<Desc/Clms Page number 1>
La présente invention concerne la manutention du charbon,minerai ou autre-- matériaux amenés dans des récipients par une cage à l'entrée ou la recette au jour d'un puits de mine.
Ces puits de mines comportent généralement deux cages qui montent et descendent alternativement de façon à amener un récipient plein ou une banne au jour pour le décharger et à faire revenir un récipient vide au fona du puits pour le charger. Les bennes sont poussées, au jour, de la cage sur un basculeur rotatif de façon à les vider de leur contenu.
Un aes objets de l'invention consiste à supprimer les bennes or- dinaires, transbordeurs et basculeurs et le matériel qui les accompagne, eu faisant ainsi notablement diminuer les dépenses d' installation et d' entretien et augmenter le rendement.
Suivant une caractéristique de l'invention, l'installation de manutention mécanique du charbon, minerai ou autres matériaux amenés dans des récipients par une cage à la recette au jour d'un puits de mine, comporte en combinaison avec une cage de mine fonctionnant dans un puits, au moins trois récipients, mobiles automatiquement à la partie supérieure du puits et alternativement sur l'une ou l'autre de deux plates-formes de déchargement opposées, et mobiles automatiquement au fond du puits et alternativement sur l'une ou l'autre de deux plates-formes de chargement opposées, le mouvement des récipients, leur chargement et leur déchargement s'effectuant dans un ordre de succession déterminé sous l'action d'un dispositif actionné par l'arrivée de la cage et/ou des récipients au jour et au fond du puits,
Suivant une autre caractéristique de l'invention,
l'installation de manutention mécanique du charbon, minerai ou autres matériaux amenés dans des récipients par des cages au jour d'un puits de mine, comporte en combinaison avec deux cages de mine fonctionnant dans un même puits, ou dans des puits séparés au mins trois récipients par cage, mobiles automatiquement à l'entrée du puits et alternativement sur l'une ou l'autre de deux plates-formes de déchargement opposées et mobiles aussi automatiquement au fond du puits et alternativement sur l'une ou l'autre de deux plates-formes de chargement opposées, le mouvement des récipients, leur chargement et leur déchargement s'effectuant dans un ordre de succession déterminé sous l'action de commutateurs actionnés par l'arrivée des cages ou des récipients au jour et au fond du puits.
La position des récipients sur les plates-formes de chargement au fond du puits et sur les plates-formes de déchargement au jour peut être déterminée par des pistons dont l'action est déclenchée dans un ordre de succession déterminé par des dispositifs actionnés par l'arrivée des cages au jour et au fond du puits, le déchargement des récipients s'effectuant par d'autres pistons et leur chargement par des trémies ou éléments analogues commandés automatiquement, le déchargement et le chargement s'effectuant sous l'action de dispositifs actionnés par le récipient à charger et par le récipient à décharger amenés dans la position qui convient sur leur plate-forme de chargement ou de déchargement.
Chaque récipient comporte une porte à charnière, de préférence dans son fond, qui permet de le vider de son contenu à un poste de déchargement après l'avoir fait sortir de la cage à la partie supérieure du puits. Les récipients peuvent être de la forme décrite dans la demande de brevet britannique n 25064/51, du
Chaque cage coopère avec trois récipients, ou si la cage loge un groupe de deux ou plusieurs récipients, avec trois de ces groupes. Les éléments sont disposés de façon à faire venir un récipient plein n 1 dans la cage au fond du puits, en poussant ainsi un récipient vide n 2 hors de la cage à un poste de chargement.
Puis le récipient plein n 1 est amené par la cage au jour où il est poussé hors de la cage à un poste de déchargement par un récipient viae n 3 qui prend sa place dans la cage. Puis
<Desc/Clms Page number 2>
la cage descend au fond du puits où le récipient vide n 3 est poussé à un second poste de chargement par le récipient n 2 qui s'est rempli entre temps. Le récipient n 2 est amené par la cage à la surface où il est poussé hors de la cage à un second poste de déchargement par le récipient n 1 qui s'est vidé entre temps. Le récipient n 1 revient au fond du puits où il est poussé hors de la cage au premier poste de chargement par le récipient n 3du second poste de chargement, qui s'est rempli entre temps.
Puis le récipient plein n 3 revient à la partie supérieure du puits, où il est poussé par le récipient vide n 2 qui revient au fond du puits, en complètant ainsi un cycle de fonctionnement des trois récipients. Le récipient n 2 est poussé par le récipient n 1 nouvellement rempli au premier poste de chargement au commencement d'un second cycle de fonctionnement. De préférence,, chaque puits comporte deux cages, d'une manière connue, de sorte que pendant qu'une cage descend avec un récipient vide., l'autre cage monte avec un récipient plein.
Le mouvement de déplacement des récipients s'effectue de préférence au moyen de pistons hydrauliques ou mécaniques actionnés par des moteurs hydrauliques commandés par des soupapes hyàrauliques actionnées par des solénoïdes. Les solénoides sont commandés par des interrupteurs actionnés par l'intermédiaire de relais et de contacteurs. Des verrous de sûreté actionnés hydrauliquement et commandés électriquement assurent aussi la sécurité de fonctionnement de l'installation, qui fonctionne d'une manière complètement automatique et comporte une commande à la main de la succession des mouvements en cas d'urgence.
L'installation suivant l'invention permet de supprimer les voies circulaires de grand développement classiques,les circuits de bennes, les transporteurs et les basculeurs avec leurs enveloppes au jour et au fond et de réduire au minimum la main d'oeuvre entre le poste de chargement et les tamis. On augmente la capacité du puits en augmentant la charge utile et en abrégant la durée de l'enroulement du câble et on évite de répandre du charbon dans et autour du puits. De plus la quantité de poussière de charbon formée est très faible par comparaison avec celle qui se forme lorsque l'extraction se fait par skip à cause de l' intervalle de temps considérable dont on dispose pour charger et décharger le récipient.
L'invention est facile à comprendre d'après la description détaillée donnée ci-après d'une forme de réalisation à titre d'exemple avec les dessins ci-joints à l'appui sur lesquels : la fig. 1 représente en élévation la portion de l'installation de remontage du charbon suivant l'invention qui se trouve à la partie supérieure du puits d'extraction, la fig, 2 est une vue en plan de la portion de l'installation de la fig. 1, la fig. 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la fig. 2, la fig. 4 est une coupe suivant la ligne IV-IV de la fig, 1,
La fig. 5 représente en élévation la partie de l'installation suivant l'invention qui se trouve au fond du puits,
La fig. 6 est une vue en plan de la partie de l' installation de la fig. 5, la fig. 7 est une coupe suivant la ligne VII-VII de la fig. 5, la fig.
8 est une élévation latérale d'un récipient et d'un piston de commande de ce récipient, les figs. 9 à 21 sont des diagrammes du circuit àu dispositif de commande électro-hydraulique du mécanisme ae la partie supérieure du puits, et
<Desc/Clms Page number 3>
les figs 22 à 29 sont des diagrammes du circuit du dispositif de commande électro-hydraulique du mécanisme de la partie inférieure du puits, la fig. 30 est un schéma d'un circuit hydraulique de sécurité.
Si on se reporte aux dessins, on voit que le puits 1 contient deux cages mobiles verticalement A et B suspendues par un câble d'enroulement 2 de façon qu'une aes cages monte pendant que l'autre descend et inversement. Sur le dessin, la cage A est représentée à la partie supérieure du puits sur les figs 1 à 4 et la cage B à la partie inférieure du puits sur les figs. 5 -et 6. La cage A coopère avec trois récipients A1, A2 et A3 et la cage B avec trois récipients Bl, B2 et B3. Des récipients de réserve sont désignés par A4 et B4,
Quatre postes de déchargement ou de vidage D1, D2, D3 et D4 sont disposés des deux côtés du puits 1, les postes Dl et D2 desservent la cage B et les postes D3 et D4 la cage A.
De même quatre postes df chargement L1, L2, L3 et L4 sont disposés de la même manière au fond du puits, les postes L1 et L2 desservant la cage B et les postes L3 et L4 la cage A. Quatre pistons hydrauliques Rl, R2, R3 et R4 sont combinés avec le poste de déchargement de la partie supérieure du puits et quatre pistons hydrauliques R5, R6, R7 et R8 sont combinés avec le poste de chargement au fond du puits. Les pistons de la partie supérieure du puits servent à pousser un récipient vide dans la cage à la partie supérieure au puits et à faire ainsi sortir de la cage un récipient plein poussé et tiré vers le poste de déchargement situé en face du piston.
De même chaque piston du fond du puits sert à pousser un récipient plein dans une cage et en même temps à en faire sortir un récipient vide de façon à pousser et à tirer le récipient au poste de chargement situé en face du piston. Le cycle de fonctionnement des deux cages et des récipients qui les accompagnent est le même, sauf que lorsque la cage A monte, la cage B descend et inversement
Dans la position représentée sur le dessin, le récipient Al est 'vide, le récipient A2 est plein et le récipient A3 est en cours de remplissage au poste de chargement. Le piston R4 pousse le récipient vide A1 dans sa position dans la cage A en amenant ainsi le récipient plein A2 au poste de déchargement D3 où il se décharge, ainsi qu'on le verra plus loin.
Puis la cage A descend au fond du puits où le piston R8 pousse le récipient plein A3 dans sa position dans la cage en poussant ainsi le récipient vide Al au poste de chargement L3. La cage revient alors au jour avec le récipient plein A3 où celui-ci est poussé au poste de déchargement D4 par le piston R3 qui agit sur le récipient A2 qui s'est vidé entre temps. La cage contenant le récipient vide A2 revient ensuite au fona au puits où le récipient A2 est poussé au poste de chargement L4 par le piston R7 agissant sur le récipient Al qui s'est rempli entre temps. Le récipient Al revient ensuite au jour où il est poussé au poste de déchargement D3 par le piston R4 agissant sur le récipient A3.
En entrant dans le détail de la forme de construction de l'in- stallation représentée, on voit que chaque récipient comporte un fond à charnière 10 (fig. 3) qui permet de le vider de son contenu à un poste ae aéchargement. Le fond comporte des patins 11 qui passent sur des galets anti-friction 12 disposés entre la partie supérieure du puits et les postes de déchargement, entre le fond du puits et les postes de chargement et dans la cage elle-même. Chaque'cage comporte des verrous 13 actionnés par des cylindres hydrauliques 80, 81 par l'intermédiaire de bielles 15 et coopérant avec les extrémités des patins 11, de façon à maintenir le récipient dans sa position dans la cage.
Quatre taquets 16 actionnés par des cylindres hydrauliques 17 par l'intermédiaire de bielles 18, 19, 20 et 21, coopèrent avec chaque cage et servent à la maintenir dans sa position à la partie supérieure du puits pendant que
<Desc/Clms Page number 4>
les pistons agissent sur les récipients. La commande des mécanismes actionnés hydrauliquement est décrite ci-après.
Une porte 22 à charnière 23 est disposée entre le puits et chacun des postes de déchargement. Chaque poste de déchargement comporte une plate-forme à bascule 24, fixée sur des éléments courbes 25, mobiles dans des guides 26 courbes, qui permettent de faire basculer la plate-forme autour de l'axe 27 de la porte 1C du réciàpient lorsque celui-ci est en place sur la plate-forme, en permettant ainsi à la porte 10 de s'ouvrir pour vider le récipient de son contenu.
Le mouvement de bascule de la plate-forme est obtenu au moyen d'une articulation à genouillère dont les deux moitiés 28 et 29 sont articulées par un axe 30. La moitié 28 est articulée sur la plateforme 24 par un axe 31 et la moitié 29 est clavetée sur un arbre 32 sur lequel est également claveté un bras 33. Le bras 33 porte un contre-poids 34 à une extrémité et est articulé par un axe 25 à son autre extrémité sur l'extrémité d'une tige de piston 36 d'un vérin hydraulique 37 dont le cylindre est articulé sur un suppoet fixe par un axe 38.
Le vérin hydraulique étant actionné de la manière décrite ci-après fait osciller l'arbre 32, de façon à rompre l'articulation 28, 29 et à faire basculer la plate-forme 24 en permettant ainsi à la porte 10 du récipient de s'ouvrir et de vider le récipient de son contenu dans une trémie 39, qui, de son coté se vide sur un transporteur à plateau 40, se déchargeant sur une bande transporteuse 41 qui fait arriver le charbon directement à l'installation de tamisage, non représentée.
Sur la fig. 3, le récipient Bl est en cours de déchargement au poste de déchargement Dl du côté droit de la figure, tandis que la plateforme à bascule 24 du poste de chargement D4 du côté gauche de la figure est représentée en position de levée (le récipient Al n'étant pas représenté).
Si on considère les fig. 5, 6 et 7 qui représentent le mécanisme de chargement au fond du puits, des portes 22 sont disposées de chaque côté du puits, de même qu'à sa partie supérieure. Chacun des groupes de deux postes de chargement Ll, L3 et L2, L4, comporte une trémie d'alimentation 50 (fig. 7) communiquant par un distributeur avec un couloir 51 qui comporte à son orifice de sortie un volet 52 articulé à son extrémité inférieure par un axe 53 et oscillant autour de son axe sous l'action d'un piston hydraulique 54, de façon à charger le charbon dans un récipient à l'un ou l'autre des postes de chaque groupe de deux postes Ll, L3 et L2, L4, suivant celui qui est occupé par un récipient vide.
Une plate-forme de support 55 est disposée dans le puits et sert à supporter la cage dans sa position la plus basse. Des chambres 56 et 57 contenant les pompes hydrauliques et les réservoirs d'huile de l' installation hydraulique sont disposées à côté des postes de chargement.
Chaque piston sert non seulement à pousser un récipient en avant dans sa position dans la cage, mais encore à tirer un récipient dans sa position à un poste de chargement ou de déchargement, suivant le cas, pendant son mouvement de retrait. A cet effet, il est nécessaire de prévoir un accouplement mécanique entre le piston et le récipient. Cet accouplement doit être de nature à accoupler automatiquement le piston à un récipient pendant que celui-ci est poussé hors de la cage par un autre récipient sur lequel agit le piston opposé. De plus, l'accouplement doit se débrayer automatiquement du récipient lorsque celui-ci a été repoussé dans sa position dans la cage, après avoir été déchargé.
A cet effet, un bras oscillant 58 (fig. 8) est articulé sur la tête de chaque piston par un axe 59 et comporte, à une extrémité, un crochet 60 qui vient se placer derrière une butée 61 du récipient. Le bras 58 porte à son autre extrémité un axe transversal 62 qui comporte à ses deux extrémités des roues 63 roulant sur des rails 64 disposés
<Desc/Clms Page number 5>
entre chacun des postes de chargement et de déchargement et le puits.
Chacun des rails 64 comporte au voisinage du puits une portion surélevée
65 qui y est réunie par une rampe 66, de sorte que, lorsque le piston pousse un récipient dans la cage, les roues 63 montent sur les rampes 66 en faisant ainsi osciller le bras 58 dans le sens des aiguilles d' une montre (fig. 8), de façon à dégager le crochet 60 de la butée 61.
Le fonctionnement de l'installation hydraulique est commandé par des soupapes hydrauliques actionnées par des solénoides dont l'excitation est commandée par des interrupteurs fonctionnant par l'intermédiaire de relais et de contacteurs et actionnés par les éléments mobiles de l'installation. Les conditions nécessaires de sécurité sont assurées par un enclenchement électrique.
La commande de l'installation hydraulique est facile à comprendre d'après la description détaillée du fonctionnement de cette installationà la partie supérieure du puits, avec les fig. 9 à 21 à l'appui qui ne représentent chacune que les éléments du dispositif de commande nécessaires à la compréhension de l'opération spéciale représentée par cette figure.
Le cycle des opérations est décrit à partir du moment où la cage A contenant le récipient plein A2 arrive a la partie supérieure du puits. Lorsque la partie supérieure de la cage passe au niveau de la recette, à la partie supérieure du puits, elle actionne un interrupteur électrique 70 (fig. 9) qui fait passer le courant dans un solé- noide actionnant une soupape 71 qui fait arriver le liquide sous pression dans le vérin hydraulique 17, de façon à faire passer les quatre,-,, taquets 16 au-aessous de la cage. (fig. 10).
On constate que ces taquets occupent la position qui convient par le fonctionnement d'un interrupteur 72 en série avec un interrupteur 73 rencontré par la partie supérieure de la cage A, de sorte que lorsque les deux interrupteurs sont actionnés, on a la certitude que la cage occupe la position qui convient et que les taquets sont venus au-dessous d'elle. Les interrupteurs 72 et 73 étant actionnés font passer le courant dans des solénoides actionnant quatre soupapes 74, 75, 76 et 77 faisant arriver le liquide sous pression dans quatre vérins hydrauliques respectifs 78, 79, 80 et 81 provoquant la fermeture et le retrait de verrous de sécurité 82 et 83 à la partie supérieure du puits et des verrous 13 dans la cage.
Ainsi qu'il a déjà été dit, les verrous 13 coopèrent avec les extrémités opposées du patin Il du récipient, de façon à le maintenir dans sa position dans la cage. Les verrous 13, 82 et 83 sont représentés dans leur position supérieure ou de fonctionnement sur la fig.
10 et dans leur position de retrait sur la fig. 11.
D'autres interrupteurs 86, 87, 88 et 89 sont actionnés par le mouvement de retrait des verrous de sécurité 82 et 83 et des verrous 13 de la cage. Ces interrupteurs actionnés font passer le courant dans quatre solénoides actionnant des soupapes 90, 91, 92 et 93. Le courant passant dans le solénoide de la soupape 90, une pompe 94 fait arriver le liquide sous pression sur le piston hydraulique R4 par l'intermédiaire de la soupape 91, qui lorsque le courant passe dans son solénoide vient dans une position provoquant le mouvement en avant du piston. Le courant passant dans le solénoide de la soupape 92 fait revenir le piston R3 en arrière et en passant dans le solénoide de la soupape 93 il permet au liquide de passer et de faire cesser l'action de freinage du piston R3.
Il résulte de ces connexions que le piston R4 fait avancer le récipient vide Al à demi-vitesse, jusqu'à ce qu'il atteigne la position de la fige 12 dans laquelle il vient en contact avec le récipient plein A2 dans la cage A. Un interrupteur 95 est actionné lorsque le récipient vide A1 atteint cette position de contact avec le récipient plein. L'interrupteur 95 étant actionné fait passer le courant dans le solénoide de la soupape 96 de façon à faire arriver le liquide sous pression sur le piston R4 en venant
<Desc/Clms Page number 6>
d'une autre pompe hydraulique 97, en accélérant ainsi le piston R4 et faisant prendre aux récipients Al et A2 leur vitesse maximum.
En même temps le piston R3 est poussé en arrière par le récipient plein A2, qui s'accouple automatiquement avec le piston du fait que le crochet 60 du piston vient se placer derrière la butée 61 du récipient, ainsi qu'il a été décrit à propos de la fig. 8.
Lorsque le récipient vide Al arrive au voisinage de sa posi- tion correcte dans la cage A ( fig. 13) le piston R4 actionne un interrupteur électrique 98 de façon à faire cesser le passage du courant dans les solénoïdes des soupapes 96 et 93 et interrompre l'arrivée du liquide de la seconde pompe 97 (fig. 12) sur le piston R4 et à exercer une action de freinage sur le piston R3, en réduisant ainsi la force vive du récipient vide Al au moment où il rencontre les verrous 13 de la cage.
Au moment où le récipient plein A2 dégage les verrous 13 du côté gauche de la cage sur la figure, mais avant que le récipient vide arrive dans cette position (fig. 14) le piston R4 actionne un interrupteur 99 qui fait cesser le passage du courant dans le solénoide de la soupape 77 et par suite le vérin hydraulique 81 referme les verrous du côté gauche de la cage entre les deux récipients Al et A2. Lorsque le récipient vide Al arrive dans sa position correcte dans la cage A, c'est-à-dire lorsque le bord antérieur du patin 11 vient en contact avec les verrous rétablis 13 du côté gauche de la cage, le piston R4 actionne un autre interrupteur 100 (fig. 15) de façon à provoquer simultanément les mouvements décrits plus loin.
Il y a lieu de remarquer que dans cette position le récipient vide Al a été débrayé de la tête du piston R4, du fait que les roues 63 du bras oscillant 58 sont montées sur la rampe 66, en faisant osciller le bras 58 et en dégageant le crochet 60 de la butée 61, ainsi qu'il a été décrit précédemment à propos du piston R3 avec la fig. 8 à l'appui.
Les mouvements déclenchés sont les suivants :
1. Le courant cesse de passer dans les solénoïdes des soupapes 74 et 76 de façon à refermer par les vérins 78 et 80 respectivement le verrou de sécurité 82 et les verrous 13 du côté droit de la cage.
2. Le courant cesse de passer dans le solénoiàe de la soupape 91 et passe dans un solénoide 101 de façon à renverser le sens du mouvement du piston R4 (fig. 15). Le courant passe aussi dans le solénoïde d'une autre soupape 102 de façon à faire cesser l'action de freinage exercée sur le piston R4 et à permettre à ce piston de revenir dans une position à l'écart de la cage.
Dans cette position le piston R4 actionne un autre interrupteur 103 (fig. 16) qui fait cesser le passage du courant dans le solénoïde de la soupape 90 de façon à interrompre l'arrivée du liquide sous pression venant de la pompe 94 sur le piston R4. Le courant cesse aussi de passer dans le solénoïde 101 de façon à permettre à la soupape 104 de renversement du liquide commandée par les solénoides 101 et 91 de venir sous l'action de ressorts de rappel dans une position centrale dans laquelle le passage du liquide est interrompu de façon à exercer une action de freinage hydraulique bloquant le piston R4.
Le courant cesse aussi de passer dans le solénoide de la soupape 102 à ce moment du fait que l'interrupteur 103 est actionné de façon à exercer une action de freinage hydraulique sur le piston R4.
3. Le courant passe de nouveau dans le solénoïde de la soupape 93 de façon à faire cesser l'action de freinage hydraulique du piston R3 et il passe dans le solénoïde d'une autre soupape 105 de façon à faire arriver le liquide hydraulique sous pression d'une seconde pompe sur le piston R3 et à diriger le récipient plein A2 vers le poste de déchargement D3, étant entendu que le récipient plein A2 s'est accouplé entre temps avec la tête du piston R3 par l'action automatique de l'accouplement mécanique décrit ci-dessus à propos de la fig. 8.
Lorsque le récipient
<Desc/Clms Page number 7>
plein A2 a dégagé le verrou de sécurité 83,il actionne un autre inter- rupteur 106 qui fait cesser le passage du courant dans le solénoïde de la soupape 75 en faisant fonctionner le verin hydraulique 79 de façon à refermer le verrou àe sécurité 83.
Une fois les conditions décrites ci-dessus réalisées, c'est-à- dire lorsque le piston R4 qui a fait avancer le récipient vide Al est reve- nu en arrière dans une position à l'écart de la cage età fait fonction- ner l'interrupteur 103, et lorsque le récipient plein s'est dégagé du verrou de sécurité 83 du fait que 1'interrupteur 106 a fonctionné en indiquant qu'il est sorti de la cage, enfin lorsque les verrous de sécu- rité 82 et 83 et les verrous 13 de la cage ont tous été refermés par le fonctionnement des autres interrupteurs 107, 108 et 110 (fig. 17), le courant passe dans le solénoide de la soupape 71 de façon à faire fonctionner le vérin hydraulique 17 et à retirer par lui les taquets 16 en arrière.
On constate que les taquets ont été retirés par le fonctionne- ment d'un autre interrupteur 111 (fig. 18) qui est enclenché par le sig - nal du décageteur se trouvant à la partie supérieure du puits. Aussi- tôt qu'un signal arrive du fond du puits indiquant qu'un récipient plein est en place dans la cage B, le signal du décageteur est transmis au- tomatiquement au mécanicien de la machine d'extraction pour faire descendre la cage A dans le puits.
Le cycle des opérations continuant, le récipient plein A2 est tiré par le piston R3 sur la plate-forme à bascule 24 au poste de déchargement D3. Lorsque le récipient plein occupe la position correcte sur cette plate-forme à bascule, le piston R3 actionne un interrupteur 112 (fig. 19) qui fait cesser le passage du courant dans le solénoïde de la soupape 93 de façon à interrompre l'arrivée du liquide sous pression ae la pompe.
Le courant cesse aussi de passer dans le solénoide de la soupape 93 par le mouvement de l'interrupteur 112 de façon à exercer une action de freinage hydraulique sur le piston R3 et le courant cesse de passer dans un second solénoïde 113 d'une soupape de renversement 114, qui est aussi commandé par le solénoïde 92, de façon à permettre à la soupape de venir sous l'action d'un ressort dans une position centrale dans laquelle le passage du liquide est interrompu et le piston R3 est hyàrauliquement bloqué.
En même temps le récipient plein A2 actionne un interrupteur 115 qui fait passer le courant dans le solénoïde d'une soupape 116 de façon à faire arriver le liquide sous pression dans un vérin hydraulique 37, à faire ainsi descendre la plate-forme à bascule 24 et à décharger le récipient A2 dans la trémie 39.
L'interrupteur 115 en fonctionnant fait aussi démarrer une minuterie électrique 120 qui après une période de réglage préliminaire fait cesser le passage du courant dans le solénoïde de la soupape 116 en faisant monter par le vérin hydraulique la plate-forme à bascule 24 et en même temps en fermant la porte 10 du récipient. On constate que la porte est fermée par le fonctionnement d'un interrupteur 121 (fig. 20) qui de son côté fait passer àe nouveau le courant dans le solénoïde de la soupape 105, de façon à faire refouler le liquide sous pression par la pompe sur le piston R3. Le co urant passe aussi dans le solénoide 113 de'la soupape de renversement 114 de façon à faire avancer le piston R3 et par suite le récipient A2 maintenant vidé jusqu'aux verrous de sécurité 83.
Lorsque le récipient A2 arrive dans cette position, il actionne l'interrupteur 106 de façon à faire cesser le passage du courant dans le solé- nolde de la soupape 105 et à interrompre l'arrivée du liquide sous pression de la pompe. L'interrupteur 106 en fonctionnant fait aussi cesser le passage du courant àans le solénoide 113 àe la soupape de renversement 114, qui peut ainsi venir sous l'action d'un ressort dans sa position centrale dans laquelle le passage du liquide est interrompu et par suite le piston R3 est freiné ou bloqué hydrauliquement.
<Desc/Clms Page number 8>
Le cycle des opérations est ainsi terminé et lorsque la cage A revient à la partie supérieure du puits après avoir été chargé par un récipient plein au fond du puits de la manière décrite ci-après, le cycle-des opérations décrit ci-dessus recommence, mais en sens inverse, c'est-à-dire que le piston R3 pousse le récipient vide A2 dans sa position dans la cage de façon à en faire sortir le récipient A3 maintenant rempli qui est amené au poste de déchargement D4 par l'effort de traction exercé par le piston R4.
La succession des opérations de déchargement de la cage B est identique à celle des opérations décrites à propos de la cage A.
La commande de l'installation hydraulique au fond du puits est décrite ci-après avec les figs 22 à 29 à l'appui. Si on considère d'abord la fig. 22, on voit que la cage B contenant le récipient vide B2 repose sur la plate-forme 55 au fond du puits. A ce moment la cage A est à la partie supérieure du puits. Lorsque la cage B arrive en position sur la plate-forme 55 elle actionne un interrupteur électrique 130 qui fait passer le courant dans les solénoïdes des soupapes 131 132, 133 et 134 de façon à faire arriver le liquide sous pression dans les vérins hydrauliques, 135, 136, 137 et 138., et à retirer en arrière les verrous 13 de la cage et les verrous de sécurité 139 et 140 semblables aux verrous 82 et 83 à la partie supérieure du puits.
Suivant la fig. 23, on constate que les verrous 13 de la cage sont ouverts par le fonctionnement des interrupteurs 141 et 142 et que les verrous de sécurité 139 et 140 sont ouverts par le fonctionnement des interrupteurs 143 et 144. Un interrupteur 145 une fois actionné indique que le charbon cesse d'arriver par le tuyau d'alimentation et un interrupteur 147 en fonctionnant indique que le récipient rempli B3 est en position correcte sur une plate-forme de chargement 146. Un interrupteur 148 en fonctionnant indique que le piston R6 est en bonne position dégageant le puits 1.
Lorsque les conditions précitées sont remplies par le fonctionnement des interrupteurs correspondants à la suite d'un cycle de fonctionnement antérieur, le courant passe dans un solénoïde 149 de façon à actionner une soupape de renversement 150 et à provoquer le mouvement en avant du piston R5. Le courant passe aussi dans le solénoïde d'une soupape 151, de façon à accoupler le piston R5 à la pompe correspondante, à faire arriver sur le piston le liquide sous pression d'une seule pompe et à faire ainsi avancer le piston à demi-vitesse.
En même temps le courant passe dans le solénoïde 152 d'une soupape de renversement 153 du piston R6 qui provoque le mouvement de retrait du piston R6 et le courant passe aussi dans un solénof- de 154 de façon à desserrer le frein hydraulique ou à débloquer le piston R6.
Lorsque le récipient plein B3 vient en contact avec le récipient vide B2, le piston R5 actionne un interrupteur 155 (fig. 24) qui fait passer le courant dans le solénoïde d'une soupape 156 qui fait communiquer une seconde pompe avec le piston R5 de façon à l'accélérer à sa vitesse maximum. Il en résulte que le récipient plein B3 pousse le récipient vide B2 hors de la cage et en même temps fait revenir en arrière le piston R6.
Lorsque le récipient plein B3 arrive au voisinage de sa position correcte dans la cage B, le piston R5 actionne un interrupteur 157 (fig, 25) qui fait cesser le passage du courant dans les solénoïdes des soupapes 156 et 154. Le courant cessant de passer dans le solénoide de la soupape 156, a pour effet d'interrompre l'arrivée du liquide sous pression de la seconde pompe sur le piston R5 et le courant cessant de passer dans le solénoide de la soupape 154 a pour effet d'exercer une action de freinage hydraulique ou de blocage sur le piston R6. Le récipient plein B3 vient ainsi lentement dans sa position finale dans la cage B.
<Desc/Clms Page number 9>
Avant que le récipient plein n'arrive dans sa position correcte dans la cage, par exemple à une distance de moins de 30 cm de cette posi- tion, le piston R5 actionne un interrupteur 158 (fig. 26) qui fait cesser le passage au courant dans le solénoïde de la soupape 131, commandant le vérin hydraulique 135 de façon à permettre aux verrous 13 du côté droit de la cage sur la figure de revenir dans leur position supérieure.
Lorsque le récipient plein B3 vient en contact avec les verrous 13 du côté droit de la cage, le piston R5 actionne un interrupteur 159 (fig. 27) qui fait cesser le passage du courant dans les solénoïdes des soupapes 132 et 134, de façon à permettre aux verrous 13 de la cage et au verrou de sécurité 139 de se refermer. Le courant cesse aussi de passer dans le solénoïde 149 de la soupape de renversement 150 du piston R5, qui peut ainsi revenir sous l'action d'un ressort dans une position centrale dans laquelle le piston R5 est bloqué hydrauliquement et immobilisé. Le mouvement en avant du piston étant arrêté, un frein hydraulique s'y applique automatiquement.
Le courant passe dans le solénoïde d'une soupape 160 ce façon à desserrer le frein du piston R5 et dans un autre solénoïde 161 de la soupape de renversement 150 de façon à provoquer le mouvement de retour du piston R5. Le courant passe aussi dans le solénoïde de la soupape 154 de façon à desserrer le frein du piston R6 et dans le solénoïde d'une soupape 162 de façon à faire communiquer le piston R5 avec une pompe hydraulique pour y faire arriver le liquide sous pression. Entre temps le piston R6 s'est accouplé automatiquement avec le récipient vide B2 sous l'action de l'accouplement mécanique décrit cidessus à propos de la fig. 8, et le piston R6 étant actionné tire le récipient vide B2 vers la plate-forme de chargement 163 au poste de chargement L2.
En même temps le mouvement du piston R5 change de sens jusqu'à ce qu'il soit sorti de la cage.
Lorsque le récipient vide B2 arrive sur la plate-forme de chargement 163, il actionne un interrupteur 164 (fig. 28) qui fait cesser le passage du courant dans le solénoide de la soupape 133 de façon à refermer le verrou de sécurité 140. On constate que les verrous 13 de la cage et les verrous de sécurité 139 et 140 sont fermés ou en position de levée par le fonctionnement des interrupteurs 165, 166,167 et 168. Le fonctionnement de ces interrupteurs et de l'interrupteur 164 indiquant que le récipient vide B2 est sorti de la cage et celui d'un autre interrupteur 169 (fig. 29) indiquant que le piston R5 est revenu en arrière dans une position hors de la cage complètent le cycle qui transmet automatiquement un signal au décageteur et au mécanicien. La cage B est ainsi prête à être remontée au jour.
Le piston R6 actionne un interrupteur 170 en même temps que le récipient vide B2 actionne l'interrupteur 164. L'interrupteur 170 en fonctionnant fait cesser le passage du courant dans le solénoïde 152 de la soupape de renversement 153 de façon à la faire revenir sous l'action de son ressort dans sa position centrale, dans laquelle le piston R6 est hydrauliquement bloqué' L'interrupteur 170 en fonctionnant fait aussi cesser le passage du courant dans le solénoïde de la soupape 162 de façon à interrompre l'arrivée du liquide sous pression sur le piston R6.
Le courant cesse aussi de passer dans le solénoïde de la soupape 154 de façon à exercer une action de blocage hydraulique ou de freinage sur le piston R6.
L'interrupteur 169 en fonctionnant non seulement a pour effet de faire sortir le piston R5 de la cage, mais encore de faire cesser le passage du courant dans le solénoïde 161 de la soupape de renversement 150 du piston R5 de façon à faire revenir cette soupape sous l'action de son ressort dans sa position centrale provoquant l'arrêt du piston R5. Le courant cesse aussi de passer dans le solénoide de la soupape 151 de façon à interrompre l'arrivée du liquide sous pression sur le piston et dans le solénoïde de la soupape 160 de façon à exercer une ac-
<Desc/Clms Page number 10>
tion de freinage hydraulique sur le piston R5.
L'interrupteur 164, qui indique que le récipient vide B2 est sorti de la cage, fait aussi passer le courant dans le solénolde d'une soupape 171 de façon à faire arriver le liquide sous pression dans le vérin hydraulique 54 (fig. 7) , et faire fonctionner le couloir 52 à porte à deux directions pour faire arriver la charge de charbon dans le récipient B2 qui se trouve sur la plate-forme de chargement 163. Un relais non représenté s'excite aussi de façon à fermer un démarreur à contacteur, qui met en marche un distributeur de charbon, par exemple un distributeur sherwen qui charge dans le récipient le charbon d'une soute.
Chaque plate-forme de chargement est accouplée de préférence directement avec un appareil de pesée hydraulique réglé de façon que lorsque la charge d'un récipient correspond à sa capacité, un interrupteur de l'appareil hydraulique actionné par la pression fait fonctionner deux contacts de façon à arrêter le distributeur de charbon.
Ainsi que l'indiquent les figs. 1, 2, 5 et 6, des mesurés sont prises pour éloigner les pistons au delà. des plates-formes de chargement et de déchargement, de façon à éloigner les récipients au delà de ces plates-formes et permettre d'accéder aux cages pour la descente du personnel et des approvisionnements et leur remontée.
Il est facile de voir que le retrait des verrous de sûreté qui empêchent les récipients de tomber dans le puits en venant à'une plate-forme de chargement ou de déchargement peut constituer un grave danger, si un verrou de sûreté vient en arrière par inadvertance lorsque la cage ne se trouve pas dans le prolongement d'une plate-forme. Si les verrous de sûreté fonctionnent électriquement., un essai d'entretien électrique peut provoquer le retrait des verrous de sûreté et un récipient peut alors tomber dans le puits. On peut remédier à ce risque au moyen de circuits de protectio n spéciaux ou suivant une forme de construction adoptée de préférence, on dispose une soupape hydraulique actionnée mécaniquement au jour et au fond du puits et on fait actionner cette soupape par la cage.
La soupape hydraulique est combinée avec un circuit à verrous de sûreté construit de façon que les verrous de sûreté soient toujours en place et ne soient retirés que par la cage elle-même lorsqu'elle se trouve dans le prolongement d'une plate-forme quelconque.
Suivant la fig. 30, une cage C montant et venant dans le prolongement des plates-formes de déchargement P1, P2 comporte une plaque de déclenchement T qui vient en contact avec le galet R d'un levier coudé B actionnant le bras Q de la soupape hydraulique V qui provoque le refoulement de l'huile d'une pompe D sur les pistons RR1 RR qui provoquent le retrait des verrous de sûreté S1 S2. Les verrous S1 S2 sont en place en permanence jusqu'à ce que la plaque de déclenchement T de la cage Al agissant sur le galet R les retire en arrière. Un mécanisme semblable est disposé au-fond du puits et a pour effet de ne retirer en arrière les verrous de sûreté des plates-formes de chargement que lorsque la pla- que de déclenchement T2 actionne une soupape hydraulique non représentée au fond du puits.