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Dans Inspiration de la laine brute, par exemple, on doit tenir compte d'un certain nombre de facteurs qui influencent la qualité de la laine épurée. Ainsi, la tendance au feutrage de la laine inciterait à éviter l'utilisation de l'eau dans le pro- cédé d'épuration, et on a eu recours pour la remplacer à certai- nes liqueurs organiques. Le brevet britannique N 668.467 concerne l'utilisation de certains types d'huiles minérale? comme liquide de lavage, ce qui élimine ledit feutrage, tandis que le rocédé de lavage peut être mis en oeuvre en même temps
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sans observations de consignes particulièrement sévères concer- nant les risques d'incendie, d'inconvénients pour la santé des ouvriers, etc..
Toutefois, l'agent de lavage n'est pas le seul facteur important, car le procédé de lavage mécanique présente également de l'importance. Dans le traitement de la laine, il estimpor- tant de la soumettre à des processus aussi doux que possible, pour ne pas risquer de déchirer les fibres en deux ou de provoquer leur emmêlement inutile, car, dans ce dernier cas, le cardage ultérieur devient difficile.
La présente invention concerne principalement un procédé pour laver la laine, particulièrement la laine brute, dans lequel les fibres sont soumises à un traitement extrêmement doux qui assure cependant un lavage très efficace. Le procédé conforme à l'invention est caractérisé par le fait qu'on place la laine sur un tablier perforé animé de vibrations et qu'on la fait passer sous une ou plusieurs séries d'ajutages de pulvérisation de li- quide dépavage qui est continuellement pompé hors d'un bac dis- posé sous le tablierjusqu'à un dispositif servant d'alimentation de la laine qui est amenée sur le tablier perforé en même temps que le liquide de lavage, et qu'en outre le liquide est conti- .nuellement enlevé du système de circulation pour être purifié et renvoyé à l'une des série,
s d'ajutages.
On va décrire l'invention avec plus de précision'en se référant au dessin annexé , sur lequel : ' la fig. 1 est une coue d'un appareil de lavage servant à mettre en oeuvre le procéda de l'invention; @ la fig. 2 et la fig. représentent schématiquement une installation complète de lavage de la laine brute et une variante de réalisation d'une partie de cette installation, respectivement
L'appareil illustra sur la fig. 1 comporte un bac 1 muni d'un conduit d'évacuation 2pour le liquide de traitement qui,
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dans le cas de l'invention, est de l'huile minérale, par exem- ple du kérosène. Dans le bac 1 est plongée une cuve 3 dont le fond 4 est perforé. La partie inférieure de la cuve 3 est plongée dans le liquide de traitement contenu dans le bac 1.
La cuve 3 est suspendue sur des tiges ou barres 5 qui s'étendent transversalement sur le bac 1 et qui traversent les parois latérales de la cuve 3 et qui, à cet endroit, sont enfer- mées dans des manchons en caoutchouc 6 qui permettent un certain déplacement du bac par rapport aux barres 5. Sur un arbre 7 s'étendant entre les parois latérales de cette cuve, on a prévu une poulie (non représentée) et un contrepoids excentré illus tré schématiquement en 8 qui communique lorsqu'il tourne, un mouvement vibratoire à la cuve 3.
Au-dessus d'une extrémité de cette cuve est disposé un conduit de sortie pour la laine brute qui est de préférence amenée en suspension dans le liquide de traitement. Le sens de rotation de l'arbre 7 est tel que les vibrations déplacent la laine sur le fond perfore 4 de droite à gauche par rapport à la fig. 1. Dans le cas présent, la laine passe d'abord dans le li- @ quide de traitement sur le fond de la cuve 3 et elle est entrai- née doucement par le fond vibrant 4.
Pendant son déplacement sur ce fond, la laine passe sous trois séries d'ajutages 10, 11 et 12 qui pulvérisent le liquide de traitement, le liquide qui a un degré de purification inférieur à celui du liquide de traite- ment qui est pulvérisé par la série d'ajutages 11 étant alors pulvérisé par les séries d'ajutages 10 et 11. Le liquide de traitement le plus souillé est envoyé par une canalisation 13, tandis que le liquide de traitement le plus pur est envoyé par une canalisation 14.
Avant que la laine atteigne le bord supé- rieur de gauche du fond 4, elle a donc été soumise au lavage, grâce à quoi elle est plus épurée que celle qui correspond au degré de pureté du liquide de traitement contenu'dans-le bao 1 ou au degré de pureté du liquide émis par les séries d'ajutages 10 et 11.
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On. a représenté les séries d'ajutages 10, 11 et 12 sur dessin sous forme de canalisations perforées.
La fig.2 représente schématiquement une installation complète pour l'épuration de la laine brute. Cette figure illustre également le bac 1, le support vibrant 4 dispose au-dessus du bac et le conduit de sortie 9 pour la laine en suspension dans le liquide de traitement. Comme on le voit sur cette figure, le bac 1 est, dans ce mode de réalisation, divisé en deux compartiments la et 1b par une cloison 40 qui plonge dans le bac et s'étend vers le bas, sensiblement depuis la partie inférieure du tablier 4 jusqu'au voisinage du fond du bac qui a la forme d'un entonnoir.
A partir du bac 1, un orifice d'évacuation 21 placé à la partie inférieure extrême du fond et dans le compartiment 1a fait passer le liquide soutiru par une pompe et un conduit 23 jusqu'à un dispositif 9a dans lequel tombe la laine à épurer et où elle est mise en suspension dans le liquide de traitement, âpres quoi elle est déchargée sur le tablier 4 par le conduit de sortie 9. Le liquide est enlevé du système de circulation ainsi formé par un conduit de branche- ment 4 raccordé au conduit 23, pour être purifié..
Le conduit 44 aboutit à un tamis 25 dans lequel les im- puretés grossières et les fibres de laine entraînées sont arrê- tées. Ensuite, le liquide est envoyé par un conduit 26 à un séparateur centrifuge 27 à partir duquel le liquide purifié sort par un conduit,28 pour parvenir à un récipient collecteur 29, tandis que le liquide boueux non purifié est envoyé par un conduit 30 à un récipient collecteur 31.
Le liquide contenu dans ce dernier récipient est aspiré par une pompe 32 par un conduit 33 et il est envoyé à un',second tamis 34, dans lequel le liquide qui contient des impuretés à un degré relativement élevé est purifié, de sorte que les impuretés sortent par un conduit 35, tandis que le liquide qui se trouve dans un état plus purifié
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est renvoyé par un conduit 36 au séparateur centrifuge 27 dont la structure est celle d'un séparateur à ajutages. On a'prévu pour le récipient 31 un régulateur de niveau représenté schéma- tiquement en 37.
L'huile relativement pure contenue dans le récipient 29 est envoyée par une pompe 38 dans deux conduits 39 et 40.
Le conduit 39 aboutit à une série d'ajutages 41 disposés au- dessus du compartiment 1b du bac 1, tandis que le conduit 40 aboutit à un séparateur centrifuge 42 servant à la séparation des fines particules du liquide. En sortant du séparateur cen- trifuge 42. le liquide est envoyé par un conduit 43 à un réci- pient collecteur 44 d'où une pompe 45 l'envoie à un réservoir d'alimentation 46 destiné au liquide qui ne contient absolument plus de particules solides. Le liquide est pompé à partir du réservoir 46 et il est envoyé à une colonne de dessuintage 48 servant à la séparation du suint de la laine qui est dissous dans le liquide, et le liquide purifié est aspiré par une pompe 49. qui l'envoie dans un réservoir d'alimentation 50.
Dans le compartiment 1b du bac est placé à un niveau rela- tivement élevé un conduit de sortie 51 dans lequel le liquide est aspiré par pompage et envoyé par un conduit 52 à une série d'ajutages 53 placés au-dessus du compartiinent 1b La série de ces ajutages débite du liquida qui contient plus d'impuretés que celui que débite la série d'ajutages 41, et c'est pourquoi les ajutages 53 sont.disposés en:avant des ajutages 41 par rapport au sens de déplacement de la laine.
La laine déchargée du tablier vibrant 4 tombe sur un transporteur 54 qui la fait passer entre deux cylindres pros- seurs 55, le liquide enlevé de la laine tombant alors dans un entonnoir 56 d'où il s'écoule vers le bas jusqu'à un récipient 57 contenant de l'huile relativement pure. Le liquide est as- piré de ce récipient par une pompe 58 qui l'envoie,par un conduit
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59 à une série d'ajutages 60 placés au voisinage de l'extré- mité de décharge du tablier 4, c'est-à-dire en arrière des ajutages 53 et 41 par rapport,au sens du déplacement de la laine.
Dans le bac 1 est disposé un régulateur de niveau, 111us- tré schématiquement en 61, qui laisse passer le liquide par les ajutages 60 à un débit tel que le niveau de ce liquide est maintenu constant. C'est pourquoi il est nécessaire d'envoyer au récipient 57 du liquide supplémentaire qui est envoyé par un conduit 62 à partir du réservoir d'alimentation 50 qui contient de l'huile pure. Dans le récipient 57 est également monté un régulateur de niveau 63 qui règle le débit du liquide envoyé par le conduit 62, Pour compenser les pertes d'huile, on doit en- voyer du liquide pur dans le système, et ce liquide pur est envoyé au réservoir d'alimentation 50 par un conduit 64.
Après le passage de la laine entre les cylindres presseurs 55, celle-ci est emmenée par une courroie, transporteuse 65 à une centrifugeuse 66 dans laquelle le liquide restant est enlevé en quantités aussi grandes que possible, et ce liquide est reçu dans un récipient 67 d'où il est ramené par pompage par un con- duit 68 dans le récipient 57 placé sous les cylindres presseurs 55.
L'une des pompes comprises dans l'installation conforme à la fige 2, en l'espèce la pompe 22, est.celle dont la capacité est maximum, et elle assure un lavage poussé de la laine en fonc- tion de son introduction dans le dispositif 9a et de sa décharge par le conduit de sortie 9. Dans une installation destinée à laver 500 kg de laine brute par heure, par exemple, la pompe 22 peut avoir un débit de 60 m3 par heure. Un débit de 10m3 par heure peut être assuré à partir du conduit 24, du fait que la capacité de la pompe 38 correspond sensiblement à ce débit. On peut admettre que 500 litres par heure passent par la pompe 49.
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Le débit d'une pompe 52a placée dans le conduit 52 peut être de 10m3 par heure, tandis que le débit de la pompe 58 est,\ de préférence, d'environ 1800 litres par heure.
Il est évident qu'on peut apporter diverses modifications au système décrit. Ainsi, on peut utiliser de l'huile relati- vement pure provenant du séparateur 5 des fines particules et l'envoyer au récipient 57 au moyen d'un conduit supplémentaire, dont le débit est réglé de préférence par un obturateur variable, monté entre ce récipient et la pompe 45. On peut également mon- ter un conduit entre le tamis 25 et le récipient 31 dans le système de remise en circulation du séparateur de particules grossières 27.
On a représenté sur la fig. 3 une variante,de structure de l'installation illustrée sur la fig. 2. Dans ce cas, le conduit 3 débouche dans un récipient mélangeur 69 dans lequel la laine tombe également, comme représenté par la flèche 70. La laine en suspension dans le liquide passe ensuite avec celui-ci par un conduit 71 et elle est aspirée par une pompe 7.2, qui est de préférence du type centrifuge et qui refoule la suspension dans le bac 1 par le conduit de sortie 9 disposé au-dessus de ce dernier.
Pendant son passage par la pompe 72. le mélange est soumis à une forte agitation qui a une influence favorable sur le traitement d'épuration,
L'installation conforme à la fig. 3 diffère également de celle qu'on a décrite précédemment, du fait qu'on a prévu deux paires de cylindres presseurs 55 entre lesquels du liquide pur de lavage est envoyé par un conduit 62 dans des ajutages de pulvérisation 73. Dans ce mode de réalisation, un degré d'épura- tion encore plus élevé est communiqué à la laine qui est finale- ment déchargée. par la seconde paire de cylindres presseurs 55.
En avant des ajutages 73 est disposé un obturateur variable 74 qui est commandé par un régulateur à levier monté dans le récipient 57, de la même manière que dans le mode de réalisation de la fig.
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Dans la plupart des cas, on estime qu'il est suf- fisant de prévoir une seule phase de traitement, mais, si on le désire, on peut évidemment disposer plusieurs bacs de traitement 1 en série les uns derrière les autres et, dans ce cas, il est évident qu'on devra modifier l'installation selon l'agencement choisi.
Du fait que les compartiments la et 1b du bac 1 communi- quent entre eux et que le liquide est continuellement enlevé du compartiment 1a, le liquide s'écoule du compartiment 1b au com- partiment la, Les deux compartiments communiquent vers la partie inférieure du compartiment 1b, de sorte que les impuretés grossiè- res sont également enlevées de ce dernier.
Les vibrations du tablier ou du fond 4 déterminent entre les fibres de la laine des courants rapides qui changent conti- nuellement de sens, ce qui assure un effet de lavage parfait.
En outre, on remarquera que la laine n'est soumise à aucun effort mécanique appréciable.
L'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation dé- crits ci-avant. Ainsi, le tablier peut être constitué par un transporteur à courroie perforée soumis à des vibrations perpen- diculaires à la surface de la courroie. Si on le désire, on peut disposer sous le tablier des organes vibrants qui déterminent un mouvement relatif de la laine et du liquide, de préférence sensi- blement perpendiculairement au tablier.