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Il est connu et d'usage général de traire le lait dans un récipient collecteur ouvert, un seau à traire, par exemple, de sorte que le lait-de toute la traite soit amassé dans un seau à traire.
Pendant la traite-, de la saleté tombe dans le seau en provenance du pis plus ou moins propre ou d'autres parties du corps de la vache. Cette saleté est en majeure partie sèche et légère, mais aussi pour une minime part mouil- lée et lourde. La saleté sèche reste d'abord en suspension dans la mousse qui se forme à la surface du lait, tandis que la saleté humide tombe au travers de la mousse dans le lait, et par l'action des jets de lait, y tourbillonne pendant toute la du- rée de'la traite et est ainsi en grande partie dissoute.
Une petite partie des particules sèches sont aussi par les jets
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enfoncées dans le lait où elles subissent le processus de la dissolution. Aprèu la traite, le lait est versé à travers un filtre de drap ou d'ouate, dans un récipient collecteur à lait par exemple, et ceci se passe comme suit :
Avec le premier lait, on déverse sur la passoire la mousse et les particules de saleté qui,se déposent sur le filtre, en même temps que les saletés non encore dis- soutes, nageant dans le lait.-Le flot de lait déversé, frappe avec violence le filtfe posé horizontalement, dé- truit la mousse, fait à nouveau tourbillonner les saletés et les presse à travers le filtre de façon que toutes les saletés se retrouvent sous forme de particules ultra-fines bien disséminées dans le lait soi-disant propre.
Chaque fois qu'un seau rempli de lait est versé dans le filtre, la même chose se reproduit et, ce qui est très important, les saletés du lait versé précédemment sur le filtre, et qui s'y sont déposées, sont exposées à l'ac- tion de dissolution par la totalité du lait versé ensuite sur le filtre. Si, après traite, on'considère les résidus restés sur le filtre, on ne trouve que des particules in- solubles, telles que cheveux, foin, paille, herbe et au- tres. Les particules solubles sont dissoutes et passent à travers le filtre. Des recherches ont prouvé que le pourcen- tage en germes du lait est décuplé par ce procédé usuel de traite et de filtration, ci-dessus décrit, vu que chaque unité de saleté forme un nouveau foyer de bactéries.
Par ce procédé les coli-bacilles qui adhèrent à la bouse dé vache et qui sont un danger pour la fabrication du fro- mage, parviennent aussi dans le lait.
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Pour ces raisons, il est devenu courant de pour- voir les seaux, etc. de tamis horizontaux servant de filtre devant retenir ces impuretés. De tels tamis remplissent, sans doute en partie la mission leur assignée, mais ne peuvent que les saletés retenues par eux soient
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mouillées par les jets qui les frappent subsèquemment et que les particules solubles, c.à.d. les bactéries, passent dans le seau à traire .
On croyait erronément jusqu'ici qu'il état pos- sible d'obtenir du lait propre et presque stérilisé en le passant uniquement par un filtre. On n'a pas compris que par cette méthode at par les filtres placés horizontalement au-dessus du récipient collecteur, on ne retient que les particules insolubles, et que la dissolution des composants solubles et leur pénétration dans le lait soi-disant épu- ré est plutôt favorisée par ce procédé.
Ainsi que la pratique l'a preuve, il faut noter que jusqu'à 80% des particules impropres solubles sont con- tenues dans la mousse du lait.
Pour éviter ces désavantages, la présente' inven- tion propose pour conserver la qualité du lait, un procédé permettant l'obtention de lait aussi propre et stérilisé que possible. dès la traite, dans un récipient collecteur ou de transport. Selon ce procédé le lait est déjà, pendant la traite ou avant sa filtration, séparé de la mousse et des saletés qu'elle contient; la force vive des jets de lait est brisée dans une auge de retenue et le lait trait est, sous la mousse, évacué de dette auge de retenue pour s'é- couler librement à travers un filtre sensiblement vertical; dans un récipient collecteur ou de transport.
La mousse et les saletés adhérentes sont, par ce filtre, retenues dans l'auge de retenue et le lait coule continuellement par gravité dans le récipient collecteur tout en se cal- mant de la sorte.
Le dispositif pour l'application du procédé com- porte un récipient en forme d'auge pour recevoir les jets de la traite, qui peut être relié au récipient collecteur et dont les dimensions et mesures géométriques sont telles qu'elles permettent la formation de mousse, c.à.d. que sa contenance doit être d'environ un litre. L'auge de retenue
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est munie d'une conduite de trop-plein vers le récipient collecteur ; qui est pourvue d'un filtre-tamis d'orientation sensiblement verticale.
Le dessin représente des exemples d'exécution du dispositif pour l'emploi du procédé : - la figure 1 est une coupe à travers une auge de retenue reliable à un bidon incliné.
- la figure 2 est une coupe suivant l'axe A/B de la figure 1.
- la figure 3 est une coupe à travers un seau à traire sur lequel est posée l'auge de retenue.
- la figure 4 montre une vue en plan d'après la figure 3.
Comme l'indique la figure 1, un. prolongement 2 en forme de col attaché à une auge de retenue 1,, est engagé par un joint 3, dans le goulot 4 d'un bidon à lait incliné qui peut être muni d'un support. Entre l'auge de retenue et,le prolongement en forme de col se trouve un raccord annulaire 6, contre lequel est placé un organe filtrant.
Ce filtre est représenté en plan à la figure 2 suivant la coupe AB de la figure 1. Il est composé de deux tamis semi circulaires 8a, 8b, entre lesquels est placé un papier filtrant, ouate ou matières semblables. En direction de l'auge de retenue est disposé un bouclier en tôle, qui comprend des fentes 11. Suivant la figure 3 est posé -sur le seau à traire 12, oblong en forme transversale, un couvercle 13 dans lequel est creusée l' auge de retenue 14. L'auge de retenue peut-déboucher dans le canal 15, également enfoncé, qui, à sa sortie 16 conduisant dans le seau, est délimité par l'organe filtrant. Le canal de filtration est en plus recouvert par un demi-couvercle 17, afin d'empêcher que des saletés y tombent.
Ce couvercle est divisé en deux, afin de permettre ainsi par le relèvement du chapeau 17 a, monté sur charnière 18, de vider le seau sans devoir pour cela enlever tout le couvercle 17.
Une anse 7 sert comme organe de préhension du seau.
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Le fait de recevoir lé lait-trait dans une auge de retenue et d'orienter les jets de lait sur le fond de cette ange offre l'avantage considérable que la pression du jet est absorbée par'l'impact sur le fond de cette auge, c.à.D. qu'on ne trait plus cornue auparavant, sur ou à trawers le fil- tre. L'auge de retenue a, à dessein, une contenance minime ( environ 3/4 d.e litre à un litre), une telle quantité de lait. étant nécessaire à la formation de la mousse.
D'autre part, grâce à cette contenance minime, elle permet qu'une quantité aussi petite que possible soit agi- tée par le et de lait. L'auge est construite de telle façon que dès que la lait s'y trouve il peut la quitter au travers d'un filtre et se calmer très vite dans le seau à traire ou dans un récipient collecteur quelconque.
Etant donné que le filtre se trouve hors de la sur- face d' impact des jets de lait, qu'il est orienté verticale- ment ou presque et qu' il est au surplus protégé par un cou- vercle d'impact; l'action de dissolution des saletés des jets de lait et du filtre est supprimée.
Dar, la position où il se trouve, le filtre agit com- me suit : - lors de la traite dans l'auge de retenue, le lait monte dans celle-ci jusqu'à ce qu'il ait atteint le point le plus bas du filtre vertical. Ensuite le lait s'écoule en un . flot continu en rapport 'avec -la quantité qui est traite, soit donc lentement et sans pression, à travers le filtre' vers le récipient collecteur.
La mousse, qui s'est formée à la sur- face du lait, et les saletés'qui y adhèrent sont dès, lors re- tenues par le filtre.et'le couvercle d'impact. Le peu de. par- ticules -sales parvanues dans le lait, en dessous de la mous- se, flottent vers lé point''le plus bas du- filtre, où elles - s'immobilisent presque tout-à-fait, en dehors de la zone d'impact des jets et du flot de lait. Lors d'un encrassement plus grand, le filtre se bouche évidemment du bas vers le
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Mais comme le lait s'écoule sans pression aucune, son niveau
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monte au-dessus du niveau d'encrasseront et le lait s'écou- le à travers la partie du filtre restée propre, vers le ré- cipient collecteur, Après la traite, la mousse et les saletés restent dans l'auge de retenue et pourront ensuite être éva- cuées séparément ou versées dans un seau à fourrage.
Tandis que lors des traites et filtrations usuel- les les crasses de toutes les ':'aches sont amassées dans un même. filtre où elles sont continuellement mises en mouve- ment lors du déversement du lait des vaches traites ensuite, il est possible, par le procédé et l'appareillage suivant l'invention, de soustraire à toute discolution ultérieure, dès après la traite de chacune des vaches, très tôt, la crasse retenue dans la mousse.
De nombreux essais ont prouvé, qu'en respectant les diverses étapes du procédé on peut éviter les inconvé- nients des méthodes de traite et de traitement du lait connus jusqu' à présent, conséquement on peut produire un lait ayant un pourcentage en bactéries bien plus bas.
Revendications.
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