirable,comme indiqué plus haut, pour la raison que l'on obtient ainsi un bon transfert de chaleur et un écoulement continu de matières solides. D'autres méthodes peuvent être adoptées dans une des différentes zones de traitement ou dans toutes ces zones. Par exemple, les matières solides peuvent être mises en suspension dans le courant gazeux en tant que phase de dilution.
--*'Intervention du pré-chauffage pour élever la température de la charge fraîche avant son introduction dans la zone de pré-oxydation, est désirable pour maintenir la consommation d'oxygène dans la zone de pré-oxydation à une valeur suffisamment basse afin qu'elle corresponde seulement à celle qui est nécessaire pour des raisons de possibilité de traitement.
On a découvert que pour certains charbons collants, la quantité minimum d'oxygène nécessaire pour que le traitement soit possible, est insuffisante pour maintenir la température de la zone de pré-oxydation entre les limites spé- cifiéès. Par conséquent, au lieu d'introduire plus d'oxygène, ce qui aurait pour effet de réduire le rendement en goudron, on chauffe le charbon préala-
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blement par des moyens appropries, par exemple par un gaz inerte chaud.
Par contre, dans d'autres case la quantité d'oxygène. nécessaire pour que le traitement puisse se faire, est suffisante pour maintenir la température voulue dans la zone de pré-oxydation. de sorte que le préchauffage peut être élimine.
Au lieu d'avoir recours 4 un pré-chauffage qui précède le trai- tement de pré-oxydation quand de la chaleur additionnelle est nécessaire. on peut utiliser d'autres moyens pour apporter directement de la chaleur à la zone de pré-oxydation comme supplément à la chaleur produite-par la pré- sence de l'oxygène. Par exemple, le charbon distillé chaud. provenant de la zone de carbonisation, peut être recyclé vers la zone de pré-oxydation afin que l'on obtienne l'accroissement nécessaire de la chaleur. D'une ma- nière analogue. la chaleur additionnelle nécessaire pour conserver la tem- pérature désirée dans la zone de carbonisation,. peut être fournie par du charbon distillé chaud provenant d'une zone de combustion séparée de char- bon distillé.
Dans certains cas, il peut être désirable de fournir la chaleur. nécessaire au maintien de la température, à la fois dans la zone de pré-oxy- dation et dans la zone de carbonisation,, par une combustion partielle des matières solides avec l'oxygène. Comme les exigences en oxygène pour four- nir cette quantité de chaleur peuvent être supérieures à celles nécessaires pour obtenir des possibilités de traitement. le rendement maximum en goudron. qui pourrait être obtenu par la mise en oeuvre de l'invention, peut ne pas etre atteint.
Toutefois, on a constaté que. même dans ces circonstances. la valeur de la consommation d'oxygène dans la zone des températures de pré- oxydation susindiquée est fortement améliorée sans qu'il en résulte une di- minution correspondante du rendement en goudron en raison de la valeur ac- crue de cette consommation. On peut. par conséquent, faire des économies substantielles par les dimensions plus faibles des appareils.
L'utilisation de l'air, dans l'installation préférée. est adop- tée surtout pour des raisons économiques. Toutefois, n'importe quel gaz oxydant peut être utilisé,. de même que des mélanges de gaz oxydants avec des gaz inertes-0 tels qu'un gaz de recyclage ou de la vapeur d'eau, On a constaté que des valeurs meilleures pour la consommation d'oxygène sont ob- tenues quand on maintient la concentration de l'oxygène dans le mélange de gaz oxydant aussi élevée qu'économiquement possible.
La durée de séjour du charbon dans la zone de pré-oxydation et dans la zone de carbonisation varie avec le charbon à traiter. En général. la durée de séjour dans la zone de pré-oxydation est de l'ordre de 10 à 40 minutes. Dans la zone de carbonisation, elle est généralement un peu plus longue car l'oxydation a pour effet, comme on l'a constaté, de diminuer la vitesse de dévolatilisationa Des durées de séjour de l'ordre de 1 heure à 1 heure 1/2 dans l'appareil de carbonisation, sont préférées, si l'on veut obtenir le rendement le plus complet en goudron qu'il est possible d'attein- dre à la température de carbonisation choisie.
Comme montré pour le mode de réalisation préféré, les vapeurs de goudron, dégagées dans la zone de pré-oxydation, sont entraînées dans la zone de carbonisation. Si on le désire, on peut recueillir séparément les vapeurs de goudron provenant de la zone de pré-oxydation et les matières solides pré-oxydées peuvent être amenées à la zone de carbonisation par gra- vité ou à l'aide d'un gaz de recyclage introduit du côté de la sortie des matières solides, hors de la colonne de pré-oxydation. Comme indiqué plus haut, 50 % et plus de la quantité totale de goudron, peuvent être produits dans la zone de pré-oxydation suivant la température adoptée et la nature du charbon traité.
Le fait de soumettre ces vapeurs de goudron à une tempé- rature encore plus élevée peut donner lieu à un cracking ou à d'autres réac- tions auxiliaires qui peuvent affecter les rendements avec lesquels les constituants spécifiquement désirés du goudron sont obtenus.