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Cette invention est relative à la production du béton pré- ou postcontraint. Dans un procédé pour obtenir des poutres et autres struc- tures analogues en béton précontraint, il est courant d'ancrer les fils métalliques dans un bloc d'ancrage fixé à une extrémité du moule, d'ancrer les fils à l'autre : extrémité, après les avoir faits passer dans le moule, dans un autre bloc d'ancrage et de déplacer ensuite le second bloc d'ancrage au moyen de vérins hydrauliques ou autres pour l'écarter du moule afin de mettre les fils en tension. Le matériel nécessaire pour cette opération est coûteux, lourd et encombrant et il ne se prête pas facilement à la mise en tension précise des fils individuels à un degré prédéterminé.
La tension totale des fils tendus entre les blocs d'ancrage peut être lue sur un manomètre, mais, à moins que les fils aient tous les caractéristiques physiques identiques, ce qui est pratiquement impossible et à moins de prendre le plus grand soin possible pour attacher Initialement les fils dans les blocs d'an- crage, ce qui est évidemment peu économique en pratique, il est impossible d'assurrer que individuellement tous les fils soient identiques tendus et que la tension ait une valeur prédéterminée. Dans un autre procédé dit de "postcontrainte" les fils traversent la poutre ou l'équivalent et sont mis en tension après que la poutre ou l'équivalent a été formée, les extrémités des fils étant ancrées dans la poutre après avoir mis les fils en tension.
Ce procédé, tel qu'il est mis actuellement en pratique, présente tous les inconvénients du premier procédé de précontrainte décrite ci-dessus. Cela étant, le but principal de la présente invention est de supprimer ces incon- vénients et de fournir un procédé de mise en tension des fils qui donne l'assurance que tous les fils sont également tendus au même degré prédéterminé.
Le procédé de mise en tension des fils utilisé dans le béton préou postcontraint suivant la présente invention consiste à ancrer les fils à une extrémité, à passer les fils de l'autre coté du moule ou de la poutre ou autre structure formée, chacun dans un dispositif préhenseur à sens unique, à saisir les fils individuellement dans un second dispositif préhenseur à sens unique destiné à travailler dans le même sens que le premier, à écarter le second dispositif préhenseur du premier pour mettre les fils en tension au moyen d'un dispositif destiné à glisser ou à donner une indication lorsque la tension du fil atteint une valeur prédéterminée, et à relâcher ensuite le second dispositif préhenseur, à la suite de quoi le fil est maintenu sous une tension prédéterminée entre l'extrémité ancrée et le premier dispositif préhenseur.
Le vérin utilisé pour lettre en application la présente invention est de préférence celui décrit dans le brevet de même date de la Demanderesse intitulé "Perfectionnements aux vérins à main".
Afin que l'invention soit bien comprise et puisse être mise facilement à exécution, on se référera aux dessins annexés, dans lesquels : la figure 1 est une coupe longitudinale d'un vérin à main qui est utilisé pour mettre la présente invention à exécution mais qui ne fait pas partie de celle-ci et fait l'objet du brevet précité; la figure 2 est, de même, une coupe de la forme préférée du dispositif préhenseur à sens unique utilisé pour la mise à exécution de la présente invention, ce dispositif préhenseur à sens unique faisant l'objet du brevet de même date de la Demanderesse intitulé "Perfectionnements aux dispositifs de préhension"; la figure 3 est une vue schématique montrant la façon de mettre la présente invention à exécution et la figure 4 est une vue quelque peu schématique d'une variante.
Sur les dessins annexés, le vérin à main utilisé pour mettre à exécution la présente invention, comprend un fût extérieur 10 à l'intérieur duquel coulisse, sur des portées appropriées si on le désire, un cylindre 11 traversé par un alésage axial 12 dans lequel on peut passer le fil 13 à met-
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tre en tension. L'extrémité avant du fût 10 est fermée par une butée 14 percée d'un trou central conique de guidage 15 destiné à recevoir le fil et une butée analogue 16 peut aussi être prévue à l'extrémité arrière du fût 10 l'évasement du trou conique 17 qui la traverse faisant face vers l'avant pour faciliter l'introduction du fil dans le vérin. Le cylindre 11 peut aussi être pourvu à son extrémité antérieure d'un orifice conique 18, dans le même but.
A l'extrémité antérieure du cylindre 11 se trouve un dispositif préhenseur à sens unique A, en deux parties actionnés par un ressort comprenant un fût extérieur 19 avec un alésage convergent 20 et un cylindre Intérieur 21 portant plusieurs billes ou équivalents 22 qui coopèrent avec l'alésage convergent 20. Le cylindre 21 du dispositif préhenseur à sens unique est pourvu d'un chapeau 23 qui dépasse vers l'avant vers la butée antérieure 14 du fût et qui est aussi percé d'un trou conique de guidage 24 pour faciliter l'introduction du fil.
Le cylindre 11 comporte sur sa face inférieure une crémaillère 25 qu'engrène un pignon droit 26 destiné à être entraîné par l'Intermédiaire d'un encliquetage à rochet par un arbre ayant un bout carré en saillie 29.
En service, comme il sera décrit brièvement, ce bout carré reçoit une clé à couple standard 31.
Suivant un mode d'exécution de la présente invention, comme le montre la figure 3, on établit deux blods d'ancrage fixes B et C, un à chaque extrémité du moule D et pourvus chacun d'une série de pinces disposées de manière à se conformer à la disposition désirée des fils de précontrainte.
Les pinces E d'un bloc d'ancrage B qui, pour la facilité de la description est appelé ci-après le "bloc d'ancrage de gauche", peuvent être des pinces statiques ou des dispositifs préhenseurs à sens unique. Les pinces F du bloc d'ancrage C de droite sont des dispositifs préhenseurs à sens unique.
Si les pinces E dans le bloc d'ancrage de gauche sont des dispositifs préhenseurs à sens unique, elles travaillent en sens opposé à celles du bloc d'ancrage de droite. Une longueur de fil appropriée 13 est prise et ancrée à une extrémité dans une des pinces E du bloc d'ancrage B de gauche. Si c'est un dispositif préhenseur à sens unique, il empêchera le déplacement du fil vers la droite comme le montre la Bêche sur les dessins. On fait passer le fil dans le moule D et dans le dispositif préhenseur à sens unique F correspondant du bloc d'ancrage C de droite, qui empêche le déplacement du fil vers la gauche, comme le montre la flèche sur les dessins.
On passe alors le fil dans la butée avant 14 du vérin à main, dans le dispositif préhenseur à sens unique A qui s'y trouve, dans l'alésage 12 du cylindre 11 et, si on le désire, dans le trou 17 de la butée arrière 16 du vérin à main. Le dispositif préhenseur à sens unique A du vérin à main est destiné à travailler dans le même sens que le dispositif préhenseur à sens unique F du bloc d' ancrage de droite, pour empêcher le déplacement du fil vers la gauche, comme le montre la flèche. La butée avant du vérin à main est alors amenée contre ka face du bloc d'ancrage C de droite et une clé à couple 31 qui a été réglée de manière appropriée pour glisser ou donner une Indication lorsque la tension prédéterminée qu'on désire voir appliquer au fil, est atteinte, est engagée sur le bout d'arbre du pignon droit 26.
On fait alors pivoter la clé à couple vers l'arrière pour déplacer le cylindre vers l'arrière dans le fût, le fil est saisi par le dispositif préhenseur à sens unique du vérin à main et il est tiré en arrière ce qui a pour résultat de le mettre en tension. Lorsque la clé à couple est déplacée vers l'avant, le dispositif préhenseur à sens unique du vérin à main tend à reprendre sa position initiale mais le fil est saisi dans le dispositif préhenseur à sens unique du bloc d'ancrage de droite ce qui évite la perte de tension. Le fil est donc mis en tension par étapes avec la prise alternant entre le dispositif préhenseur à sens unique du vérin à main et le dispositif de serrage à sens unique du bloc d'ancrage de droite.
On fait basculer la clé à couple vers 1' arrière et vers l'avant jusqu'à ce que la tension désirée soit appliquée au fil, après quoi la clé à couple glisse ou donne une indication et le fil reste sous une tension prédéterminée, saisi à une extrémité dans la pince E du bloc d'ancrage B de gauche et à l'autre extrémité dans le dispositif pré-
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henseur à sens unique F dans le bloc d'ancrage C de droite sans perte de la tension y appliquée à l'aide de la clé à couple.
Comme 11 est expliqué plus complètement dans le brevet précité intitulé "Perfectionnements aux vérins à main", lorsqu'on désire relâcher le fil du vérin à main, on retire le fût du vérin à main par l'arrière en 1' écartant du bloc d'ancrage de droite de manière à amener la butée à l'extrémité avant du vérin à main en contact avec le prolongement du cylindre dans le dispositif préhenseur à sens unique. Grâce à ce moyen,le ressort 34 du dispositif préhenseur à sens unique est comprimé.et la prise sur le fil dans le vérin à main est relâchée.
Comme le fil reste serré par le dispositif préhenseur $ sens uni- que du bloc d'ancrage de droite, il ne se produit aucune perte de tension.
Le cylindre du vérin à main peut être déplacé vers l'avant dans le fût pour faciliter le relâchement de la manière décrite plus complètement dans le brevet précité.
L'opération correspondante est effectuée individuellement pour tous les fils et il est clair que chaque fil est mis en tension d'une façon identique et prédéterminée.
Dans une variante du procédé représentée sur la figure 4, qui permet d'utiliser un matériel existant, les fils sont saisis de la manière habituelle par des pinces statiques ou à coins 50 dans le bloc d'ancrage B de gauche et ils sont passés dans le bloc d'ancrage C de droite qui est pourvu de pinces statiques 51. On prévoit une tête amovible 52 portant un seul dispositif préhenseur à sens unique 53, correspondant à ceux qui sont prévus dans ou sur le bloc d'ancrage de droite dans le procédé précédent. Le fil est introduit dans ce seul dispositif préhenseur à sens unique 53 et dans le vérin à main comme précédemment. On place la tête contre le bloc d'ancrage C de droite et on amène le vérin à main contre la tête, comme c'est représenté, en le faisant correspondre avec le dispositif préhenseur à sens unique 53 qui s'y trouve.
Le fil est alors mis en tension comme précédemment en faisant pivoter la clé à couple 31 vers l'arrière et vers l'avant et il est clair que lorsque la clé à couple glisse, le fil reste maintenu à une extrémité par la pince 50 du bloc d'ancrage B de gauche et à l'autre extrémi- té par le dispositif préhenseur à sens unique 53 de la tête 52. On ancre alors le fil dans le bloc d'ancrage de droite au moyen d'une pince statique ou à coins 51, après quoi le dispositif préhenseur à sens unique 53 porté par la tête 52 peut être relâché sans perte de tension dans le fil et on peut ensuite déplacer la tête pour mettre le fil suivant en tension.
Le relâchement du dispositif préhenseur à sens unique de la tête qui, si comme c'est préférable le dispositif de serrage à sens unique a la forme décrite dans le brevet précité intitulé "Perfectionnements aux dispositifs préhen- seurs", Implique le déplacement du cylindre du dispositif préhenseur à sens unique par rapport à son fût pour comprimer le ressort, peut se faire au moyen d'une came 54 portée par la tête 52 et manoeuvrable à la main. Il est clair que par ce moyen, on peut utiliser des pinces statiques existantes et il n'est plus nécessaire de déplacer un bloc d'ancrage par rapport à l'autre pour appliquer la tension aux fils.
En munissant le vérin à main d'un adapteur tel que celui décrit dans le brevet précité intitulé "Perfectionnements aux vérins à main", il est possible de convertir les pinces à coins existantes dans le bloc d'ancrage de droite temporairement en dispositif préhenseur à sens unique.
On met alors le fil en tension de la même façon que pour le premier procédé décrit suivant la présente invention et les coins calent le fil. Avec ce procédé, on peut aussi utiliser des blocs d'ancrage et des pinces statiquês existants et de nouveau, le mécanisme compliqué encombrant et coûteux servant à déplacer les blocs d'ancrage peut être supprimée
Bien qu'on ait décrit la présente invention plus particulièrement dans son application à la mise en tension préalable des fils, elle est aussi applicable à la mise en tension ultérieure des fils pour la "post-
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contrainte" d'une manière analogue à celle décrite dans la variante cidessus, les fils étant évidemment ancrés dans la poutre ou structure analogue formée$ au lieu de l'être dans les blocs d'ancrage.
En outre, alors que la présente invention a été décrite plus particulièrement ci-dessus dans son application à l'opération complète de mise en tension des fils pour la pré- ou la postcontrainte, elle peut aussi être utilisée pour appliquer seulement une tension Initiale aux fils dont tamise en tension finale s'opère alors au¯ moyen d'appareils existants.
On peut ainsi s'assurer que tous les fils partent avec une tension identi- que prédéterminée'.
REVENDICATIONS.
1.- Procédé de mise en tension de fils métalliques dans le béton pré- ou postcontraint, consistant à ancrer les fils à une extrémité à passer les fils de l'autre coté du moule ou de la poutre ou autre structure analogue formée, chacun dans un dispositif préhenseur à sens unique, à saisir les fils individuellement dans un second dispositif préhenseur à sens unique destiné à travailler dans le même sens que le premier, à écarter le second dispositif préhenseur à sens unique du premier pour mettre le fil en tension à l'aide d'un dispositif destiné à glisser ou à donner une indication lorsque le fil a reçu une tension prédéterminée, et ensuite à relâcher le second dispositif préhenseur à sens unique, après quoi,
le fil est mainte- nu sous la tension prédéterminée entre l'extrémité ancrée et le premier dispositif préhenseur à sens unique.
2q- Procédé de mise en tension de fils métalliques dans le béton pré- ou postcontraint, consistant à ancrer les fils à une extrémité, à passer les fils de l'autre côte du moule ou de la poutre ou autre structure formée, chacun dans un dispositif préhenseur à sens unique, à saisir les fils individuellement dans un second dispositif préhenseur à sens unique destiné à travailler dans le même sens que le premier, à écarter le second dispositif préhenseur à sens unique du premier pour mettre le fil en tension au moyen d'un dispositif destiné à glisser ou à donner une indication lorsque le fil a reçu une tension prédéterminée,
à ramener le second dispositif préhenseur à sens unique vers le premier pour relâcher sa prise sur le fil qui reste serré par le premier dispositif préhenseur à sens unique sans perte appréciable de tension, à répéter ces mouvements en arrière et en avant du second dispositif préhenseur à sens unique et après le glissement ou l'in- dication donnée par le dispositif sous la tension requise, à relâcher le second dispositif préhenseur à sens unique, à la suite de quoi, le fil est maintenu sous une tension prédéterminée entre l'extrémité ancrée et le premier dispositif préhenseur à sens unique.