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L'application de plus en plus large depuis quelques années du pyromètre à immersion a contribué de façon importante à l'amélioration de la régularité et de la qualité des fabrications d'acier au convertisseur en permettant en particulier de réduire la dispersion des températures de coulée. Cette méthode de mesure reste toutefois insuffisante du fait qu'elle ne fournit que des renseignements à posteriori utilisables seulement pour la
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correction des charges suivantes, et encore dans la mesure où oertains-'fao- teurs déterminants de l'opération n'ont pas trop varié dans l'intervalle.
L'enregistrement continu de la température au cours de l'affina- ge d'une charge Thomas, réalisable en particulier en utilisant le pyromètre à 2 couleurs, objet du Brevet français N 1.036.996 du 11/5/51 et de la Demande de Brevet belge n 424.543 du 19 juillet 1955, a permis de constater qu'une même température finale pouvait être obtenue à la suite d'évolutions thermiques très différentes en cours d'opération, et que, pour une même tem- pérature finale, la teneur en azote de l'acier produit pouvait varier consi- dérablement suivant la forme de la courbe d'évolution de la température.
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D'autre part, jusqu'ici et'malgré *d,, nombreuses et intére-ssan'.Wa-'6%udes sur" le'moment des additions .refroi,diasantes'.e±f'ectuées em -,co-uvg3- d7'6pé:retïlbb à.''.a,f- finage pour l'obtention, par exemple, d'acier à basses teneurs en azote, ce moment n'était déterminé le plus souvent qu'en fonction des résultats, par exemple des teneurs en azote, obtenus au cours de séries d'essais préliminai- res. De même dans le cas d'emploi d'injections gazeuses plus ou moins riches en oxygène, les différentes concentrations de ces gaz étaient le plus sou- vent maintenues constantes pendant des périodes assez longues de l'affinage, parfois même une seule concentration était maintenue pendant toute la durée de l'opération.
Bien entendu, par suite des nombreuses variables régissant l'opération Thomas d'affinage, les résultats obtenus par ces méthodes étaient souvent dispersés à l'intérieur d'une même usine et à fortiori d'une usine à une autre.
La présente invention, basée surles précitées et applicable quel que soit le type de fluide utilisé pour l'affinage, a pour but d'établir une nouvelle méthode de réglage de l'affinage au convertisseur, plus particulièrement au convertisseur Thomas, permettant, en tenant compte de l'évaluation de la température du bain en cours d'affinage, d'obtenir avec une précision meilleure qu'auparavant, la qualité d'acier désirée, en particulier au point de vue de la teneur en azote dont l'influence souvent défavorable sur les propriétés mécaniques est bien connue.
A cet effet, l'invention a pour objet une méthode pour le régla- ge de l'affinage au convertisseur d'aciérie, consistant essentiellement à mesurer pendant toute ou partie'de la durée de l'opération, de façon conti- nue ou discontinue, mais dans ce dernier cas à.intervalles rapprochés, la température de la charge, et à opérer au:: moments opportuns indiqués par ces mesures, des additions solides et/ou des modifications dans la nature des injections gazeuses, réglées de façon à conserver à la courbe de température du bain une forme prédéterminée reconnue au préalable la plus favorable pour la qualité de l'acier désirée.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, la mesure de la température est obtenue au moyen d'un pyromètre enregisteur à 2 couleurs, avec ou sans injection de gaz non oxydant, visant à travers le fond confor- mémènt au Brevet français N , 1.036.996, du 11/5/51 et de la Demande de Brevet belge ? 424.543 du 19 Juillet 1955.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, on utilise tout autre pyromètre visant ou le bain, soit à travers les tuyères du fond, soit à travers le bec du convertisseur, soit à travers une tuyère spécialo ad hoc, ou encore visant la flamme du convertisseur, et enregistrant le courbe de
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température, soit en totalité, soit seulement pendant une partie de l'affi- nage, soit en fonction du temps, soit en fonction du volume de vent ou d'oxygène écoulée soit en fonction de toute autre variable.
L'allure de la courbe de soufflage subit d'ailleurs en fin d'opé- ration des modifications caractéristiques pouvant servir de repère d'arrêt de l'opération.
Afin de mieux faire comprendre l'invention, on décrira ci-après sur le dessin annexé, un mode d'exécution donné à simple titre d'exemple de réalisation non limitatif. Sur ce dessin :
La Fig. 1 représente deux courbes d'évolution de la température du bain au convertisseur Thomas, pour une période s'étendant du second tiers de la décarburation environ jusqu'au rabattement final, et
La Fig. 2 représente une opération conduite suivant la méthode ob- jet de l'invention.
Sur ces figures, T représente la température donnée par le pyro- mètre à deux couleurs en fonction du temps t, en prenant pour origine des temps le moment du rabattement final. La transition, c'est-à-dire la rentrée de la flamme marquant la fin de la décarburation, est indiquée en Tr.
Suivant la Fig. 1 deux charges dont les courbes d'évolution de température sont représentées par I et II, ont été affinées à l'air ordinai- re et terminées à la même température (1620 ).La charge I a reçu une quan- tité importante de ferrailles enfournées avant la fonte, tandis que la char- ge II a été refroidie uniquement par-un excès de chaux. Il en résulte des dif- férences importantes dans les courbes d'évolution de la température, ce qui entraîne des différentes sensibles dans les teneurs en azote de l'acier final : soit 16 millièmes dans le cas de la courbe supérieure II contre 11 milliè- me % dans le cas de la courbe inférieure I.
Une opération conduite suivant la méthode objet de l'invention est représentée la Fig. 20 Sur cette figure, on a indiqué en pointillé une courbe type A établie au préalable et reconnue comme particulièrement favo- rable polir les conditions considérées. Pendant l'opération, on a cherché à rapprocher la courbe B d'évolution de la température de la charge de cette courbe type A.
La prcmière addition de castine en c1, effectuée dans cet exem- ple au moyen d'une goulotte placée au-dessus du convertisseur, s'étant révé- lée insuffisante pour maintenir la courbe de température au niveau désiré, on a dû effectuer deux additions ultérieures de castine en c2 et c3' moins importantes en quantité.
La courbe de température passant à un moment donné en dessous de la courbe type, il a fallu alors avoir recours à un enrichis- sement supplémentaire du vent en oxygène en Vo pour pouvoir attendre en fin d'opération une température convenable de coulée, soit 1600 dans le cas présent
A l'aide de cette courbe type et suivant la procédure ci-dessus, on maintient la teneur en azote final de l'acier entre des limites détermi- nées et suffisamment basses.
Dans le cas du convertisseur Bessemer, il est bien connu que l'é- volution de la température influe de façon importante sur le chevauchement des réactions d'oxydation du carbone et du silicium. Le réglage de cette é- volution conformément à une courbe type par des additions refroidissantes so- lides, telle que le minerai, ou par des additions gazeuses, soit refroidis- santes telles que la vapeur d'eau, soit réchauffantes telles que l'oxygène, permet de régler l'avancement relatif de ces réactions d'oxydation dans les conditions les plus favorables à l'obtantion de l'analyse désirée, en parti-
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culier en ce qui concerne le silicium et l'azote.
Il est bien entendu que l'on pourra, sans sortir du cadre de l'invention, imaginer des variantes et perfectionnements de détail, de même qu'envisager l'emploi de moyens équivalents.
REVENDICATIONS.
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