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'La présente invention concerne un dispositif pour l'éti- 'rage de matières fibreuses comportant un guide et une commande des cylindres étireurs, qui est avantageusement applicable dans les étireuses des machines usuelles de filature, telles que bancs d'étirage, bancs à broches, métiers à filer à anneaux ou analogues.
Il est connu d'étirer des bandes de fibres au moyen d'au moins deux paires de cylindres disposées l'une derrière l'au- tre. Il est également usuel de monter dans le champ d'étirage des organes de guidage, tels que petites courroies ou analogues, pour guider les fibres aussi bien que possible pendant l'étirage et rendre l'opération d'étirage plus régulière. Ce dernier effet est particulièrement important dans les étireuses des métiers à filer à anneaux dans lesquels on travaille volontiers avec un- fort étirage dans un champ pour des raisons économiques. Il y a
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ici essentiellement deux causes qui limitent la mesure d'étirage pouvant être obtenue.
D'une part, par suite du choc inévitable des cylindres étireurs, qui produit un déplacement périodique de la ligne de serrage dans le plan du champ d'étirage, il est formé dans la mèche étirée ou le fil des raies ou incisions périodiques dont l'amplitude augmente proportionnellement à la mesure d'éti- rage, en supposant un diamètre des cylindres et un choc constants.
Ces raies ou incisions périodiques peuvent produire des effets moirés dans le tissu terminé et ne doivent en conséquence pas dépasser une amplitude déterminée. Par ailleurs', la valeur d'éti- rage'pouvant être obtenue est déterminée essentiellement par la grandeur de la distance d'étirage, c'est-à-dire de la distance du hamp d'étirage que les fibres doivent parcourir sans être guidées, jusqu'à ce qu'elles soient saisies dans la ligne de serrage de la paire de cylindres étireurs., La mèche étirée ou le fil est d'au- tant plus régulier que cette distance d'étirage est plus petite, puis de même, les fibres volantes sont diminuées et les fils sont moins rugueux.
.;.', 'fout bien considéré, on a constaté, par exemple dans des métiers à filer à anneaux pour le coton comportant les cylindres étireurs usuels et présentant les distances d'étirage habituelles, que l'on ne peut pas étirer plus de cinquante fois, sauf dans des cas spéciaux, dans un même champ, sans qu'il se forme des raies ou incisions périodiques visibles par le choc des cylindres, puis que l'uniformité des fils et, en particulier, aussi leur rugosité prennent un mauvais aspect inadmissible et encore que l'échappement de fibres volantes devienne exagérément important.
On ne peut augmenter la merure d'étirage dans un champ, ce qui est désirable pour des raisons économiques, que lorsqu'on réussit à diminuer davantage la distance d'étirage et à réduire en même temps le choc des cylindres étireurs ou à contrôler l@ cheminement de la ligne de serrage de la paire de cylindres éti-
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reurs dans le plan du champ d'étirage de façon à relever nota- blement la limite à partir de laquelle des raies ou incisions périodiques sont visibles dans le fil.
On sait que l'on peut diminuer la distance d'étirage d'autant plus que le diamètre des cylindres étireurs ou au moins de l'un d'eux est choisi plus faible. Il n'est pas possible de diminuer notablement le diamètre du cylindre inférieur d'entraî- nement sans exposer une très grande dépense en moyens techniques ; par contre., rien ne s'oppose, en règle générale, .à une réduciton 'du diamètre du, cylindre supérieur.
Mais, tous les essais dans ce sens, et ceci peut aussi être confirmé par le calcul, ont échoué pour la raison que la ligne de serrage chemine d'une ma- nière beaucoup plus active dans le plan du champ d'étirage et que des raies périodiques visibles se ,forment dans le fil déjà avec des étirages bien plus faibles que jusqu'à présent. En sup- posant un diamètre constant ,du cylindre inférieur., il faudrait diminuer le choc du cylindre supérieur du facteur p , en ayant pour p approximativement .¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯Rayon du cylindre inférieur
Rayon du cylindre supérieur + (Rayon, du cylindre inférieur lorsque le diamètre du cylindre d'étirage supérieur a été diminué du facteur p.
En même temps, l'influence du choc du cylindre inférieur est diminuée du facteur 1/p et il ne s'oppose ainsi pas à un élargissement des limites d'étirage- De même, la plus petite distance d'étirage permet [aussi d'augmenter les étirages .sensible-ment dans la même proportion, de sorte qu'avec une dimi- nution du cylindre étireur supérieur,la limite d'étirage pour- rait être élevée du facteur 1/p. Si cette faculté était utili- sée,ce qui est naturellementdésirable,
il faudrait toutefois diminuer du facteur p/3 le choc du cylindre étireur supérieur ou le cheminement périodique produit par ce dernier de la ligne de serrage dans le plan du champ d'étirage. Pour un cylindre
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étireur supporté dans les paliers à roulement ou glissement usuel, ' ceci est une condition à peu près impossible car on est déjà par- venu à la limite économique dans les cylindres étireurs actuels.
Dans un dispositif pour l'étirage de matières fibreuses comportant une paire de cylindres alimentaires et une paire de cylindres étireurs présentant un endroit de serrage d'étirage, dont un au moins, de préférence le cylindre étireur. inférieur, est entraîné, conformément à l'invention on prévoit que l'un des cylindres étireurs, de préférence le cylindre supérieur, est guidé de manière qu'il ne puisse exécuter, parallèlement au plan du champ d'étirage, qu'un mouvement périodique limité, jus- qu'au cas limite zéro, ou qu'un mouvement apériodique.
A l'aide de ce dispositif, il est à présent possible de contrôler le cheminement causé par le cylindre étireur de la ligne de serrage de la paire de cylindres étireurs de façon que, mère avec de très petits diamètres des cylindres étireurs et des étirages beaucoup plus forts que jusqu'à présent, il ne puisse pas être produit de raies ou incisions périodiques, tout au moins visibles, dans la mèche étirée ou le fil.' Ce dispositif peut également être utilisé pour la production de fils fantaisie ou analogues. On pourra aussi toujours l'utiliser avec avantage lors- que l'action du choc du. cylindre- inférieur doit être réduite, ce qui peut être obtenu en réduisant les diamètres des cylindres étireurs supérieurs par la connexion fonctionnelle mentionnée entre les deux grandeurs.
Avec des dispositifs du type prémentionné, il est rationnel, selon l'invention, lorsqu'on désire un mouvement pé- riodique de l'axe du cylindre étireur, que les rouleaux de guidage servant à la commande des serrages du cylindre étireur soient synchronisés dans leur mouvement, à l'aide des moyens usuels, ' tels que pignons ou analogues, de manière que leurs vitesses et angulaires soient dans un rapport fixe de nombre entier/ que
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l'intensité des chocs des cylindres de guidage agissant sur diverses lignes de serrage et servant à la commande des serrages des cylindres étireurs, ainsi que l'angle de déphasage des chocs, et la vitesse.de cheminement du déphasage,
soient également dans des rapports donnés qui sont déterminés par essai ou calcul de façon que les conditions d'étirage favorables désirées soient établies à la ligne de serrage de la paire de cylindres étireurs.
. Il est en outre rationnel, lorsqu'on désire un mouve- ment apériodique du cylindre étireur sur le plan du champ d'éti- rage, de réaliser le dispositif selon l'invention de façon que. les cylindres de guidage servant à la commande du serrage du cy- lindre étireur,.qui agissent sur deux lignes de serrage différentes aient des diamètres inégaux qui' ne soient pas dans un rapport de nombre entier ou tout au moins dans un rapport faible de nombre entier 'et qui ne soient pas influencés dans leur mouvement par des organes usuels; tels que pignons, mais qui soient accouplés seulement, de préférence, par un cylindre de friction, le cylindre étireur étant avantageusement utilisé comme cylindre de friction.
Le 'glissement non uniforme, ne pouvant jamais être évité complè- tement, du cylindre de friction sur les cylindres de guidage em- pêche alors avec sûreté toute périodicité, même si les cylindres de guidage devaient avoir des diamètres se trouvant dans un rap- port à nombre entier, bien qu'il soit plus avantageux qu'il ne s'agisse pas d'un rapport à nombre entier.
Dans un dispositif selon un développement de l'invention, on tire profit de la cons- tatation qu'avec une mèche constituée entièrement ou partiellement par des fibres d'un certain ordre de longueur, une variation pé- riodique de l'épaisseur des débuts de fibres conférée à ces der- nières d'une longueur de période L/n, n étant un nombre entier et L la longueur des fibres, ne se manifeste pas vers l'exté- rieur par des fluctuations d'épaisseur de la bande fibreuse for-- mée par ces fibres.
Il est donc rationnel de commander le mouve-
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ment du cylindre étireur de façon qu'il produise des raies ou incisions périodiques d'une longueur de période L/n dans la mèche étirée ou le fil, ce qui fait que les raies qui apparais- sent alors vers l'extérieur sont réduites à la proportion corres- pondant au pourcentage de la masse de fibres de la mèche ou du fil qui n'est pas formé par des fibres de la longueur L ou même, d'une manière plus générale,des fibres de la longueur L/n.
En utilisant cette découverte, on prévoit que les cy- lindres servant à la commande du serrage du cylindre étireur reçoivent des diamètres de la grandeur L , L étant une n# longueur de fibre se présentant préférentiellement dans l'alimen- tation en fibres et n étant un nombre entier pouvant être choisi différent pour des cylindres agissant sur des lignes de serrage différentes.
Le cylindre étireur ne comporte de préférence pas de revêtement élastique, mais il agit sur la mèche par une petite courroie ayant une étendue beaucoup plus grande que la périphérie du cylindre étireur. Les fluctuations inévitables d'épaisseur des petites courroies ont une action d'autant plus faible sur les.raies périodiques produites de leur fait que ladite étendue ou périphérie est plus grande,;c'est-à-dire que l'amplitude de ces raies ou incisions diminue lorsque l'étendue de la petite courroie augmente, ce qui peut être prouvé facilement par le calcul.
Avec le dispositif conforme à l'invention, il est pos- sible de contrôler le cheminement de la ligne de serrage dans le plan du champ d'étirage qui est provoqué par au moins un cylindre étireur de façon que, même avec de très faibles diamètres des cylindres étireurs et des étirages beaucoup plus forts qu'il était usuel jusqu'à présent, il ne se forme pas de raies ou in- cisions périodiques visibles dans le fil ou la mèche. De même, la très petite périodicité existant encore éventuellement du
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cheminement du cylindre étireur n'a essentiellement pas besoin d'être dans un rapport fonctionnel avec le diamètre du cylindre étireur, comme c'était le cas jusqu'à présent, avec tous les cylindres étireurs:usuels.
Il est également possible, par la présente invention, de rendre apériodique le cheminement cause par le cylindre étireur et .. d'exclure ainsi toute formation périodique de raies ou inci- sions pouvant être provoquées par lui. Au surplus, pour produire des fils fantaisie, il est possible de provoquer. des mouvements de cheminement périodiques d'amplitude quelconque et compliqués à volonté de la ligne de serrage dans le plan du champ d'étirage, par exemple de superposer des oscillations harmoniques rapides à des oscillations fondamentales périodiques ou de produire des raies périodiques à caractère flottant.
Des formes de réalisation du dispositif conforme à l'invention sont représentées schématiquement, à titre d'exemples non limitatifs, aux dessins annexés.
'.. La fig. 1 est une élévation latérale d'une première forme de réalisation comportant un organe de guidage fixe.
La fig. 2 est un schéma des conditions se présentant en réalisant les organes de guidage sous forme de cylindres.
La fig. 3 est une élévation latérale d'une seconde forme de réalisation utilisant deux cylindres de guidage de diamètres inégaux.
La fig. 4 est une élévation latérale d'une troisième forme de réalisation utilisant deux cylindres de guidage synchro- nisés.
La fige 5 est un plan d'une quatrième forme de réali- sation utilisant des cylindres comme organes de guidage.
La fig. 6 est une élévation de face d'une cinquième forme de réalisation, le cylindre étireur supérieur étant maintenu sous des dimensions relativement faibles par une disposition par-
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ticulière des paliers.
La fig. 7 est une élévation latérale du dispositif de maintien du cylindre étireur supérieur suivant la fig. 6.
Pour faciliter l'intelligence de l'invention, dans toutes les figures le cylindre étireur inférieur est toujours désigné par'10, le cylindre étireur supérieur par 11, le sup- port du cylindre supérieur par 90 et le support du cylindre infé- rieur par 92.
A la fig. 1, le cylindre étireur supérieur 11 est guidé et commandé par un cylindre presseur 12 et une pièce fixe, par exemple une surface 13, sur le cylindre étireur infé- rieur 10. 'Cette pièce fixe peut aussi présenter deux parties écartées l'une de l'autre contre lesquelles s'appliquent les tou- rillons du cylindre éti'reur guidé. Tandis que le cylindre étireur supérieur 11 est avantageusement constitué sous forme de cy- lindre plein ou creux, le cylindre presseur 12 est rationnelle- ment supporté dans des paliers à roulement ou glissement. Les deux, serrages de commande produisent, en fonction de l'angle un cheminement périodique plus ou moins important de l'axe du cylindre étireur 11 dans un plan de champ d'étirage 14.
Si l'angle ss, formé entre la ligne reliant les centres des deux cylindres étireurs et l'endroit de contact de la surface 13, est de 90 , l'amplitude de ce mouvement périodique est nulle.
Afin de maintenir aussi faible que possible le frottement de glissement du cylindre .étireur supérieur 11 sur la surface 13, l'angle [alpha] , qui est formé par la branche de la ligne de jonction des centres des deux cylindres étireurs et la branche de la ligne de jonction des centres du cylindre étireur supérieur 11 et du cylindre 12, doit être choisi aussi faible que possi- ble. La lubrification du cylindre étireur et/ou de la surface 13 est avantageusement effectuée par des lubrifiants secs usuels
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pouvant être à base de soufre et molybdène. Les cylindres 11 et 12 et la surface 13 sont avantageusement disposés dans un sup- port commun, par exemple une cage ou un carter, qui s'étend sur au moins un poste de filage, mais de préférence sur deux postes de filage.
La paire de cylindres alimentaires comprenant le cylindre supérieur 18 et le cylindre inférieur 19 est indiquée en traits mixtes. L'étirage s'effectue de façon connue entre les points de serrage de la paire de cylindres alimentaires et de la paire de cylindres étireurs.
Pour, expliquer le fonctionnement des formes de réalisa- tion décrites ci-après, on expose tout d'abord, à l'aide du sché- ma, de la fige ,2; les conditions qui se présentent lorsqu'on utilise un cylindre comme organe de guidage.
Lorsque.deux cercles qui peuvent se toucher, mais ne doivent pas se toucher, tournent autour de points situés à proxi- mité deleurs centres, le centre d'un autre cercle, qui touche constamment les cercles précités, décrit en général des courbes très compliquées ayant un caractère périodique lorsque les rapports des vitesses angulaires avec lesquelles les deux premiers cercles cités tournent uniformément autour de leurs axes peuvent être exprimés par des nombres entiers et ont un caractère apériodique lorsque cela n'est pas le cas. Le cas est particulièrement simple lorsque les vitesses angulaires sont dans le rapport de 1:1.
Le sens de rotation des cercles principaux 20 et 21 représentés à la fig. 2- avec leurs centres 23 et 24 est le même ; en outre, ils ont le même diamètre et la même excentricité so/2, correspondant au rayon des cercles 26 et 27 suivant les- quels tournent les centres 23 et 24 des cercles 20 et 21. Les cercles 26 et 27 ont respectivement les centres 29 et 30.
Le troisième cercle 11, qui est,dans l'exemple repré- senté)plus petit que les deux autres cercles et qui correspond au cylindre étireur supérieur 11, décrit alors avec son centre
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16 la courbe 33 lorsque les excentricités génératrices so/2 des deux cercles sont d'égale grandeur et lorsqu'il y a entre elles un déphasage de 90 . La courbe 33, partant du centra 16 du cercle 11, a son plus grand diamètre en s-,. Comme on le voit, l'action de cette excentricité so/2 sur le mouvement du centre 16 du troisième cercle 11 dans un sens d' étirage dé- terminé est tout à fait limitée, c-est-à-dire que s1 est beau- coup plus petit que so.
Le rapport de sl:so est d'autant plus petit dans l'exemple représenté que s est plus petit et que le rapport a/ (r1 + r2) est plus grand. a désigne la distance entre les centres 29 et 30 des cercles 26 et 27, r1 est le rayon des cercles 20 et 21 et r2 le rayon du cercle 11.
Il est possible d'obtenir une réduction de : sl:so de 1 :20 et plus. il est également intéressant de noter que les excen- tricités génératrices sont de grandeur inégale dans le prés.- exemple; Il se forme de nouveau ici des courbes du genre repré- sente 'lorsque l'angle de déphasage est choisi de façon conve- nable, la direction d'étirage de la courbe allongée 33 étant inclinée par rapport à la direction d'étirage représentée à cet exemple en dépendance des conditions des deux excentricités géné- ratrices. Il est inutile d'entrer dans le détail d'autres possi- bilités offertes par les présentes constructions géométriques et leur comportement cinématique, car on peut travailler d'une manière sûre dans ce domaine par le calcul ou les essais.
Les constatations mentionnées dans ce qui précède per- mettent d'utiliser des dispositifs tels que ceux décrits par exem- ple aux fig. 3 à 5 pour la commande et le guidage d'un cylindre étireur, de préférence du cylindre étireur supérieur. Il est en- core possible, même si cela n'est pas nécessaire en règle générale, de commander et de guider également le second cylindre étireur de la paire à l'aide du dispositif décrit.
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La fig. 3 montre un dispositif avec lequel il est pos- sible de contrôler, en les rendant apériodiques,les mouvements du centre du cylindre étireur supérieur 11 par les deux cylindres de guidage 36, 37.' Les diamètres des cylindres de guidage sont, de préférence, dans un rapport entre eux qui n'est pas un nombre entier. Le cylindre étireur inférieur 10 entraîne le cylindre étireur supérieur 11, qui entraîne de son côté par friction les cylindres de guidage 36 et 37 supportés dans les paliers à rou- lement ou glissement usuels.
Ces deux cylindres- sont supportés par leurs axes fixes dans un prisme 40 servant en même temps de cou- vercle au carter 41 et sont fixés par des ressorts à lames 42 dans ce prisme, de sorte que les cylindres peuvent être retirés lorsqu'on enlève le couvercle. Le cylindre étireur supérieur 11 est monté fou dans la partie .inférieure du carter 41 et l'ouver- ture 43 prévue pour lui dans ce dernier est ménagée si étroite que le cylindre étireur supérieur 11 ne peut pas tomber par cette 'couverture lorsqu'on enlève le carter complet. Le guidage latéral du cylindre étireur peut se faire par les côtés de l'ou- ver.ture ménagée pour eux dans le carter.
On peut aussi prévoir à cet effet des butées spéciales et les cylindres étireurs peuvent présenter des tourillons latéraux tournant dans des guides usuels.
Lorsque le corps du cylindre étireur 11 passe par deux postes de filage, le cylindre étireur peut aussi être empêché au milieu -de se déplacer dans le sens axial par des guides appropriés. Il est avantageux d'empêcher la pénétration de duvet volant dans le carter en le fermant d'une manière étanche à l'endroit de l'ou- verture prévue pour les cylindres étireurs par un joint ou ferme- ture usuel 44, tel que bande de feutre, lame s'appliquant élas- tiquement ou éléments analogues, ces organes de fermeture servant en même temps à maintenir le cylindre étireur propre. Les cylindres de guidage peuvent, aussi être nettoyés continuellement par des éléments s'appliquant contre eux ou aussi par des rouleaux revêtus
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de feutre qui roulent sur eux.
Un dispositif de tension 45 pour une petite courroie 39 avantageusement élastique est encore monté sur le carter 41. Pour le guidage des petites courroies, on peut aussi prévoir des tôles directrices séparées, des pattes de guidage ou organes analogues formés dans le carter ou disposés sur celui-ci ou sur un support 46 de ce dernier. Ce support s'engage dans le prisme 40, c'est-à-dire le couvercle du carter
41. Suivant le dessin, ce support s'engage dans une fente 50 et il est avantageusement maintenu par exemple à l'aide de res- sorts de vis ou objets analogues de sorte que le carter est enlevé lorsqu'on soulève'son support.
Le support du carter peut lui-même être disposé dans des supports usuels du cylindre supérieur et cela par exemple d'une manière pendulaire,de sorte que le cylindre étireur se place constamment parallèle'à l'axe du cylindre infé- rieur. 'Avec cette disposition, la pression de charge peut en même temps être établie à l'aide d'un ressort 47. Le carter peut na- turellement être fixé également de toute manière analogue dans tous autres guides centraux ou bien il peut présenter des tenons latéraux venant se placer dans des chapeaux usuels. De même, la charge peut être assurée de toute manière usuelle dans la cons- truction des métiers à filer.
Suivant la fig. 4, le mouvement du serrage contrôlant le cylindre étireur supérieur 11 est effectué par deux cylindres de guidage 52 et 53, qui sont synchronisés au moyen d'un mécanisme de rignons. Ce mécanisme est constitué par les pignons 55,56 et
57. Dans l'exemple représenté, les cylindres 52 et 53 ont le même diamètre. Si l'on désire par exemple Que le mouvement pério- dique du cylindre étireur dans le plan d'étirage ait des ampli- tudes particulièrement petites, ceci peut être assuré de la façon suivante. Il faut tout d'abord déterminer la grandeur que l'angle doit avoir,ce qui dépend de la construction désirée de l'étireuse.
Selon la grandeur de chaque cas de cet angle, il
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faut fixer le rapport de la grandeur des chocs des deux cylindres de guidage et la valeur du déphasage s'établissant entre eux de façon que l'amplitude s1 prémentionnée soitminimum. En outre, par un choix approprié des diamètres des deux cylindres de gui- dage, on peut régler la vitesse angulaire produisant la périodicité entre de larges limites. Les amplitudes des raies ou incisions périodiques, produites dans le fil ou dans la mèche, sont d'autant plus petites que la vitesse angulaire est plus faible.
En outre, il est encore possible de maintenir cette amplitude particulière- ment petite par un choix convenable de la distance des axes de rotation des deux- cylindres de guidage et son rapport à la somme des rayons d'un cylindre de guidage et du cylindre étireur. Le mécanisme d'engrenage est avantageusement disposé en commun avec les cylindres de guidage dans une cage, un prisme ou un élément analogue commun, de sorte que l'angle de déphasage une fois ,réglé ne peut pas se modifier, par exemple lors de travaux de nettoyage effectués par des manoeuvres ignorants, le groupe de- meurant au contraire une unité constructive ne devant être démonté que par des techniciens avertis.
Il est également possible dans tous les dispositifs' de synchroniser la vitesse angulaire du cylindre étireur avec au moins l'un des cylindres de guidage à l'aide d'organes usuels, tels que pignons ou analogues, mais cela ne présente en règle générale .aucun avantage parce que le cylindre étireur tourne à tout moment autour de son axe géométrique, de sorte qu'il ne peut pas présenter ¯d'excentricités. Une synchronisation de ce genre peut être avan- tageuse s'il faut éviter avec sûreté un glissement du cylindre étireur sur les cylindres de guidage pour des raisons d'usure ou pour d'autres motifs analogues.
De plus, dans tous les dispositifs, tous les cylindres peuvent s'étendre sur un ou plusieurs postes de filage ou bien, comme cela est également possible, on peut ne faire passer que
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les cylindres de guidage sur plus d'un poste de filage, mais, par . contre, ne faire passer le cylindre étireur que sur un seul poste de filage. Toutes les autres combinaisons de ce genre sont égalemenJ possibles.
On peut aussi placer le dispositif de charge prévu. pour le cylindre étireur dans l'intérieur du support, par exemple .d'une cage ou d'un carter recevant les cylindres, puis relier le carter, la cage ou.autre élément fixement au bâti du métier à filer à l'aide d'organes techniques usuels.
La quatrième forme de réalisation du dispositif selon l'invention (fig. 5) représente un dispositif étireur appelé cy- lindre fou s'étendant sur deux postes de filage, les cylindres étireurs étant guidés et commandés chacun par trois rouleaux.
Chaque cylindre étireur supérieur individuel 11 est combiné en une unité constructive avec ses rouleaux de guidage
76 et 77 au moyen d'une cage; d'un support, d'un carter ou élément analogue 78. Les rouleaux de guidage 76 et 77 peuvent présenter un' bourrelet 79 faisant par exemple partie de la bague extérieure d'un roulement à billes. Deux unités constructives de ce genre sont reliées au moyen d'un support, par exemple d'une barre, d'un carter ou élément analogue.80, à un cylindre supérieur s'étendant sur deux postes de filage. Les deux unités constructives, aux- quelles le cylindre étireur 11 appartient, sont de préférence mobiles, comme indiqué, en 81 sur le support 80, de sorte qu'un cylindre libre de ce genre est réglable sur plusieurs divisions de broche.
Les constructions de cylindres supérieurs connues jusqu'à présent ne permettent pas un réglage simple de ce genre sur chaque division quelconque de la broche.
Les constructions de paliers, mentionnées au début, des cylindres étireurs ne pouvaient être mises que difficilement en harmonie avec un diamètre désiré particulièrement petit des cy- lindres étireurs.
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Les figures 6 et 7 représentent un cylindre étireur supé- rieur 11 ayant un diamètre particulièrement petit, dont le mon- tage spécial supprime les inconvénients existant jusqu'ici. Les deux extrémités supérieures sont supportées dans les organes porteurs d'un roulement à rouleaux 86 qui est disposé sur un bras de charge et de guidage 88. Un ressort de charge 89, pre- nant appui contre le support 90, représenté en traits mixtes, du cylindre 'supérieur, exerce sa pression sur une entretoise 91 des deux roulements, de sorte que le cylindre étireur supérieur
11 est pressé contre le cylindre étireur inférieur 10.
Le cylindre étireur inférieur 10 présente des décolle- tages 85 dans lesquels s'engagent les bagues extérieures des roulements 86 qui ne touchenttoutefois pas le fond de ces dé- colletages. Le chemin de roulement des rouleaux se trouve dans le prolongeaient de la surface de l'enveloppe du cylindre étireur supérieur 11 ou le diamètre du cylindre peut aussi être plus grand- que celui du tourillon, pari exemple du fait que le cylindre est muni d'un revêtement. Un revêtement élastique peut être appli- qué, mais on utilise avantageusement pour le guidage de la mèche de petites courroies, non représentées, qui sont guidées suivant un large arc autour du corps 11 du cylindre. A la place de pa- liers à rouleaux, on peut aussi.utiliser d'autres sortes usuelles de paliers ou roulements.
Diverses modifications peuvent d'ailleurs être apportées aux formes de réalisation représentées et décrites, à titre d'exem- ples non limitatifs, sans sorir du cadre de l'invention.