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L'invention vise un dispositif pour commander automatiquement le relevage ou l'abaissement d'un organe mobile porté par un véhicule se déplaçant suivant un tracé déterminé, en vue de mettre respectivement cet organe hors de service ou en fonctionnement.
Une première application consiste à relever ou à abaisser automatiquement la "charrue" d'un tramway au moment où
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celui-ci passe de l'alimentation par frotteur souterrain à l'alimentation par trolley, ou réciproquement.
Une seconde application consiste ; le cas d'un véhicule guidé automatiquement par un palpeur qui suit un tracé de référence marqué sur le sol, à relever ou à abaisser automatiquement ce palpeur lorsque l'on veut ou doit passer du guidage automatique au guidage manuel, ou réciproquement.
Ce dernier cas se présente dans le service des autobus ou trolleybus qui, en dehors des agglomérations, circulent sur la route, avec direction manuelle et qui, dans le centre des villes,.sont appelés à circuler sur une plate-forme spé- ciale aussi étroite que possible, et qui, pour cette raison, ne doivent pas s'écarter de l'itinéraire prévu. Cette dernière condition nécessite un dispositif de guidage automatique qui doit entrer en action au début de la circulation sur la plate- forme spéciale, et, inversement, ce guidage automatique doit s'effacer dès que le véhicule circule à nouveau sur la route ordinaire.
La présente invention vise principalement le cas où le système de guidage automatique est constitué par un chariot astreint à suivre une courbe de référence'tracée sur le sol.
Dans la demande de brevet reposée le même jour par les mêmes demandeurs et ayant pour titre "Dispositif de relevage automatique d'un organe mobile porté par un véhicule", on a décrit un mode de réalisation purement mécanique d'un mécanisme de commande- automatique de l'abaissement ou du soulèvement d'un chariot, comportant un certain nombre d'enclenchements et de leviers basculants ou de galets, actionnés par des rampes ou
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cames de commande placées le long du trajet suivi par le véhicule.
Dans la demande de brevet déposée le même jour par les mêmes demandeurs et ayant pour titre "Dispositif automatique pour -le relevage d'un organe mobile porte par un véhicule", on a décrit un mécanisme de relevage ou d'abaissement dans lequel des leviers basculants ou des -galets actionnés par des rampes ou cames 'de commande placées le long du trajet suivi par le véhicule agissent sur un dispositif électromécanique ou pneu- matique pour soulever ou abaisser le chariot.
Ces deux systèmes -de commande par cames extérieures présentent l'inconvénient de nécessiter, d'une part, sur le véhicule, des organes de contacts en saillie peu esthétiques et dont l'entretien peut être assez délicat puisqu'ils sont exposés au.: intempéries, et d'autre part des rampes ou cames fixes dont le support le long du parcours suivi par le véhicule p.eut présenter des difficultés pratiques, sans parler des considérations d'esthétique valables aussi pour ces éléments,,
La présente invention permet d'éviter ces inconvénients en assurant la commande des organes de relevage ou d'abaissement, électro-mécaniques ou pneumatiques, par application des propriétés bien connues des cellules photo-électriques de commande.
Une cellule placée sur le véhicule, où elle ne fait aucune saillie appréciable, reçoit un faisceau lumineux émanant d'une source de faibles dimensions, facile à disposer sur le trajet du véhicule.
Sur les dessins annexés, on a représenté, schématiquement et à titre d'exemples, un mode de réalisation de l'invention.
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Les figures 1 et 2 montrent le principe d'une commande photo-électrique des mouvements de soulèvement et d'abaissement du chariob.
L'ensemble des figures 3 et 3a montre un schéma des connexions électriques et une perspective schématique du chariot et de son moteur.
Dans ce cas, le guidage automatique est assuré (figures 1, 2 et 3a) par un chariot 1 dirigé par une rainure 8 tracée sur le sol, à la façon décrite dans le brevet belge ? 547,574 du 9 liai 1956des mêmes inventeurs. Le chariot 1 est porté par une tige 2 qui pivote autour d'un axe horizontal 10 monté dans une chape 3 ; chape transmet le mouvement du cha- riot aux roues directrices à la façon décrite dans le brevet belge ? 547.675 du 9 Mai 1956 des mêmes inventeurs. La chape 3 est reliée à une traverse 52 du châssis 50 à la façon décrite dans ces brevets.
En position de guidage automatique, le chariot 1 est abaissé et roule dans la rainure 8.
D'après l'invention, le relevage et l'abaissement du chariot 1 sont réalisés par un moteur électrique 25 commandé par un système photo-électrique.
Le moteur 25, conjugué avec un réducteur à roue héli- coïdale et wis sans fin 26,26 fait tourner dans un sens ou dans l'autre un levier 27. L'extrémité 28 de celui-ci est accouplée à une bielle 29 dont l'extrémité inférieure est reliée par une chape 58 et un axe 59 au levier 2 du chariot 1.
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La bielle 29 porte à l'une de ses extrémités une bou- tonnière 60, de façon qu'en position basse du levier 27, le chariot 1 puisse se déplacer pour suivre les dénivellations du sol sans être gêné par le levier 27. Sur la figure 3a la boutonnière 60 est placée à la partie supérieure de la bielle, mais elle pourrait aussi bien être placée à la partie infé- rieure.Si le moteur tourne dans un sens, le levier 27 fait baisser le chariot 1, et inversement.
La commande automatique du moteur est réalisée comme suit :
De chaque côté du trajet suivi par le véhicule 30 on @ dispose-- de préférence à des hauteurs différentes pour éviter toute fausse manoeuvre dans le cas d'une piste spéciale à deux voies parcourue par des véhicules ayant une cabine de conduite à une seule extrémité -,des sources lumineuses 42, 42' dont le faisceau vient frapper au passage l'une appro- priée de deux cellules photo-électriques 75,75' portées par le véhicule- Chaque cellule est reliée'à un amplificateur 76, 76' qui amplifie le courant émis par la cellule au passage devant la source lumineuse. Le courant amplifié arrive à un relais 77, 77 (figure 3) dont l'armature peut prendre deux positions 77a 77a au repos, 77b 77b lorsque le relais est excité.
Dans le cas des figures 3 et 3a, on a supposé que la source 42' et la cellule 75 'produisaient le relevage du cha- riot, tandis que.la source 42 et la cellule 75 en produisaient l'abaissement.
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En fait, lorsque, sous l'action de la source 42 et de la cellule 75, les contacts des relais 77, 77' occupent la position représentée, le circuit électrique s'établit depuis le pôle positif de la source 80, via le contact 77a, le point A, le moteur 25, le contact 41 (qui ne s'ouvre que lorsque le chariot et le levier 27 sont à bout de course vers le haut), le point C et le contact 77a Ce circuit est interrompu lorsque le levier 27 arrive en position haute et ouvre le contact 41, en fermant le contact 41'. Le moteur 25 s'arrête donc, puisque la position des relais 77 et 77' ne pBrmet pas au circuit de se-refermer par la contact 41' et le point B.
Lorsqu'au contraire le faisceau lumineux émis par la source 42 frappe la cellule 75, les contacts 77 et 77' prennent la position opposée à celle de la figure 3. Dans ce cas, le circuit s'établit depuis le pôle positif de la source 80, via le contact 77a, le point B, le contact 41' qui est alors fermé, le moteur 25, le point A et le contact 77a Le moteur 25 tourne en sens inverse et s'arrête dès que, en fin de course vers le bas, le contact 41' s'ouvre sous l'action du levier 27 en même temps que se ferme le contact 41.
Bien entendu, les cellules 75, 75' ne donnant qu'une impulsion brève, les relais 77, 77' sont à retard, de façon à rester fermés, tant que le mouvement du chariot n'est pas terminé. Le circuit électrique étant coupé automatiquement en fin de course du chariot par les contacts 41 ou 41', le retard du relais peut être choisi assez long pour avoir une marge de sécurité.
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Il est également possible d'utiliser en pratique un relais basculeur, les deux armatures étant reliées mécaniquement l'une à l'autre de façon que lorsqu'une armature est attirée par une des bobines du basculeur, l'autre soit automatiquement placée en position de repos, les positions respectives des armatures étant inversées lorsque la seconde armature est attirée à son tour par la seconde bobine du basculeur.
Dans une variante non représentée, le moteur électrique 25 assurant le soulèvement et l'abaissement du chariot 1 est remplacé par un moteur à fluide comprimé, par exemple à air comprimé dont il existe toujours une source sur les véhicules du type en question. Dans ce cas si le moteur est alternatif, la bielle 29 peut être reliée directement au piston du moteur ; les relais 77 et 77' agissent alors sur une électrovalve de type connu mettant, suivant sa position, le cylindre du moteur en communication avec une source d'air comprimé ou avec un échappement. Un verrouillage approprié peut, par mesure de sécurité, retenir le chariot, en position haute, et être débloqué par le râlais 77 pour la descente. Ce verrouillage peut être réalisé de toute façon connue.
Si le moteur est rotatif, la transmission du mouvement à la bielle 29 peut se faire par un ensemble 26, 26 27, 60, analogue à celui de la figure 3a. Dans ce cas, l'électro-valve est en fait un distributeur faisant communiquer avec la source de fluide sous pression le côté voulu du moteur
Dans ce qui précède, on a supposé que l'invention était appliquée au système de guidage automatique d'un véhicule routier (autobus ou trolleybus), mais il doit être bien
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entendu qu'elle s'applique aussi bien au relevage ou à l'abaissement de la "charrue" d'un tramway, ce qui évite toute avarie au cas où le machiniste oublierait de remonter la "charrue" après avoir mis la perche en place.
Il doit être bien entendu que les modes de réalisation décrits et représentés ne l'ont été qu'à titre d'exemples et peuvent subir de nombreuses modifications de détail sans sortir de l'esprit de l'invention. Par exemple, le chariot 1 circulant dans une rainure 8 pourrait être remplacé par un dispositif fourchu encadrant un rail en saillie sur le sol.
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