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Dans le brevet d'invention n 557.099, il est question d'un procédé de soudage automatique à l'arc électri- que à haute densité de courant sous atmosphère protectrice, utilisant une électrode à noyau métallique recouvert d'un enrobage du type acide ou à base dtoxyde de titane et contenant une grande quantité d'oxydes métalliques, une certaine quan- tité de désoxydant et des substances dégageant un gaz protec- teur grâce à la chaleur produite par effet Joule dans l'âme et à la chaleur de rayonnement dans l'arc, ledit enrobage é- tant lui-même logé entre des fils tressés ou enroulés-en spirale en une ou plusieurs couches sur l'âme.
Il est connu, d'autre part, d'utiliser un fil syn- thétique nu lorsque l'on veut souder un acier avec une élec- trode continue ayant des teneurs en éléments alliés corres- pondant à un métal difficile, voire impossible à transformer en fil, ou encore lorsque la composition désirée est diffici- le ou même impossible à obtenir économiquement par la métal- lurgie classique, principalement dans le cas où la teneur en éléments nuisibles ne doit pas dépasser une limite maximum.
Ce fil synthétique est, par exemple,constitué d'une enveloppe métallique enroulée ou plissée, à l'intérieur de laquelle sont logés les éléments d'alliage sous forme de poudre ou de grains (et) ou de fils (et) de feuillard. Toutefois, ce type d'élec- trode ne comporte pas ou comporte trop peu de produits scorifi ants en raison de la place insuffisante laissée à ces produits scorifiants lorsque la, majeure partie de l'espace disponible dans l'enveloppe est occupée par la poudre métallique consti- tuant les éléments d'alliage, ce qui est la condition exigée
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pour déposer un métal hautement allié. En ce cas, ce type d'é- lectrode ne peut être utilisé que sous flux ou sous atmosphère de gaz de protection lorsque l'on désire éviter les effets néfastes de l'air atmosphérique.
Lorsque l'on utilise une électrode continue enrobée comprenant une âme métallique pleine entourée de fils torsa- dés, ou enroulés en hélice en une ou plusieurs couches ôu encore de treillis qui sont destinés à amener le courant élec- trique à l'âme métallique et d'une couche de substances desti- née à former laitier, on ne peut pas déposer un métal hautement allié comme celui que permet l'emploi du fil synthétique pré- cité. En effet, pour y parvenir, il faudrait inclure entre les fils spiralés ou tressés sur l'âme pleine de l'électrode du type susdit, les éléments servant à former l'alliage présents dans le fil synthétique non enrobé. Cette réalisation n'est, pratiquement possible qu'au détriment de la quantité de tous les autres produits destinés à former laitier.
En conséquence, ces derniers produits qui recouvriraient le cordon de soudufe seraient en quantité insuffisante pour protéger efficacement le métal déposé et pour dégager la quantité suffisatite de gaz de protection conformément à l'invention faisant l'objet du brevet n 557.099.
La présente invention a pour but de permettre le dépôt d'un métal de soudure hautement allié sous la protection d'un gaz provenant, notamment, de la décomposition de cer- taines substances contenues dans l'enrobage.
Selon l'invention, on utilise une électrode dont le noyau métallique entouré d'un enrobage du type susdit sert d'enveloppe à un métal ou à plusieurs métaux d'une autre natu re que celle de ladite enveloppe.
Grâce à ce procédé, on obtient donc simultanément
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les effets avantageux des électrodes connues des types susdits*
De préférence, on utilise une électrode dont l'en- robage a un volume qui vaut 1,25 à 2,0 fois le volume total du fil synthétique constituant l'âme, augmenté du volume des fils tressés ou enroulés en spirale en une ou plusieurs couches sur l'âme.
L'invention a également comme objet l'électrode pour la réalisation du procédé selon l'invention.
Les dessins annexés au présent mémoire représentent schématiquement, et à titre d'exemple seulement, deux formes d'exécution d'une électrode selon l'invention.
La figure 1 est une vue en perspective d'un morceau d'électrode selon l'invention.
La figure 2 est une coupe transversale dans une autre forme d'exécution de cette électrode.
L'électrode 1 représentée à la figure 1 comprend un noyau en fil synthétique constitué par une enveloppe mé- tallique 4 contenant de la poudre métallique 4'. Celle-ci peut, en réalitéêtre un mélange de poudres dans lequel il y a, en plus de particules d'un métal ou. de plusieurs métaux autres que le métal de l'enveloppe 4, qui sont destinées à former un dépôt de soudure hautement allié avec le métal de l'enveloppe, des particules du même métal que l'enveloppe.
L'enveloppe 4 du noyau métallique est recouverte d'une couche d'enrobage 5 destinée à former un laitier sur le cordon de soudure. Cet enrobage est du type acide ou basique ou encore du type à base d'oxyde de titane et contient, en outre, de grandes quantités d'oxydes métalliques et une cer- taine quantité de désoxydants. Il contient, en outre, des substances dégageant un gaz protecteur à quelques centimètres de l'arc sous l'effet de la chaleur produite par effet Joule et de la chaleur de rayonnement de l'arc. Parmi ces substances,
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on peut citer entre autre des oxalates de métaux autres que les métaux alcalins et plus particulièrement les oxalates de Mg, de Ca et en général les alcalino-terreux, d'Al, de Mn, et de Fe se présentant'sous forme de produit pur ou à l'état naturel.
Ces oxalates sont, par exemple, présents dans l'enro- bage dans la proporti--. de 1 à 8% en poids.
Dans la couche d'enrobage, sont disposées deux couches 9 et 10 de fils enroulés en hélice. La couche de fils 9 est enroulée au contact de l'enveloppe tandis que la couche de fils 10 est enroulée au contact de la première couche en sens opposé à celui-ci. En d'autres termes, les fils des deux couches se croisent. La couche extérieure de fils 10 affleure avec la surface extérieure de l'enrobage 5 afin de pouvoir venir en contact avec les organes d'amenée de courant et transmettre celui-ci au noyau métallique par l'intermédiai re des fils de la couche intérieure 9.
L'électrode de la figure 2 diffère de celle repré- sentée à la figure 1 par le fait que l'enveloppe métallique 4 présente certaines parties repliées vers l'intérieur de façon à y former des appendices 4" répartis au sein de la masse de poudres 4'. On voit également dans cette masse une lamelle 4"' et un fil 4"" qui sont en un métal d'une constitu- tion différente de celle des autres constituants du noyau.
Cette lamelle et ce fil sont, par exemple, en nickel tandis que la poudre est constituée par un mélange de chrome métal ou de ferro chrome ou encore de tous autres ferro-alliages.
Les appendices 4" forment un conducteur électrique continu avec l'enveloppe 4 et répartissent le courant à travers toute la masse de poudre.
D'autres formes d'exécution de l'électrode selon l'invention peuvent évidemment être imaginées sans pour cela
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sortir de la portée des revendications 'ci-après. Il va de soi, par exemple, que pour conduite le courant @ l'enveloppe 4, on pourrait n'utiliser qu'une seule couche de fils ou -Lui tamis dont les mailles seraient formées par des fils entrelacés.
REVENDICATIONS.-
1.- Procédé de soudage automatique à l'arc électri- que à haute densité de courant sous atmosphère protectrice, utilisant une électrode à noyau métallique recouvert d'un enrobage du type acide, basique ou à base d'oxyde de titane et contenant de grandes quantités d'oxydes métalliques, une cer- taine quantité de désoxydant et des substances dégageant un gaz protecteur grâce à la chaleur produite par effet Joule dans l'âme et à la chaleur de rayonnement dans l'arc, ledit enrobage étant lui-même entouré de fils tressés ou e'nroulés en spirale en une ou plusieurs couches, caractérisé en ce qu'on utilise une électrode dont le noyau métallique sert d'enveloppe à un métal ou à plusieurs métaux d'une autre natu- re que celle de ladite enveloppe.