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La présente invention est relative au traitement de la volaille habillée à l'aide de ' compositions antibiotiques en vue de prolonger sa durée d'exposition c'est-à-dire la durée pendant laouelle elle peut être offerte en vente. Le terme "volaille", tel qu'il est utilisé dans le présent mémoi- re, désigne la chair de tous les oiseaux comestibles, tels que poulets, dindons, canards, oies et maints autres volatiles pour lesquels le problème de la conservation de la chair après l'égorgement ou l'abattage est important .
Il est d'usage dans l'industrie de la volaille de refroidir la volaille fraîchement tuée dans un bain d'eau et de glace pendant des périodes allant de 1/2 à 4 heures,. dans le but de réduire la température de la volaille et de réduire à un minimum la croissance bactérienne subséquente. La volai!-* 'le refroidie est alors retirée du bain glac.é, emballée par d procédés conventionnels et distribuée.
A moins que la volail le soit congelée, ce qui peut n'être pas économique ou impra- ticable pour d'autres raisons, une décomposition, se produit très rapidement et la viande devient vite inconsommable. courte
Cette /durée d'exposition a constitué un handicap très sérieux pour l'industrie de la volaille et a nécessité de nombreux petits abattoirs, oui ne sont à même de desservir qu'une région relativement peu étendue . Ces petites instal- lations manquent souvent d'efficience et d'hygiène. Par ail- leurs, ces installations sont extrêmement difficiles à con- trôler par les autorités mmitaires, en raison de leur nombre.
Un perfectionnement dans le traitement de la volaille fraîche est évidemment souhaitable .
Tarr et ses collaborateurs ont employé des antibioti- ques pour la conservation de poisson et Deatherage et ses
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collaborateurs ont utilisé des antibiotiques pour la conser- vation de boeuf. Kohler et ses collaborateurs ont montré dans FOOD TECHNOLOGY, vol.Ô, mai 1954, page 19 que la chlortétra- cycline permet d'accroître la durée d'exposition de la vo- laille jusqu'à 7 à 14 jours, lorsqu'on trempe des poulets tués dans de l'eau contenant 3 à 30 parties par million de chlortétracycline et qu'on les stocke ensuite à 40 F.
La.présente invention est basée sur cette découverte et a trait à des perfectionnements du procédé, grâce auxquels des résultats supérieurs même à ceux décrits dans l'article de FOOD TECHNOLOGY sont obtenus . L'emploi de la composition suivant la présente invention permet d'augmenter la durée d'exposition ou de stockage de la volaille jusqu'à au moins 21 jours .
Il a été constaté à présent que, lorsque des anti- biotiques du type tétracycline ou leurs sels métalliques et acides sont dissous dans dé l'eau de ville en concentrations comprises entre environ 1000 et 10.000 p.p.m (parties par million) et sont maintenus à une température voisine de celle des poulaillers (90 F) ou à température ambiante (70 F), une écume se forme pendant 1' opération de dissolution, tandis qu'un trouble et une précipitation se produisent lorsqu'on laisse la solution au repos. Il a également été observé que ni la formation d'écume ou de mousse, ni l'apparition d'un trouble, ni la formation d'un précipité ne se produisent dans de l'eau désionisée.
La ou lesfraisons de ces trois phénomènes ne sont pas entièrement élucidées. Il se peut qu'ils soient dus à une certaine décomposition de l'antibiotique. Ou bien, il se peut qu'il se forme une forme insoluble de l'antibioti- que dans l'eau de ville .quelle que soit la cause de ces phé-
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nomënes, ceux-ci entraînent une perte d'antibiotique soluble
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disponible* L'utilisation de la pleine mesure de l' antibioti- que vendue au consommateur, en minimisant les pertes de ma- nipulation de cette nature, est d'importance primordiale, à cause du coût élevé de l'antibiotique;
par ailleurs, il est très souhaitable d'assurer la puissance de la solution recom- mandée au consommateur .
La présente invention a pour but de remédier aux
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difficultés et inconvénients susindiquês. Conformément à l'invention , on prévoit pour le traitement de la volaille habillée en vue de prolonger sa durée d'exposition une composition antibiotique comprenant un mélange d'un ou plu-
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sieurs anti..-biotioues solubles dans l'eau, choisis dans le groupe constitué par la chlortétracycline, la tétracycline, l'oxytétracycline et leurs sels métalliques et acides, et un ou plusieurs acides non toxiques, solides et solubles dans l'eau.
Grâce à l'emploi de ces acides solides, non toxiques ..et solubles dans l'eau conjointement avec l'antibiotique , il
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ne se forme ni écume, ni t-rouble' ni, précipitation Ceci est vrai à la concentration de 1.000 p. p m de 1' antibiotique et à la concentration de 10.000 p.p.m, de même qu'à une concen-
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tration intermédiaire, telle que 5000 p. p.
m Il est à noter que la valeur la plus élevée mentionnée ci.-es5us approche de la limite de solubilité du chlorhydrate de chlortétracy- cline dans de l'eau dés Ionisée Même à cette concentration, avec l'acide ajouté, il ne s'est formé ni écume, ni trouble
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ni précipitation, même après repos oeudaut 16 heures dans de l'eau dure ou eau d.e ville -
Il est raisonnablement certain que ce phénomène n'est
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pas attribuable à 7.tef.iet du pH do l'acide.
Ceci ressort des
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tableaux donnés plus loin qui indiquent lesrésultats dési- rables obtenus avec de l'eau désionisée ne contenant pas d'acide, dont les gammes de pH étaient similaires à celles des solutions d'eau de ville ne contenant pas d'acide* Il est également à noter que dans les tableaux en question les gammes de pH des solutions d'antibiotique sans acide citri- que étaient très proches de celles contenant de l'acide citrique ; dans certains cas, les différences entre les va- leurs de pH avec ou sans acide citrique ne sont même pas statistiquement significatives . On pourrait supposer que l'antibiotique précipite sous l'orme de base. libre.
Toutefois cette hypothèse est réfutée par lestableaux donnés plus loin, qui montrent que la précipitation, la formation d'écu- me ou de mousse, etc.. se produisent aux températures plus élevées ( 70 F et 90 F) auxquelles la base libre est très soluble . Par ailleurs, cette hypothèse est encore réfutée d'une manière plus frappante, lorsqu'on considère qu'il ne se produit ni trouble, ni précipitation, ni formation d'écu- .me à la température inférieure (40 F) à laquelle on pourrait s'attendre à ce que la base libre quitte la solution. Pour ces raisons, on voit qu'il est très inattendu que l'acide empêche cette perte indésirable de l'antibiotique en solu- tion.
L'antibiotique utilisé conformément à la présente invention peut être l'un quelconque des antibiotiques tétra- cycliuiques ou de leurs dérivés, tels que la chlortétracy- cline, la tétracycline ou l'oxytetracycline. Ces antibioti- ques peuvent être présents sous forme de base libre ou d'un quelconque de leurs sels métalliques ou acides non toxiques et solubles .Le chlorhydrate d'un quelconque de ces anti- biotiques présente un intérêt particulier, car cette forme constitue la forme commerciale la plus facilement obtenable.
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D'autres sels aciaes, tels que le sulfate, présentent égale- ment de l'intérêt. Comme exemple des sels métalliques, on peut citer les sels de sodium et de potassium. D'autres déri- vés se sont également révélés utilisables . Les antibiotiques en question forment des complexes avec l'aluminium (voir à cet égard les brevets U.S.A. n 2.640.842 et 2.736.725).
Les complexes mentionnés .lans l'un et l'autre de ces brevets
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peuvent être utilisés dans la présenteinvention. Tel est.le cas par exemple, du complexe ciilortc:tracycline-citrate d'alu- minium, du complexe chlortétracycline-gluconate d'aluminium, etc...:. La chlo=tétracycline'est .l'antibiotique de choix, parce qu'elle a la propriété d'être détruite, lorsque la vo- laille est cuite; le chlorhydrate est sa. forme préférée,
EMI5.2
fkarce qu'elle est facile à obtenir dans le commerce .
L'acide à utiliser peut être l'un quelconque des acides solides, non toxiques et solubles dans l'eau. Comme , exemples de, ces acides, on'peut citer les acides citrique, gluconique, tartrique, lactobionique, malique, ascorbique et -itaconique .
' Les proportions de l'acide par rapport' à l'antibio- tique peuvent v;.rier de 1 à 3 partiesen poids de l'acide pour
1 partie en poids de l'antibioticue . La composition suivant
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la présente invention est initialement prül'()l"(e sous forme d'un mélange sec contenant, de :)l-:f n"u\e, 1.'arzi;¯I.otir.ue' l'a- cide, une trace d'un aent tetxs.i.oaotâ.f non toxique et inerte et, pour le reste, un diluant sa lubie diiio l'eau, non toxique et inerte .
L'agent mouillant ou t;ezx; .i.o-m 1r7..f. peut ùtrc l'un quelconque des agents s rnoui 1.7.r.rtitu ct Í.1J;)olÜb1.c':j . Far exemple, il peut s'agir d'un ester d'acide gras tCilDj,o-nc1.iif non ionioue de Polyglycols supérieurs , t el que le rrtattool.ate do dipropylcnc glycol, vendu sous l'appellation de Nonisol par la 1\.11'088
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Chemical Company, Providence, Rhode Island.
Cet agent mouillant peut aussi être un des "Pluronics" vendus par Wyandotte Chemical Company. "Les Pluronics " ont la formule de structure suivante:
HO (C2h4O)x(C3H6O)y(C2H4O)xH dans laquelle x=3,4 à 18,5 et y= 2,6 à 24,8 .Un autre exemple d'agents mouillants non toxiques que l'on trouve dans le commerce est constitué par les "Tweens" fabriqués par Atlas Powder Company. En fait, le Tween 80 est l'agent mouillant prêtera dans la présente invention ; il est consti- tué par le polyoxyéthylène monooléate de sorbitan. Le diluant peut être n'importe quel diluant inerte, non toxique et/solu- ble dans l'eau. Du sucre et du chlorure de sodium ont été essayés et se sont révélés satisfaisants, le chlorure de so- dium étant préféré.
D'autres agents tensio-actifs et diluants équivalents apparaîtront aux spécialistes . La composition préférée, cornue indiqué plus haut , contient un de ces agents tensio-actifs et un de ces diluants . Toutefois, ni le diluant, ni l'agent tensio-actif n'est essentiel.
En nourcents en poids, la composition suivant la présente invention doit contenir 3 à 30% de l'antibiotique, environ 3 à 30% de l'acide, environ 1% de l'agent tensio-actif, et pour le reste le diluant. La composition proférée est- celle contenant environ 10% de chlortétracyeline , 10% d'acide citri- que, 1% de Tween 80 (polyoxyéthylène monooléate de sorbitan) et 79% de chlorure de sodium (tous ces pourcentages étant en poids).
Dans la pratique commerciale, la composition sèche dédrite plus haut est diluée à l'eau, de manière à produire une solution de stockage contenant environ 1000 p.p.m de l'antibiotique. Cette concentration de l'antibiotique dans la dite solution peut s'élever jusqu'à 10.000 p.p.m ou être large-
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ment inférieure, par exemple, de 500 p.p.m. Toutefois, la concentration de 1000 p. p. m est préférée, parce que si l'on descend en dessous de '100 p.p.m, le volume de liquide devient excessivement grand et difficile à manipuler. Par contre, si l'on va jusqu'à l'autre concentration extrême, à savoir celle de 10.000 p.p.m, l'antibiotique sera difficilement soluble dans l'eau .
La concentration recommandée de l'antibiotique dans la solution, dans laquelle sera finalement plongée la volaille peut être comprise entre '3 ppm et environ 30 p.p.m. La concen- tration préférée de 'l'antibiotique est d'environ 10 p.p.m. Le procédé de préparation de la solution dans laquelle la volail- le doit être plongée, consiste simplement à mélanger unequan- tité suffisante de la solution de stockage dans de l'eau, de manière à former une solution contenant appeoximativement 10 p. p. m de l'antibiotique.
En appliquant de procédé, on pro- duira une solution de trempage de volaille contenant dans de l'eau environ 10 p. p. m de l'antibiotique, environ 10 p. p. m d'acide citrique, environ 1 p. p. m d'agent tensio-actif non toxique et environ 79 p.p.m de diluant inerte, non toxique et soluble dans l'eau. Ceci constitue la composition préférée de la. solution de trempage . Les diverses quantités des di- vers constituants peuvent cependant varier .
La quantité d'antibiotique ne doit pas excéder environ 30 p.p.m, car des quantités supérieures à 30 p.p.m ne sont pas toujours éliminées par cuisson .A l'autre extrême, desquantités inférieures à 3 ppm. ne se sont pas avérées suffisamment efficaces pour la concervation de la volaille . Le coût de l'antibiotique et des autres constituants est évidemment un facteur majeur pour déterminer quelles quantités doivent être utilisées dans la. solution de tranpage. Des lors, environ 3 à 90 p.p.m d'acide citrique, environ 0,3 à 3 p.p.m d'agent unnsio-acbif et envi-
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ron 60 à 240 p.p.m de diluant inerte et hydrosoluble sont recommandas .
Pour le trempage, de la volaille fraîchement tuée. est immergée , après avoir été nettoyée de la manière habi- tuelle, dans un bain d'eau glacée contenant la solution;de trempage susdécrite. Après refroidissement de la pièce de volaille, celle-ci est retirée du bain d'antibiotique et em- ballée par leméthodes habituelles, après quoi elle peut être livrée au marché de la consommation .
La volaille. doit rester dans la solution de trempage pendant au moins 1/2 heure. Au cours de cette période, une quantité suffisante de l'antibiotique est absorbée par -la chair de la volaille pour assurer une protection adéquate.
Une période de trempage plus longue, pouvant aller jusqu'à plusieurs heures, est plus souhaitable, car une quantité plus grande d'antibiotique sera alors absorbée ; une période de deux heures est préférée* La volaille ne doit pas être lavée après .le trempage, parce que c'est l'antibiotique présent en surface qui retarde la croissance bactérienne. L'emballage individuel de la volaille à l'endroit même du traitement, tendt: nossible à présent par la durée d'exposition plus lon- gue, grâce au procédé de trempage dans un bain d'antibiotique, est une sécurité supplémentaire contre l'enlèvement de l'anti- biotique de la surface et contre la contamination bactérienne de la volaille pendant sa manipulation jusqu'au consommateur.
Pour illustrer les avantages de la présente invention on donnera un certain nombre de tableaux faisant ressortir l'efficacité des procédés décrits et revendiqués. Quantitative. ment, lesrésultats sont exprimés en nombre de microorganismes par ce de solution et sont déterminés de la manière suivante; chaque poulet pesant environ 2 1/4 livres est soigneusement immergé dans 1 litre d'eau distillée stérile pendant 5 minutes
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après quoi le poulet est encore trempé 10 fois de plus, puis admis à s'égoutter et jeté... L'eau de rinçage contient
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alors la majeure partie des :ticrooranismes de surface se trouvant sur le volatile.
Selon le degré de souillure, des dilutions des eaux de rinçage dans de l'eau distillée sté- rile sont effectuées et 1 cc de chaque dilution désirée est a- jouté à des tubes à essai de gélose nutritive. Les tubes sont alors versés dans' des boites de Pétri stériles; lorsque leur.contenu est dur, les boites sont renversées et stockées à température ambiante (24 C) pendrait 48 heures, après quoi les colonies individuelles sont comptées* Le tableau 'suivant, illustre les résultats des essais susdécrits .
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rl'./ú3l.J!,1\''U I,- Ef2ic&cit du trempage volaille r-la,,is u,,i bain ' de ctal¯etvé::
c:,rc7.itle 2)Ol.l.r ha conservation de' la volaille.-
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Durée de stockage L:hlortftracycline:t. kicroorga- Aprécia- volaille en jours dans solution de uismes par tion de dans glace (3 C ) trempage (p. p. in) ce (en mil'- goût par
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Î Présente sous forme de chlorhydrate de chlortétracycLi.n'j.
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Les modes opératoires suivants ont été appliqués' pour illustrer les propriétés physiques des combinaisons d'antibiotique et d'acide : (1) on a préparé des solutions contenant 10.000 ppm, 5.000 ppm et 1000 ppm de chlorhydrate de chlortétracycline dans de l'eau déminéralisée. (2) On a préparé des 'solutions de mêmes concentrations dans de l'eau de ville du Pearl River. (3) On a préparé des solutions de mêmes concentrations dans de l'eau dure contenant environ 200 mgr de CaCl et 500 mgr de KgSO4 par litre.
Des parties aliquotes de chacune des solutions susindiquées ont été sto- ckées à 40 F , 70 F et 90 F. Une autre série de solutions a été préparée de la même manière que plus haut en (1),(2) et (3), si ce n'est qu'à chaque flacon on a ajouté une quanti- té d'acide citrique égale à la quantité de chlortétracycline.
Les résultats de ces essais sont illustrés dans les tableaux suivants.
TABLEAU II . -
OBSERVATIONS PHYSIQUES.-
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<tb> Formation <SEP> d'écume.-
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<tb> 1.- <SEP> Eau <SEP> désionisée <SEP> 10.000 <SEP> ppm
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<tb> 2.- <SEP> Eau <SEP> de <SEP> ville <SEP> 10. <SEP> 000 <SEP> ppm <SEP> +
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<tb>
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<tb> 3.- <SEP> Eau <SEP> dure <SEP> 10.000 <SEP> ppm <SEP> +
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<tb> 4.- <SEP> Eau <SEP> désionisée <SEP> 5. <SEP> 000 <SEP> ppm
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<tb> 5.- <SEP> Eau <SEP> de <SEP> ville <SEP> 5 <SEP> . <SEP> 000 <SEP> ppm <SEP> +
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<tb> 6. <SEP> - <SEP> Eau <SEP> dure <SEP> 5.000 <SEP> ppm <SEP> +
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<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 7. <SEP> - <SEP> Eau <SEP> désionisée <SEP> 1.000 <SEP> ppm
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<tb>
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<tb> 8.- <SEP> Eau <SEP> de <SEP> ville <SEP> 1.
<SEP> 000 <SEP> ppm <SEP> +
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<tb>
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<tb> 9.- <SEP> Eau <SEP> dure <SEP> 1.000 <SEP> ppm <SEP> +
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<tb>
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<tb> 10. <SEP> - <SEP> Eau <SEP> désionisée <SEP> 10.000 <SEP> ppm <SEP> + <SEP> citrique <SEP> - <SEP>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 11.- <SEP> Eau <SEP> de <SEP> ville <SEP> 10.000 <SEP> ppm <SEP> + <SEP> citrique <SEP> -
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<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 12.- <SEP> Eau <SEP> dure <SEP> 10.000 <SEP> ppm <SEP> + <SEP> citrique <SEP> -
<tb>
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TABLEAU II (Suite) OBSERVATIONS PHYSIQUES.-
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<tb> Formation <SEP> d'écume
<tb>
<tb> 13. <SEP> - <SEP> Eau <SEP> désionisée <SEP> 5.
<SEP> 000 <SEP> ppm <SEP> + <SEP> citrique
<tb>
<tb> 14.- <SEP> Eau <SEP> de <SEP> ville <SEP> 5.000 <SEP> ppm <SEP> + <SEP> citrique
<tb>
<tb> 15.- <SEP> Eau <SEP> dure <SEP> 5.000 <SEP> ppm <SEP> + <SEP> citrique
<tb>
<tb> 16.- <SEP> Eau <SEP> désionisée <SEP> 1.000 <SEP> ppm <SEP> + <SEP> citrique
<tb>
<tb> 17.- <SEP> Eau <SEP> de <SEP> ville <SEP> 1.000 <SEP> ppm <SEP> citrique
<tb>
<tb> 18.- <SEP> Eau <SEP> dure <SEP> 1. <SEP> 000 <SEP> ppm <SEP> + <SEP> citrique
<tb>
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Le symbole TI - " indique qu'il n'y a pas for-ation d'écume;
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<tb> le <SEP> symbole <SEP> " <SEP> + <SEP> " <SEP> indique <SEP> qu'il <SEP> y <SEP> a <SEP> formation <SEP> d'écume.
<tb>
TABLEAU III.-
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PRECIPITE ET/OU TROUBLE PAR N.r:-1'OS JUSQU'AU II\T3.31t.:AIII (15 heures)
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<tb> Eau <SEP> désio- <SEP> Sans <SEP> acide <SEP> citrique
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<tb>
<tb>
<tb> nisée. <SEP> Eau <SEP> de <SEP> Eau <SEP> dure <SEP> pH
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> ville
<tb>
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<tb>
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<tb> 1. <SEP> 10.000ppm40 F <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 2,7
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2. 10<OOOpprfi70 F' - + + 2,6 10.000 ppm 90 F - + + 2y8 4. 5.0.00 ppm 40 F - - 2,8 5. 5.000ppm70 F - + .+ 2)8 o. 5.0ûOppm90 F - + + 2,9
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<tb> 7. <SEP> 1.000 <SEP> ppm <SEP> 40 F <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 5,1 <SEP>
<tb>
<tb> 8. <SEP> 1. <SEP> 000 <SEP> ppm70 F <SEP> - <SEP> + <SEP> + <SEP> 5,1 <SEP> * <SEP>
<tb>
<tb> 9.1.000 <SEP> ppm90 F <SEP> - <SEP> + <SEP> + <SEP> 5,1 <SEP> x
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<tb> 10.
<SEP> 10.000 <SEP> ppm <SEP> 40 F <SEP> - <SEP> - <SEP> 2,2
<tb>
EMI11.8
11. 10.000 pp 70 F - - - 2,3
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<tb> 12. <SEP> 10.000 <SEP> ppm90 F <SEP> - <SEP> - <SEP> 2,2
<tb>
EMI11.10
13. 5.000ppm40 F - - - 2,5 14. 5.000 DDM 700F - - - 2,5
EMI11.11
<tb> 15. <SEP> 5.000 <SEP> ppm <SEP> 90 F <SEP> - <SEP> - <SEP> 2,5
<tb>
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TABLEAU III (Suite).- PRECIPITE ET/OU TROUBLE PAR REPOS JUSQU'AU LENDEMAIN (15 heures)
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<tb> Eau <SEP> dé- <SEP> Sans <SEP> acide <SEP> citrique <SEP> - <SEP>
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<tb> sionisée <SEP> Eau <SEP> de <SEP> Eau <SEP> dure <SEP> ' <SEP> pH
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<tb> bzz¯¯¯¯¯¯¯¯¯ville
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<tb> 16.1.000 <SEP> ppm <SEP> 40 F <SEP> - <SEP> - <SEP> 2,
8
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<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 17.1.000 <SEP> ppm <SEP> 70 F <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 2,8
<tb>
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<tb> 18. <SEP> 1. <SEP> 000 <SEP> ppm <SEP> 90 F <SEP> - <SEP> - <SEP> - <SEP> 3,0
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Le symbole "- indique qu'il ne s'est produit aucun trouble ni aucune précipitation; le symbole " + " indique qu'il s'est produit une précipitation!ou un trouble ou les deux. x Ces valeurs de pH sont celles se rapportant à l'eau' dure' seule. Dans de l'eau désionisée à 1000 ppm et à chacune des trois températures, le pH était de 3,3.
Dans de l'eau de ville, à 1000 ppm et à chacune, des trois températures, le pH était de 3,9- Chacune des quinze autres valeurs de indique le pH auxdites température et concentration dans de l'eau désionisée, de l'eau de ville et de l'eau dure' +
0,2 d'unité.
Le chlorhydrate d'oxytétracycline et le chlorhydrate de tétracycline ont été essayés dans des conditions identi- ques à celles des tableaux II et III et ont produit des ré- sultats similaires à ceux décrits plus haut. En fait, les effets de formation d'écume et de précipitation observés avec le chlorhydrate d'oxytctracycline étaient plus prononcés que ceux observés avec les autres antibiotiques.
Dans de l'eau de ville et de l'eau dure, une mousse volumineuse et persistante s'est formée par agitation. Cett mousse a pu être évitée (1) en utilisant de l'eau désionisée et (2) en employant, de l'acide citrique. Après 15 heures, au précipité brun foncé s'est formé dans toutes les solutions
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d'eau de ville et d'eau dure?.,., stockées à vu,le et 90 F , sauf dans celles contenant de l'acide citrique. Ainsi, ce précipi- té peut être empêché par les moyens suivants : (1) réfrigé- ration du concentrât; (2) emploi, d'eau désionisée et (3) emploi d'acide citrique. Il est à noter que des températures élevées et une teneur accrue en ions augmentent la quantité de précipité.
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1:#VLi',DIvA.L'IOiifS.....
1.- Composition antibiotique pour le traitement de vol.aille habillée, en vue de prolonger la durée d'exposition de celle-ci, cette composition comprenant un mélange d'un ou'de plusieurs 'antibiotiques solubles dans l'eau choisis dans le groupe comportant la chlortétracycline, la tétracy-
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clihê, l'oxytétracyclilie,: et les'sels acides et métalliques de celles-ci, et. un ou plusieurs acides solides, non toxiques et solubles dans l'eau.