Cheville pour dents artificielles et procédé pour la fabriquer.
Cette invention est relative aux dents artificielles et concerne les chevilles utilisées pour fixer ces dents à la matière de base du dentier. La présente invention est un perfectionnement de celle qui fait l'objet du brevet délivré aux : Etats-Unis sous le no 1 821 301 du ler septembre 1931, dont les caractéristiques se sont avérées pratiquement irréalisables, après de nombreuses expériences.
Dans la fabrication des dents artificielles, il est habituel et a été de pratique courante pendant de nombreuses années d'insérer d'abord une petite virole ou spire d'un métal tel que le platine qui possède un point de fusion élevé de telle sorte que, lors de la cuisson de la dent artificielle, cette virole reste intacte. A cette virole est reliée une cheville qui est habituellement pourvue d'une tête servant à ancrer la dent artificielle dans la matière de base du dentier.
Le procédé couramment appliqué jus qu'à ce jour pour assujettir la cheville à la virole était le suivant: on plongeait un outil à main sous forme d'une aiguille émoussée dans un décapant liquide et on appliquait alors cette aiguille au contact d'une rondelle de soudure. La soudure, attirée vers l'aiguille émoussée, par suite du caractère collant du décapant liquide, était alors introduite dans la cavité de la dent par ladite aiguille et déposée dans la virole. On saisissait alors une cheville à l'aide de pinces et on la plaçait au-dessus de la rondelle de soudure dans la cavité. On plaçait alors la dent dans un four à souder dans lequel on fondait la soudure pour unir fermement la cheville à la virole.
Dans cette opération, il arrivait souvent que le décapant liquide entrait en contact avec la face arrière de la dent et ce décapant pouvait être transféré aux faces latérales ou à la face avant de la dent, de sorte que, lorsqu'on plaçait la dent dans un four à souder, la présence du décapant sur la dent produisait une tache, ce qui avait la plupart du temps comme conséquence le rejet de la dent. Il est aussi évident que cet ancien procedé de fixation de chevilles rendait nécessaire d'effectuer deux opérations distinctes pour placer la soudure et la cheville dans la dent.
La présente invention a pour objet d'établir des chevilles auxquelles la soudure est assujettie d'avance, de façon à limiter à une seule opération l'insertion de ces éléments dans la dent.
La cheville suivant la présente invention comprend un noyau et un bloc de soudure disposé à l'un des bouts du noyau, des ailes faisant corps avec ce bloc et s'étendant parallèlement au noyau étant serties dans la surface latérale du noyau. De préférence, ces ailes sont serties de façon que le diamètre de la cheville à travers les ailes soit sensiblement égal au diamètre primitif du noyau.
Le procédé suivant l'invention est caractérisé par le fait qu'on confectionne un bloc de soudure comportant des ailes faisant corps avec le bloc, qu'on applique un bout du noyau de la cheville contre le bloc, qu'on replie les ailes contre la surface latérale du noyau et qu'on sertit finalement les ailes dans le noyau.
Le bloc de soudure peut être découpé d'un élément de soudure en forme de ruban, puis appliqué contre un bout du noyau, après quoi les ailes du bloc de soudure seront serties dans le noyau, et du décapant peut être appliqué sur l'ensemble de la cheville ou sur le bloc de soudure seulement, et laissé sécher de manière qu'il soit présent sous forme d'une pellicule sèche.
Le dessin montre, à titre d'exemple, une façon de mettre en oeuvre le procédé suivant l'invention.
La fig. 1 est une coupe verticale d'une dent artificielle et represente la virole qu'elle contient.
La fig. 2 est un détail en coupe verticale, à plus grande échelle, montrant une cheville assemblée avec la virole.
La fig. 3 est une vue en plan d'un fragment du ruban utilisé pour les éléments de soudure.
La fig. 4 est une coupe transversale par la ligne 4-4 de la fig. 3.
La fig. 5 est une vue de côté, à grande échelle, d'une cheville dentaire et représente l'élément de soudure sur le point d'être assujetti au noyau de la cheville.
La fig. 6 est une vue analogue montrant les ailes de l'élément de soudure repliées contre les côtés du noyau.
La fig. 7 est une vue analogue montrant les ailes de l'élément de soudure serties autour de la surface du noyau.
La fig. 8 est une vue de dessous de la cheville finie, cette figure montrant les coins arrondis du bloc de soudure.
Sur le dessin, x désigne la dent, à laquelle la virole il a été fixée avant la cuisson de cette dent, de sorte que, lorsqu'on retire la dent du four, elle se présente comme sur la fig. 1, avec l'ouverture 12 par laquelle une cheville doit être insérée pour être reliée à ladite virole. Cette cheville peut être de longueur variable. Dans la vue de détail de la fig. 2, le noyau 13 de la cheville a été fixé à la virole 11 par la soudure 14. Le noyau peut être muni d'une tête 16 servant à assurer un meilleur ancrage de la dent dans la matière de base du dentier.
Sur la fig. 3, on a représenté un bout de ruban de soudure 17, qui présente une nervure longitudinale centrale 18 et des ailes latérales longitudinales 19. Ce ruban peut être laminé, étiré ou filé à la presse, suivant qu'on le désire.
Le ruban 17 est découpé en tronçons, comme indiqué par les lignes discontinues de la fig. 3, de sorte que la face extérieure du bloc 21, indiquée par deux diagonales croisées, est sensiblement carrée.
La fig. 4 représente un tronçon découpé dans le ruban 17 de la fig. 3, la dimension
A étant d'ordinaire légèrement inférieure à la dimension B, c'est-à-dire que les parois latérales 22 du bloc 21 vont en se rétrécissant légèrement.
Sur la fig. 5, l'élément de soudure 24 a été retourné et le bloc 21 est appliqué contre l'extrémité droite 26 du noyau 13 alors que ses ailes 2t sont dirigées de part et d'autre vers l'extérieur.
Sur la fig. 6, les ailes latérales 27 ont été pliées contre les côtés du noyau 13, et, sur la fig. 7, elles ont été serties autour de la surface cylindrique du noyau et il reste un espace 28 entre leurs bords. Dans cette même opération, les coins du bloc de soudure 21 sont arrondis, comme indiqué en 29 (fig. 8), de sorte qu'il est facile d'insérer l'ensemble du noyau et du bloc de soudure y assujetti dans l'ouverture 12 (fig. 1) de façon que le bloc de soudure repose dans la virole 11.
Toutefois, avant d'insérer l'ensem- ble du noyau et de la soudure y assujettie dans la dent oe, de la fig. 1, on peut appliquer du décapant sur chacun des. éléments 24, ou sur l'ensemble du noyau et de la soudure y assujettie (fig. 7), après quoi on sèche le décapant, qui est dès lors présent sous forme d'une pellicule sèche sur l'élément de soudure entier ou sur l'ensemble combiné de la cheville et dudit élément, suivant qu'on le dé sire
L'remploi de la cheville décrite n'entraîne qu'une seule opération pour insérer le noyau, la soudure et le décapant dans la dent, alors qu'aucun procédé pratiquement réalisable n'avait jusqu'ici été proposé qui évite la nécessité d'effectuer deux opérations en vue de ce résultat.
Il ressort de la fig. 7 que le diamètre par un plan traversant les ailes repliées n'est que très légèrement superieur au diamètre du noyau 13 de la cheville, les ailes de soudure elles-mêmes pénétrant dans le noyau de la cheville, tandis qu'une petite partie de l'épaisseur des ailes fait saillie en dehors de la surface du noyau. Cette différence de diamètre n'est ordinairement que de l'ordre d'un quart de dixième de millimètre.
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