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.La présente invention a trait à des machines à enrouler; le but général de l'invention est de proposer un nouvel appareil à enrouler ensemble (simultanément et en sens opposés) deux filaments ou deux brins comprenant chacun plusieurs filaments.
L'invention concerne un appareil à enrouler deux filaments ou brins de la manière exposée ci-dessus, autour d'un mandrin fixe ou d'un noyau progressant axialement.
L'appareil convient particulièrement à la production de crémaillères hélicoïdales engrenées de fermeture à curseur de l'espèce où ces crémaillères sont formées de filaments de plastique ou d'une autre matière convenable de section spéciale et sont formées simultanément en enroulant deux filaments, sous tension et en sens opposés, autour d'un mandrin amenuisé ayant lui-même une section spéciale. Ces crémaillères sont formées en
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enroulant en sens opposés des flaments tendus autour de la base ou de la partie la plus épaisse d'un mandrin amenuisé qui s'élè- ve rigidement depuis le centre d'un support bien plus épais et dont le sommet est conique.
Les filaments viennent glisser sur le sommet conique du support du mandrin pendant l'opération de l'enroulement et, évidemment, du fait que le sommet.conique offre une embase fixe, il amène les spires nouvellement formées des filaments tendus à repousser les spires antérieurement for- mées du support du mandrin et, progressivement, du bout mince du mandrin. Des dispositifs ont été conçus pour empêcher le désengrènement des deux crémaillères hélicoïdales engrenées lorsqu'elles quittent lé mandrin et pour durcir la matière des filaments (par exemple par le traitement thermique dans le cas d'une matière thermosplastique), au-delà du mandrin, pour con- server leurs caractéristiques hélicoïdes engrenées en l'absence de tensions appliquées.
Toutefois, la présente invention ne concerne que l'opération de l'enroulement et propose, pour exer- cer cette fonction, un appareil bien plus simple et plus effica- ce que les appareils antérieurement connus.
L'appareil convient également bien aux applications relati ves à un noyau progressant axialement, en tant que machine per- fectionnée et extrêmement simple de gainage d'âme, de noyau ou de tressage. Il convient de se référer au brevet des Etats-Unis numéro 1.805.494 publié le 19 mai 1931, accordé à McCahey.
En substituant un noyau, selon la définition ci-dessus, à un mandrin fixe,-l'appareil peut former sur le noyau un réticule tabulaire comprenant deux enroulements en sens opposés de fila- ments ou de brins, le réticule étant plus ou moins serré d'après les facteurs combinés de la vitesse d'avance du noyau et de la vitesse de l'opération d'enroulement. Dans son application en tant que-machine de gainage de noyau ou de tressage, l'appareil assure l'enroulement de deux filaments ou brins en sens opposés,
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les filaments ou brins passant alternativement au-dessus,et en- dessous l'un d-e l'autre,*, autour d'un noyau, les filaments ou brins se -excisant à des intervalles angulaires .réguliers.
Les machines à enrouler, en -fait, tressent (c'est-à-dire enroulent simultanément ensemble-un filament ou brin dans le sens dès-aiguilles d'une montre et un autre filament ou brin dans le sens contraire aux aiguilles d'une montre.) et apportent invariablement une solution plus .ou moins complexe au problème posé par la manipulation de sources de filaments ou de brins se déplaçant en sens oposés suivant des orbites qui se coupent deux fois.. Et, évidemment, ces .machines apportent,une solution au problème posé par lesupport d'un mandrin ou par l'avance d'un noyau en un endroit situe à l'intérieur de l'aire limitée par les orbites qui s'empiètent.
Les machines à enrouler, qui enroulent simultanément ensemble deux filaments en sens opposés, impliquent généralement l'idée de deux engrenages annulaires interrompus dont chacun représente les orbites, qui s'empiètent, de deux sources mobiles d'apport de filaments.
La première difficulté que les ingénieurs rencontrèrent dans une machine de ce type fut évidemment celle de trouver un moyen de résoudre le problème consistant à faire passer deux sources de filaments par le même endroit, sans se heurter à une obstruction. La technique nous donne 'des enseignements sur l'emploi d'engrenages annulaires interrompus, tournant dans des gorges qui, en fait, sont des paliers.
Un but particulier de la présente invention est d'éviter la nécessité de recourir au principe des engrenages annulaires.
Un autre but de l'invention consiste à éviter de faire tourner deux bobines de masse variable de filaments, suivant des parcours' orbitaux qui se coupent, ce qui engendre nécessairement une charge excentrique sur le mécanisme, à moins qu'on ne fasse
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usage d'un moyen d'équilibrage de compensation.
Un autre but de l'invention est de proposer un moyen par lequel l'apport de filaments peut être grandement augmenté du fait que la source de filaments tourne en accord avec l'opéra- tion de l'enroulement. Un autre but encore de l'invention est d'amener les sources de filaments à tourner en sens opposés, relativement près du mandrin ou du noyau et à distance sensible- ment'égale, à tout moment, du mandrin ou du noyau.
Des réalisations spécifiques ou des variantes de la présen te invention sont représentées par les dessins annexés.
Les fig. 1 et 2 représentent une première réalisation de l'invention. '
La fig. 1 est une section verticale suivant la ligne 1-1 de lafig. 2.
La fig. 2 est un plan schématique de la structure, certai- nés parties étant supprimées. '
Les fig. 3, 4 et 5 représentent une seconde réalisation.
La fig. 3 est une section verticale suivant la ligne 3-3 de lafig. 4.
La fig. 4 est un plan schématique de la structure.
La fig. 5 est une élévation en bout de la structure.
La fig. 6 est relative à une troisième réalisation et est une élévation'partiellement schématique.
La fig. 7,. réunie par une accolade, comprend deux éléments dont l'un est une élévation schématique et l'autre, un plan.
Cette figure a trait à une quatrième réalisation.
Les fig. 8 et 9 représentent une cinquième réalisation.
Les vues' sont prises à 90 l'une de l'autre et les deux figures sont des élévations schématiques.
Les .fig. 10, 11 et 12 représentent la même structure que la réalisation représentée fig. 8 et 9, les disques étant dispo- ses comme dans les fig. 8 et 9 et le bloc étant de forme-tronquée
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et comportant des creux concaves opposés dans ses côtés et les disques étant en contact coulissant avec des côtés opposés du bloc.
Les fig. 1 et 2 représentent une première réalisation de l'invention. Cette réalisation résoud le problème posé par le support du mandrin ou par l'avance du noyau à l'intérieur de l'aire limitée par les orbites qui s'empiètent, sans appui direct sur le bâti principal.
La fig. 1 est une section verticale, en partie découpée, de l'appareil suivant la ligne 1-1 de la fig. 2.
Le bâti principal de la machine porte la référence 10 et peut être, comme le montre le dessin, une pièce moulée rigide, ayant la 'forme d'une boîte peu profonde à fond relativement épais. Les côtés du bâti principal représenté servent uniquement à former une garde. Le bâti principal peut aussi bien être constitué par un plateau (qui remplace le fond de la boîte représentée) assez épais pour donner des coussinets convenables à des arbres relativement courts.
Deux arbres parallèles 11 et 12 sont convenablement touril lonnés dans le fond du bâti principal, dans la structure exemplaire représentée par les figures. Les axes de ces arbres coupent le plan indiqué par la ligne 1-1.de la fig. 2 (c'est-àdire, l'axe longitudinal de l'appareil).
Deux engrenages semblables engrenés 13 et 14 sont respectivement rigidement montés sur les arbres 11 et 12 au-dessus de la surface supérieure du fond du bâti principal. Les arbres 11 et 12 ont donc des rotations synchronisées. L'arbre 12 s'étend sous le fond du bâti principal et une poulie 15 est rigidement montée sur la partie inférieure de cet arbre. Evidem- ment, la poulie constitue le moyen de commander par courroie l'appareil à partir d'une source d'énergie extérieure.
Un discoïde 16 est monté rigidement sur l'arbre 11, au-
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dessus de l'engrenage 13. Un autre discoïde 17 est rigidement monté sur l'arbre 12 au-dessus de l'engrenage 14 (mais à un ni- veau sensiblement différent, et inférieur à celui du discorde 16).
-. La fig. 2 est un plan plus ou moins schématique de la pre- mière réalisation, certaines parties étant supprimées. Toute- fois, elle constitue une vue supérieure convenable des discoï- des 16 et 17. Il faut observer, à l'examen de cette figure, que le discoïde 16 comporte une anse 18 et le discoïde 17, une anse semblable 19. Les anses 18 et 19 ont une relation angulaire commune avec leurs discoïdes respectifs 16 et 17 et, évidemment, avec les arbres 11 et 12. Fig. 2, les deux anses sont disposées à 270 , selon la manière dont les choses se présentent dans cette figure.
Il est clair que lorsque les arbres 11 et 12 auront tourné de 180 , les anses se disposeront dans la direc- tion à 90 du dessin et leur représentation serait symétrique, par rapport à un plan, de la présente représentation de la fig. 2.
Un bras rigide 20 s'étend radialement depuis la surface supérieure de l'engrenage 13 et porte à son bord externe un poteau 21 portant une bobine 22 de filament 23. Un bras sembla- ble 24 s'étend radialement depuis la surface supérieure de l'engrenage 14 et porte à son bout externe un poteau 25 portant une bobine 26 de filament 27. Fig. 1, les deux bras 20 et 24 ont une relation angulaire commune avec leurs engrenages respec- tifs 13 et 14 et, évidemment, avec les arbres 11 et 12. Par rap- port aux arbres 11 et 12, les anses 18 et 19 ont des dispositi- ons angulaires respectives diamétralement opposées à celles des bras 20 et 24..Les bras 20 et 24, les poteaux 21 et 25 et les bobines 22 et 26 sont disposés à droite de l'axe vertical de la figure. Dans cette figure, le poteau 21 passe par l'anse 19 du discoïde 17.
De même, dans cette figure, le poteau 25 passe vers.
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la droite, au-delà de la périphérie du discoïde 17 et est; près du côté droit du bâti principal 10. Les positions relatives des poteaux, des bobines et des filaments, lorsque les arbres 11 et 12 ont tourné de 180 depuis la position représentée en trait plein,.fig, 1, sont représentées en chaînette sur la gauche de l'axe vertical de la figure. Il est évident, à l'examen de la fig. 1, que le bout externe du bras 20, le poteau 21 et la bobi' ne 22 se déplacent suivant un parcours circulaire qui empiète considérablement sur l'engrenage 14. Il s'ensuit que les deux bobines 22 et 26 se déplacent suivant des orbites circulaires qui se-coupent deux fois, comme le montre la fige 2.
Les discoïdes 16 et 17 glissent dans des encoches concaves courbes 28 et 29, respectivement prévues dans un bloc 30. Voyez la fig..2. Un raffinement, non représenté par les dessins, consiste à donner aux discoïdes 16 et 17 plusieurs rainures et nervures à leurs périphéries et, évidemment, les encoches 28 et 29 apparentées peuvent comporter des nervures et des rainures segmentaires, épousant celles des discoïdes. Il est clair que ces configurations des .discoïdes 16 et 17 sont interrompues par les anses respectives 18 et 19. Il est évident que le bloc 30 ne peut se déplacer, du fait des rainures 28 et 29, disposées en sens contraires; le bloc est donc porté par les deux discoïdes 16 et.17 qui, soit dit en passant, tournent en sens contraires. Il faut observer que le support du bloc est directement assuré par ces discoïdes.
Comme le fait est bien connu, la pratique commune dans cette technique est de supporter le filament ou le brin par des supports, qui se déplacent nécessairement suivant des orbites qui se coupent deux fois, près de la périphérie d'au moins'un engrenage annulaire interrompu. Ou bien, on peut employer deux engrenages annulaires interrompus, les engrenages eux-mêmes représentant les orbites qui s'empiètent.
Un support de mandrin 31 est rigidement et légèrement excentri-
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quement monté sur le bloc 30, comme le montrent les fig. 1 et 2 le support de mandrin a un bout supérieur conique du centre duquel s'élève le mandrin proprement dit, qui porte la référence 33. (Plus loin, il sera montré qu'on peut substituer un noyau progressant axialement au mandrin 33).
Décrite à ce point, cette première réalisation de l'appareil convient bien à la production des crémaillères hélicoïdales engrenées de fermeture à curseur de la classe susmentionnée.
Si cette réalisation doit être employée en tant que machine à gainer un noyau ou à tresser, une bobine 32 de matériau de noyau convenable peut être disposée pour tourner sur une fusée 35 (voir fig. 2) rigidement et excentriquement montée sur le bloc 30. Si l'opération désirée consiste à recouvrir un noyau, le support 31 peut être disposé centralement sur le bloc 30.
Un passage 36 dans le support 31, indiqué en pointillé fig. 1, peut recevoir le matériau de noyau provenant de la bobine 34, de manière qu'il puisse être tiré par tout moyen convenable du centre du'sommet du support 31. Evidemment, dans ces conditions, le mandrin 33 est ôté. Il n'est pas nécessaire ici d'illustrer @ ou de décrire le moyen utilisé à tirer le noyau vers le haut par le passage 36 ; est clair que la traction exercée sur le noyau provoque la rotation de la bobine 34.
Bien-qu'aucun contrepoids ne soit représenté fig. 1 pour compenser l'effet des bobines 22 et 26 disposées excentriquement il est entendu que, pour empêcher un fonctionnement saccadé de l'appareil pour produire des crémaillères hélicoïdales engrenées de fermeture à curseur ou pour recouvrir un noyau de filaments ou de brins tressés, il faut prévoir un système de compensation des charges excentriques combinées du bras 20, du poteau 21, de la bobine 22 et de son filament 23 et, d'autre part, celles du bras 24,' du poteau 25, de la bobine 26 et du filament 27.
L'équilibrage précis de ces charges est extrêmement difficile
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lorsqu'un filament se déroule des deux bobines 22 et 26. Aussi, en pratique, les contrepoids employés ont généralement une masse suffisant à équilibrer exactement les deux charges excentriques lorsque la moitié du filament a été retirée des deux bobines.
Il est évident que lorsque les deux bobines sont pleinement chargées de filament, les contrepoids ne sont pas assez lourds pour empêcher de légères saccades de l'appareil et que cet état des choses persiste, bien que l'effet décroisse en intensité, jusqu'à ce que la moitié précise du filament ait été retirée.
Dès que plus de la.moitié du filament a été retirée des bobines, la charge excentrique à équilibrer devient progressivement inférieure aux contrepoids. En l'absence d'un moyen destiné à modifier la masse des contrepoids pour compenser la variation de la masse des charges excentriques, il est quasi impossible d'éviter de légères saccades ; c'est pour cette raison que l'emploi de sources excentriques de filament, devant nécessairement varier en masse à mesure que l'appareil fonctionne, ne constitue pas une solution idéale.
Toutefois, cette première réalisation de l'invention, sans être idéale, atteint ce résultat nouveau d'éviter l'ancrage rigide du support de mandrin et de la bobine de matériau de noyau, directement sur le bâti principal de l'appareil ; évite donc, évidemment, l'emploi du système bien connu à engre- nages annulaires interrompus.
Les fig. 3, 4 et'5 représentent une seconde réalisation de l'invention. Cette réalisation résoud à la fois le problème du support du mandrin, ou celui de l'avance du noyau, à 1 ' intérieur de l'aire limitée par les orbites qui s'empiètent, sans appui direct sur le bâti principal (et donc en évitant l'emploi des engrenages annulaires interrompus) et le problème de l'équili- brage de'deux charges excentriques de source de filament qui changent constamment de masse. En bref, dans la seconde réalisa-
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tion de l'invention, le besoin d'un système, variant continûment d'équilibrage de sources, décroissant continûment, de filament, est supprimé et, de ce fait, l'appareil ne produit pas de charges excentriques variables.
La fig. 3 est une section verticale de la réalisation, suivant la ligne 3-3 de la fig. 4.
Le bâti principal de la seconde réalisation peut être fort semblable à celui de la première réalisation et porte la référence 50. Le bâti principal est de préférence moulé. L'exigence principale qui lui est présentée est que sa construction soit telle qu'elle offre des paliers largement suffisants pour deux arbres verticaux.
Deux arbres parallèles 51 et 52 sont convenablement tourillonnés dans le bâti principal. Les arbres sont disposés verticalement et sont axialement immobilisés au moyen de leurs paliers respectifs 53 et 54. Les axes des arbres 51 et 52 coupent le plan indiqué par la ligne 3-3 de la fig. 4 (c'est-à-dire l'axe longitudinal de l'appareil).
Deux engrenages semblables engrenés 55 et 56 sont respectivement rigidement montés sur les arbres 51 et 52, au-dessus de la surface supérieure du bâti principal. La rotation des arbres 51 et 52 est donc synchronisée. Les deux arbres s'étendent sous leurs paliers du bâti principal;'une poulie 57 est rigidement montée sur la partie inférieure de l'arbre 52. Evidemment, la poulie constitue un moyen qui permet de commander l'appareil à partir d'une source d'énergie extérieure.
Deux discoïdes, un inférieur 58 et un supérieur 59, sont rigidement montés sur l'arbre 51 au-dessus de l'engrenage 55.
Deux discoïdes, un inférieur 60 et un supérieur 61, sont rigidement montés sur l'arbre 52, au-dessus de l'engrenage 56 et sont décalés par rapport aux discoïdes 58 et 59. Voyez la fig. 3.
Les quatre discoïdes ont une épaisseur sensiblement égale, mais les discoïdes 58 et 60 ont un diamètre plus grand que les disco!-
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des 59 et 61. Il faut observer, à l'examen de la fig. 4, qui est un plan plus ou moins schématique de la présente réalisation, que des anses 62 et 63 sont respectivement prévues dans les discoïdes 58 et 59 et que des anses 64 et 65 sont respectivement prévues dans les discoïdes 60 et 61; il faut en outre observer que les anses 62 et 64 ont la même disposition angulai' re et que ces anses sont légèrement décalées par rapport aux anses 63 et 65 qui ont aussi la même disposition angulaire.
Les discoïdes 58 à 61 supportent, approximativement de la même manière que les discoïdes 16 et 17, un bloc 62a qui, comme le bloc 30, comporte des encoches concaves courbes ; toutefois,dans le présent cas, il y a quatre discoïdes et, donc, quatre fentes ; les fentes recevant les discoïdes 58 à 61 sont respectivement numérotées 63a, 64a, 65a et 66. Il est évident que les surfaces externes des' discoïdes peuvent comporter des nervures et des rainures concentriques qui épousent des configurations inverses prévues dans les encoches du bloc 62a. Le but principal de l'emploi de quatre discoïdes de support, pour le bloc 62a est de rendre minimum toute vibration du bloc sous l'effet des anses et'cette pratique a été trouvée hautement utile.
Pour compenser le décalage des anses des discoïdes, les guides de filament 67 et 68 sont indiqués, fig. 4 et 5, comme étant inclinés.
Il faut observer, à l'examen de la fig. 3, que des étriers 69 et 70, suspendus aux bouts inférieurs des arbres 51 et 52, supportent des bobines 71 et 72 qui peuvent tourner sur des axes normaux aux axes respectifs des arbres y¯¯apparentés. Le filament.de la bobine 71 passe par un trou coaxial 73 de l'arbre 51 et par un trou 74 d'un bras radial 75 vers le fût du guide 67 ; filament de la bobine 72 est mené par un trou coaxial 76 de l'arbre 52 et par un trou 77 d'un bras radial semblable 78, vers le fût du suide 68. Voyez la fig. 3 . Le fila-
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ment de la bobine 71 porte la référence 79 et celui de la bobi- ne 72, la référence 80.
Il est évident que les bras radiaux 75 et 78 doivent être équilibrés pour éviter la marche saccadée de l'appareil. Evidem ment, aucun contrepoids n'est représenté ; mais il est parfaites ment clair que si.le contrepoids équilibre sensiblement la charge excentrique du bras radial, du fût du guide et du fila- ment y apparentés, la différence des poids est négligeable et n'est représentée que par celui du filament même, situé au-delà des guides, comme le montre le mieux la fig. 3.
Il est manifeste que la présente réalisation de l'inven- tion non seulement évite la difficulté d'ancrer le support de mandrin ou de noyau, portant ici la référence 81, sur le bâti principal, mais aussi évite les charges excentriques variables des deux bobines de filament en voie de déroulement, en amenant les bobines à se dérouler normalement aux arbres qui les por- tent.
La fig. 6 représente une autre réalisation de l'invention qui comporte les particularités de la-seconde réalisation (fig.
3,4 et 5), mais permet d'approvisionner l'appareil, au départ, d'une quantité extrêmement grande de filament.
La figure est largement schématique et on y a supprimé des parties.de bâti principal qui sont, de toute évidence, nécessai- res.
Deux arbres verticaux 100 et 101 sont reliés entre eux par des engrenages égaux 102 et 103. Un'bras radial excentrique est monté au-dessus de chaque engrenage et porte, à son bout externe un guide dressé de filament. Le bras et le guidé correspondant à l'arbre 100 portent respectivement les références 104 et 105; le bras et le guide correspondant à l'arbre 101 portent respec- tivement'les références 106 et 107. es filament sont fournis par le dessous, comme dans la seconde réalisation ; filament
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correspondant au guide 105 porte la référence 108 et celui qui correspond au guide 107, la référence 109.
En-dessous des engrenages de synchronisation 102 et 103, une poulie 110 est montée sur l'arbre 100, par quoi l'appareil peut. être actionné par courroie.
Au-dessus des engrenages de synchronisation et des bras radiaux excentriques, chaque bras est pourvu d'un discoïde dont chacun comporte l'anse habituelle. Le discoïde monté sur l'ar- bre 100 porte la référence 111 et celui de l'arbre 101, la réfé- rence 112 ; le guide. dressé de filament 105 est représenté comme passant par l'anse 113 du discoïde 112. Un bloc 114, sensible- @ ment pareil à ceux qui ont été décrits ci-dessus, reçoit les parties externes des discoïdes 111 et 112 qui le supportent.
Un support de mandrin ou de noyau 115 est monté sur le bloc 114.
Pour que les bobines de filament puissent être extraordi-, nairement grandes, les arbres:100 et 101 sont respectivement accouplés à des étriers 116 et 117 au moyen de joints univer- sels 118 et 119. Les deux étriers divergent l'un par rapport à l'autre sous les joints universels, .comme le montre la figure la partie inférieure de chaque étrier'est pourvue d'une fusée montée dans un palier convenable. Une bobine exceptionnellement grande de filament est tourillonnée dans chaque étrier. La bobi- ne correspondant à l'étrier 116 porte la référence 120 et celle correspondant à l'étrier 117, la référence 121. Il faut observer que les étriers et leurs bobines sont déphasés de 90 .
Le filament est indiqué dans la figure par une chaînet'te dans la partie supérieure, mais n'est pas représenté sur les bobines. Un dispositif de tension de filament est prévu sur chaque étrier au-dessus de la bobine.
Un principe essentiel de la présente invention est celui du support du mandrin sans son ancrage au bâti principal de l'appareil. La fig. 7, réunie par une accolade, représente
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schématiquement une élévation et un plan du support du mandrin 225 suspendu depuis un dispositif circulaire d'aimants permanents 226. Sur la droite de l'élévation sont représentés des guides fragmentaires de filament 227 et 228. Comme les guides de filament tournent autour de leurs parcours orbitaux respect tifs qui se coupent, un ou plusieurs aimants permanents sont momentanément soulevés pour dégager le passage d'un filament ou l'autre. Un moyen convenable, destiné à soulever et à abaisser sélectivement les aimants, doit évidemment être synchronisé avec les dispositifs d'enroulement.
Les fig. 8 et 9, qui sont des élévations à 90 , représentent une forme de l'invéntion qui est sensiblement semblable à celle de.la fig. 6, sauf que, non seulement les arbres synchronisés penchent l'un vers l'autre, mais que l'ensemble du mécanisme est incliné sur la verticale, comme le montre la fig. 9 et que les joints universels sont supprimés. L'avantage ici obtenu est que les guides de filament tournent autour du support du mandrin à des distances approximativement égales et le problème de l'excentricité est quasi entièrement supprimé.
Les arbres synchronisés portent les références 125 et 126, les engrenages correspondants, 127 et 128 ; bloc 129 (à partir' duquel s'élève verticalement, indépendamment de l'inclinaison générale.du mécanisme, le support de mandrin 130) est porté par trois disques 131, 132 et 133, le premier étant monté sur l'arbre 125 et les deux derniers étant montés sur l'arbre 126.
Fig. 9, l'arbre 126 est représenté comme étant pourvu d'une poulie 134 qui peut être actionnée par courroie par un moteur 135.
Les étriers de bobine sont alignés sur les axes des arbres synchronisés. Un étrier 136 tourne avec l'arbre 125 et porte une bobine 137 qui tourne et qui porte le filament 138 ; étrier 139 tourne avec l'arbre 126 et porte une bobine 140 qui
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tourne et qui porte le filament 141. Les filaments et leurs parcours sont représentés en chaînette et en pointillé; les dispositifs de tension habituels portent la référence 142. Des guides de filament excentriques, disposés au-dessus des engre- nages de synchronisation 127 et 128, portent les références 143 et 144. Il faut observer, fig. 8, que les sorties des guides sont sensiblement équidistantes du sommet du support de mandrin
Pour plus de clarté, les guides de filament sont supprimés fig.
9. Les discoïdes de support 131, 132 et 133 sont supposés com- porter les anses habituelles, comme les discoïdes 16 et 17, fig.' 2.
L'inclinaison des arbres vise à permettre l'emploi'des bobines d'emmagasinage de filament les plus grandes possibles.
Il faut observer, à l'examen de la fig. 9, que le sommet du support de mandrin se trouve sur l'axe des deux arbres et que les deux guides de filament ont des orbites disposées autour du sommet du support de mandrin, qui sont à distance égale.
L'emploi de cette forme de réalisation supprime la nécessi- té d'employer des dispositifs.de tension différentiels pour com- penser l'excentricité des guides de filament, résultant en un relâchement du filament. Tous les autres avantages de la fig: 6 sont assurés fig. 8 et 9, spécialement' celui de permettre l'em- ploi de.réserves extraordinairement grandes de filament.
Dans la forme représentée fig. 10, 11 et 12, le résultat atteint par-le .dispositif des fig. 8 et 9 est conservé. Les deux filaments 150. et 151 sont toujours sensiblement équidistants du sommet du support de mandrin 152. Dans cette forme, le bloc 153 n'est pas 'supporté par les parties périphériques des disques
154 et 155 se déplaçant dans des encoches courbes 156 et 157 formées dans le bloc ; bloc est supporté par un collet 158 situé à la base du support du mandrin et chaque disque est aussi épais que le bloc même et est en contact avec ses côtés.
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Chaque disque peut être considéré comme une pile de disques com me ceux de la fig. 4, dont les anses sont décalées. Autrement, les guides de filament 159 et 160 sont comme ceux de la fig. 3 sauf que les sommets des guides sont recourbés vers le sommet du support du mandrin. La structure inférieure de l'appareil .est sensiblement la même que fig. 8 et 9.
Une section du bloc est représentée comme étant celle d'un cercle comportant deux creux opposés, destinés à recevoir les disques de manière coulissante. En outre, le bloc est cunéiforme de manière qu'il soit porté par le collet et coincé entre les disques.
Tous les avantages des étriers divergents des fig. 6, 8 et
9, destinés à des bobines de filament de grandes dimensions, sont assurés par le dispositif de ces figures, bien qu'ils n'y soient pas représentés.
REVENDICATIONS.
@
1.- Machine destinée à enrouler deux filaments en sens opposés autour d'un noyau, caractérisée en ce qu'elle comprend un mécanisme destiné à faire tourner deux sources de filament en sens opposés, suivant des orbites qui se coupent deux fois, ce noyau étant supporté entre les intersections de ces orbites par ce mécanisme.
2. - Machine destinée à enrouler deux filaments en sens opposés autour d'un mandrin, caractérisée en ce qu'elle comprenq un bâti principal, deux arbres verticaux tourillonnés dans ce bâti, deux engrenages pareils, dont l'un est rigidement monté sur un arbre et l'autre, rigidement monté sur l'autre arbre, deux discoïdes'dont l'un est rigidement monté sur un arbre et l'autre est rigidement monté sur l'autre arbre.
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