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L'invention concerne une machine à couper des matières.
Les machines de ce genre, connues jusqu'ici, opèrent avec un ca- dre dont les couteaux sont disposés en une seule file de coupe. C'est pour- quoi elles conviennent bien pour la coupe des matières tendres telles que les miches destinées à être transformées en biscottes ou le pain blanc lé- ger, mais elles ne peuvent servir à couper du pain ferme, comme le pain gris par exemple, la pression latérale des couteaux étant trop forte. Il en ré- sulte un empâtement considérable des couteaux, ce qui donne lieu ensuite à une formation abondante de mies. Des difficultés analogues se présentent lorsqu'on débite en tranches d'autres matériaux, tels que des produits syn- thétiques, matériaux mousseux, liège, etc.
Ces insuffisances sont éliminées par l'invention qui consiste essentiellement en une disposition des couteaux en plusieurs rangées et dé- calés les uns derrière les autres. De plus, les châssis dans lesquels sont montés les couteaux, guidés jusqu ici par un seul levier oscillant, sont commandés par deux leviers oscillants, ce qui permet d'éviter un gauchisse- ment du châssis en soi, lorsque des pressions unilatérales se présentent.
Pour débiter le pain gris, une course de coupe des couteaux, de plus de 25 mm s'est avérée comme particulièrement efficace. A cette cour- se de coupe des couteaux correspond un certain avancement du pain à couper, qui devra par course égaler environ la largeur du couteau. Alors que jus- qu'à présent on utilisait pour ce déplacement le poids de la matière à dé- couper ou la puissance d'un ressort, car la synchronisation du déplacement et de la oourse n'avait pas d'importance particulière dans le cas d'une ma- tière tendre à découper,, l'avancement s'opère suivant l'invention par voie hydraulique. Ceci a pour avantage particulier que la pression de poussée, et partant, la vitesse de déplacement sur le trajet de coupe sont invaria- blement uniformes.
D'autres particularités ressortent de la description et des revendications ci-après.
Le dessin représente un exemple d'exécution de l'objet de l'inven- tion, pour la coupe du pain gris
La fig. 1 montre la machine en coupe verticale axiale longitudi- nale et la fig. 2 représente une coupe suivant la ligne A-B. de la fig. 1.
Un axe 3 est logé dans les parois latérales 1, 2 du bâti de la machine. Il porte les leviers oscillants doubles 4, 5 qui peuvent par exem- ple être fabriqués en fer plat et sont pourvus de trous forés régulièrement disposés aux extrémités afin de recevoir des goujons 6, 7. De courtes piè- ces de fer U 8, 9 à larges ailes sont reliées à charnière aux leviers oscil- lants 4, 5 par l'intermédiaire de ces goujons ; sur ces leviers sont fixés des châssis 10, Il articulés chacun à l'extrémité supérieure à un simple le- vier oscillant 12, 13 prenant appui sur les parois latérales.
Des traverses 14, 15 parallèles entre elles, orientées dans le sens de la coupe et formant porte-couteaux sont prévues au sommet et à la base du cadre, de telle façon que, conformément à l'invention, ces couteaux soient disposés en trois rangées 16, 17, et 18, à la file, dans le sens de la coupe et transversalement au sens de coupe, de sorte qu'un couteau du cadre 10 se trouvant dans la première rangée 16 soit suivi d'un couteau du cadre 11 se trouvant dans la troisième rangée 18, tandis que celui-ci est suivi d'un couteau du cadre 10, se trouvant dans la deuxième rangée 17.
Viennent ensuite un couteau du cadre 11, se trouvant dans la première ram- gée 16, puis un couteau du cadre 10, se trouvant dans la troisième rangée 18, suivi d'un couteau du cadre 11, de la deuxième rangée 17, la disposition se répètent comme indiqué ci-avant.
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Les divers couteaux du cadre 10 se trouvent donc avec écartement double les uns à la file des autres dans les première, deuxième et troisiè- me rangées et les couteaux de 1 autre cadre 11 sont décalés de telle façon par rapport aux précédents que le couteau de la troisième rangée se trou- ve en regard et entre les couteaux des première et deuxième rangées du ca,= dre 10 le couteau de la deuxième rangée en regard et entre les couteaux des première et troisième rangées du cadre 10 et le couteau de la première rangée en regard et entre les couteaux des deuxième et troisième rangées de ce cadre.
Suivant 1 invention, la machine est en outre munie d'un disposi- tif qui assure un déplacement régulier;, nécessaire à une bonne coupe.
A cet effet, il a été prévu, suivant l'exemple d'exécution, dans la partie inférieure de la machine, une pompe 19 actionnée par le moteur 20 qui commande les leviers oscillants 4, 5 et par conséquent des cadres 10, 11, par l'intermédiaire d'un excentrique 21 et d'une bielle 22. Cette pompe refoule l'huile du réservoir 24 à travers les conduites 25 jusque derrière le piston 26 dans le cylindre de pression 27, lorsque la soupape de commande 23 est ouverteo Quand cette soupape est fermée, l'huile est renvoyée vers le réservoir 24 par la soupape de sûreté 29 et la conduite 28.
Bien que la disposition décrite des couteaux en trois rangées se soit avérée particulièrement efficace à l'emploi, l'invention ne se li= mite pas à cette forme d'exécution.
0 est ainsi que les couteaux pourront être disposés différemment sur les cadres pour autant que 1 on respecte l'idée fondamentale de l'in- vention, à savoir la répartition des couteaux à la file sur deux rangées avec dans chaque rangée un écartement double,sur trois rangées successives avec dans chaque rangée un écartement triple et ainsi de suite, étant en- tendu que les couteaux de la rangée suivante seront décalés chaque fois de moitié, du tiers etc. par rapport à ceux de la rangée précédente.
De même la machine n'est pas limitée au débit du pain en tranches etc... Elle peut, au contraire être utilisée partout où il faut spécialement tenir compte de la pression latérale des couteaux, par suite de la nature particulière de la matière à couper.
Elle convient spécialement aussi à couper des produits synthéti- ques. Dans ce cas, il est possible qu'une adaptation de la machine au but visé s'impose, mais cela n'affecte pas la disposition de principe de cou- teaux.
REVENDICATIONS.
1.- Soie alternative verticale servant à couper des matières tel- les que par exemple le pain, les produits synthétiques matières mousseuses en tranches, plaques ou analogues, caractérisée en ce que les couteaux sont disposés au moins en deux rangées, 1 une derrière 1 autre, et décalés entre eux de l'épaisseur des tranches à couper.