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La présente invention se rapporte aux appareils pour la filature, le retordage ou le câblage,'ou génériquement le retordage des'matières textiles où la matière textile passe d'un dispositif d'alimentation ou de guidage par un dispositif qui amène la matière ainsi alimentée en une orbite autour d'un support d'enroulement qui s'écarte axialement du dispositif d'alimentation ou de guidage.
L'invention constitue un perfectionnement ou une variante de celle faisant l'objet du brevet principal n 546.769 et de son perfection- nement n 557.836 et a pour but de procurer une construction .avan- tageuse d'un métier à retordre dans lequel chaque cellule à broche comporte un moteur électrique individuel qui lui est incorporé et qui sert à faire tourner le support d'enroulement de cette broche, et peut coopérer avec un support d'enroulement extensible qui s'écarte axialement du dispositif d'alimentation et qui, pendant
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ce mouvement, s'allonge dans -un sens opposé à celui du mouvement.
Suivant la présente invention, un métier à retordre com- porte plusieurs cellules de retordage qui comportent chacune un dispositif d'alimentation, une broche creuse qui peut recevoir coaxialement à une de ses extrémités l'organe extérieur d'un support d'enroulement extensible comportant un organe intéri'eur et un organe extérieur coaxiaux, se logeant l'un dans l'autre, un plongeur axia- lement mobile pénétrant dans l'alésage de la broche creuse et monté pour entrer en contact avec l'organe intérieur du support d'enroule- ment extensible, un moteur électriaue dont le rotor est coaxial à la broche et est relié à cette dernière de manière à la faire tourner, un dispositif pour écarter axialement les différentes broches creuses de leur dispositif d'alimentation d'une distance pré-déter- minée,
et un dispositif agissant pendant ce mouvement de retrait pour écarter axialement les plongeurs de leurs dispositifs d'alimen- tation d'une distance moindre, de sorte que les supports d'enroule- ment soient allongés pendant le mouvement de retrait des broches.
Dans une construction préférée, le plongeur de chaque cel- lule est fixé coaxialement au rotor du moteur électrique et est cla- veté, de manière à pouvoir coulisser, à la broche creuse, les stator'' des moteurs électriques étant montés sur une barre commune qui peut être rapprochée et écartée du dispositif d'alimentation.
Cependant, les broches creuses peuvent être fixées directement coaxialement aux arbres des moteurs, qui dans ce cas sont creuses de manière que les plongeurs puissent les traverser.
Dans des métiers à retordre du type à cloches, pour assu- rer la constitution satisfaisante d'un enroulement à la matière sur le support d'enroulement, la broche est habituellement animée d'un mouvement de va-et-vient qui la rapproche et l'écarte du dispositif d'alimentation, mouvement qui vient se greffer sur son mouvement de retrait. Pour éviter une usure exagérée des plongeurs due à leur mouvement de va-et-vient continu par rapport à la broche et aux supports d'enroulement, on imprime également de préférence un mouvement de va-et-vient correspondant aux plongeurs qui s'ajou-
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te à leur mouvement de retrait qui sert à allonger les. supports d'enroulement.
Pour que l'invention soit mieux comprise, deux formes d'exécution préférées sont représentées schématiquement dans les dessins annexés, dans lesquels:
La fig. 1 est une coupe verticale d'une des cellules à broche d'un métier à filer à anneaux ; la fig. 2 est une coupe verticale d'une des cellules à broche d'un métier à filer à cloches; et, la fig. 3 est une vue schématique montrant deux cellules à broche pour la filature à cbches avec leurs moteurs électriques individuels, ainsi qu'un mécanisme servant à déplacer les barres sur lesquelles sont montés les broches et leurs moteurs électriques d'entraînement pour constituer les enroulements.
Sur la fig. 1 des dessins, chaque cellule à broche suivant la présente invention comporte une broche creuse 1 tourillonnée sur la barre à broches habituelle 2 d'un métier du type à anneau qui comporte l'anneau classique et des curseurs non représentés, associée aux différentes cellules à broche. La broche 1 comporte une buselu- .re saillante 3 qui forme un épaulement 4 sur lequel peut reposer l'organe extérieur 6 d'un support d'enroulement extensible comportant un organe tubulaire intérieur 5 coaxial à un organe tubulaire exté- rieur 6 et logé dans ce dernier,'la buselure 3 pénétrant dans l'alésage de l'organe extérieur 6.
Des dispositifs habituels sont prévus pour écarter la barre à broches 2 des rouleaux alimentaires non représentés, qui sont habituellement placés au-dessus de chaque cellule. Une forme préférée d'un tel dispositif sera décrite avec référence à la fig. 3.
Le stator 7 d'un petit moteur électrique 26 est monté coaxialement à la broche 1 de chaque cellule, sur une barre 8 qui est placée sous la barre à broches 2, et qui peut être écartée et rapprochée des rouleaux alimentaires. Ces stators sont de préférence montés sur la barre mobile 8 au moyen de sièges sphériques coaxiaux 9 qui peuvent être élastiauement supportés par des pièces de mon-
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tage élastiques habituelles 10, de manière à faciliter l'alignement des axes de moteurs et des axes de broches. Les rotors 11 des mo- teurs sont de préférence supportés dans les stators 7 par des roulements à rouleaux simples 12 placés aux extrémités inférieures des bottiers des stators.
Les plongeurs 13 qui peuvent être tu- bulaires, sont reliés de façon positive aux arbres des rotors 14 des moteurs, par exemple au moyen de cônes mâles sur les plongeurs qui s'emboitent dans des c8nes femelles des arbres des rotors, ou comme représenté, par des manchons 15 et des vis 16. Les plon- geurs 13 pénètrent dans les broches creuses 1, et y sont clavetés, de manière à pouvoir'coulisser au moyen de boutonnières 17 et des vis 18. Les plongeurs 13 comportent des parties d'extrémité 20 qui dépassent les broches et qui portent des bagues 21 ajustées dans les alésages des organes intérieurs 5 des supports d'enroulement extensibles. Les bagues inférieures 21 comportent des brides 19 sur lesquelles reposent les organes intérieurs. 6 des supports d'enrou- lement.
La barre de moteur 8 peut être amenée vers les rouleaux alimentaires et vers la barre à broches 2, par gravité ou au moyen 'de ressorts, non représentés, et peut alors être agencée pour être écartée avec la barre à broches 21 lorsque cette dernière a été écartée d'une distance presque égale à la longueur des organes exté- rieurs des supports d'enroulement à partir de sa position la plus proche du dispositif d'alimentation. Par exemple, des butées fixées respectivement à la barre à broches et à la barre mobile peuvent s'at taquer l'une l'autre pour obliger cette dernière à déder à la résis- tance et à se déplacer comme décrit dans le brevet principal 546.769.
Les anneaux habituels et les curseurs peuvent être portés . par une autre barre, non représentée, qui est animée d'un mouvement de va-et-vient axial de façon normale, pour assurer un enroulement approprié de la matière retordue sur le support d'enroulement.
Lorsque ce principe est appliqué à des métiers à retordre à cloches, comme représenté sur la fig. 2, les arbres 22 desrotors
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11 des moteurs électriques et des plongeurs 13 sont creux, et des broches passives 23 montées sur une barre'fixe 24 passent dans les arbres des rotors 22 et dans les plongeurs creux 13 pour supporter les cloches 24, des roulements auto-lubrifiants 25 étant de préférence prévus entre les broches passives 23 et les plongeurs creux 13. Comme normalement dans le retordage à cloches,pour assurer un enroulement approprié de la matière retordue sur les sup- ports d'enroulement, un mouvement de va-et-vient par rapport aux rouleaux alimentaires vient de préférence se greffer sur le mouve-. ment de retrait de la barre à broches 2.
Pour éliminer le mouvement de va-et-vient relatif.continu des plongeurs et des broches ainsi que des organes 5 et 6 du support d'enroulement extensible avant que l'allongement ne soit achevé, la barre du moteur 8 est de préférence également animée d'un mouvement de va-et-vient de,façon que les plongeurs 13 et les organes intérieurs 5 suivent les'broches, et les organes extérieurs 6 des supports d'enroulement. A cette fin, la machine peut comporter le mécanisme montré sur la fig. 3.
Sur la fig. 3,'.un moteur électrique 26 entraîne un arbre secondaire 29 par l'intermédiaire de poulies et de courroies 27 ainsi que d'un réducteur de vitesse 28. L'arbre secondaire 29 entraîne à son tour un second arbre secondaire 31 par l'intermédiaire de pignons et d'une chaîne 30 ainsi que d'un embrayage 32 qui peut être embrayé ou débrayé à volonté. L'arbre secondaire 31 commande les barres 2 et 8 d'un côté du métier à deux faces habituel.
Un second embrayage et un second arbre secondaire, non représentés sont prévus pour'commander les barres'2 et 8 de l'autre côté du mé- tier. L'arbre secondaire 31 entraîne un autre arbre secondaire 32 par l'intermédiaire d'un train d'engrenages 33. L'arbre secondaire 32 est accouplé nar une chaîne.34 à l'arbre d'entraînement 35 des rouleaux d'étirage avant 36 qui font partie du dispositif d'alimen- tation, L'arbre 35 est accouplé par l'intermédiaire d'un train d'engranages, représenté dans son ensemble en 38, à 1.'arbre d'entraînement 39 des rouleaux arrière 40 . Les rouleaux avant
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et arrière sont ainsi forcés à' tourner pour étirer et amener la matière aux oeillets alimentaires 41.
L'arbre secondaire 32 est également accouplé par des pi- gnons appropriés et par une chaîne'42 à un arbre secondaire 43 qui à son tour est accouplé par l'intermédiaire d'un train d'engrenages
44 à un arbre portant une vis 'sans fin 45. La vis sans fin 45 attaque une roue hélicoïdale 46 qui fait tourner une came en forme de coeur 47 et une vis sans fin qui attaque une roue hélicoïdale 48 pour entraîner ainsi l'arbre 49 par l'intermédiaire d'un train d'engrenage représenté dans son ensemble en 50. L'arbre
49 est monté à cannelures sur son pignon d'entraînement de manière 'à pouvoir être animé d'un mouvement axial de va-et-vient et d'un mouvement de rotation.
Une vis sans fin 51 est clavetée sur l'arbre 49 et attaque une roue hélicoïdale qui est clavetée sur un pignon à cha2'ne 52 et sur une came 53. Une chaîne 54 s'enroule sur le pignon à chaîne 52 et passe sur un pignon fou 55 et autour d'un pignon 56, l'extrémité de cette chaîne étant reliée à un ressort ou à un contrepoids de manière à être maintenue sous tension Un pignon 57 est claveté-au pignon 56 et attaque une chaîne qui est reliée à une tige 59 qui traverse la machine longitudinalema* et qui est déplacée longitudinalement par la chaîne 58. Une bande ou chaîne 60 est reliée à la tige 59 et passe sur un pignon fou 62, son extrémité étant fixée à la barre à broches 2.
Ainsi, lorsque le moteur 26 fonctionne et que l'embrayage 32 est embrayé, les pignons 56 et 57 tournent lentement et continuellement dans le sens des aiguilles d'une montre comme le montre la fig. 3, pour abaisser la barre à broches 2.
Pour assurer le mouvement de va-et-vient de la barre 2, un levier pivotant 63 coopère avec la came en forme de coeur 47 qui le fait osciller lorsqu'elle tourne. L'arbre portant le pignon à chaîne 52 et la came 53 est monté sur un chariot 64 qui peut coulisser sur ]?arbre 49 grâce à. un manchon 65 et .qu'une clavette 66 empêche de tourner. Un levier 67 pivote en 68 sur un support fixe 69 et-porte un galet 70, qui est réglable sur ce levier.
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Le galet 70 roule sur le levier 63. Le levier 67 est relié au cha- riot 64 par une articulation 71. La came en forme de coeur 47 impri- me, en tournant un mouvement de va-et-vient au chariot 64, qui est transmis à la périphérie de la roue hélicotdale attaquée axialement par la vis sans fin 51 et imprime ainsi à la roue hélicoïdale ainsi qu'au pignon 52 et 13, 'la came 53 un mouvement oscillant qui vient se greffer sur la rotation unilatérale provenant de la rota- tion de l'arbre 49. Par conséquent, la barre 2 est non seulement abaissée, pour autant que le moteur 26 tourne et que l'embrayage 32 soit embrayé, mais subit également un mouvement oscillatoire pour assurer l'enroulement croisé désiré de la matière.
Il faut, suivant l'invention qu'après l'abaissement de la barre 2 par le tronçon du tube extérieur 6 du support d'enroulement (voir figs. 1 et 2) que la barre 8, qui jusqu'à présent n'a pas été abaissée, soit animée d'un mouvement descendant et oscillatoire semblable à celui de la barre 2. A cette fin, un levier 72, pivotant en 73 sur le chariot 64, comporte un galet coopérant avec la came 53. Ce levier actionne une tige 75 qui traverse la machine longitu- dinalQment et qui est reliée à la barre 8 au moyen de bandes ou d'une chaîne 76.
La came 53 a une forme telle que le levier 72 ne tourne pas avant que la barre 2 ne se soit abaissée au point où l'enroulement est arrivé près du dessus du tube extérieur 6 du support d'enrou- 1(-ment, c'est-à-dire, dans le cas de la fig. 2, au point où l'extré- mité supérieure du tube extérieur 6 du support d'enroulement a pres- que atteint le niveau du bord de la cloche. Pendant que la barre 2 s'abaisse de cette façon, la barre 8 reste pratiquement sta- tionnaire (tout en étant animée d'un mouvement de va-et-vient provenant du mouvement oscillatoire imprimé au levier 72 par le mouvement de va-et-vient du chariot 64), et'le tube intérieur 5 du support d'enroulement dépasse l'extrémité du tube extérieur 6 du support d'enroulement.
Ensuite, le levier 72 tourne autour de son pivot 73 sous l'action de la came 53 et la barre 8 s'abaisse et oscille avec la barre 2. Ainsi, dans le cas de la fig. 2,
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la matière provenant du bord 35 de la cloche s'enroule pendànt cette dernière partie de toute l'opération sur le tube intérieur
5 du support d'enroulement. On remplit ainsi successivement les deux tubes du support d'enroulement.
Le moteur électrique 26a peut être un moteur classique à courant alternatif triphasé dont les enroulements sont reliés à la sortie du dispositif changeur de fréquence réglable à la main 78. Les moteurs électriques individuels 26 incorporés dans les cellules à broche peuvent être des moteurs triphasés à induction dont les enroulements des stators 7 sont reliés à la sor- tie du changeur de fréquence 78, dont le réglage permet de modifier à volonté la vitesse de travail des broches. Tout réglage du changeur de fréquence change la vitesse du moteur 26a et les vitesses des broches en proportion .
Le changeur de fréduence 78 peut être tel qu'il change la fréquence de 50 cycles par seconde en différentes fréquences atteignant 150 cycles par seconde ou plus, de sorte que les vitesse9 de chaque moteur de broche 26 peuvent être changées à partir de 3.000 jusque 9.000 tours' par minute ou plus, à volonté. De plus, chaque moteur de broche 25 peut être pourvu d'un fréin individuel qui peut être du type mécanique, mais qui est de préférence commandé par le courant électrique fourni au moteur de la broche.
Certaines formes de réalisation de la présente invention ont été décrites, avec référence aux dessins annexés, à titre d'exem-' ple des modifications pouvant y être apportées sans sortir du cadre de l'invention.