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La présente invention est relative à un procédé pour le formage d'articles de bonneterie et plus spécialement pour le formage des chaus- settes. L'invention vise également une machine pour la mise en oeuvre du- dit procédé.
Il est connu que la mise en forme d'articles de bonneterie en fibres synthétiques ou autres et, en particulier, de chaussettes, qui sont les articles auxquels on se référera uniquement par la suite, bien que l'invention n'y soit pas limitée, il est d'usage d'introduire les chaus- settes sur formes et à 1-'état humide dans une enceinte chauffante étanche, genre autoclave ou analogue.
L'invention a pour objet un procédé selon lequel les chaussettes ne sont soumises à aucun traitement particulier de préformage avant leur introduction dans l'enceinte chauffante.
Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce que les chaus- settes enfilées à l'état sec sur formes sont introduites dans une encein- te étanche dans laquelle elles sont soumises, d'abord, à un préchauffage, puis à un vaporisage sous une pression réduite et enfin à un séchage, cet- te dernière opération ayant lieu après évacuation de la vapeur introduite dans ladite enceinte pour la réalisation de l'opération de vaporisage.
Selon une autre caractéristique de l'invention, la température à laquelle on effectue l'opération de préchauffage est fonction de la nature des fibres utilisées pour la fabrication des chaussettes, la durée de cette opération étant-de l'ordre de 30 secondes à 4 minutes environ.
Selon une autre caractéristique de l'invention l'opération de vaporisage est effectuée sous une pression de l'ordre de 5 à 100 gr/cm2.
Pour la mise en oeuvre du procédé qui vient d'être indiqué, l'in- vention prévoit une machine qui est du genre de celles comportant une chambre de traitement étanche et au moins un poste pour l'enfilage des articles à traiter sur des formes et leur défilage après traitement, lesdites formes étant disposées par groupes ou paquets sur un manège, pour leur introduction dans la chambre de traitement et pour leur enlèvement de cette chambre.
Selon l'invention, la machine précitée est caractérisée en ce qu'elle est équipée d'un ventilateur centrifuge relié à la chambre de traitement de manière à fonctionner comme pulseur d'air pendant les phases de préchauffage et de séchage du procédé, et comme aspirateur, à la fin de la phase de vaporisage dudit procédé.
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention'ressortiront de la description qui va suivre en regard des dessins annexés qui représentent, schématiquement et simplement à titre d'exemple, une forme de réalisation de la machine.
Sur ces dessins:
La fig.l est une vue en élévation de face de la machine.
La fige 2 est une vue en plan, partie en coupe, correspondant à celle de la fig.l.
La fig. 3 est une vue de profil correspondant à celle de la fig.
1 la chambre de traitement étant représentée-en coupe.
La fig. 4 est une vue en plan illustrant le mode d'ouverture et de fermeture des-portes de la chambre de traitement.
La fig. 5 est une vue en élévation, à plus grande échelle,illustrant le système de montage des formes.
La fig. 6 est une vue en plan correspondant à celle de la fig. 5.
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Comme on l'a indiqué précédemment, le procédé selon l'invention qui permet de procéder au formage des chaussettes sans leur faire subir aucune opération de préformage consiste à enfiler les chaussettes à l'état sec ou humide sur les formes appropriées puis à les introduire'dans une chambre de traitement étanche dans laquelle elles sont soumises à un préchauffage,. puis à un vaporisage et enfin à un séchage à la suite duquel les chaussettes formées sont extraites de la chambre de traitement, et finalement enlevées des formes.
L'opération de préchauffage qui est effectuée à une température variable selon la nature des fibres utilisées pour la fabrication des chaus- settes à former, est réalisée au moyen d'air chaud, amené dans la chambre de traitement ou produit à l'intérieur même de cette chambre, et dure de 30 secondes à 4 minutes environ. En ce qui concerne l'opération de vaporisage elle s'effectue dans la chambre de traitement sous une légère pression de l'ordre de 5 à 100 gr/cm2, l'opération de séchage qui-fait suite au vaporisage et qui est conduite dans des conditions analogues à celles adoptées pour l'opération de préchauffage, n'étant commencée qu'après évacuation de la vapeur introduite dans la chambre de traitement pour l'opération de vaporisage et obtention dans cette chambre d'une légère dépression.
L'avantage du procédé indiqué est que les chaussettes n'ont à subir aucun préformage avant leur introduction dans la chambre étanche de traitement de la machine :
Sur les Figs 1 à 4 des dessins annexés qui illustrent une machine pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, 1 désigne un bâti en forme de caisson, avec porte de vistite 2, traversé par une colonne verti- cale 3. sur laquelle est montée de manière rotative un plateau 4, équipé de deux châssis porte-formes 2 et 6 qui seront décrits plus en détail ciaprès.
Sur le bâti 1, est disposée une chambre de traitemént 1 en forme d'arc de cercle, dont les parois sont calorifugées et qui est obturée de façon étanche à chacune de ses extrémités par une porte $ à manoeuvre automatique. Les dimensions internes de cette chambre sont déterminées de façon qu'elle puisse contenir toutes les formes prévues sur chacun des châssis 5 et 6 qui sont identiques.
A l'intérieur de la chambre et du côté de'sa paroi arrière sont montées des résistances électriques-de chauffage-.2 destinées à- chauffer l'air délivré par la conduite de refoulement 10 d'un ventilateur centrifuge 11, logé dans le bâti 1, conduite qui est contrôlée par un clapet 12, à commande mécanique, susceptible d'occuper soit la position en traits pointillés 'dans laquelle il obture la conduite 10, soit la position en trait plein dans'laquelle il obture une ouverture mettant en communication ladite conduite avec l'air libre.
De la base de la chambre de traitement 2 partent deux buses 13 débouchant dans un collecteur 14, contrôlé par un clapet 15, à commandé automatique, et aboutissant au-ventilateur- 11;
Les formes garnies de chaussettes du châssis 6 étant logées dans la chambre de traitement 7, dont les postes 8 sont fermées, le clapet 12 étant dans sa position en trait plein, et le clapet 15 étant ouvert, le fonctionnement-de la machine est le suivant: - Le ventilateur II étant en marche, l'air pulsé vient pour son chauffage en contact avec les résistances 9, passe entre les formés logées dans la chambre 7 et revient au ventilateur par les buses 13 et le collec= teur 14.
On réalise ainsi l'opération de préchauffage à la fin de laquelle le clapet 15 se ferme, pendant que le clapet 12 vient dans sa position en traits pointillés.' La chambre de -traitement 1 étant alors complètement close on procède à l'opération de vaporisage en admettant de la vapeur dans cette chambre par l'ajutage 16. Cette opération terminée le clapet 15 s'ouvre, pour permettre l'évacuation de la vapeur'et la création d'une dépression dans la chambre 7, puis le clapet 12 revient à sa position en
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trait plein. Les deux clapets 12 et ² - étant alors revenus à leur position initiale, le séchage s'opère de la meme façon que le préchauffage.
Après séchage il n'y a plus, les portes 8¯ étant ouvertes, qu'à faire tourner le plateau ¯4 d'un demi tour pour faire sortir le châssis 6 de la chambre de traitement 1 et faire pénétrer dans celle-ci le châssis dont les formes ont été préalablement débarrassées des chaussettes pré- cédemment formées et regarnies de chaussettes,à former.
Il résulte du fonctionnement de la machine qu'il y a toujours un paquet de formes à l'extérieur de la chambre de traitement 1 pour l'enfilage et le défilage des chaussettes, et un paquet de formes garnies de chaussettes à former à l'intérieur de ladite chambre.
Pour un fonctionnement automatique de la machine, chaque porte Il de fermeture de la chambre de traitement 1 est articulée sur un axe 17 au moyen de leviers 18 et est fermée par des crochets 19 qui viennent s' accrocher en haut et en bas de la chambre, le mouvement étant provoqué par des tringles 20 actionnées mécaniquement et qui restent tendues pendant toute la durée du traitement.-
Pour permettre un enfilage commode des chaussettes sur les formes avant le traitement et un défilage non moins commode'des chaussettes après formage, les formes 21 (voir plus particulièrement les figs 5 et 6) sont montées chacune sur un volet 22 pourvu d'unorgane 23 pour son accrochage pivotant sur un support 24, venant lui-même s'accrocher sur le plateau 4.
Plusieurs supports 24 disposés côté à côté constituent le châssis porteformes 5 ou 6 précédemment indiqué.
Il va de soi que la machine n'a été décrite et représentée qu'à titre purement explicatif, nullement limitatif, et que diverses modifications de détail pourraient être apportées à la forme de réalisation indiquée sans qu'on sorte pour cela du domaine de l'invention. C'est ainsi que les organes de commande des clapets 12 et 15, de la rotation du plateau 4, et de la manoeuvre des portes Il pourront être réalisés de toute manière appropriée. De même, la machine pourra être équipée d'un générateur de vapeur.
R E V E N-D I C A T 1 0 N S.
1 ) Procédé pour le formage d'articles de bonneterie, de chaussettes en particulier, caractérisé-en ce que les chaussettes enfilées à 1' état sec sur formes sont introduites dans une enceinte étanche dans laquelle elles sont soumises, d'abord, à un préchauffage, puis à un vaporisage sous pression réduite et enfin à un séchage, cette dernière opération ayant lieu après évacuation de la vapeur introduite dans ladite enceinte pour la réalisation de l'opération de vaporisage.