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La présente invention se rapporte aux appareils de distribution d' air du type utilisé par charger d'air sous pression du récipient, tel qu'un pneumatique de véhicule, par une succession de pulsations jusqu'à ce que la pression dans le récipient ait atteint par accroissements successifs la va- leur à laquelle l'appareil a été préalablement réglé.
Un tel appareil est d'ordinaire pourvu d'un signal acoustique actionné à chaque pulsation, l'arrêt du signal servant à indiquer que la pression a atteint la valeur prédéterminée.
Un des buts de l'invention est de réaliser un apparei au moyen duquel le récipient puisse être amené avec une grande précision à la pres- sion.prédéterminée désirée. Un autre but est de munir l'appareil d'une in- dication digne de confiance et bien visible de la pression à laquelle il est préalablement réglé. Un autre but est de réaliser un appareil comportant un,petit nombre de pièces mécaniques mobiles, celles-ci étant simples et de fonctionnement s'Or. D'autres buts et avantages de l'invention apparai tront dans la description ci-après.
Selon la présente invention, un appareil destiné à fournir de l'air à un récipient comprend une valve principale et une valve auxiliaire, pou- vant être reliées chacune à une source principale d'air sous pression, un connecteur de distribution relié à la valve principale et pouvant être appliqué au récipient, un régulateur de pression réglable, avec un organe d'équilibrage comprenant un élément sensible à la pression (par exemple un soufflet métallique ou une membrane élastique) disposé de façon à être soumis à la pression déterminée par le régulateur, une conduite d'air re- liant le connecteur de distribution à l'organe d'équilibrage pour soumettre l'élément sensible à la pression d'air qui règne dans le connecteur en op- position à la pression appliquée par le régulateur,
une liaison mécanique entre l'élément sensible à la pression et la valve auxiliaire, un organe moteur actionnant la valve principale, et dans la valve auxiliaire un ori- fice relié à l'organe moteur et un orifice d'échappement, le mouvement de l'élément sensible à la pression sous l'effet d'un excès de la pression de réglage sur la pression dans le connecteur servant à relier l'organe moteur à la source d'air sous pression en passant par la valve auxiliaire, et le mouvement inverse de l'élément sous l'effet d'un excès de la pression dans le connecteur servant à mettre l'organe moteur à l'échappement en passant par la valve auxiliaire.
Afin de réaliser un cycle comportant une période de charge relati- vement longue suivie d'une période d'équilibrage courte, la liaison entre le connecteur et l'organe d'équilibrage comprend de préférence un passage étroit et un clapet de retenue servant à régler ces périodes, le clapet de retenue étant disposé de façon à se fermer sous l'effet d'un excès de pres- sion dans le connecteur en laissant le passage étroit comme seule communi- cation pour transmettre cette pression à l'organe d'équilibrage, et le clapet de retenue s'ouvrant pour permettre à une réduction de pression dans le connecteur de se communiquer rapidement à l'organe d'équilibrage.
La liaison mécanique avec la valve auxiliaire comprend de préféren- ce un moyen pour exercer un effort indépendant de l'élément sensible à la pression, par exemple un mécanisme à genouillère à faible résistance à action brusque, sollicitant cette valve vers la position entièrement fermée ou entièrement ouverte à partir d'une position intermédiaire quelconque prise par cette valve sous la commande de l'élément sensible à la pression.
Lorsqu'on applique le connecteur à un récipient où règne une basse pression, la pression dans le connecteur devient égale à celle de ce réci- pient. Si celui-ci, comme c'est le cas généralement au début, est à une pression inférieure à la pression de réglage appliquée à l'organe d'éguili-
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brage, la valve auxiliaire s'ouvre et l'organe moteur ouvre la valve prin- cipale pour amener au récipient de l'air à la pression de la source d'ali- mentation en passant par le connecteur. Cette pression se communique lente- ment à travers le passage étroit à l'organe d'équilibrage, de sorte qu'un intervalle de temps s'écoule avant que cette pression ne vienne s'exercer sur l'élément sensible de l'organe d'équilibrage en s'opposant à la pres- sion de réglage et ne surmonte celle-ci.
Pendant ce temps, le connecteur continue à charger le récipient, et cette période prend fin lorsque la val- ve auxiliaire est déplacéepar l'élément sensible à la pression de façon à mettre l'organe moteur à l'échappement. La valve principale étant alors fermée, la nouvelle pression atteinte dans le récipient se communique rapi- dement à l'organe d'équilibrage par le clapet de retenue alors ouvert.
Si l'équilibre n'est pas encore atteint dans l'organe d'équilibrage, le cycle recommence par le déplacement de la valve auxiliaire de façon à ac- tionner l'organe moteur, et ainsi de suite jusqu'à ce que l'équilibre ait été atteint.
Une caractéristique importante de l'invention est que l'application de la pression prédéterminée sur une des faces de l'élément sensible à la pression, lequel permet un équilibrage précis, permet de lire directement sur un manomètre, monté dans le système fermé entre le régulateur de pres- sion réglable, et l'organe d'équilibrage, la pression que la pression du récipient doit équilibrer. Le système fermé doit avoir un moyen de déchar- ge lente dans l'atmosphère pour lui permettre de se réadapter de lui-même lorsqu'on abaisse la pression prédéterminée à laquelle le régulateur est réglé.
Selon une autre particularité de l'invention, l'organe moteur de la valve principale sert à actionner le marteau d'une sonnerie, de telle sorte que le timbre soit frappé à chaque ouverture et/ou à chaque fermeture de la valve principale, l'arrêt de la sonnerie servant alors à indiquer que le récipient a atteint la pression prédéterminée voulue.
La description qui va suivre, en regard des dessins annexés à ti- tre d'exemples non limitatifs, fera bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique.
La figure 1 est une vue de profil d'une colonne de distribution dans laquelle l'invention est appliquée, le côté vu étant arraché pour montrer l'intérieur.
Les figures 2 à 8 sont des coupes en partie schématiques d'élé- ments permettant la mise en oeuvre de l'invention, la figure 2 représentant un régulateur de pression pilote, la figure 3 un régulateur de pression réglable, la figure 4 un organe d'équilibrage utilisant une membrane pour actionner une soupape auxiliaire, la figure 5 une variante de la figure 4 utilisant un soufflet, la figure 6 un organe de réglage de temps à tube étroit, la figure 7 une valve principale avec sonnerie, et la figure 8 un régulateur de pression réglable avec cadran et aiguille comme variante de la figure 3.
La figure 9 représente schématiquement les liaisons des éléments des Figs. 2, 3, 4, 6 et 7 dans un système fermé d'équilibrage de pression comprenant un manomètre.
La figure 10 est une coupe à plus grande échelle de la partie supérieure de la colonne de la figure 1 vue du côté opposé, montrant 1' ensemble des éléments de l'appareillage de commande.
La figure 11 est une coupe en plan par la ligne Il-Il de la figu- re 10.
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La figure 12 est une coupe en élévation par la ligne 12-12 de la figure 10.
La figure 13 est une coupe par la ligne 13-13 de la figure 4, mon- trant le mécanisme à genouillère.
Les figures 14 et 15 représentent des variantes du mécanisme à genouillère.
La colonne de distribution 1 représentée sur la figure 1 contient une bobine 2 pour un tuyau souple 3 de remplissage de radiateur terminé par un ajutage 4, l'eau étant amenée à l'extrémité du tuyau sur la bobine
2 par une conduite d'alimentation 5 et une bobine 6 pour un tuyau souple de gonflement 7 terminé par un raccord de pneumatique 8. L'air comprimé arrive à la colonne 1 d'une source extérieure reliée en 9 à un tuyau 10 conduisant à l'appareillage de commande logé dans la tête 11 de la colonne et l'air est conduit de la tête 11 par un tuyau 12 à l'extrémité du tuyau souple 7 sur la bobone 6.
Un manomètre 13 est placé à une inclinaison con- venable pour être visible de l'opérateur et du conducteur d'un véhicule et est éclairé par une lampe 14 placée derrière une fenêtre 15 qui peut. porter toute inscription désirée.
Comme on le voit sur les figures 9 et 10,la conduite d'air d'ali- mentation 10 est raccordée en 16 à un tuyau 17 aboutissant à un régulateur de pression pilote A, tel que celui représenté sur la figure 2, composé d'un bottier 18 contenant une membrane 19 constamment soumise sur une face à l'effort d'un ressort réglable 20 (accessible seulement par un couvercle 21, figure 12) et soumise sur son autre face à la pression de l'air admis par une soupape d'étranglement 22 écartée de son siège annulaire 23 d'une distance dépendant de l'équilibre atteint entre l'effort d'un ressort anta- goniste et la pression résultante s'exerçant sur la membrane 19.
Une aug- mentation ou une diminution de la pression d'alimentation du tuyau 10 tend respectivement à fermer ou à ouvrir la soupape 22, et ainsi à augmenter ou réduire l'étranglement de façon que la pression unitaire du côté 24 de la membrane soit sensiblement uniforme.
On fera remarquer ici que sur les figures 4 à 8, la disposition des éléments et les positions dans lesquelles les tuyaux sont reliés à ces éléments sont imaginaires, tous les raccords étant figurés dans le même plan par raison de clarté. -Si en est de même sur la figure 9 Les posi- tions réelles des éléments et de leurs liaisons sont représentées sur les figures 10 et 12.
Un tuyau 25 raccordé au côté sous pression 24 de la membrane con- duit à un raccord à T 26 relié par un tuyau 27 à un régulateur de pression réglable B (Fig. 3) ayant essentiellement la même construction que le régu- lateur A mais pourvu de moyens de manoeuvre manuelle 28 pour régler l'effort appliqué par un ressort 29 à sa membrane 30.Suivant le réglage du ressort 29, le c8té sous pression 31 de la merbrane 30 commande la position d'une soupape d'étranglement 32 coopérant avec un siège annulaire 33 de telle sor- te que de l'air soit introduit dans l'espace 31 jusqu'à une pression quel- conque dans la limite de capacité de l'appareil, cette pression étant lue directement sur le manomètre 13 relié à l'espace 31 par un tuyau de sortie 34 aboutissant à un raccord à T 35 dont une branche 36 conduit au manomètre 13.
Cette pression prédéterminée constitue une pression de "comparaison" avec laquelle on équilibre la pression de pneumatique. Un orifice de déchar- ge 37 (figure 3) relié à l'atmosphère à travers un filtre 38 permet à la pression dans l'espace 31 du régulateur réglable B et dans le manomètre 13 de s'abaisser lorsqu'on change le réglage du régulateur B pour distribuer de l'air à une pression inférieure à celle à laquelle il était précédemment réglé.
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Un tuyau 39 partant du raccord à T 35 transmet la pression de 1 espace 31 du régulateur réglable B à un espace 40 d'un côté de la membrane élastique 41 d'un organe d'équilibrage C (Fig. 4) ayant pour fonction d'é- quilibrer la pression finale atteinte dans le, pneumatique à gonfler avec la pression de comparaison déterminée par le régulateur B à l'intérieur d'un système fermé dont fait partie l'espace 40, et, jusqu'à ce que cet équilibre soit atteint, d'utiliser la différence entre la pression d'ali- mentation du tuyau 10 et la pression à l'intérieur de l'espace 40 pour com- mander l'admission d'air sous pression dans le pneumatique. De l'autre cô- té de la membrane 41 se trouve un compartiment 42 dans lequel est admis la pression d'alimentation d'une manière qui sera décrite plus loin.
Lorsqu' elle est ainsi admise, cette pression d'alimentation déforme la membrane 41 contre la pression (de comparaison) plus faible qui règne dans l'espace 40. Une tige coaxiale 43 reliée à la membrane 41 traverse .deux presse-gar- niture à huile 44 séparés par une bague ajourée 45 communiquant avec un orifice 45 de décharge dans l'atmosphère..L'extrémité libre 47 de la tige 43 est située dans un alésage plus large 48 débouchant au milieu du siège annulaire 49 d'une valve auxiliaire 50, légèrement chargée par un ressort et logée dans un boîtier D, qui, lorsqu'elle est ouverte par la tige 43 sous l'effet d'un excès de pression dans l'espace 40, permet à de l'air sous une pression sensiblement constante, amené par un tuyau 51 du raccord à T 26 situé entre les régulateurs A et B,
de passer par l'alésage 48 pour atteindre un orifice de sortie 52.
L'extrémité libre 47 de la tige 43 est perforée axialement en 53 et transversalement en 54 de façon à établir une communication avec la ba- gue 45. La déformation de la membrane 41 sous l'effet d'un excès de pression dans le compartiment 42 non seulement fait rentrer l'extrémité de la tige 43 po ' ermettre à la valve auxiliaire 50 de se fermer mais écarte cette entre té 47 de la valve 50 de façon à relier l'orifice de sortie 52 à 1' orifice d'échappement 46 en passant par le canal axial 53, l'orifice trans- versal 54 et la bague 45.
Les presse-garniture à huile 44 sont montés dans un alésage plus large 55 entourant la tige 43 et sont maintenus, avec interposition de la bague ajourée 45, par un écrou de serrage 56. Le corps de chaque presse-gar- niture 44 lui-même est constitué par une bague ajourée pourvue sur chaque face d'une gorge annulaire extérieure 57 et d'une gorge annulaire intérieu- re 58 dans lesquelles sont placées des rondelles de garniture 59 qui sont pressées sur la surface latérale de la tige 43, laquelle ne comporte aucun épaulement qui pourrait donner naissance à des efforts axiaux dans l'une quelconque des diverses conditions de pression auxquelles cette surface est soumise en différents points de sa longueur.
De l'huile amenée d'un réser- voir séparé 60 pourvu d'un bouchon de remplissage étanche 61 au corps an- nulaire de chaque garniture 44 aide les rondelles de garniture, faites d' une matière résistante à l'huile, à garder longtemps leur efficacité. Une baisse excessive du niveau d'huile dans l'un quelconque des réservoirs 60 indique qu'une rondelle défectueuse doit être remplacée.
Le compartiment 42 d'un côté de la membrane 41 de l'organe d'é- quilibrage C est relié par un tuyau 62 à un organe de réglage de temps E.
L'organe de réglage de temps E (fig. 6) comprend un raccord d'entrée 63 pour l'air d'alimentation sous pression et un raccord de sortie 64 relié au tuyau souple de l'ajutage F de gonflement de pneumatique (fig. 9) formant le connecteur de distribution. A ces raccords d'entrée et de sortie 63 et 64 est relié par un conduit 65 un clapet de retenue 66 qui est appliqué sur son siège 67 lorsque l'air d'alimentation sous pression s'écoule entre ces deux raccords. Le clapet 66 conduit à l'une des extrémités d'un alésage 68 qui est relié d'autre part par le tuyau 62 à l'organe d'équilibrage C.
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L'alésage 68 contient un bouchon 69A portant un tube à section étroite 69 dont une extrémité communique avec l'alésage 68 par un conduit 70 et dont l'autre extrémité 71 débouche dans un espace 72 entre les raccords 63, 64 et le conduit 65. Le tube 69, de 0,25 mm de diamètre par exemple, constitue la seule voie pour amener l'air d'alimentation sous pression au compartiment
42 de l'organe d'équilibrage C, et il est contourné lorsque cette pression baisse, puisque le clapet de retenue 66 fournit une sortie directo entre l'alésage 68 et la sortie 64 en passant par le conduit 65.
Le tube fin 69 est interchangeable avec d'autres de différentes longueurs et/ou sections intérieures. Dans l'utilisation ordinaire de 1 appareil pour gonfler des pneumatiques qui se trouvent à une pression un peu inférieure seulement à la pression désirée, on rencontre deux catégories principales de pneumatiques, à savoir, premièrement ceux des automobiles et autres véhicules légers à moteur, dont les pressions sont comprises entre
1,4 et 2,1 kg/cm2 environ, avec une gamme de volumes relativement étroite, et, deuxièmement, les pneumatiques de véhicules lourds et les pneumatiques géants, dont les pressions varient entre 5,3 et 6,3 kg/cm2 et ayant un vo- lume considérablement plus grand et plus variable.
Pour la première catégo- rie, il suffira probablement d'un seul tube à section étroite 69 donnant des pulsations augmentant chacune la pression de 0,07 kg/cm2 par exemple, et terminant le gonflement dans un temps relativement court ; pour la seconde catégorie, le même tube, effectuant le gonflement dans un temps plus long, peut présenter une précision inutile, par exemple de 0,025 kg/cm2, mais il est encore préférable de l'utiliser, car il donne une sonnerie fréquente, ce qui aide généralement l'opérateur.
L'organe de réglage de temps E reçoit l'air d'alimentation sous pression, par le tuyau d'entrée 63, d'une valve principale 73 faisant par- tie d'un organe G (fig.7) actionné par une organe moteur H et combiné avec une sonnerie J. La valve 73 est sollicitée par un ressort 74 vers un siège annulaire 75 entourant un alésage 76 qui forme une communication avec la chambre de valve 77, laquelle est reliée par un tuyau d'arrivée 78 au rac- cord à T 16 relié au tuyau d'air 10. L'alésage 76 est relié par un orifice de sortie 79 au tuyau 63 conduisant à l'organe de réglage de temps E.
Un piston 80, se déplaçant dans un alésage 81 pourvu de bagues d'étanchéité 82 placées dans des gorges 83 et d'un conduit de liaison 83A reliant un point entre ces gorges à un réservoir d'huile étanche 84 représenté sur la Fig. 12, est normalement écarté de la valve 73 par un ressort, mais est poussé de façon à écarter le clapet de son siège par un levier 86 oscil- lant sous l'action de la tige 94 d'un piston 87 de l'organe moteur H. De l'air à une pression sensiblement constante est amené de la sortie 52 de la valve auxiliaire 50 par un tuayu 88. Le piston 87 se meut dans un cylin- dre 88A pourvu de bagues d'étanchéité 89 placées dans des gorges 90 et d'un conduit 91 reliant un point entre ces gorges à un réservoir d'huile étan- che 92, qui peut être placé à distance comme on le voit sur la fig. 12.
Le levier 86 oscille sur un pivot à billes 93, et la tige de piston 94 ainsi que le piston de valve principale 80 sont appliqués sur ce levier par 1' intermédiaire de galets 95, 96 portés par le levier, un sur chacun des bras du levier de part et d'autre du pivot 93. Le piston 87 n'utilise que très peu d'air sous pression à chaque opération et sa liaison 88 avec la valve auxiliaire 50 est de préférence courte et de faible section pour réduire le volume d'air ainsi utilisé. La valve auxiliaire 50 fonctionne comme un relais et peut, en ayant une très petite dimension, actionner une valve principale 73 d'ample dimension ayant des conduits d'air 78, 76 et 79 assez larges et ne produisant qu'une très faible chute de pression.
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Au-delà du galet 96 du piston 80, le levier 86 porte un prolonge- ment 97 articulé en 98 et pourvu d'un ergot de butée placé dans une encoche large 100 de l'extrémité du levier. L'extrémité libre du prolongement 97 porte un galet 101 passant, lorsque le levier oscille, sur une saillie 102 en forme de V d'un bras de marteau 103 sollicité par un ressort 104 autour de son pivot 105 vers une butée 106. Une lame de ressort 107 fixée au bras 103 porte un marteau 108 frappant sur un timbre 109. A chaque course du le- vier 86 dans un sens ou dans l'autre, le galet 101 du prolongement de ce levier saute la saillie en V 102 de façon à actionner le bras de marteau 103 de la sonnerie J, le jeu de l'ergot de butée 99 dans l'encoche 100 per- mettant le retour brusque du marteau.
Le levier 86 est la seule pièce méca- nique mobile du dispositif de commande à air comprimé, à part'les valves comprises dans ce dispositif.
Le régulateur B étant réglé à la main à une pression désirée quel- conque, pression immédiatement indiquée par le manomètre 13, une pression de" comparaison" correspondante est maintenue à l'intérieur de l'espace 40 de l'organe d'équilibrage C.
En utilisant comme élément sensible à la pression une membrane 41 très souple, aucune charge initiale appréciable n'est produite par cette membrane dans le système, de sorte que le manomètre 13 utilisé comme indi- cateur visuel de la pression prédéterminée à fournir est soumis à une pres- sion réelle qui correspond de très près à la pression à fournir.
Lorsque l'ajutage de gonflement F est appliqué sur la valve d'un pneumatique à gonfler, cet ajutage est déjà sous pression, et cette pression est transmise par le tube étroit 69 de l'organe de réglage de temps E au compartiment 42 de l'organe d'équilibrage C pour maintenir la valve auxiliai- re 50 fermée à l'air sous pression arrivant par le tuyau 51. La pression de l'ajutage tombe alors à la valeur de celle du pneumatique, de même que la pression dans le compartiment 42 à cause de l'ouverture du clapet de rete- nue 66, et la valve auxiliaire 50 laisse passer de l'air vers le piston 87 de l'organe moteur H pour ouvrir la valve principale 73. L'air d'alimenta- tion sous pression est ainsi admis dans l'ajutage F et dans l'organe de ré- glage de temps E par le tuyau 63.
Il n'est pas cependant admis immédiatement dans l'organe d'équilibrage C, mais il ne parvient que relativement lente- ment par le tube à section étroite 69 au compartiment 42, et pendant ce temps, le pneumatique reçoit une pulsation d'air sous pression. La membrane 41 n' est donc soumise à aucune application brusque de pression à l'encontre de la pression prédéterminée.
La pression d'alimentation de l'ajutage F dépas- sant la pression de comparaison dans l'espace 40 de l'organe d'équilibrage C, la membrane 41 écarte la tige 43 de la valve 50, de sorte que le piston 87 cesse d'être alimenté, et chasse l'air par le tuyau 88, l'alésage 53 de la tige 43, la bague ajourée 45 et l'orifice de sortie 46. -L'air d'alimenta- tion sous pression se trouvant dans le compartiment 42 retourne rapidement à l'ajutage F par le clapet de retenue 66, et la pression dans le comparti- ment 42 devient égale à la pression du pneumatique telle qu'elle a été aug- mentée par une pulsation à travers la valve principale 73, qui à ce moment a été refermée par la course d'échappement du piston 87.
Le cycle se répète tant que la pression du pneumatique reste infé- rieure à la pression de comparaison, l'excès de la pression de comparaison sur la pression du pneumatique provoquant de nouveau l'arrivée d'air au piston 87 pendant une période déterminée par le temps mis par la pression d'alimentation à être transmise au compartiment 42 par l'alésage étroit du tube 69. A chaque pulsation, la pression du pneumatique augmente sensible- ment, jusqu'à ce que la valeur de cette pression communiquée au compartiment 42 équilibre la pression prédéterminée qui règne dans l'espace 40.
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A chaque mouvement du piston 87, c'est-à-dire aussi bien à l'ad- mission qu'à l'échappement, l'oscillation du levier 46 actionne le bras de marteau 103, de sorte que le timbre 109 est frappé deux fois à chaque pul- sation de gonflement. La cadence de choc est sensiblement constante pendant la durée du gonflement, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de ralentissement mar- qué de cette cadence dans les dernières phases du gonflement, bien que le dernier coup de sonnerie puisse être retardé pendant que l'appareil tâte la possibilité d'une pulsation de plus.
Les figs. 4 et 13 montrent un moyen d'empêcher la valve auxiliaire
50 de rester dans une position à demi ouverte si un état voisin de l'équi- libre a été atteint entre les forces agissant sur la membrane 41 lorsque la pression du pneumatique approche de la pression prédéterminée, assurant une pulsation finale pour compléter la pression du pneumatique et cela à peu près dans le même intervalle de temps que la ou les pulsations précé- dentes. Trois cylindres radiaux 110 entourant un prolongement 111 de la tige 43 du côté opposé de la membrane 41, et chacun de ces cylindres con- tient un piston 112 sollicité vers l'intérieur par un ressort 113.
Une barre 114 est placée entre une cavité 115 formée à l'extrémité intérieure de chaque piston 112 et une cavité correspondante 116 d'un manchon hexago- nal 117 vissé sur une partie filetée 118 du prolongement 111 et arrêté par une plaquette 119. Les cavités 115 des pistons 112 sont situées, dans la direction axiale de la tige lll,entre les deux positions extrêmes des cavi- tés 116 du manchon 117. Les barres 114 tendent donc à prendre une position légèrement inclinée d'un coté et de l'autre d'une position exactement radia- le par rapport au manchon 117 et le ressort agissant sur les pistons 112 produit, par l'intermédiaire des barres 114 une composante de poussée axiale sur le manchon 117.
Lorsque le manchon 117 se déplace, même lente- ment, avec la membrane 41 de façon à amener les barres 114 dans la position exactement radiale, comme cette position est instable les barres la dépas- sent brusquement pour terminer le mouvement.
Les cylindres 110 sont aménagés dans un boîtier 120 formant l'espa- ce 40 et portant une douille allongée 121 servant à guider le prolongement 111 . La rotation du manchon 117 permet de régler la position longitudinale des cavités 116 par rapport aux cavités 115 des extrémités des pistons.
Si le manchon 117 comporte six cavités 116, on peut le faire tourner par sixièmes de tour puis l'arrêter au moyen de la plaque 119, aprés quoi les barres 114 peuvent être mises en place en repoussant les ressorts.-Chaque barre 114 a de préférence des extrémités arrondies coopérant avec des cavi- tés plan-coniques 115, 116, et des aiguilles de roulement servent avanta- geusement de barres. Les pièces étant convenablement trempées, l'usure est faible, mais en tous cas les pistons à ressort 112 rattrapent automatique- ment l'usure. Un couvercle 122 renferme les cylindres 110 et les bouchons de butée 123 des ressorts 113.
Un effet de genouillère semblable peut être obtenu ainsi que re- présenté sur la figure 14 par une paire de plaques 124 à bords étroits 125 taillés en V coopérant avec des rainures en V plus larges 126 formées dans une paire de pistons à ressort 127 et des rainures correspondantes 128 d' un manchon 129. De même, ainsi que représenté sur la figure 15, l'effet de genouillère peut être obtenu au moyen d'une plaque élastique 130 à bords taillés en V disposée entre des rainures en V 131 d'une paire de pistons 132 et traversant une fente à bords arrondis 133 formée dans une tête 134 la plaque 130 s'incurvant dans un sens ou dans l'autre, de part et d'autre d'une position moyenne, sous l'action des pistons.
Un des avantages du sytèmes pneumatique fermé est que l'équilibre peut être obtenu avec une grande précision, puisqu'il est facile de réaliser
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la membrane 41 et la valve auxiliaire 50 de telle façon qu'elles soient déplacées par de très faibles différences de pression sur les deux faces de la membrane. Un autre avantage est que la pression de réglage dans le système fermé peut être lue exactement sur le manomètre 13, lequel est dis- posé de telle façon qu'on peut facilement le voir et contrôler qu'il indi- que la pression prédéterminée désirée.
Les deux régulateurs de pression A, B, l'organe d'équilibrage C, la valve D, l'organe de réglage de temps E et le groupe valve-moteur-sonne- rie G-H-J forment un ensemble compact dans la tête 11 de la colonne 1, mais ils pourraient également être logés dans d'autres formes d'appareillage, par exemple un appareillage fixé au mur.
L'utilisation d'un tube à section étroite 69 comme élément essen- tiel de l'organe de réglage de temps E et le fait de faire actionner la val- ve principale 73 par une valve auxiliaire très légère 50 servant de relais et répondant directement à la membrane 41 permettent d'effectuer les pulsa- tions avec précision, plus particulièrement en ce qui concerne leur durée.
On obtient ainsi un contrôle précis de la valeur de chaque pulsation de gonflement, de telle sorte que la pulsation finale amène la pression de gonflement à une valeur étroitement conforme à la pression prédéterminée.
La charge: constante mais réglable du regulateur réglable A par le ressort de compression 20, sert à réduire l'effet de toute variation de pression dans le tuyau d'alimentation 10, et aide à maintenir la pression dans le systè- me fermé à la valeur prédéterminée voulue.
La figure 5 montre un soufflet métallique 135 servant d'élément sen- sible à la pression dans un organe d'équilibrage C', ce soufflet étant sou- mis intérieurement à la pression prédéterminée transmise du système fermé à un espace 136 par un tuyau 39', et extérieurement aux alternances de pres- sion d'alimentation et de pression de pneumatique transmises de l'organe de réglage de temps au compartiment 137 par un tuyau 62'.
Desbarresde genouillère 114, comme dans la figure 4, font passer brusquement le soufflet 135 et la tige 43' d'une position à l'autre, de sorte que la valve auxiliaire de l'organe D prend soit la position entièrement fermée, soit la position entièrement ouverte.
Sur la figure 4 sont représentés des purgeurs 138 et 139 pour 1 espace 40 et le compartiment 42, purgeurs destinés à évacuer toute humidité déposée par l'air atmosphérique traversant le système, humidité qui autre- ment pourrait affecter la cadence de pulsation en réduisant le volume de ces espaces. Bien qu'ils ne soient pas représentés sur la figure 5, des pur- geurs semblables sont de préférence à prévoir pour l'espace 136 et le com- partiment 137.
Sur la figure 4, la membrane 41 est adossée sur sa face opposée au compartiment 42 qui reçoit l'air sous pression à une plaque convexe 140 dont le bossage arrière 141 vient buter sur l'extrémité de la douille 121 dans le cas d'un déplacement dépassant celui qui est nécessaire pour un fonctionnement normal de la membrane. La membrane 41, de préférence en caoutchouc, est capable de supporter un effort excessif sur sa face soumise à la pression d'air d'alimentation, c'est-à-dire du côté du compartiment 42, et elle est ainsi moins sujette à être détériorée qu'un soufflet métal- lique dans le cas où la soupape de sûreté usuelle du système d'alimentation extérieur ne fonctionnerait pas.
La figure 8 montre un autre mouen de déterminer à l'avance la pres- sion de gonflement. Un organe B', destiné à remplacer l'organe B et le ma nomètre 13 décrits précédemment, comprend un boîtier 18 contenant une mem-
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brane 30' chargée par un ressort 29' et commandant une soupape d'étrangle- ment 32' située entre le tuyau d'alimentation 27' et le compartiment 31', réglant ainsi la pression de l'air arrivant du compartiment 31' à l'organe d'équilibrage par le tuyau de sortie 34'. Un bouton 142 est fixé à une . tige filetée 143 à grand pas qui se termine par un bout arrondi 14.1 s'ap- puyant sur un siège 145 à l'extrémité du ressort 29'. Un collier 147tour- nant librement sur un bossage 146 du boîtier 18 est pourvu d'une encoche
148 dans laquelle s'engage un ergot 149 du bouton 142.
Une aiguille 150 por- tée par le collier 147 tourne devant une échelle graduée d'une plaque pos- térieure 151.
L'aiguille 150 qui se déplace près de la plaque graduée 151 placée derrière elle est visible à travers un couvercle transparent 152 traversé par le bouton 142; l'aiguille pourrait aussi se déplacer près du couvercle
152, qui serait alors gradué pour former un cadran. Les échelles sont de préférence graduées en valeurs de la pression correspondant au réglage du ressort. Pour que toute la gamme des pressions puisse être comprise dans un seul tour de l'aiguille 150 sur le cadran, la tige filetée 143 doit avoir un pas convenable assez grand, toute la gamme des pressions permise par le réglage du ressort 29' étant alors obtenue dans la limite d'un tour com- plet du bouton 142.
Le bouton 142 peut tourner par rapport à la tige 143 et il est bloqué sur cette tige par une vis 153, ce qui permet de régler l'aiguille 150 sur le zéro de l'échelle.
Comme le régulateur B, le régulateur B' est pourvu d'un orifice 37' de décharge lente dans l'atmosphère pour permettre au système de se réadap- ter à une pression prédéterminée plus faible que celle pour laquelle il avait été précédemment réglé.
Les barres de genouillère 114 et le soufflet 135 (lorsqu'on l'uti- lise) tendent à créer dans le système d'équilibrage une légère charge ini- tiale, puisqu'un certain effort mécanique est nécessaire pour vaincre les ressorts- de genouillère 113 ou la rigidité du soufflet. En conséquence, on doit tenir compte pour le calibrage du manomètre 13 de ctte légère char- ge initiale afin de permettre au manomètre d'indiquer réellement la pression de pneumatique à obtenir par l'équilibrage des pressions dans l'organe d'é- quilibrage C.