<Desc/Clms Page number 1>
La présente invention est relative à la mise en feuilles ou au moulage de matières plastiques comestiblestelles que de la pâte et elle concerne un type de machine dans' laquelle une matière plastique comestible est amenée dans un espace de compression ménagé entre un certain nombre de cylindrestournants.
Le but de l'invention est de réaliser une machine du type ci-dessus, pouvant donner des nombres différents de feuilles ou épaisseurs, par exemple une feuille ou deux feuilles séparées.
Conformément à la présente invention, sur quatre rouleaux au moins tournant sur des axes parallèlesque comporte une machine du type en question, un premier et un deuxième rouleaux sont diagonalement opposés en travers de l'espace de compression et tournent dans le même sens, et un troisième rouleau est espacé à la foisdu premier et du second de manière à laisser entre lui et le premier rouleau un intervalle servant à amener la matière plastique et entre lui et le deuxième rouleau un intervalle de sortie servant à faire sortir la matière en feuille provenant de l'espace de compression, le troisième rouleau tournant en senscontraire des deux premiers dans un sens tel que son pourtour pousse la matière par le passage d'entrée dans ledit espace,
tandis qu'un quatrième rouleau peut tourner dansun sens ou dans l'autre et être réglé par rapport au premier de manière à établir ou à empêcher la fourniture d'une deuxième épaisseur de matière. Il est bien entendu que les comparaisons entre les sens de rotation des différents rouleaux sont relatives au sens de rotation, dans le sensdes aiguilles d'une montre ou en sens inverse, lorsqu'on les regarde du même côté.
Les deux épaisseurs obtenues lorsque la machine donne deux épais..- seurs peuvent être réunies ensuite de manière à faire une seule épaisseur continue ou elles peuvent être amenées à entourer en sandwich un garnissage amené entre elles, tandis que l'épaisseur obtenue lors du travail une épais- seur serait utilisée autrement et peut par exemple être découpée et/ou embou- tie.
Ainsi, on peut utiliser différents dispositifs en combinaison avec la présente machine suivant qu'elle fonctionne pour donner une ou deux épais- seurs. Par suite, de préférence, un transporteur servant à recevoir l'épàis- seur fournie par la fente de sortie comprise entre les deuxième et troisième rouleaux est réglable pour venir dans une première position située, par rap- port à un deuxième transporteur servant à recevoir la deuxième épaisseur, de manière à poser une épaisseur sur l'autre, ou pour venir dans une deuxième position dans laquelle l'épaisseur transportée est transférée à d'autres dispositifs la travaillant.
Le sens d'arrivée de la matière dans la fente d'entrée peut être horizontal en venant d'un transporteur ou sensiblement vertical en venant d'une trémie. En particulier, dans ce dernier cas, pour aider à l'alimenta- tion par gravité, il est préférable de prévoir un cinquième rouleau monté sur un axe parallèle à ceux des quatre premiers rouleaux ci-dessus mention- nés et pladé sur un coté de la fente d'entrée au voisinage du premier, le cinquième rouleau tournant dans le mené sens que le premier rouleau voisin de façon à pousser la matière dans la fente d'entrée par son contact de fric- tion avec son pourtour. Le cinqième rouleau peut être cannelé ou ondulé sur son pourtour de façon que son mouvement soit transmis plus efficacement à la matière.
On va décrire plus en détail l'invention dans le cas de sa forme de réalisation comportant une machine à faire des épaisseurs de pâte, prise à titre d'exemple et représentée schématiquement sur les dessins annexés dans lesquels : - la figure 1 est une vue de côté de la machine dont une partie du bâti est enlevée de manière à voir complètement plusieurs des rouleaux; - la figure 2 est une vue en plan représentant le système de commande contenu dans le socle de la machine.
<Desc/Clms Page number 2>
Deux rouleaux d'entrée 11 et ±2 (que l'on a appelé ci-dessus premier et troisième rouleaux respectivement), un rouleau 13 (le deuxième rouleau) et un rouleau réglable 14 (le quatrième rouleau) laissent entre leurs pourtours opposés un espace de compression 15 , tous les rouleaux tou-'- nant sur des axes parallèles et étant disposés hori zontalement dans un bâti 10. Lesrouleaux 11 et 12 sont à une certaine distance l'un de l'autre de manière à ménager entre leurs pourtours un passage d'entrée dans la chambre de compression 15,et une continuation de ce passage délimitée entre laa pourtours du rouleau 12 et d'un rouleau d'alimentation 16 (le cinquième rouleau ci-dessus) s'ouvre sous une trémie verticale 17.
Les rouleaux sont actionnée de la manière suivante.
Un moteur (non représenté) est accouplé à un arbre 18 (figure 2 ) qui transmet la puissance par l'intermédiaire d'un système de poulie à pas variable 19 , d'une transmission par courroie 20, d'un arbre intermédiaire 21 et d'une commande par chaîne 22 à un bout d'arbre 23. Cet arbre 23 est l'un d'une série d'arbres analogues tournant sur des paliers à billes dans des carters 24a et 24b montés sur les cotés opposés du châssis 10. Un arbre transversal 25 transmet la commande de l'un des deux carters à l'autre. Un pignon 26, calé sur le bout d'arbre 23, engrène avec une roue dentée 27, qui, étant reliée rigidement à un' pignon 28, est folle sur un prolongement de l'arbre transversal 25 , lequel agit par rapport à l'arbre 23 comme arbre de renvoi.
La commande revient à l'arbre 23 par une roue dentée 29 reliée rigidement à une roue dentée droite 30 , ces deux dernières pouvant tourner autour de l'arbre 23. La commande est disposée de manière à faire tourner la roue 30 en sens inverse des aiguilles d'une montre (en regardant la fi- gure 1) et la rotation de cette roue 30 est transmise à un train de roues dentées 31, 32 , 33 engrenant à la suite les unes des autres, de manière à faire tourner la roue 31 dans le sens des aiguilles d'une montre, la roue
32 en sens inverse, et la roue 33 dans le sens des aiguilles d'une montre tous ces sens étant pris par rapport à la figure 1.
Grâce à l'arbre trans- versal 25,des roues dentées droites disposées dans l'autre carter 24b tour- nant également, la roue 34 dans le sens des aiguilles d'une montre, la roue
35 dans le sens inverse et la roue 36 dans le sens des aiguilles d'une mon- tre, également par rapport à la figure 1.
Sur chacun des arbres 37 et 38 sur lesquels les roues 33 et 35 sont montées respectivement, est fixée une roue à chaîne, tandis que sur l'arbre 39 perlant la roue 36 sont calées deux roues à chaine espacées à partir desquelles des chaînes passent sur les rouleaux, en étant guidées lorsque cela est nécessaire dans chaque cas suivant des trajets commodes sans obstacle, au moyen de roues dentées ten- deuses. La chaîne 40 qui actionne le rouleau 16 et la chaîne 41 qui action- ne le roule au 13 passent autour des deux roues à chaîne portées par l'arbre
39. La chaîne 42 actionnant le rouleau 12 passe autour de la roue à chaîne de l'arbre 38, et la chaîne 43 actionnant le rouleau 11 passe autour de la roue à chaîne de l'arbre 37.
Ainsi, les rouleaux 11, 12, 13 et 16 peuvent être mis en rotation dans des sens indiquée par les flèches de la figure 1, de telle sorte que le sens de déplacement des parties mutuellement opposées des pourtours des rouleaux 12 et 16 et celles des rouleaux 11 et 12 est en direction de la chambre de compression 15, d'où il résulte que la pâte venant de la trémie
17 est poussée, par contact avec ces pourtours, dans la fente d'entrée et dans la chambre de compression 15 Le pourtour du rouleau 16 peut être cannelé ou ondulé de manière à mieux saisir la pâte venant à son contact et à provoquer ainsi une neilleure arrivée de la pâte.
La rotation du rou- leau 13 est telle que les parties immédiatement voisines des pourtours de ce rouleau et du rouleau 12 se déplacent sensiblement dans le même sens de manière à fournir une première épaisseur de pâte à travers un interval- le de sortie 44 ménagée entre eux.
Le rouleau 14 est actionné par une chaîne 45 ou une chaîne 46, la première passant sur une roue à chaîne 47 portée par le prolongement
<Desc/Clms Page number 3>
de l'arbre transversal 25 et la deuxième passant sur une roue à chaque 48 portée par un arbre 49 sur lequel est montée la roue dentée 32. Les roues
47 et 48 sont follessur leurs arbresrespectifs mais chacune d'allés est associée à un embrayage 50 ou 51, suivant le cas, qui peut être actionné sélectivement de manière à établir une liaison d'entraînement de la roue dentée avec l'arbre.
De cette façon, l'arbre 1/4 peut tourner dans un-, sens ou dans l'autre et il est en outre déplagable de façon réglable par exemple au moyen d'un dispositif à vis 52, sensiblement suivant une ligne allant de son axe à celui du rouleau 11. Par suite, le rouleau 14 peut donc être réglé de manière à prendre une position de fourniture représentée en trait plein sur la figure 1, dans laquelle il est très voisin du rouleau 13 tout en étant espacé du rouleau 11 de façon à délimiter entre lui-même et ce der- nier rouleau une fente de sortie 53.
Pour qu'une épaisseur de pâte puisse sortir par cette fente 53 , la rotation du rouleau 14 doit être telle que les parties immédiatement voisines des-pourtours des rouleaux 11 et 14 se déplacent sensiblement dans le mena sens, ce qui se produit lorsque le rou- leau 14 tourne en sens inverse des aiguilles d'une montre en regardant la figure l, c'est-à-dire lorsque sa commande vient de la roue à chaîne 48 par mise en prise de l'embrayage 51, l'embrayage 50 étant naturellement débrayé.
Alternativement,le rouleau 14 peut être réglé pour venir dans une position de non fourniture représentée en trait interrompu sur la figure
1, dans laquelle il est au voisinage immédiat des deux rouleaux 11 et 13 et dans laquelle en le faisant tourner dans le sens des aiguilles d'une montre par suite de la mise en prise de l'embrayage 50 et du débrayage de l'embra- yage 51, on empêche la fourniture d'une seconde épaisseur de pâte Il y a lieu de noter à ce sujet que lorsqu'il est dit que les rouleaux sont très voi- sins, il faut entendre un intervalle qui, avecun déplacement en sens contrai- re des surfaces délimitant cet intervalle, empêche la matière plastique d'y passer.
Il est évident qu'on pourrait utiliser de nombreux types de dis- positifs d'inversion de la commande en combinaison avec le rouleau 14, et il est bien entendu que l'invention n'est en aucune façon limitée à la forme qui est représentée et décrite ici. Egalement, le fait que l'on a décrit en détail le réglage du rouleau 14 n'implique pas que l'on ne puisse avoir un réglage relatif des autres rouleaux, par exemple au moyen des dispositifs 54, 55 et 56 pour lesrouleaux 13, 12 .e t 11 respectivement, en vue de modi- fier l';alimentation et l'épaisseur de la feuille de matière plastique four- nie.
Afin de pouvoir complètement utiliser et appliquer les possibili- tés de l'appareil en particulier à la fabrication continue de confiserie contenant de la pâte mite, il est préférable de prévoir, en association avec la fente de sortie 44, un transporteur réglable en ce qui concerne le sens du transport. Ce transporteur est représenté ici comme étant une cour- roie sans fin 57 passant sur des rouleaux d'extrémité 58 et 59 ce dernier étant porté par un châssispivotant sur une console 60. Une autre courroie transporteuse 61 comporte un brin supérieur passant sous la rangée des rou- leaux et incliné légèrement en montant jusqu'à une paire de rouleaux de com- pression 62 et 63.
La commande de la courroie 57 a lieu au moyen d'une chaîne à partir d'une roue à chaîne 64 actionnéespar l'intermédiaire d'une boîte de vitesses 65 à partir du système de poulie à pas variable 19, et cette chaîne peut passer autour d'une roue à chaîne fixée à l'un des rouleaux 66 ou 67 autour duquel passe la poulie. Pour compenser les déplacements du châssis, portant le rouleau 59, un montant,une vis ou organe analogua ser- vant à régler la position de ce châssis peut également porter une poulie ten- deuse autour de laquelle passe la chaîne. La courroie 61 peut également être actionnée à partir de la boite 65 par la chaîne 68.
Ainsi qu'il ressort du dessin, la courroie 57 est réglable entre deux positions dont la première, représentée en trait plein sert dans le cas de la fourniture de deux épaisseurs, la pâte reçue sur la courroie 57 en provenance de la fente de sortie 54 étant appliquée mir la deuxième feuil-
<Desc/Clms Page number 4>
le portée par la courroie 61 cn -provenance de la feate de ?ortie $3 Pendant que la deuxième épaisseur avance sur la courroie 61, et avant que la première épaisseur lui soit appliquée, on peut appliquer sur sa surface une composition faite de farine et de graisse agglomérée qui sera intercalée entre les deux épaisseurs lorsqu'elles passeront entre les rouleaux de serrage 62 , 63
Dans la deuxième position de la courroie 57,
représentée sur la figure 1 en trait mixte,l'épaisseur de pâte qu'elle porte va à un transporteur 69 dont on peut faire avancer ou reculer le bord pour permettre le réglage de la courroie 57 de la première à la deuxième positions, et inver- semento Le transporteur 69 peut servir à amener l'épaisseur de pâte à d'autres dispositifs la travaillant.