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On sait que l'amidon peut être amené à gonfler à froid, par des traitements mécaniques à l'aide de dispositifs de broyage comme des broyeurs à boulets, à cylindres, etc. Le brevet allemand n 837.980, par exemple décrit la préparation à l'aide de broyeurs de différents types d'amidon susceptible de gonfler à froid les grains d'amidon étant moulus plusieurs fois entre des cylin- dres très serrés ou de façon équivalente, de sorte que ces grains sont réduits et peuvent gonfler partiellement dans l'eau froide.
De ces publications et d'autres, il ressort toujours que le but visé est de réduire les grains d'amidon par voie mécanique, de façon que les fragments de ces grains soient gonflables dans l'eau froide.
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On sait par le brevet allemand n 665.742 que de l'ami- don sec peut être transformé en amidon gonflable, par traitement sous très haute pression et forte température.
Suivant le procédé qui fait l'objet de la présente invention, on prépare des produits d'amidon gonflables à froid, en traitant des grains d'amidon par friction sous pression modé- réep de manière à les agglomérer en plus grosses particules, gonflables dans l'eau froide.
Le procédé suivant l'invention se différencie donc @ des procédés décrits dans les brevets allemands n s 837.980 et 665.742, en ce que dans le présent cas, on ne vise pas à réduire les grains d'amidon en petits fragments par broyage, mais bien à les soumettre à une friction sous une pression modérée, avec ou sans une élévation modérée de la température, afin de les agglomérer en particules plus grosses, susceptibles de gonfler dans l'eau froide.
L'appareil utilisé à cet effet ne sert donc plus principalement à faire éclater les grains, mais l'amidon doit, pendant qu'il y est traité, s'épaissir et/ou gonfler dans l'eau contenue dans les grains. Dans l'appareil utilisé dans le procéda suivant l'invention, par exemple un broyeur à meules ou un broyeur travaillant de façon équivalente, dont les meules sont soumises à une pression convenable, les grains d'amidon non seulement s'épais- sissent, mais sont agglomérés en plus grands agrégats. L'examen @ microscopiques des produits ainsi obtenus montre que dans les particules présentes, les grains d'amidon initiaux ne sont plus décelables; la structure organisée des grains à fait place à l'image non organisée d'amidon épaissi, ainsi que le montre la croix de polarisation lorsqu'on utilise la lumière polarisée.
Cela apparait clairement sur les microphotographies annexées, dont celles portant les n s 1, 2 et 3 sont des coupes de flocons, pro- venant du broyeur à meules qui présentent chaque fois une structure plus réduite, ce qui ressort des figs. la, 2a et 3a qui montrent
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les mêmes parties que les préparations 1, 2 et 3, mais sous une lumière polarisée entre les nicols croisés. La fige 4 est une coupe dans l'eau, et il ressort de la figure 4a que., pratiquement, toute structure a disparu. L'agrandissement est de l'ordre de 400 fois.
Il est surprenant de constater que dans les conditions de température et d'humidité précitées, les appareils dont l'ef- fet se rapproche de celui obtenu à l'aide d'un mortier, çonvien- nent particulièrement pour réaliser l'effet désiré. Un broyeur à meules, soit à plateaux tournants, soit à plateaux fixes, peut tout en ayant une grande capacité et en ne nécessitant qu'une force particulièrement faible, convenir très bien pour atteindre le but visé.
Bien qu'il soit connu depuis longtemps d'utiliser un broyeur à boulets pour obtenir un amidon susceptible de gonfler dans l'eau froide, ce procédé peut être utilisé pour la présente invention, en réglant d'avance la vitesse de ce broyeur, de façon à ce qu'il n'agisse plus comme dispositif de mouture, mais provoque l'accroissement des particules d'amidon, suivant la teneur en eau et la température de cet amidon, étant donné qu'il agit alors-plutôt comme un mortier, les boulets agissant surtout sur la paroi comme un pilon de mortier. Il est étonnant de constater que la vitesse de déliquescence peut être réglée par l'état d'humidité de l'amidon et de la température existant ou réalisée pendant la. mouture.
Ce procédé de déliquescence supporte très peu d'humi- dite., et même une augmentation proportionnelle de la température ne peut compenser complètement ce manque d'humidité.
On a constatée que, pendant le traitement, la tempé- rature pouvait s'élever jusqu'au dessus du point d'épaississement.
Même un début d'épaississement préalable à chaud, n'est pas tout à fait préjudiciable pour atteindre le but visé, c'est-à-dire faire dissoudre mécaniquement les grains d'amidon dans le moins d'humidité possible, avec augmentation ou non de la température.
.Après le traitement, les particules sont de grosseur irrégulière; le traitement terminé, il est avantageux de tamiser les plus grosses
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particules obtenues, et de soumettre à un nouveau traitement . l'amidon qui n'est pas ou peu modifié.
Un grand avantage de ce procédé réside précisément dans l'augmentation de grosseur des particules ; peut, en tamisant à une grosseur déterminée limiter étroitement la vitesse de dissolu- tion. Les parties trop grosses peuvent alors être moulues dans des dispositifs de mouture connus ; parties trop fines peuvent être utilisées séparément, ou être soumises à nouveau au traitement afin d'être agglomérées en particules plus grosses. L'addition de certaines matières, qui peuvent agir de façon déterminante, comme par exemple du borax, de la soude, de la soude caustique ou des nitrates alcalins avant ou pendant le traitement, peut amélio- rer la capacité de gonflage du produit dans l'eau froide.
Une propriété très étonnante est que de l'amidon rendu soluble et/ou gonflable dans l'eau froide, peut être décomposé par des enzymes, en étant soumis à un procédé suivant l'invention.
Il est connu que les enzymes ne décomposent pas, ou @ très difficilement les crains bruts d'amidon. Les amidons épaissis par cuisson se laissent seuls décomposer avec une rapidité rela.tive,, pour donner ainsi des solutions moins visqueuses que le produit initial.
Il est surprenant de constater que l'amidon obtenu suivant l'invention, peut sans avoir été soumis préalablement à un épaississement, être décomposé par des enzymes et transformé en pâtes peu visqueuses, et ce à d es températures inférieures aux températures d'épaississement d e l'amidon et optima pour l'action des enzymes.
Comme il est souvent souhaitable dans l'industrie d'ob- tenir des pâtes d'amidon à forte teneur en matière sèche on rencon- tre avec les procédés connus de grandes difficultés pour épaissir l'amidon en l'agitant puis on le liquéfiant par des enzym.es, et à cause de la viscosité élevée qui se produit dans les solutions
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bouillies d'amidon.concentrées, on est tenu par une teneur ' maximum en matière sèche.
L'amidon traité préalablement peut, dès que la visco- sité de la solution initiale est atteinte, être de nouveau ajouté aussitôt que l'enzyme a réduit suffisamment la viscosité, sans 'qu'entre temps il soit nécessaire de bouiliir en tuant ainsi l'enzyme.
L'invention sera décrite plus en détail à l'aide des exemples suivants: EXEMPLE 1.-
On traite en continu de la fécule de pommes de terre, d'une teneur en humidité de 15,0%, dans un broyeur métaique à meules dont les meules exercent une pression de 200 kg/cm2, et à la température ambiante. Le produit obtenu se présente sous la forme de fragments grossi.ers de 1-5 mm et gonfle dans l'eau froide.
EXEMPLE 2. -
On traite dans un broyeur colloïdal 50 g de fécule de pommes de terre d'une teneur en humidité de 14,6%. Le vase en porcelaine du broyeur a une contenance de 0,3 3 1;; il y a 22 boulets d'acier d'un diamètre de 16 mm. La vitesse est de 200 t/m, le traitement dure 45 minutes. La suspension de fécule de pommes de terre initiale non traitée, a une viscosité de 1,9 cp pour une concentration de 5% de matière sèche à 25 C. Dans les mêmes condi- tions le produit final se présente sous la forme d'une disper- sion claire, dune viscosité de 95 cp, tandis que 31% seulement peuvent passer par un tamis de 0,09 mm d'ouverture de mailles contre 69% de la fécule de pomme;de terre initiale non traitée.
EXEMPLE 3.-
On mélange 50 g de fécule de pommes de terre à 9,8 % d'humidité, avec 5,0 g de borax, et on traite comme dans l'exemple 1. La viscosité de la dispersion claire dans l'eau à 25 C, pour une concentration de 5% de matière sèche, est de 97; un produit
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obtenu de la même manière mais sans addition de borax, a une viscosité de 77 cp.
REVENDICATIONS 1.- Procédé de préparation de produits d'amidon gonflables à froid, dans lequel l'amidon est transformé par voie mécanique en amidon gonflable à froid, caractérisé en ce que par friction sous pression modérée, les grains d'amidon sont agglomérés en plus grosses particules, gonflables dans l'eau froide.