<Desc/Clms Page number 1>
'PROCEDE DE CONDITIONNEMENT DU VERRE EN VUE DE SON ETIRAGE
CONTINU EN FEUILLE"
La présente invention concerne la fabrication du verre en feuille par étirage continu; elle vise plus particulièrement cette partie de la fabrication qu'on appelle le conditionnement thermique du verre et qui consiste à faire évoluer convenablement la température du verre produit dans un four à bassin depuis la .zone où il a été affiné jusqu'à la machine qui l'étire.
Au cours de ce conditionnement thermique, des bulles de gaz se trouvent introduites, parfois en nom- bre considérable, dans le verre déjà affiné et le prin-
<Desc/Clms Page number 2>
cipal objet de la présente invention est de régler le conditionnement thermique afin que le verre qui arrive à la machine d'étirage ne contienne pas plus de bulles qu'à la fin de l'affinage.
Un autre objet de l'invention est de régler la quantité de verre affiné qui arrive à la chambre d'étira- ge de manière que ladite quantité soit constamment égale à la quantité de verre débitée sous forme de feuille par la machine d'étirage; on évite ainsi qu'un excès de verre ne retourne de la chambre d'étirage à la zone de fusion après avoir été considérablement refroidi.
Un autre objet de l'invention est d'étirer le verre en feuille à partir de la surface libre du bain d'étirage en même temps qu'on l'alimente sous charge en verre affiné, ce qui a pour effet d'augmenter la pro- duction, de réduire l'effort d'étirage appliqué à la "peau" de la feuille et d'améliorer,'par voie de consé- quence, la planéité de la surface.
Il doit être entendu que, dans ce qui suit, l'ex- pression "conditionnement en vue de l'étirage" sera em- ployée pour désigner les opérations propres à régler ther- miquement et quantitativement le verre entrant à chaque instant dans la chambre d'étirage.
On sait que le verre fondu dans les fours à bas- sin afin d'être étiré de manière continue par les procé- dés modernes est, après avoir été affiné, conduit aux machines étireuses par des canaux de grande profondeur, sur toute ou la majeure partie de leur longueur, canaux dans lesquels il se refroidit progressivement jusqu'aux températures relativement basses (aux environs de 1000 C) requises pour l'étirage.
<Desc/Clms Page number 3>
Ces canaux sont faits de matériaux réfractaires qui, suivantleur nature,lâchent des bulles de gaz plus ou moins grosses et plus ou moins nombreuses dans le ver- re précédemment affiné; elles ne parviennent pas, en gé- néral, à crever à la surface du bain, étant donné sa vis- cosité élevée et elles sont d'autant plus gênantes dans les feuilles que l'opération d'étirage en allonge une forte proportion.
-Toutes les feuilles de verre obtenues par les procédés d'étirage actuels contiennent plus ou moins de bulles lâchées par les matériaux réfractaires des canaux de conditionnement en vue de l'étirage; si certaines ma- chinée produisent passagèrement des feuilles contenant relat,ivement peu de bulles ayant cette origine, il est cependant permis d'avancer ,que la question de ces bulles dans le verre étiré est loin d'être résolue de manière satisfaisante à l'heure actuelle.
Un autre inconvénient de la technique actuelle est que le fait de conduire le verre depuis la zone d'af- finage jusqu'à la chambre d'étirage par un canal de gran- de profondeur sur toute ou la majeure partie de sa Ion- gueur a pour corollaire que ,la quantité de verre arri- vant à chaque instant jusqu'à cette chambre, ou a proxi- mité de celle-ci est supérieure à la quantité de verre étiré.
Une quantité généralement importante de verre relativement froid retourne donc vers la zone de fusion où il doit s'échauffer avant de s'incorporer à nouveau au flux qui se dirige de la zone à haute température vers la chambre d'étirage. Ce courant de retour occasion- ne évidemment une dépense non négligeable de chaleur.
<Desc/Clms Page number 4>
La présente invention a pour objet de remédier aux deux inconvénients précités des procédés actuels d'étira- ge du verre en feuille; elle permet d'acheminer le verre affiné produit par un four à bassin de la zone d'affina- ge à la chambre où il est étiré sans y incorporer de nou- velles bulles, cet acheminement se faisant à tout' instant en quantité égale à la quantité étirée sous forme de feuil- le et présentant, par surcroît, la caractéristique im- portante d'être fait sous charge.
Il convient de remarquer que ces deux dernières caractéristiques impliquent que le verre frais qui pêne-, tre dans le récipient d'étirage pousse sans cesse le ver- re qui y est contenu à entrer dans la feuille qu'on éti- re sans qu'il y ait, pratiquement, dans ce récipient, de zone dans laquelle une fraction de 'ce verre s'attarde avant d'être étiré.
Cette dernière condition est déjà à peu près réali- sée dans la technique d'étirage'à partir d'un bain de faible profondeur (LIBBEY-OWENS), mais ce qui précède ainsi que la suite de cet exposé font nettement apparaî- tre que l'invention apporte un perfectionnement à cette technique sous la forme d'une mise sous charge du bain d'étirage grâce à l'écoulement du verre depuis la zone d'affinage du four jusqu'à ce bain dans un conduit incli- né.
Le procédé perfectionné conformément à l'invention consiste essentiellement à refroidir brusquement, de ma- nière énergique et contrôlable, un courant de verre af- finé, réglable et de faible hauteur, s'écoulant par un conduit incliné de faible longueur qui fait communiquer la zone d'affinage d'un four à bassin avec la chambre où s'effectue l'étirage en feuille, le.refroidissement s'effectuant par un processus de rayonnement et de con-
<Desc/Clms Page number 5>
vection échelonné permettant de régler, non seulement la température de surface,
mais aussi le gradient de tem- pérature dans sa hauteur et le débit du courant étant constamment égal au débit de verre sous charge qui passe de manière continue dans la feuille étirée à partir du bain contenu dans la chambreo
Pour faire nettement comprendre l'avantage du pro- cédé objet de l'invention en ce qui concerne les bulles, il suffit de fixer l'attention sur le fait qu'en donnant une faible hauteur au courant de verre affiné qui ali- mente la chambre d'étirage et en faisant agir sur lui, dès que le départ, des moyens énergiques de refroidisse- ment par rayonnement, les filets en contact avec les ma- tériaux réfractaires du conduit sont.refroidis instanta- nément à une température suffisamment basse pour qu'il n'y a,it plus lâchage de bulles.
Ces matériaux réfractaires sont bailleurs choisis parmi ceux à 'structure fine et compact 'qui ont peu de tendance à donner des bulles au contact du verre.
On peut, d'ailleurs, obtenir la sécurité totale en ce qui concerne les bulles en appliquant sur la surfa- ce intérieure du début du conduit, entre le four à bas- sin et la chambre d'étirage, un revêtement non poreux et inattaquable par le verre, tel qu'une feuille de pla- tineo
L'inclinaison du conduit d'écoulement permet la mise en place d'un registre faisant varier la section et par conséquent le débit du courant de verre; on ac- quiert ainsi une possibilité complémentaire de réglage qui fait défaut dans l'alimentation des bains d'étirage en nappe libre actuels. Pour un débit donné, on peut no- tamment, nuancer la vitesse du courant de verre en fonc-
<Desc/Clms Page number 6>
tion des conditions thermiques.
On conçoit aisément que, toutes autres choses de- meurant égales, l'augmentation de la vitesse du courait de verre au contact des matériaux réfractaires diminue le risque d'incorporation de nouvelles bulles.
Il faut souligner aussi l'important avantage sui- vant : le verre entrant dans le récipient d'étirage sous une certaine charge, l'étirage de la feuille s'en trou- ve réellement facilité puisque, comme il a été dit pré- cédemment le bain d'étirage ne comporte pratiquement pas de zone où le verre t'ourbillonne sur lui-même,
Le fait que le Verre soumis à l'étirage est sous une certaine pression a pour résultat de réduire nota- blement l'effort d'étirage pour une'' épaisseur donnée et il s'ensuit que les défauts de surface de la feuille occasionnés par les irrégularités de viscosité super- ficielle sont notablement atténués,' avantage d'autant plus appréciable que l'utilisateur exige de plus en plus des feuilles ayant une excellente qualité de sur- face.
Pour mieux situer la portée de l'invention, il y a lieu de souligner que le procédé décrit précédemment permet de régler les trois caractéristiques essentiel- les que doit présenter un bain d'étirage juste avant d'être soumis à l'action des organes refroidisseurs qui forment le pied de la feuille et qui, comme on le sait, complètent, mais entre des limites forcément étroites, le conditionnement thermique du verre qui entre dans la feuille.
Ces trois caractéristiques essentielles sont :
1 - la température de la surface du bain;
2 - le gradient de température dans la hauteur
<Desc/Clms Page number 7>
du bain à partir de la surface;
3 - le-débit de verre arrivant dans la zone dléti- rage,
En maintenant le débit d'écoulement du verre affi- né constamment égal au débit d'étirage, on.évite, comme cela a été déjà mentionné,précédemment, tout retour de verre vers la zone de fusion, .mais on ne saurait trop mettre en lumière qu'on rend par là même négligeable l'effet -de la convection transversale au sein du flux qui chemine vers l'étirage. En effet, ce flux est faible comparativement aux flux des procédés de conditionnement actuels et, par surcroît,
il est nécessairement de fai- ble hauteur du fait que sa largeur n'a aucune raison d'être notablement différente de la largeur du bain d'é- tirage. 'Par ,contre, la convection transversale inter- vient activement dans tous les procédés de conditionne- ment en vue de l'étirage utilisés actuellement car le flux de verre de la aone d'affinage vers la chambre d'é- tirage n'occupe qu'une partie de la hauteur du bain pro- fond qui fait communiquer ces deux compartiments.
Il est alors difficile de .régler la température de la surface et pratiquement impossible de régler le gradient de tem- pérature de la couche qui va devenir la couche d'utlli- sation puisque cette couche se modifie constamment par le jeu de la convection transversale, Or, il est main- tenant conclu que, non seulement cette température, mais aussi ce gradient de température, ont une grande influ- ence ,sur la stabilité de la feuille et sur sa vitesse d'étirage.
Le procédé de conditionnement objet de l'inven- tion, en même temps qu'il permet de conduire le verre affiné .dans la feuille sans y incorporer .de nouvelles
<Desc/Clms Page number 8>
bulles, marque une nette supériorité sur les procèdes actuels de conditionnement en ce sens qutil met en ceu- vre des moyens sûrs décrits ci-après pour régler ; l'ali- mentation de la chambre d'étirage en verre frais sous charge, la température de surface et le gradient de tem- pérature dans la couche d'utilisation.
Le réglage du débit de verre affiné se fait par le moyen, banal en soi, d'un simple registre en matériau. réfractaire au moyen duquel on fait varier la section du flux de verre qui s'écoule de la zone d'affinage du four à bassin,
On peut effectuer le réglage en actionnant à la main un appareil de levage du registre, mais il est en général préférable de le commander automatiquement en faisant appel à des dispositifs tout à fait semblables à ceux couramment utilisés pour maintenir constant le niveau du bain de verre dans un four à bassin.
Le refroidissement de la couche de verre affiné entre le four et le récipient d'étirage s'effectue par l'action échelonnée du rayonnement et de la convection en vue : - d'une part, d'assurer par rayonnement le brusque re- froidissement des filets inférieurs de verre en con- tact avec les matériaux réfractaires;' - d'autre part, d'ajuster par convection la température de surface et le gradient de température suivant l'é- .paisseur aux valeurs les plus favorables à un étirage à grande vitesse.
Le premier effet brutal de refroidissement ayant pour objet d'atteindre le verre en contact avec le fond et les parois latérales du conduit d'écoulement s'effec- tue par rayonnement par le moyen classique de boites ou
<Desc/Clms Page number 9>
de tubes métalliques à circulation d'eau noircis et pla- cés au-dessus du courant de verre.
Ce refroidissement par rayonnement est assorti d'un refroidissement léger et régulier par convection qui a simplement pour but d'interdire à l'air qui s'est refroidi au contact du dispositif refroidisseur par rayon- nement de venir, sous l'action de la gravité,- rencontrer la surface du courant de verre où. il ne manquerait pas de créer des irrégularités de température par l'effet d'une convection irrégulière.
Ce balayage régulier d'air à l'aplomb des refroi- disseurs à circulation d'eau s'effectue entre un tube souffleur et un tube aspirateur disposés perpendiculaire- ment à la direction de l'écoulement.
On veille à ce que ce balayage d'air, tout en bar- . rant la route à l'air refroidi qui tombe des refroidis- seurs, n'abaisse pas trop la température de la surface du courant de verre, ce qui pourrait la rendre trop ab- sorbante et gêner l'effet de refroidissement par rayon- nement sur les couches profondes.
Après refroidissement énergique par'rayonnement, on règle la température de surface et le gradient dans l'épaisseur au moyen d'un ou plusieurs dispositifs souf- fleurs-aspirateurs échelonnés le long du conduit d'écou- lement. A ce refroidissement par convection se superpose inévitablement le faible refroidissement par rayonnement exercé par la maçonnerie couvrant l'ensemble du courant de verre et du ou des dispositifs souffleurs-aspirateurs.
La charge donnée au verre qui entre dans le r éci- pient d'étirage est fonction de la différence de niveau entre la surface libre du bain dans le four de fusion proprement dit et la surface libre du bain dans le ré-
<Desc/Clms Page number 10>
cipient d'étirage. Cette charge peut être obtenue par le seul moyen de l'inclinais on et de la longueur du conduit. d'écoulement; la charge du courant de verre étant ini- tialement très faible (écoulement par simple déversoir), mais il peut être avantageux de prélever le verre affi- né à une certaine profondeur au-dessous de la surface libre de la zone d'affinage du four'de fusion, donnant ainsi une charge initiale importante au verre qui s'en- gage dans le conduit d'écoulement.
Sur la chambre d'affinage d'un four à bassin, on branche généralement plusieurs conduits d'écoulement, parallèles .pu divergents, alimentant chacun un récipient d'étirage,. les feuilles étirées pouvant avoir la même largeur ou des largeurs différentes et des épaisseurs différentes. ,
Ainsi- qu'il a été mentionné précédemment, les ' . récipients d'étirage', sont', nécessairement de faible pro- fondeur et s'apparentent à ce qu'on appelle-un pot d'é- tirage dans, le, procédé 'd'étirage, LIBBEY-OWENS. Ils sont, de préférence, faits d'une seule pièce et à parois rela- tivement minces.
Chaque récipient d'étirage repose? ' l'intérieur d'une enceinte isolante pouvant être éven- tuellement chauffée, de préférence, au moyen de résistan- ces électriques.
L'étirage, qui a lieu à partir de. la surface; libre du bain en faisant intervenir des refroidisseurs de type connu, peut s'effectuer soit en coudant la feuille hori- zontalement sur un rouleau plieur à une certaine hauteur au-dessus du bain soit, de préférence, en refroidissant la feuille entièrement en position verticale, Dans ce deuxième cas, la superstructure de la chambre d'étirage est complètement fermée et l'on s'attache à réaliser
<Desc/Clms Page number 11>
une étanchéité aussi satisfaisante que possible entre l'enceinte isolante qui reçoit la cuve d'étirage et la superstructure supportant le canal vertical de recuis- s on.
Ces derniers renseignements ne sont donnés qu'à titre d'information et ne feront, ci-après, l'objet d'aucune illustration paticulière puisque la présente invention ne vise que le conditionnement en vue de l'é- tirage.
Pour mieux faire comprendre l'invention, on va décrire, à titre d'exemples non limitatifs, quelques dispositifs pour sa mise en oeuvre représentés sur le dessin annexé : la fig. 1 est une coupe verticale par l'axe lon- gitudinal du conduit d'écoulement montrant : l'extrémité du compartiment d'affinage d'où s'écoule le verre affiné, les dispositifs de conditionnement en vue de l'étirage échelonnés le long du conduit incliné parcouru par le verre et le récipient d'étirage; la fig. 2 est une vue horizontale du seuil d'écou- lement du verre et de la partie haute du conduit en sup- posant qu'on ait enlevé le refroidisseur à circulation d'eau, ainsi que le tube aspirateur de la nappe d'air¯ circulant à la surface du courant de verre sous ce re- froidisseur;
la fig. 3 est une coupe verticale du seuil et du début du conduit d'écoulement montrant, le registre de réglage de l'écoulement étant enlevé, la position occu- pée par le revêtement de platine éventuellement utilisé ; la fig. 4 est une coupe verticale du départ du verre affiné dans le conduit d'écoulement, lorsque ce verre est prélevé par une ouverture ménagée dans la
<Desc/Clms Page number 12>
paroi de la chambre d'affinage à une certaine profon- deur au-dessous de la surface libre du bain dans le four de fusion;
sur la fig. 5 on voit, en élévation, l'entrée de la chambre de refroidissement par convection et, en coupe par un plan normal à la direction de l'écoulement, la so- le et les parois latérales du conduit d'écoulement; les fig 6 et 7 représentent en vue horizontale et en coupe, respectivement, une partie du bas de la porte d'entrée de la chambre de refroidissement par con- vection; les fige 8 et 9 sont la vue verticale et une cou- pe transversale, respectivement, du refroidisseur à,cir- culation d'eau; la fig. 10 est la coupe transversale de l'ensemble formé par un tube souffleur ou aspirateur, surmonté de son tube refroidisseur à circulation d'eau; ;
la fige 11 est la coupe transversale de l'ensemble fDrmé par deux tubes souffleurs et un tube refroidisseur à circulation d'eau; la fig. 12, enfin, est la vue en plan du comparti- ment d'affinage d'un four à bassin alimentant trois ré- cipients .d'étirage par trois conduits d'écoulement re- présentas sans leurs dispositifs de refroidissement.
Sur la fig. 1, le bain de verre en fin d'affinage 2 est au contact du mur d'extrémité 1 dans lequel se trouve ménagé le seuil par lequel s'écoule le courant de verre 5 et dont le débit est réglé par le registre 8 qui se déplace contre la maçonnerie de superstructeure 3. Ce courant, après avoir parcouru le conduit formé par la cote inclinée 6 et les deux murettes latérales ensuite 7,entre dans le récipient d'étirage 4 ets'intègre dans
<Desc/Clms Page number 13>
le bain 10 à partir de la surface libre duquel on étire la feuille 11.
Aussitôt après le passage sous le registre 8, qui règle le débit à une valeur égale à ce;lui qui passe dans la feuille 11, le courant de verre est soumis au refroi- dissement.par rayonnement exercé par le refroidisseur à circulation d'eau 12 qui couvre toute la largeur du conduit et qui s'étend suffisamment loin au-dessus du courant de verre pour permettre d'abaisser.la tempéra- ture du verre au contact de la sole légèrement au.-dessus de la température du verre de fond requise à l'entrée du récipient d'étirage.
L'épaisseur de la sole 6 est relativement faible dans la partie où,le courant est refroidi par rayonne- ment; on a, en effet, intérêt à avoir une déperdition calorifique relativement forte à travers cette sole afin de faciliter le refroidissement des couches inférieures de verre.
Cette première partie de la sole est soutenue par une armature métallique 13 liée au pilier 14.
On règle le refroidissement exercé par le refroi- disseur 12 en le faisant tourner autour de l'axe hori- zontal constitué par le tube 16 d'évacuation de l'eau qui entre par le tube 15.
Le tube 16 repose sur les deux fourchettes 17.
Afin d'éviter les irrégularités de température occasionnées à la surface du bain par l'air refroidi au contact de la boîte à eau 12, il est nécessaire de balayerpar une nappe régulière d'air, toute la sur- face du courant de verre se trouvant sous le refroidis- seur 12. Ce courait d'air, qui doit être faible afin de n'exercer qu'une faible action convective, sort du tube
<Desc/Clms Page number 14>
souffleur 19; il est recueilli par le tube aspirateur 20.
Ces deux tubes sont en acier inoxydable; ils sont percés, du côté convenable, de plusieurs rangées de trous afin de rendre régulières l'émission aussi bien que l'as- piration de l'air à faible distance des tubes.
Le tube 19 repose dans deux échancrures vis-à-vis l'une de l'autre pratiquées dans les murettes latérales 7 du conduit d'écoulement.
Le tube 20 repose de manière analogue dans des échancrures des pièces 9 qui limitent la largeur du cou- rant de verre à son départ.
Après avoir été refroidi de manière réglable par rayonnement, le courant de verre 5 est refroidi de maniè- re réglable 'par convection afin qu'il possède la tempé- rature de surface requise.à l'entrée du récipient d'éti- rage.
Ce refroidissement par convection a lieu à l'in- térieur de l'enceinte 21 limitée : en bas,par le conduit, en haut par la voûte 22, à l'entrée par la porte 23, à la sortie par la pièce réfractaire 24,
L'épaisseur de la partie de la sole 6 située sous l'enceinte est relativement forte afin que les couches inférieures du courant ne se refroidissent que faible- ment alors qu'on règle la température de sa surface.
Cette deuxième partie de la sole est supportée par les piliers 25 et 26.
Le soufflage de la surface du courant de verre s'ef- fectue entre l'un des tubes souffleurs jumelés 27 (celui de gauche) et le tube aspirateur 28 qui se trouve à l'in- térieur du tube en silice vitreuse 29 fixé au bas de la porte 23.
Grâce à l'équilibrage de la porte 23 par le contre-
<Desc/Clms Page number 15>
'poids 30, le tube de silice vitreuse 29 repose sous une très faible charge sur toute la largeur de la surface du courant de cerre, réalisant ainsi une étanchéité par- faite à la base de la porte. Ce tube est percé de trous sur la partie de sa surface extérieure qui se trouve dans la chambre et qui n'est pas en contact avec le verre.
Il est aisé de se rendre compte que l'air soufflé par le tube 27 circule en nappe à la surface du verre avant d'ê- tre aspiré par le tube 28 comportant des trous sur toute sa surface extérieure.
Le refroidissement par convection est réglé par la vitesse de l'air qui sort du tube 27.
Il convient de remarquer qu'en traversant la cham- bre 21, le courant de verre subit une certaine perte de chaleur par rayonnement sur la superstructure, notamment sur la voûte 22. Cette'perte n'affecte que peu la couche de verre en contact avec la sole 'épaisse 6. Comme il a été dit précédemment, il en est tenu compte dans le régla- ge du refroidissement initial par rayonnement..Arrivé au bas du conduit, le courant de verre entre dans le réci- pient d'étirage 4 et forme le bain d'étirage 10,
Etant donné que les conditions thermiques du cou- ensuite fant à l'entrée sont parfaitement réglées, il est aise ensuit de se placer dans les conditions optimé d'étirage en fai-
EMI15.1
sant intervenir les refroidisseursjtabituels du pied de feuille, non représentés sur la fige 1,
en même temps qu'on maintient la sur face extérieure du récipient d'é- tirage à la température convenable grâce à un chauffage électrique par des boudins chauffants 30, répartis à l'in- térieur d'un berceau 31 sur lequel le récipient d'étirage repose par l'intermédiaire des briques 32.
L'intervalle entre le récipient 4 et le berceau 31
<Desc/Clms Page number 16>
est fermé par des briques 33.
Le berceau 31 est supporté par les: piliers 26 et 34. Il est prévu de faciliter la formation éventuelle d'une "peau" de haute viscosité à la surface du bain de verre suivant le procédé décrit par la demanderesse dans le brevet français No. 1.050.922 du 16 Février 1952 en combinant le soufflage par le tube de droite de l'ensem- ble souffleur 27 avec le tube aspirateur 35. Ces tubes, qui sont percés de plusieurs rangées de trous dans les tubes 19 et 20, sont en acier inoxydable.
La superstructure du récipient d'étirage n'est vo- lontairement pas représentée pour la simple raison que la feuille étirée 11 peut être refroidie et recuite en position verticale ou en position horizontale après plia- ge sur un rouleau plieur..
Pour bien situer la portée de l'invention il im- porte de donner quelques précisions sur ce qu'est le verre en fin d'affinage 2 avant qu'il ne s'écoule dans le conduit de conditionnement en vue de l'étirage.
Ce verre se trouve à température relativement éle- vée et ne contient que relativement peu de bulles en pro- venance des matériaux réfractaires de,% parois pour les trois raisons suivantes : a) le bain est de grande profondeur et les courants de retour y sont actifs; b) les bulles lâchées par les parois verticales parviennent jusqu'à la surface du fait de la faible vis- cosité du verre si elles se trouvent à faible profondeur; elles sont entraînées vers la zone de fusion par les cou- rants de retour à partir d'une certaine profondeur; c) les réfractaires de sole ne libèrent que peu de bulles aussi bien par suite de la température assez basse
<Desc/Clms Page number 17>
que de la pression assez forte qui règne dans cette partie du bassin.
Pour fixer les idées : la température du bain de verre 2 à sa surface peut être évaluée approximativement entre 1200 et 1250 C. suivant sa composition; la tempé- rature de la surface du courant de verre à l'entrée du récipient d'étirage peut être située entre 1000 et 1050 C. environ suivant sa c omposition.
Il doit être souligné qu'une des idées de base de l'invention est (le prendre du verre affiné là où il exis- te dans tout four à bassin et de lui faire subir un con- ditionnement tel que les matériaux réfractaires n'y lâ- chent pas de' nouvelles bulles. Cela conduit à limiter la longueur des fours à bassin à la'zone jusqu'où s'ef- fectue la montée des bulles à la surface du bain, zone que l'on a appelée "zone de fin d'affinage".
Il est certain que dans tout four à bassin fonc- tionnant normalement, il existe une zone où. se trouve, en surface,une couche de 'verre affiné et la meilleure' preuve en est fournie par les fours comportant un lami- noir laminant, à température relativement élevée, le verre de la zone en question pour en faire de la glace brute.
Il a été précédemment mis en relief l'avantage que présente, en général, l'alimentation sous pression de la feuille en cours d'étirage; ce mode d'alimentation est particulièrement avantageux lorsqu'il est associé au pro- cédé permettant d'augmenter la vitesse d'étirage en dcn- nant à la feuille une "peau" de haute viscosité enfermant du verre de viscosité relativement faible, procédé décrit dans le brevet français accordé à la demanderesse sous 10 No. 1.050.922 du 16 Février 1952.
<Desc/Clms Page number 18>
L'effort d'étirage sur la "peau",qui est assez élevé dans ce cas, se trouve sérieusement diminué par l'alimentation sous pression du. "coeur" de la feuille en verre de viscosité relativement faible; la planéité des faces est alors particulièrement bonne.
La fig. 2 n'appelle que peu de commentaires.
Le registre de réglage du débit 8, qui est en ma- tériau réfractaire résistant bien à l'érosion du verre comporte,encastrant son bord supérieur, une ferrure qui lui est solidement fixée et sur laquelle sont soudées les deux tiges métalliques servant à le déplacer verticalement au moyen de dispositifs non représentés.
Ce registre, qui a pour objet de ne laisser s'écou- ler qu'un débit de verre égal à chaque instant à celui qui s'engage dans la feuille étirée,est donc fait pour maintenir constant le niveau du verre dans le récipient d'étirage pour un régime thermique donné.
La partie inférieure du registre .8 qui touche le courant de verre est légèrement plus large que l'entrée du conduit.
Sur le seuil d'écoulement le courant de verre est maintenu latéralement par les deux pièces réfrac- taires 9 comportant chacune une échancrure sur laquelle repose une extrémité'du tube aspirateur 20 (voir fig. 1 et 3),
Sur la fig. 3, le seuil d'écoulement est recou- vert d'une feuille de platine 36 protégeant également le verre du contact avec les deux pièces réfractaires 9.
La feuille de platine recouvre aussi le joint entre la sole du conduit et le mur 1 de la zone de fin d'affinage, joint qui a tendance à libéérer des bulles.
Sur la fig. 4, la surface libre 47 du bain de ver-
<Desc/Clms Page number 19>
re 2 est au-dessus de la partie supérieure de l'ouvertu- re par laquelle sort le courant de verre 5 dont le débit est réglé par le registre 8. Cette prise de verre en sour ce offre l'avantage d'une vitesse initiale plus grande du courant de verre au contact des matériaux réfractai- res du mur 1 et de la sole 6.
La fig, 5 montre plus particulièrement le mode de fermeture de la chambre de refroidissement par oonveo- tion 21 du côté de l'entrée du courant de verre. Le tube en silice vitreuse 29 qui constitue le bas de la porte
23 est en contact léger avec la surface du courant de verre de sorte qu'il n.'en résulte pratiquement aucun effet retardateur sur l'écoulement. Le tube 28 qui as- pire l'air ayant refroidi la surface du verre par con- vection s'engage dans deux saignées pratiquées dans les murettes latérales 7.
La voûte proprement dite 22 s'appuie sur les deux sommiers 37 supportés par les fers cornière 38, fixés' à des encrages non représentés. Les joints entre la voûte et les murettes 7 sont réalisés de chaque côté par deux briques de calage 39.
Les fige 6 et 7 montrent la manière dont le tube de silice 29 est fixé à la partie inférieure de la porte
23. Chacune des pattes d'assemblage 40 est liée, d'une part,au matériau réfractaire de la porte 23 au moyen de deux goujons 41 et,d'autre part, au tube 29 au moyen du goujon 41. Ce tube est percé de trous 42 sur la par- tie de sa surface extérieure située au-dessus du verre du côté de l'intérieur de l'enceinte 21. Le tube aspi- rateur 28, qui est à l'intérieur du tube 29, est en acier inoxydable et il comporte des trous 43 sur toute la sur- face extérieure.
<Desc/Clms Page number 20>
Sur les fige 8 et 9, l'eau entre dans le redroi-- disseur 12 par le tube 15; elle en sort par le tube 16 qui repose sur les deux fourchettes 17 et qui sert ain- si d'axe de rotation. Les fils de suspension de refroi- disseur sont fixés aux anneaux 18 soudés sur le tube 15.
La fig. 10 représente l'organisation des trois tubes 19, 20 et 35. Ils sont en acier inoxydable et per- cés de trous 44 du côté où sort l'air soufflé ou rentre l'air aspiré. Chacun de ces tubes est'surmonté d'un tube à circulation d'eau qui lui est soudé en plusieurs points.
La figo 11 représente'l'association 27 des deux tubes' souffleurs avec un tube à -circulation d'eau. L'air sort par les trous 45 et 46.
Sur la fig. 12, trois conduits d'écoulement ali- mentant chacun un récipient d'étirage prennent naissance sur le mur 1 limitant la zone de fin d'affinage 2. Le conduit d'écoulement axial .est plus'large que les deux conduits qui l'encadrent, mais il va sans dire que ces trois conduits pourraient, sans inconvénient, avoir la même largeur, i
Malgré des positions sensiblement différentes par rapport au four, les trois machines étireuses ont les mêmes possibilités d'étirage, étant donné les facultés de réglage du conditionnement du verre.