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L'invention concerne un corps conducteur de l'électricité appelé à former le laitier pendant la soudure debout; par soudure debout il y a lieu d'entendre la fixation d'un objet métallique par exemple, une tige filetée ou une broche, sur une surface métallique, obtenue en maintenant, pendant un certain temps, un arc entre les parties métalliques à assembler et en amenant ensuite les deux parties en contact.
Il est connu d'utiliser dans ce procédé un corps appelé à former le laitier que l'on dispose entre les parties à assembler et qui les maintient donc écartées d'une distance correspondant à la longueur désirée de l'arc,et les deux parties ne sont amenées en contact qu'apres une déformation au corps sous l'effet de la chaleur de l'arc. Un choix judicieux de la composition et des dimensions du dit corps permet de faire en sorte que par l'application d'une pression sur l'une des parties à assembler la soudure s'effectue automatiquement, étant donné que le temps nécessaire pour provoquer la déformation du dit corps sous l'effet de la chaleur de l'arc correspond rigoureusement à la durée désirée de l'arc.
Afin d'obtenir ce résultat précis d'une manière reproductible on a déjà proposé de choisir la forme et les dimensions du corps de façon que celui-ci n'offre plus de résistance à la pression y exercée dès qu'une partie nettement prédéterminée est amollie par l'arc. Un tel corps comporte par exemple une ouverture de forme telle que l'extrémité d'une tige n'y pénètre que sur une certaine longueur et la partie du corps comprise entre la surface sur laquelle repose la tige et la surface sur laquelle on désire fixer la tige doit être amollie pour que l'extrémité de la tige puisse s'appliquer contre la dite surface (brevet belge Ne 481,125) On a constaté que la soudure réalisée par ce procédé contient souvent du laitier et affecte une forme irrégulière.
Le corps appelé à former le laitier conforme à l'invention, qui permet d'obvier à ces inconvénients, comporte également une cavité d'une forme telle que la tige peut y pénétrer sur une certaine longueur et il est caractérisé en ce qu'en regard de la dite cavité s'en trouve une autre dont l'ouverture est plus grande que la section de la tige et dont le volume est plus grand que celui de la tige qui y pénètre après un amollissement local du dit corps. Dans un tel corps, la partie amollie trouve un chemin d'échappement lorsque l'extrémité de la tige descend dans le corps.
En l'absence de ce chemin d'échappement, le laitier doit chercher une sortie par une ouverture entre le corps et la surface sur laquelle doit être fixée la tige ou bien par des fissures dans le corps, ce qui provoque souvent une déformation de l'endroit d'assemblage, et de plus du laitier peut subsister dans le métal de soudure.
On a en outre constaté que la chaleur de l'arc provoque souvent un déchirement du corps, déchirement qui est généralement suivi d' un effritement et d'une déformation par suite des tensions mécaniques y engendrées, de sorte que la grandeur de la partie du corps à amollir par la chaleur de l'arc, et donc le temps pendant lequel ce corps résiste à la force y exercée, varient.
Dans une forme de réalisation préférée de l'invention on obvie à cet inconvénient par l'emploi d'un corps appelé à former le laitier muni d'un renforcement tel que, même après la fissuration, le corps conserve pendant l'existence de l'arc, une cohésion suffisante jusqu'à ce qu'une partie prédéterminée du corps soit amollie.
On peut renforcer le corps en y incorporant un ou plusieurs fils métalliques. Toutefois, de préférence, on fixe un fil ou un collier sur la surface extérieure, ce mode de renforcement étant le plus simple. Bien qu'un fil ou un collier de fer donne entière satisfaction, on a constaté qu'une bande de papier ou de carton collée sur le corps résiste suffisamment longtemps à l'effet de la chaleur pour empêcher un
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effritement prématuré du corps.
Dans une autre forme de réalisation préférée de l'invention, on utilise un collier renforçateur dont une partie de la largeur.renforce le corps, tandis que l'autre partie de la largeur forme le creux dans lequel l'extrémité de la tige peut pénétrer et être pincée, par exemple parce que le bord du collier est replié.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortant @ tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
La figure 1 représente en coupe et à grande échelle, un corps conforme à l'invention; la tige de fer 2 doit être fixée debout, par son extrémité 3, sur une plaque de fer 4. La tige est poussée dans le sens de la flèche contre l'anneau 5, de sorte que la durée de l'arc est réglée par le temps nécessaire pour amollir la partie annulaire A B C A' B' C'.
La bague de renforcement est indiquée par 6.
Le volume de la cavité dont la section est limitée par les lignes C B D D' B' C' est plus grand que le volume de l'enceinte dont la section est limitée par A B E E' B' A', de sorte que l'extrémité 3 de la tige étant amenée en contact avec la surface 4, la matière de la partie annulaire A B C A' B' C' peut se loger dans le volume annulaire B D E B' D'E'.
La figure 2 illustre une autre forme de réalisation de l'invention.
La tige y est indiquée par 7, et la surface sur laquelle doit être fixée la tige, par 8. Le corps 9, conforme à l'invention, comporte un collier 10 dont l'extrémité inférieure empêche que des fissurations du corps puissent provoquer une déformation tandis que la partie supérieure, qui est repliée, assemble par serrage le corps 9 et la tige 7.