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La présente invention se rapporte à un objet textile possédant des propriétés d'extensibilité supérieures à celles manifestées par les objets prépares au moyen de bouts de filés non traites et au procédé de fabrication de cet objet.
Quand on soumet les fibres synthétiques des typos despolyamides et des polyesters, et en général de poly- mères synthétiques, formées par extrudage d'un liquide par une buse, durcissement, puis étirage du filament, à
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une température de stabilisation ou durcissement dans des conditions corrélatives de température et de durée, elles acquièrent la, susceptibilité à revenir vers la forme qu'elles avaient au cours de l'opération de stabilisation au cas, par exemple, d'un retordage ou d'un détordago mécanique ultérieur. Ces filés peuvent être dits des
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polymères m3.cracristallisés étirés.
Quand on désire aug- menter l'extensibilité d'une étoffe faite de filés à plusieurs filaments, on a proposé de les stabiliser à l'état retordu de manière que l'étoffe soit ainsi composée de rangées, chaînes ou trames individuellement- tricotées formant dans le filament des boucles où-dès vrilles.
Dans les tissus tricotés, il existe une ,extensibilité permis'sible des boucles formées dans le tricot et si on
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utilise -un filé , mono-:- ou â poly-file2nent, de forme bou- 'clée ou hélicoïdale, cela permet'une nouvelle extensibi-
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lité par suite du mouvement du filé de la, forme hélicoï- dale à la. forme droite, sous l'influence de la force acp- pliquée.
Toutefois ces filés hélicoïdaux sont plus coûteux
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fabriquer que les filamenss droits et on éprouve des difficultés à fabriquer des étoffes a.-l'aide de filés retordus sous forme hélicoïdale en raison de ce qu'on peut appeler le caractère "vivant"du filé. Les filés peuvent s'emmêler au cours du tricotage, ce qui donne des objets défectueux. On connaît des dispositifs méca-
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niques permettant de travailler ces filés "vivants"'sous un état dl étirage relativement régulier, mais m5me 'dans ces ca-s 1-es 3,tt&ch.s néc..iques sont très critiques, l'opéraation es 4. diffici3.e et .Le rendement Par ma.china est- réduit.
La. Dsmanderesse a trouva qu'5 l'on peut fa-briquer des étoffes extensibles à l'aide de filés inertes ou morts au cours du tricotage ou du tissage que l'on
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traite ensuite pour lur donn2r le carac-ère desiré.
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Quand on retord suivant son axe une certaine lon- gueur d'un monofil mort dont le comportement est celui qui précède le, stabilisation, l'effet n'est pas visible dans un filament cylindrique pendant qu'il reste tendu par ses extrémités, mais on peut supposer que les .liai- sons moléculaires'longitudinales antérieures superficiel- les, par exemple, ont été déformées en hélice. Quand on fait cesser la tension par les extrémités, le fil n'étant pasretordu, la longueur tend à revenir à la forme héli- coïdale ou à former une ou plusieurs.-boucles latérales à deux brins. Quand on lâche un des bouts, il tend à pivo- ter suivant l'axe longitudinal et défaire le cordage.
Si le filé est soumis à une opération de stabilisation alors qu'il est à l'état retordu, sa capacité à se dé- tordre est réduite. Si, par exemple on donne à un'tel fil 'un retordage à'droite de 19,88 tours par centimètre et si on effectue la stabilisation au sein. d'eau, par exem- ple à 82 C, le fil se détord de, par exemple, 5,1 tours par cm. (reste 14,58) et se comporte alors comme un fil mort, bien qui il ne soit pas revenu à son état original.
D'une manière générale la quantité nécessaire de détor- dage est, en raison inverse de la température de stabi- lisation, les autres conditions étant identiques. C'est ainsi que l'état "mort" peut se produire à. un détordage de 5,5 tours par cm. (reste 14,18) après traitement à 77 C ou de 4,7 tours par cm. (reste 14,98) à 9300.
Le comportement d'un file-artificiel est largement déterminé par son histoire. Sa soumission à un chauffage à une température supérieure à la température ambiante, sans application de force, a pour but de donner la forme ou la, position relative des parties existant au cours de la dernière opération antérieure de stabilisation et elle peut donner naissance à des tensions internes quand on l'empêche de revenir à cette forme ou. cette position
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relive. D'une uiere gênera, l'effet exercé pr une opération de stabilisation ne peut être détruit d'une manière totale que par un traitement plus énergique que
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la stabilisation alle-mime.
C'est ainsi qu'un filé re- tordu et stabilisé à 300 dans l'eau chaude subit un .changement de forme ou de position relative qui n'est pas complètement détruit par une immersion ultérieure dans l'eau à cette température, et dans la. pratique une certaine partie du retordage imposé n'est pas supprimée par un traitement à 100 ce -La. Demanderesse a trouvé qu'un file--ayant un com- portement avant stabilisation imposé à une tempera/bure
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reltivemenYé1evée, soumis â un retordage droite de 19,68 tours par centimètre, puis stabilise a. une tempé- rature inférieure sous cet état retordu,'peut alors être
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'amené, a. l'état "mort Il par détord.ge pa,rtiel, par - exam- ple de 5,1 tour/cm.
et que de plus/ce filé, sous cet état mort, soumis à un nouveau traitement thermique, se trouve activé et tend à se détordre, par exemple de 4,7 tours et manifeste alors le caractère -Vivant- corres-
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pondant à un retordage â gauche de 4;, 7 tours/cm. La quantité.de vivacité ainsi reprise peut être déterminée par les conditions des traitements thermiques successifs.
On a ainsi découvert qu'il était possible de produire de la extensibilité dans une étoffe en retordant
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et stabilisant un filé, effectuant un détordage jusqu'à 'ce que le fil soit mort, état sous lequel il peut être appliqué à la fabrication de l'étoffé, puis en soumet-
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tant l'étoffe a un nouveau traitement pour faire nai- tre le caractère .vivant. par détente d'une nouvelle partie de l'état antérieurement stabilisé.
En raison de l'importance de l'histoire du filé,
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il est préférable de soumettre celui-ci tel qu'on le rogoîià un trl".iteirient de pré-sta.bilisation' avant retor-
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dague plus rigoureux qu'un des tra-itemente ultérieurs à effectuer. Ce tr&itemcnt fixe dams la, matière une certaine condition de rectilignité que l'on appelle parfois "mémoire". Par la sui'I, quwid un filé retordu
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et soumis à une nouvelle stabilisation est de nouveau
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traite à l'état relâché, il tencl à reprendre la position originale relative de sau parties imposée par la pré- stabilisation.
Exemple 1.- On ao'a6 un monofil de "nylon" de 15 deniers
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tel que reçu, sans retordage, à une pré-stabilisation
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a 129 5 a sous une pression de vapeur de le 76 kg/cm 2
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pendant vingt minutes. On retord le filé sur une machine
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réglée à 20pO8 tours par centimètre puis on stabiIJ.se à 93 3 C dans l'air sature d'humidité oei le maintenant -sous ce retordage. Ce filé est "vivant" mais on détruit ce cara-ctere par détordage mecHni<3ue de 4,7 tours par
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centimètre et on bobine le filé sur une bobine ou un
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mandrin;, enfin on le ré-enroule en une masse à tricoter.
Un échantillon prélevé immédiatement après dé'tordage manifeste une tendance a un retordage inverse, c'est-à- dire que le detordage a, été excessif. -Environ quatre heures après le détordage" un échantillon a le meme as- pect et le même caractère "mort" 'lU 1 à. l'état pre-sta.-- biliae. Sous cet eta-t, on l'utilise sans difficulté au tricotage. On soumet alors l'étoffe a un traitement dO dé-stabilis4tion dn8 l'eau bouillante pendent une à dix minutes. Il majeure partie de l'effet se produit )') une minute. Le file est alors vivant et plus court que l'eta-t tricoté, maie l'étoffé peut 'être étirée sen- 8iblemnt la mlue longueur qu'elle oCcuPait sônt le tra-iteuient de ion.
D'une manière générale le filé tend de lui-mtlme z. lâcher quelques tours de l'effet de retoedage potentiel
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ou .résiduel en quclqu<s heures, de sorte qu'un excès équivalent de détordre mécanique cet préférable de
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manière que le filé soit "mort" au moment du tricota.ge.
Cette détente 'automatique est eu principe complète au
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bout de vinet-quetre heures de sorte que les filés stockés ne manifestent pas dans la. suite de tendance continue à passer de l'état mort à l'état vivant.
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Le. traitement de dé-sta.biLisù.tion peut varier.
Quand on tricote et coud des bas avant de-stabilisation, l'opération peut être effectué : par immersion dans l'eau bouillante, dens un bain de colorent à 71 C ou étirage
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léger et séjour dans une chambre a vapeur d'eau à 11505 0 pendant une minuté. On peut également chauffer à la.
Tapeur les bas non cousus pendant une minute à 115 5 C et les coudre ensuite..Il se développe dans tous'les
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' cas d.n8 l'étoffé un caractère "vivant" ss.tisfa..isü'lt. ' Exemple II. -
On soumet sens retordage un monofil de 'nylon"
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de 15 deniers à une pré-6ta1lis8ion à 100 C en vapeur saturée, on retord à 20,j8 tours pe,r cm, on stabilise à 82 0 et on procède à un détordge mécanique de 3, 9 tours par centimètre, ce qui donne un fil "mort" propre
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eu tricota-ge. On tricote le filé et on tra,ite l'étoffé dans l'eau chaude à 82 0, ce qui lui redonne un caractère vivant.
D'une manière générale, pour une condition donnée
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de pré-stabilis&tion pa-r traitement antérieur, le; ma- tière stabilisée est d t autant moins vivante que la. tem- P'<.é de stabilisation se ra.pproche de 1s, température de pré-stabilisation. Ainsi, avec les pré-stabilisations ci-dessus à ? 5 et 100 0, une ats::bilis,?tiol1 du fil retordu a. des températures de plus 2tl plus élevées donne des filés d'un .Q0,ro,ctère de moins en moins "vivant" qui est supprimé, conformém<;l1t à. l'invention, par détordre
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corrélatif.
Quand la pià-StabiLis8tion est effectuée à 129oC, d,ns la premier exemple, une sts-bilisn-tion . g200 laisse 4,7 tours/cm de vivacité relative avec 15,35
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toul'ajcm' résiduels dans la. matière morte et dont on peut disposer en majeure partie pour rétablir le caractère ,vivant quand le fil relâché est chauffé après tricotage.
Si la stabilisation de retordage est effectuée à plus faible température, le. vivacité est plus grande et on doit détordre un plus grand nombre de tours par centi- mètre pour obtenir l'état "mort". Si la stabilisation de retordage est effectuée à température plus élevée, on n'a à détordre qu'un nombre moindre de tours pour obtenir le caractère "mort":
Il existe une relation analogue entre les condi- tions de la stabilisation de retordage et la dé-stabi- lisation. Un filé du type de l'exemple 1, retordu et
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stabilisé sous cet état & 83 C, puis détordu â, l' état "mort", manifeste des degrés divers de développement du caractère vivant dans l'étoffe aux différentes tempé- ratures.
Par exemple, à 71 C, des échantillons subissent une détente de 3,9 tours et il reste 11,4 tours/cm rési- duels; à 82 C, la détente est de 6,3 tours et il reste 9 tours/cm; à 10000 le. détente est de 8,6 tours et il reste Si) tours/cm; à 11505 C dans la vapeur le, détente est de 10,2 tours et il reste 5,1 tours/cm. Ces tours relâchés représentent le degré de vivacité que l'on
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peut redonner i l'étoffe et au filé à l'ets.t tricoté et mort.
De manière comparable, quand le. stabilisation de retordre est effectuée à z6 C, avec 5, 5 touret can à l'état mort, les' échantillons des filés se détondent de 6,1 tours (9,4 tours résiduels) â, 60OCe uno détl.mte de 7,1 tours (7,5 tours résiduels) 84100 et une détente de 1C1,2, tours (4,3 tours résiduels) â 100aCy
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A titre d'autre comparsison,on préstabilise comme dans l'exemple II (100 C) un filé qui est ensuite retordu à 19,68 tours par centimètre et stabilisé sous cet état à des' températures de 82, 71 et 60 C. On retord l'échantillon stabilisé à l'état retordu à 82 C de 3,9 tours et les autres échantillons à 4,7 tours/cm pour ob- tenir un état sensiblement mort .
On soumet alors tous les échantillons à une dé-stabilisation dans l'eau bouil- lante à 100 C pendant dix minutes, après une brève soumis- sion à de la. va.peur atmosphérique humide pour éviter l'em- malaga.. L'échantillon stabilisé à l'état retordu à 82 C ' est)détendu de 8,6 tours/cm (7,1 tours résiduels), celui stabilisé à 71 C de 9,8 tours (5,1 tours résiduels) et celui à 60 C de 10,6 tours (4,3 tours résiduels).
L'augmentation d'extensibilité, les conditions économiques et les caractéristiques de teinture, d'étirage . et autres post-tràitements de l' étoffe déterminent le choix de la température appliquée.
Quand on expose des tissus fabriqués à l'aide de filés pré-sta.bilisés à 100 C dans de l'air saturé d'humi- dité à une pression de vapeur de 1,05 kg/cm2 (131 ) les tissus sont moins extensibles et perdent une certaine résistance à l'extensibilité par rapport ceux pour lesquels la, dé-stabilisation est effectuée à plus basse température. La pré-stabilisation peut être effectuée à
100 C et la stabilisation à l'état retordu à des tempé- ratures ne dépassant pas 60 C, et.les bas tricotés à l'adie des fils partiellement détordus peuvent être soumis à un étirage sous tension de vapeur de 1,05 kg/cm2 (12100) après détente tout -en manifestant encore une nette ex- tensibilité.
Ces bas montrent une résistance un peu moins grande a l'étirage que ceux faits de filés pré-stabilisés à 129 5 C (pression de va.peur 1,76 kg/cm2)et ayant subi le même traitement de stabilisation à l'état retordu avec
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étirage sous une pression de vapeur de 1,05 kg/cm2.
La demanderesse a trouvé que le degré de "vivacité" ou la tendance à un @etordage relatif manifestée par un monofil retordu et stabilisé sous cet état augmente très peu avec le nombre de tours introduite, mais dépend d'une manière plus critique de la température de stabi- lisation à l'état retordu.
On peut ainsi soumettre des 'filée de "nylon" de 15 deniers à un retordage de 11,8 à
39,4 tours par centimètre et les conditionner ou les sta- biliser à l'état retordu à des températures de 71, 82, 93 et 100 C dans de l'air saturé d'humidité.
ou de la va- peur et détordre les filés à l'état -mort., Les ,filés retordus à 11,8 tours et stabilisés sous cet état à 82 C exigent un détordage de 3,9 à 4,7 tours/cm, le filé "mort" gardant'7,1 à 7,9 tours, les filés retordus à
25,6 tours/cm et stabilisés sous cet état à 82 C exigent un détordage de 4,7 à 5,5 tours, le fil "mort" gardant 20,08 à 20,86 tours résiduels par centimètre.
Dans cha- cun des cas le chauffage des étoffes dans l'eau bouillante détend la majeure partie du retordage résiduel, comme l'indiquent les valeurs ci-dessus, mais on notera que le filé retordu initialement à 11,8 tours peut développer au plus 7,9 tours de .vivacité- alors que le filé retordu à 25,6 tours peut en développer jusque 15,7 sans avoir exercer des conditions énergiques de déstabilisation.
Dans la pratique, pour ce qui concerne les bas tricotés de "nylon" de 10 à 15 deniers, une gamme de 11,8 à 23,6 tours par centimètre de retordage initial avec @ stabilisation à l'état retordu 71-82 0 et détordage de
3,1 à 6,3 tours.pour obtenir l'état -mort- représentent actuellement la pratique industrielle préférée.
Pour les autres étoffes telles que los crêpes tricotés, un degré de vivacité finale plus élevé est désirable et peut ' être obtenu par retordage initial plus poussé, allant
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par exemple jusqu'à 39,4 tours pour un filé de 15 de- niers, une stabilité à l'état retordu plus forte de ma- nière à avoir moins de tours à enlever pour obtenir l'état 'mort' et des températures plus sévères de dé- stabilisation sur le tissu à l'état relâché.
On a trouvé qu'il était bon d'effectuer la pré- stabilisation sans tension notable du filé de manière qu'il 'puisse se produire un rétrécissement. On peut y par- venir en enroulant la filé sur des tubes à enveloppes ondulées aplatissables et en traitai : la filé sur ces à tubes, 'ou en opérant à des vitesses différentes du filé à l'entrée et à la sortie de la région de pré-stabilisa- tion.
La durée nécessaire à la détente des tours rési- duels est très courte.'L'effet exercé est très important des l'entrée de le, matière dans la. zone de chauffage, ; par exemple l'eau chaude, et il ne se produit qu'une fai- ble augmentation après la première minute. Dans les es- sais effectués avec une seule botte de fibres, on cons- tate'qu'il n'y a pas de différence nette entre un trai- tement de dix et un traitement de trente minutes.
Dans des essais effectués sur des filés monofils non tricotés pour déterminer l'action de détente, on opère à l'aide d'un tube vertical relié à une source de vapeur ou d'air saturé d'humidité ascendant. On fait de petits écheveaux de dix fils et des boucles uniques de
112 cm de circonférence. On place un poids de 0,25 g. sur l'anse et on introduit lentement l'écheveau ou la @ boucle dans le tube en comptent la nombre de tours qu'il effectue.
Dans une série d'essais, on pré-stabilise un file de "nylon" de 15 deniers Pendant vingt minutes à l'aide de vapeur sous une pression de 1,75 kg/cm2 en laissant rétrécir; on introduit ensuite le nombre de tours indiqué
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dans la tableau ci-après et on conditionne à la tempére- ture indiquée (stabilisation à l'état retordu). On sou- met alors des longueurs de filé à un détordage mécanique (tours enlevés).
On fait des écheveaux, on les introduit de haut en bas dans Le tube et on les y laisse dix minu- tes: la "vivacité" ou "caractère vivant" ainsi dévolop- pée est exprimée par le nombre de tours formés par les écheveaux retordus et figure dans la colonne "écheveau"; dans le cas de la boucle traitée de même manière les valeurs figurent sous la mention "boucle". On utilise également des échantillons de filés dans le tricotage, à l'état stabilisé retordu et partiellement détordu;
les résultats figurent sous la mention "trisot", S in- diquant un tricotage satisfaisant à l'aide des machines et des réglages ordinaires, U la susceptibilité 'au tricotage à l'aide de l'installation spéciale pour évi- ter les emmèlages et C la nécessite de prendre des pré- cautions dans le tricotage à l'aide des machines ordi- naires. Les filés restant dans les masses à tricoter sont.essayes au bout de deux semaines après le détordage pour déterminer la "vivacité" à ce moment. Les valeurs sont indiquées sous le titre : "après- deux semaines".
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TABLEAU I
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<tb> Tours <SEP> Stabili- <SEP> Tours <SEP> Tours <SEP> totaux <SEP> Tricot <SEP> Après <SEP> deux
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Tours as.tion en1e- Belle- serines état vés veau (P. 25, 4 rrun) retordu 00 00 rrrw . ¯¯¯
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<tb> 20,08 <SEP> 93 <SEP> 4,7 <SEP> 213 <SEP> 382 <SEP> S <SEP> 0
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<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 20, <SEP> 08 <SEP> 7607 <SEP> 4,7 <SEP> 282 <SEP> 554 <SEP> C <SEP> 2,2
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11,8 g2 z 210 300 S 0, 3 11,8 ' 82 3,9 268 3 38 0 l, 5 11, 8 71 ' 4,' 335 348 S' l, 2
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<tb> 11, <SEP> 8 <SEP> 71 <SEP> 3, <SEP> 9 <SEP> 245 <SEP> 360 <SEP> U <SEP> 1,9
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. 15, 82- 6, 5 226 380 S 0
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<tb> 15,7 <SEP> 82 <SEP> 4, <SEP> 3 <SEP> 242 <SEP> 415 <SEP> S <SEP> 1,7
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15, 71 4,' 248 463 U 2t 0 25, 6 ,100 4,7 206 397 S 0 25, 8 82 ' 4,' . 290 547 S lu 39,4 100 il 254 490 S 0, 3 39, 4 100 .
3, 9 bzz 522 C 2, 2
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<tb> 39,4 <SEP> 82 <SEP> 5, <SEP> 5 <SEP> 336 <SEP> 665 <SEP> U <SEP> 1,3
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.Les essais de tricotage indiquent que lea valeurs de vivacité trouvées pour les bottes de 10 ne sont pas
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strictement comparables si les filés sont retordus.à un degré très différent.Ainsi un échantillon retordu à 20,08 tours manifesta une vivacité de 213 mais donne une meil- leure étoffe qu'un échantillon à 11,8 tours d'une "viva- cité de 235, quand on soumet les étoffes aux traitements de relâchement.
Les valeurs de .vivacité. trouvées pour les boucles simples semblent donner de meilleures indications quant au tissu que l'on peut obtenir-que les valeurs pour les échéveaux.
La vivacité de certains filés, qui demandaient . ainsi des conditions spéciales de tricotage, est due au choix d'une action de déto rdage de la machine ad hoc qui n'amenait pas le filé partiellement détordu à l'état . mort au moment du tricotage. On peut évidemment éviter de tels effets par un choix différent du nombre de tours de détordage après un traitement. Ceci est corroboré par
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la dernière colonne du tableau I qui montre la "vivacité" présente deux semaines après le dét'ordag4méca.niQUe qui montre que les filés ayant une vivacité de 2 tours ou
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plus par 25,4 mm exigent une attention spéciale ou une installation spéciale pour éviter les Emmêlages et qu'une vivacité, mme moindre, peut provoquer des difficultés.
La vivacité du filé, après stabilisation à l'état retor- du, peut être évaluée avec précision en observant le , comportement dans l'appareil d'essai de retordage avec des longueurs de 25,4 à 50,8 cm en observant la tendance à former. des boucles après avoir enlevé un nombre donné de tours, puis retordu ou de nouveau détordu jusque ce que le filé apparaisse -mort', puis en détordant le reste du filé d'un nombre correspondant de tours-par centimètre plus, par exemple, environ 0,78 tours par/centimètre pour des filés de 15 deniers, 20,08 tours de manière à fournir un réglage automatique du filé pendant le temps compris entre le détordage mécanique et le tricotage.
Dans les étoffes tricotées où la vivacité peut provoquer des déformations indésirables, par exemple les bas, il est préférable de tricoter des bandes alternées de filés retordus à l'origine à droite et à gauche de sorte qu'il se produit une compensation entre la déforma- tion locale produite par un filé tricoté retordu à droite et par un filé tricoté retordu à gauche.
On procède à la, pré-stabilisation d'un lot de filés de "nylon" sous 1,76 kg/cm2 de pression de vapeur pendant vingt minutes, le filé étant enroulé sur des tubes gainés aplatissables. On procède au retordage de deux portions 'individuelles à droite et à gauche à 20,08 tours par cen- timètre, on stabilise à l'état retordu pendant une heure à 93 C en atmosphère saturée d'humidité, puis on les retord mécaniquement de 4,7 tours par centimètre. On tricote les filés sous forme de bas en utilisant alter- nativement les- filés par paires de rangées et on les traite par l'eau bouillants, puis on les sèche.
Les bas -obtenus présentent les caractères d'extensibilité désirés
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On.stabilise à l'état retordu de petites portions des filés à 76 7 C; ces portions manifestent une tendance à s'emmêler, mais leurs propriétés élastiques sont élevées.
On détermine la susceptibilité d'extension. La, mesure à l'état relâche du talon à la bordure du bas pour un filé stabilisé à 76 7 C est de 27,94 cm et pour un filé sta- bilisé à 93 C de 28,57 cm. On suspend un poids de 150 g à chaque .bas et on mesure les distances au bout de deux minutes. Les valeurs passent respectivement à 35,56 et à 41,65 cm, ce qui montre que la résistance à l'extension est plus faible quand on utilise une température de sta- bilisation à l'état retordu plus élevée.
Il est préférable d'effectuer les opérations de chauffage dans de l'air saturé de vapeur ou d'humidité.
On peut. toutefois utiliser d'autres gaz ou vapeurs. A -noter.. que le chauffage à l'étube exige des tempéras-turnes @ plus élevées pour produire un effet donné et que la ma- tière ne doit pas être chauffée au point d'atteindre sa chaleur d'adhérence ou de fusion.
Des fibres artificielles étirables différentes tel- les que celles des polyesters donnent des.résultats com- parables.
On pré-stabilise un filé de "Dacron" (polyester) de 40 deniers à 34 filaments pendant vingt minutes au sein de vapeur d'eau sous une pression 'de 1,75 kg/cm2 jusqu'à ce qu'il ne rétrécisse plus. On retord des échan- tillons à 19,68 et 39,4 trours/cm,puis on stabilise à l'état retordu. On soumet à un détordage mécanique 'de manière à obtenir un filé sensiblement "Mort". Apres tricotage sous forme d'une étoffe, on plonge les objets dans l'eau bouillante et on obtient des étoffes très ,extensibles par suite de la mise en liberté de l'effet de retordage résiduel ou potentiel.
Dans un échantillon retordu a 19,68 tours et stabilisé à l'état retordu à
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100 C, on enlevé 3,5 tours/cm et on constate que l'on obtient par relâchement une vivacité de 12,6 tours. Dans un autre échantillon retordu à 19,68 tours et stabilise à l'état 'retordu à 8200 avec enlèvement de 4,7 tours/cm on obtient une vivacité de 11,8 tours/cm. Dans un troi- siéme échantillon.retordu à 39,4 tours et stabilisé à 11 état' retordu à 82 C on enlevé 5,5 tours et on obtient une vivacité de 28,75 tours avec effet de crêpe.
Les effets exercés sur des filés de dimensions différentes sont comparables compte tenu de la dimension.
En pré-stabilisant des monofils de 10, 20 et 40 deniers pendant vingt minutes dans la vapeur sous 1,75 kg/cm2 de pression, retordant à 20,08 tours/cm et stabilisant à l'état retordu à 82 C dans de l'air saturé d'humidité (ce qu'on désigne parfois par 82-82 parce que les lec- tures au thermomètre à ampoule humide et à ampoule sèche ; sont les mêmes) la vivacité apparente obtenue est dif- férente. Le filé de 10 deniers devient "mort" pour un détordage de 5,1 tours, celui de 20 deniers pour un détor- dage de 3,9 tours et celui de 40 deniers pour un détordage de 3,1 tours/cm.
Un bas tricoté à l'aide du filé de 40 deniers avec usage alternatif de filée retordus à droite et à gauche est d'une finesse parfaite et manifeste une très grnade élasticité de sorte qu'il est propre nux usages chirurgicaux.
On peut obtenir ces effets avec des filés à plu- sieurs fils, comme l'indique l'exemple ci-dessus avec le filé de polyester. On trouve actuellement dans le com- merce des filés à fils multiples de ce type avec environ
0,02 tour par centimètre, habituellement à gauche. Quand on les retord à 7,9 tours/cm ou plus, l'effet de ce retor- dage original est insignifiant, que le nouveau retordage soit effectué à droite ou à gauche.
Quand on pré-stabilise un filé original à plusieurs fila de 20 deniers (7 file,-
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monte d'environ 3 deniers chacun) pendant vingt minutes sous une pression de vapeur de 1,75 kg/cm2, puis retord à 20,08 tours et stabilise à 93 C dans l'air humide, il faut pour obtenir la vivacité enlever environ 5,5 tours/cm, c'est-à-dire plus que- dans le cas d'un monofil de 20 deniers. On obtient un filé essentiellement "mort" qui se tricote de manière satisfaisante. On traite l'étoffé dans' l'eau bouillante et on obtient dans le filé un carac- tère vivant satisfaisant et une extensibilité de l'étoffe.
A titre d'autre exemple, on pré-stabilise comme ci-dessus un filé de 70 deniers à 34 filaments laide de vapeur sous une pression de 1,75 kg/cm2, puis on détord de 25,6 tours cm, et on stabilise à l'état retordu à 82-82.
Le fil est essentiellement 'mort'' après enlèvement de
9,4 tours. On'le tricote, puis on traite à l'aide de va- peur à 100 C et on obtient une vivacité du filé de 13 tours/cm après dé-stabilisation.
Dans un autre exemple portant sur un filé de 70 deniers à 34 filaments, on pré-stabilise comme ci-dessus, puis on retord à 40,5 tours/cm et on stabilise à l'état retordu à 82-82. On obtient un filé essentiellement "mort" après enlèvement de 13 tours; ce filet est tricoté. La dé-stabilisation pa.r la vapeur 10000 donne un filé d'une vivacité de 19,29 tours/cm et l'étoffé est crêpée.
Le degré de retordage original désirable dans un cas donné dépend de la dimension, du.filament et de l'usage 'envisagé. Il doit-être suffisait- pour permettre le détor- dage après stabilisation de sorte que le filé soit 'exempt de caractère .vivant. au tricotage et ait un effet poten- tiel disponible pour la dé-stabilisation propre à four-- nir la vivacité désirée du filé dans l' étoffe. Dans/le cas de filaments inférieurs à 10 deniers, par exemple de
1 ou 2 deniers, l'effet du retordage ou de la,vivacité dans le filé de l'étoffé peut .évident. être plus élevé
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ds. manière correspondante; cependant 9.'ewec dcs filés;
de 20 et 40 deniers, on peut obtenir des effets ais;nil'ic1&tifs dans des étoffes tricotées de fort ca-Libre de filés par exemple, avec .un retordage du filé dans l'étoffé de
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moins de 3,9 tourscm et même moins encore pour les plus ,grande diamètres.
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Il est inutile d'effectuer lu. suppression du cara.c- tère vivant sur les filés individuels. On peut, par exem- ple, pré-stabiliaer deux filés â, filaments simples ou multiples, les retordre, puis les stabiliser à l'état retordu, par exemple, pour les deux filés. à 20,08 tours/ cm. On peut associer les deux brins, sans détordage mécanique pour enlever la vivacité, avec par exemple un retordage de 3,1 tours/cm à droite pour un filé de 16 deniers. Le produit bifilaire obtenu est essentiellement
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">wort" et peut être trieaGé sous cet état en raison de ce que le retordage de l'ensemble a enlevé la vivacité.
On peut dé-stabiliser l'étoffe tricotée, ce qui fait réap- paraître la, vivacité potentielle dans chaque filé et donne l'effet d'un retordage à droite de, par exemple, 9,8 ou
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10,2,tours/cm. On peut obtenir un résultat analogue avec des files à fils multiples, par exemple deux brins de 70 deniers, 34 filaments.
Le conditionnement par la température donné à la
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ma,ti,ére retordue peut être dit ta.biliea.tion 18étt retordu Il, son effet étant de supprimer une partie des ten- sions de retordage de sorte que 'le fil ne puisse être complètement détordu si on le laisse faire de lui-même
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tout en conservsxlt,une susceptibilité potentielle ou rési- duelle à se détordre bien qu'elle 'ne se manifeste pas par une tendance, physique à se détordre ultérieurement et par
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llleur8 était une seconde ata/Diisation suivant le trai- eaaet antérieur de pré-sts,b3.lisF;
t,on du filaient ou la Pré-stabiliss,tîon préférée des divers filés â un état
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analogue. celui qui existait avant le traitement par la chaleur.
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-.Le traitoment du filé ou de l'étoffé obtenue à l'aide desdits filés, qui permet de disposer de cette susceptibilité du filé de retordage.ou'potentiel pour ob-
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tenir de la vivacité peut être' dit "relâchement" ou "dé-stabilisation", puisqu'il permet a la,tension rési- duelle ou, potentielle provenant du retordage original du filé pré-stabilisé de se manifester efficacement par
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suppression de l'effet exerce par.le stabilisation "à l'état -retordu.
L'invention est caractérisée par-la préparation d'un filé pouvant '.être tricoté sous un état essentiel-
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lement "mort', c'est-à-dire sans .vivacité" ori "crac- tère vivant Il, mais conservant une S1.1sceptibilité' pot en- tielle à reprendre l'état avivant ou retordu, même sous
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forme d'étoffe et la préparation d'une étoffe à l'aide d'un tel filé ainsi que la production dans cette étoffe du caractère "vivant" du filé, ce qui en provoque la rétraction et même un effet de crêpe, et par conséquent 1 extensibilité.
Les exemples fournis sont purement illustratifs et susceptibles de variantes sans qu'on s'écarte du cadre et de l'esprit de l'invention.