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Il est bien connu des techniciens de la fabrication in- dustrielle des récipients métalliques que l'une des opérations les plus délicates et relativement des plus coûteuses consiste en l'attache de l'anse dans des conditions satisfaisantes.
Cette opération est telle qu'à l'heure actuelle on ne connaît pratiquement pas'de moyen pour l'exécuter automatique- ment.
D'une manière générale, l'anse est accrochée à des pattes diamétralement opposées fixées à proximité du bord supérieur du récipient au moyen de rivets ou de soudure. On a déjà proposé de remplacer ces moyens de fixation desdites pattes d'attache en faisant participer celles-ci au sertissage. Néanmoins, les
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réalisations proposées sont telles qu'elles affaiblissent le ser- tissage localement ou bien encore la fixation est telle qu'au droit desdites pattes le sertissage comporte des zones affaiblies et de moindre étanchéité.
La présente invention a pour objet pricipal un dispositif d'attache nouveau présentant au moins les avantages suivants: a) - l'anse peut être maintenue entièrement en dehors de la paroi externe du récipient et se présenter, dès lors, dans sa forme traditionnelle la plus avantageuse; b) - les pattes sur lesquelles s'articulent les deux bouts libres de l'anse peuvent être mises en place sans aucune modification ni altération des opérations usuelles caractérisant la fabrication des récipients à bords sertis; c) - les pattes d'articulation, respectivement de fixa- tion de l'anse, peuvent être, seules ou en coopération avec l'anse, mises en place correcte manuellement ou automatiquement; d) - la disposition des pattes et de leur mode de fixa- tion est telle que leur stabilité augmente, pratiquement, avec les sollicitations normales du récipient porté par l'anse;
e) - la fabrication et les frais de mise en oeuvre du dispositif objet de l'invention sont extraordinairement simples et économiques; f) - le moyen de stabilisation des pattes d'articulation de l'anse, avant le sertissage final, coopère - ou peut coopérer - à la résistance propre de la partie supérieure du récipient ; g) - les pattes elles-mêmes peuvent être exécutées rapi- dement, mécaniquement et économiquement, en faisant usage de dé- chets de fabrication; h) - le dispositif d'attache selon l'invention permet, pour la première fols, l'organisation d'une fabrication entière- ment mécanique, respectivement automatique, soit de la fabrica- tion entière des récipients à anse, soit dos opérations finales consistant en principal en le placement de l'anse et le ser-
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tissage final;
i) - le dispositif est applicable à tous les récipients à anse généralement quelconques dont le bord libre doit être serti, roulé ou bordé de toute manière analogue.
Tous ces avantages résultent de la conception même du dispositif de fixation de l'anse. conformément à l'invention, le dispositif d'attache de l'anse au récipient métallique est constitue substantiellement par deux pattes dûment profilées pour permettre l'introduction et la libre rotation des bouts repliés de l'anse, ces pattes étant appliquées en deux points diamétralement opposés contre la surface extérieure du corps du récipient à proximité du bord libre supérieur de celui-ci et fermement solidarisées audit corps du récipient par au moins un effet de pression produit, par'la partie correspondante du bord périphérique du corps du récipient et de sa bague de couronne- ment lors de la dernière opération de sertissage,
ourlage ou dé- formation analogue dudit bord périphérique du corps du récipient et/ou de la bague de couronnement supérieur.
La solidarisation desdites pattes au récipient peut être bord renforcée par la juxtaposition de leur/supérieur dûment replié @ à cet effet et la partie correspondante du bord replié, respec- tivement serti, roulé ou autrement déformé du récipient et de sa bague supérieure de couronnement.
De préférence encore, cette solidarisatino sera renforcée par la coopération desdites pattes avec des déformations loca- les, en creux et/ou en relief, du corps du récipient, d'une tel- le manière que lesdites pattes soient soutenues, respectivement fixées, à la fois, par leur partie supérieure etleur partie in- férieure.
A cet effet, lesdites pattes seront généralement consti- tuées par des petits morceaux de tôle repliés sur eux-mêmes de manière à former des éléments creux dont une paroi est percée
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d'un trou, ces pattes étant de forme et de dimensions telles qu'elles puissent être provisoirement calées en position correc- te par au moins une/déformation locale du corps du récipient et le bord saillant supérieur du corps du récipient et de sa bague de couronnement.
Il en résulte que la mise en place de l'anse peut se faire par un procédé absolument nouveau capable d'être mis en oeuvre.par des moyens manuels ou automatiques.
Dans cette exécution préférée, le procédé consiste sub- stantiellement à prévoir, dans le corps du récipient, au moins une déformation locale appropriée et à poursuivre la fabrication industrielle normale du récipient jusqu'à la pénultième opé-. ration de sertissage; à caler, avec ou sans l'anse, en deux points diamétralement opposés, deux telles pattes,puis à achever nor- malement le récipient par la dernière opération du sertissage ou opération similaire.
Il suffira, pour réaliser une fabrication entièrement mécanisée, de disposer d'un délivreur d'anses pourvues de deux telles pattes ; -d'amener automatiquement lesdites pattes en posi- tion correcte et de les y maintenir pendant la dernière opéra- tion de sertissage ou opération similaire.
Tant le dispositif de fixation lui-même que son procédé de mise en place et de fixation sur le récipient , sont indé- pendants de la forme et de la nature des pattes et des déforma- tions locales dans le corps du fût à la condition que ces der- nières déformations soient établies en corrélation avec les ca- ractéristiques desdites pattes.
Ce n'est donc qu'à titre indicatif, sans aucune restric- tion, que des exécutions sont décrites avec plus de détails ci- après et en se référant aux dessins annexés, dans lesquels : la figure 1 schématise en vue perspective la partie supé rieure d'un récipient métallique pourvu d'une -anse fixée confor-
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moment à l'invention; les figures 2 et 3,4 et 5, 6 et 7, 8 et 9 représentent, en coupe radiale partielle, quatre variantes, chaque fois dans deux phases particulières du procédé selon l'invention; la figure 10 est une vue de face partielle des figures 8 et 9;
les figures 11 et 12 représentent en coupe radiale pardu procédé tielle,' dans deux phases particulières/de l'invention, un mode d'exécution préféré; la figure 13 est une. vue de face partielle du dispositif des figures 11 et 12; les figures 14 et 15 représentent, en vue de face par- tielle, deux variantes d'exécution avec déformation locale en relief du corps du récipient; la figure 16 est une coupe suivant la ligne XVI-XVI des figures 14 et 15; la figure 17 est une vue schématique latérale de la par- tie supérieure du récipient des figures 11 et 12.
Comme schématisé aussi sommairement que possible aux figures 2 et 3, le mode d'attache conforme à l'invention consis- te à disposer, en deux points diamétralement opposés du corps du récipient 1, deux pattes 2 présentant, par exemple, un bossage et un trou 1+ de manière à permettre la libre rotation du bout libre 2 de l'anse. Ces pattes sont appliquées contre la paroi extérieure et vers la partie supérieure,dudit corps 1 du ré- cipient, de manière à être amenées contre ou approximativement contre le bord périphérique supérieur 6 du récipient replié vers l'extérieur et entouré du bord replié 2 de la bague de coumi- nement 8 du récipient avec interposition du joint d'étarchéité usuel 9.
Dans cette position préparatoire telle que représentée schématique-mont à la figure 2, lesdites pattes 2 sont provisoire' ment Immobilisées par un support adéquat 10 pouvant être manoeu- vré manuellement ou automatiquement. Il suffit alors de rabat-
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tre lesdits bords pliés 6-7-9 comme schématisé, par exemple, à la figure 3, pour produire, contre la partie supérieure corres- pondante des pattes 2, un effet de pression suffisant pour main- tenir lesdites pattes en place.
Cette solidarisation se trouve renforcée par le poids du récipient, respectivement du récipient chargé, agissant sur lesdites pattes 2 dans le sens opposé, c'est-à-dire suivant la flèche F'.
Pour augmenter la solidarisation entre les pattes 2 et la partie correspondante du bord replié 7, on pourra assurer, par tout moyen, un contact plus adhérent, respectivement plus rugueux.
Dans les figures - et 5, on a schématisé, dans les mêmes . phases successives du procédé de l'invention, l'utilisation des mêmes moyens mais les pattes 2 ne présentent pas de déformation et le récipient 1 présente, en regard du 'trou 4 desdites pattes, un creux 11 permettant l'introduction et le libre mouvement du bout libre 5 de l'anse.
Dans les figures 6 et 7, on retrouve également, dans les deux phases caractéristiques, les mêmes éléments mais les pattes 2 sont profilées de manière à se présenter comme éléments creux formant logement 12 pour le bout libre correspondant ± de l'anse.
On peut encore augmenter sensiblement la solidarisation entre les pattes 2 et le récipient 1 en repliant, vers l'exté- rieur, le bord supérieur 13 desdites pattes, d'une telle manière qu'après serrage final, ledit bout replié 13 vienne se placer dans le prolongement du bord replié correspondant 7 de la bague de couronnement 8 du récipient.
Par ce fait, lesdites pattes 2 rencontrent un arrêt particulièrement résistait dans leur tendance éventuelle à glis- ser le long du corps du récipient 1 en direction d'éloignement du bord serti correspondant.
Dans la figure 10, on a représenté, en vue de face par-
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tielle, les dispositions des figures 2 et 3, 8 et 9.
Les exemples qui viennent d'être décrits se rapportent aux éléments essentiels et suffisants pour l'application du pro- cédéet la réalisation du dispositif d'attache conformes à l'in- vention.
Néanmoins) la Demanderesse estime qu'on pourra obtenir une plus grande sécurité tout en autorisant Inapplication de moyens 'industriels et de grande production, en faisant coopérer la fixation supérieure des pattes par une disposition introdui- sant, pour celles-ci, une portée supplémentaire, de préférence par leur partie inférieure.
Une telle réalisation est schématisée aux figures 11, 12 et 13.
Comme représenté dans les figures 11-13, le écipient métallique pris à titre d'exemple est également du type comportant substantiellement un corps 1 etune bague supérieure 8. Dahs cet- te exécution préférée, le corps 1 présente, à proximité de son bord supérieur, une moulure circonférentielle 14. Les pattes , .de fixation 2 sont constituées par des petites plaques métalliques repliées sur elles-mêmes de manière à épouser la partie correspon- dante de la moulure 14 et à présenter, sur la face apparente, un orifice - dans l'axe d'un bossage 15.
Ces pattes 2 sont mises en place, comme représenté à la figure 11, par serrage automatique entre la partie correspondante de la moulure 14 et le bord replié supérieur 2. autour duquel est serti le lord périphérique 7 de la- dite bague de couronnement 3. avec interposition d'un joint d'étan-. chéité 9. Lesdites pattes .2 sont ainsi automatiquement maintenues en place par serrage et il suffit, comme schématisé à la figure 12, scur assurer la fixation définitive et énergique desdites pat- tes 2, de terminer le sertissage des bords saillants 6-9. L'anse 16 est articulée dans les deux pattes 2, dans lequel but ses deux extrémités 5 sont repliées en forme de crochet.
Comme schématisé aux figures 1 et 17, l'anse peut être
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conditionnée de manière à venir normalement se placer, vers'sa partie centrale, dans la moulure circonférentielle 14 du réci- pient 1. Le calage des pattes 2 peut évidemment se faire à l'intervention de déformations locales du récipient 1 de tout autre genre et en tout nombre adéquat.
Dans la figure 14, on a schématisé le calage des pattes 2 entre une moulure extérieure, c'est-à-dire convexe, 17,et le sertissage 6-7 du bord supérieur du récipient et de sa bague decouronnement.
Dans la figure 15, on a ramené les déformations locales aux/moulures/réduites convexes 17 à de simples coups de pointeau ou bossages.
Comme on le voit, les modes de réalisation des éléments de calage tant provisoires que définitifs desdites pattes de fixation de l'anse sont essentiellement variables.
Dans une forme préférée nais non restrictive d'applica- tion, lesdites pattes 2 seront réalisées comme schématisé aux dessins annexés et d'une telle manière qu'elles épousent aussi fidèlement que possible la fprme extérieure de la partie corres- pondante du corps du récipient avec un minimum de matière sail- lante. Cette particularité est non seulement plus esthétique mais elle est plus résistante car moins vulnérable aux sollicitations locales accidentelles. La réalisation du dispositif d'attache de l'invention à l'aide d'un appui inférieur et plus spéciale- ment d'une moulure en creux présente le grand avantage de re- porter une grande partie des efforts en dehors du sertissage, ce qui est favorable pour la bonne conservation de celui-ci.
L'invention concerne aussi bien le dispositif en soi que le procédé manuel ou automatique de mise en place et que les ré- cipients pourvus d'un tel dispositif de fixation de l'anse, indépendamment de la forme et des dimensions des éléments inter- venant dans ce dispositif.