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La présente invention concerne des articles dhabillement dont une partie a tendance au porter, à se recoquiller vers l'exté- rieur, c'est-à-dire à sécarter-du corps du porteur. La partie affec- tée peut être un bord d'un article, par exemple, le bord supérieur d'une ceinture ou d'un autre sous-vêtement genre corset,ou une par- tie saillante de cet article, comme les pointes d'un col de chemise.
L'invention procure un dispositif pour éliminer ou rédui- re au minimum cette tendance à se recoquiller des articles d'habille; ment, en particulier des cols de chemises.
La tendance des pointes d'un col à se recoquiller repré- sente un des problèmes les plus anciens dans l'industrie de la fa- brication des cols. Quoiqu'il soit vrai que certains cols ne présen- tent pas une forte tendance à se recoquiller, la plupart des cols ont cette tendance. Des moyens connus pour surmonter cette tendance, tels que l'utilisation de baleines ou de boutons, comme par exemple
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dans le col à pointes boutonnées, sont d'une application limitée et présentent en outre certains inconvénients. Depuis plus de 10 ans, une forte proportion des cols fabriqués sont du type dit "soudés" comportant une garniture intérieure qui se "soude" ou se raidit par repassage à chaud, et pour ces cols, quoiqu'ils soient semi - rai- -des, on n'avait jusqu'à présent découvert aucun moyen satisfaisant pour les empêcher de se recoquiller.
Suivant la présente invention on élimine ou on réduit au minimum la tendance à se recoquiller en introduisant une tendance opposée ou contraire. au recoquillement au moyen d'une structure que l'on appellera ci-après, structure bi-élastique. Dans sa forme la plus simple, cette structure bi-élastique comprend une bande de tis- su souple mais résistant à la compression et un organe élastique continuellement sous tension, par exemple, une bande en caoutchouc, ces deux organes étant fixés l'un à l'autre à une interface commune, par exemple par une piqûre. Un élément bi-élastique simple compre- nant par exemple, une couche de tissu raide et une couche de caout- chouc soufi tension piquées l'une sur l'autre, face contre face, se recoquillera plus au moins lorsqu'il est détendu.
Lorsque l'on appli-'. que ces éléments bi-élastiques à un col en des endroits appropriés, l'élément élastique sous tension se trouvant vers le porteur, le col a alors tendance à se recoquiller vers l'intérieur. En choisissant convenablement les matières et la tension initiale de l'élément élas- tique, la tendance à se recoquiller vers l'intérieur peut être ren- due assez forte pour maintenir les parties avant du col contre le corps du porteur sans engendrer en même temps une tendance indésira- ble au recoquillement vers l'intérieur. Pour empêcher davantage tou- te tendance indésirable au recoquillement vers .1'intérieur, on peut faire varier la tension exercée par l'élément élastique le long de ce dernier, comme on le décrira plus loin.
Des tentatives ont déjà été faites pour atteindre ce but, c'est-à-dire empêcher le recoquillement; ces tentatives étaient ba- sées sur l'utilisation d'une contraction différentielle et ont échoué
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parce que après quelques lavages, le col se conforme aux dimensions de l'élément qui rétrécit le plus et ne montre plus par la 'suite de tendance s'opposant au recoquillement.
Dans la présente invention, toutefois, cela ne peut se produire parce que l'élément élastique est initialement suffisamment étiré pour exercer une tension qui perdure de façon adéquate pendant toute la vie du col. Evidemment,, pour maintenir cette tension, la structure du col, à l'endroit ou la tension est appliquée, doit être suffisamment résistante à la compression sous l'action soutenue de la tension exercée lorsque le col est lavé plusieurs fois.
La résistance à la compression peut être obtenue de diffé- rentes façons. En premier lieu, lorsque l'élément élastique est ap- pliqué à plusieurs tissus de cols qui sont relativement raides ou qui forment au moins un tissu de structure relativement raide.lors- qu'ils sont cousus l'un à l'autre par une ou plusieurs séries de pi- qêres, ces éléments en tissu de col assemblés peuvent eux-mêmes for- mer l'élément résistant à la compression, pourvu que la tension de l'élément élastique ne soit pas trop forte. Dans des cols soudés, si l'élément élastique est piqué sur un groupe de couches qui sont ensuite raidies par repassage à chaud, ces couches peuvent former l'élément résistant à la compression servant à soutenir des tensions pratiquement utilisables dans l'élément élastique sous tension.
Mais, lorsque l'invention est appliquée, par exemple, à un col.mou ordinai re qùi n'est raidi en aucune façon, il faut alors utiliser un tissu raide séparé ou une structure de tissu raide séparée, comme élément résistant à la compression.
Pour les cols soudés, dans lesquels le tissu soudé est suffisamment raide pour procurer la résistance à la compression né- .cessaire, il est encore souhaitable, pour deux motifs, d'utiliser un élément bi-élastique préfabriqué comprenant un tissu raide et un élément élastique étiré. En premier lieu, il est préférable d'incôr- porer l'élément élastique dans le col, plutôt qu'à l'extérieur de ce dernier, et cela étant, l'élément élastique, s'il est cousu en pla-
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ce, est appliqué au col avant la mise en forme, donc avant le sou- dage par repassage à chaud.
Si Isolément élastique étiré seul est cousu directement sur les couches du col pendant la fabrication de ce dernier, c'est-à-dire avant l'opération de soudage finale, le tissu ne sera pas raidi au moment où l'élément élastique étiré est cousu sur ce dernier, et, cela étant, l'application au col de l'élé- ment élastique étiré à ce moment peut facilement provoquer des dé- formations indésirables.. En second lieu, des éléments bi-élastiques,' qui se présentent sous forme d'une bande au moins, peuvent être fa- cilement préfabriqués et se fixent au col au stade de fabrication approprié plus facilement qu'un organe élastique qui doit être étiré pendant le processus de couture sur le col.
Ainsi, un élément' bi- élastique préfabriqué est préférable en vue d'éviter des,déforma- tions et au point de vue de la facilité de fabrication. Il est cepen.- dant à remarquer que lorsque la structure bi-élastique est appli- quée à un col mou, l'élément résistant à la compression doit être raidi de façon permanente de manière à résister toujours à la com- pression, tandis que dans un col soudé, l'élément résistant à la compression de la structure bi-élastique préfabriquée peut ne résis- ter que temporairement à la compression pourvu que la structure bi- élastique soit cousue à des couches de ces cols qui, lorsqu'ils sont finalement soudés, peuvent:procurer une résistance à la compression adéquate.
Dans certains cas, la structure bi-élastique ne doit pas être cousue du tout aux couches du col mais peut être placée sim- plement dans une poche, telle que la poche naturellement formée en- tre l'ourlet du bord extérieur du col et la piqûre du rabat. Dans ces cas évidemment, la raideur de Isolément résistant à la compres- sion est permanente.
Les éléments bi-élastiques se présentent de préférence sous la forme de bandes et remplacement préféré de ces bandes est' situé dans les ourlets marginaux du col, entre les vrais bords et la couture du rabat, comme décrit plus loin. Il est clair, cepen- dant, que l'on peut utiliser ces éléments bi-élastiques à d'autres
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endroits, tels qu'une bande diagonale qui divise l'angle formé à la points du col, plus ou moins, en deux parties égales.
La présente invention est applicable de façon générale à des articles d'habillement dont une ou plusieurs parties présen- tent une tendance à se recoquiller de façon indésirable et à s'é- carter du corps du porteur, et elle comprend un élément plat, flexi- ble, résistant à la compression, placé ou incorporé dans la dite partie de l'article d'habillement et un élément élastique continuel- lement sous tension fixé dans cet étant de tension permanente à l' élément résistant à'la.compression sur la surface de ce dernier qui est tournée vers le porteur. Le sens d'étirage de cet élément élas- tique peut être parallèle aux lignes de courbure maximum de l'artic- le d'habillement, ou peut être incliné par rapport à ces lignes.
Le sens de l'étirage permanent de l'élément élastique est toujours tel qu'il peut s'opposer à la courbure indésirable.
Des bandes bi-élastiques, conformes à la présente invén- sion peuvent présenter différentes formes et peuvent être préparées de différentes façons. L'invention sera mieux comprise en se réfé- rant aux dessins annexés, qui sont évidemment purement schématiques et ne sont destinés à procurer aucune information quantitative.
Dans les dessins : la figure 1 est une vue en plan fragmentaire d'un col classique avec un pied de col qui y est fixé ; la figure 2 est une vue en plan fragmentaire d'un col semblable à celui de la figure 1, mais montrant l'emplacement des bandes bi-élastiques dans les bords du col; le col représenté sur cette figure est un col "soudé" ; la figure 3 est une coupe suivant la ligne 3 - 3 de la figure 2 montrant l'emplacement et'la fixation des bandes bi-élas- tiques, en coupe ; la figure 4 est une coupe d'un col soudé semblable à la figure 3, mais qui diffère par le fait que la bande bi-élastique est simplement placée dans une poche et n'est pas autrement fixée ;
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la figure 5 est une vue en plan d'un col non soucié dont les parties d'extrémité sont raidies par "soudage" ;
la figure 6 est une coupe suivant la ligne 6 - 6 de la figure 5 montrant une couche soudée de tissu, moins fourni à une extrémité, pour raidir le col localement ; la figure 7 est une vue fragmentaire en plan d'un col montrant l'emplacement d'une bande bi-élastique placée diagonalemènt; la figure 8 est une coupe suivant la ligne 8 - 8 de la figure 7 ; la figure 9 est une vue de face en perspective d'une gai- ne suivant une forme d'exécution de la présente invention ; la figure 10 est une coupe suivant la ligne-10 - 10 de la figure 9, montrant la partie marginale supérieure de la gaine au por ter ; la figure 11 est une coupe correspondant à la figure 10 ne centrant que l'élément élastique, à l'état non étiré ou détendu ;
la figure 12 est une coupe correspondant à la figure 10 montrant la courbure de la gaine produite par la nouvelle construc- tion, la gaine n'étant p'as portée la figure 13 est une vue en perspective arrière de la partie supérieure d'une gaine suivant une variante de la présente invention ; la figure 14 est une vue semblable d'une gaine suivant une autre variante de la présente invention ; la figure 15 est une vue en plan, la figure 16 une élé- vation de côté,, et la figure 17 une élévation d'extrémité d'une for- me d'exécution d'une bande bi-élastique ; la figure 18 montre la forme enroulée sur elle-même que prend la bande bi-élastique après son achèvement et avant d'être attachée au col ou d'être insérée dans ce dernier ; la figure 19 est une coupe montrant une variante de la structure de la bande bi-élastique ;
la figure 20 est une coupe montrant une autre variante
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de la bande bi-élastique ; la figure 21 est une coupe montrant encore une autre variante de la bande bi-élastique la figure 22 est une coupe montrant encore une autre variante ; la figure 23 est une coupe longitudinale d'un élément résistant à la compression tissé en chaîne avec des monofils (c'est- à-dire des monofilaments, ou fils composés d'un seul filament continu) montrant comment les fils de trame peuvent être empêchés de glisser; et la figure 24 est une vue de côté d'une structure bi- élastique comportant une bande en caoutchouc à tension variable.
La figure 1 est une vue en plan fragmentaire d'un rabat de col qui peut être obtenu, par exemple, par rentrage, de manière connue. Ce col comprend trois couches, à savoir une couche extérieu- re 1, une garniture ou triplure 2 et une couche intérieure ou dou- blure 3. Comme d'habitude le rabat de col est fixé à un pied de col 10.
La figure 2 est une vue en plan fragmentaire d'un col, comme celui montré sur la figure 1, dans laquelle 1'emplacement des bandes empêchant le pliage est indiqué par les traits pointillés 21 et 21a.
La figure 3 est une coupe suivant la ligne 3 - 3 de la figure 2, qui montre de façon plus spécifique l'emplacement et la section de la bande empêchant le recoquillement 21. Sur cette fi- gure, 1 désigne la couche extérieure, 2 la triplure, et 3 la doublu- re, comme sur la figure 1. Ces couches sont maintenues, ensemble par' l'ourlet intérieur 4 et peuvent en outre être assemblées par une pi- qûre extérieure 5 qui est habituellement prévue près du bord. La bande 21 empêchant le recoquillement est placée entre la piqûre 5 et le bord du col et est fixée, avant le 'rentrage du col par une piqûre 6 au bord du col qui est par la suite rentré, comme le mon- tre la figure 3, de manière que la bande bi-élastique soit finale-
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ment cachée et protégée par la doublure 3.
Il est important de re- marquer qu' après le rentrage, la face caoutchoutée de la bande bi- élastique 21 est tournée vers la doublure.
La figure 4 est une coupe semblable à la figure 3, sauf que la piqûre est omise. C'est-à-dire que, sur la figure 4, la ban- de bi-élastique 21 est placée dans la poche formée par la piqûre du rabat 5 et la piqûre intérieure 4 et n'est pas autrement fixée. Dans ce cas, la bande bi-élastique est insérée après l'achèvement du ra- bat du col.
Les structures représentées sur les figures 2, 3 et 4 conviennent particulièrement pour les cols dits soudés. (Le soudage est indiqué schématiquement sur les figures 3 et 4 par.des .gros points). On peut utiliser un agencement semblable avec des cols dits mous, mais pour obtenir les meilleurs résultats, la région voisine des pointes doit être raide.
La figure 5 est une vue en plan et la figure 6 en coupe d'un col mou ou non soudé dans lequel une couche raide 7, supplémen- taire est représentée près de la doublure 3. Comme le montrent les gros points sur la figure 6, cette couche raide supplémentaire peut être soudées sur la doublure 3. Il est préférable que la couche sup- plémentaire 7 soit progressivement moins fournie ou amincie, de ; manière à réduire au minimum la marque formée par le bord 7a de la couche raide 7, qui apparaît sur la face du col terminé.
Dans la forme d'exécution représentée, cet amincissement est obtenu en pre- mier lieu en réduisant le nombre de fils soudables dans la couche de soudage 7 à mesure que l'on approche du bord 7a, et en laissant le voisinage du bord 7a non soudé, comme le montrent les points 7b; en second lieu, en tissant la matière de la couche 7 en petite lar- geur et en le coupant de façon que le bord 7a soit une lisière; et en troisième lieu, en réduisant le nombre et/ou la dimension des extrémités des fils de chaîne en coton à mesure qu'on approche de la lisière 7a.
De plus, il est préférable de faire en sorte que la cou- che 7 n'adhère en se soudant que par une face uniquement, c'est-à-
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dire qu'elle adhère à la doublure 3,et non pas à la triplure 2. cet effet, la matière de la couche 7 peut être "satinée", c'est-à- dire que la plus grande partie de la substance des fils fusibles, soudables est cantonnée sur une face lors du tissage.
Cependant, la raideur au voisinage des pointes peut être obtenu par d'autres moyens que le soudage, par exemple, au lieu de la couche de soudage satinée 7, on peut utiliser des couches ordi- naires raidies de façon permanente par un traitement avec des rési- nes appropriées. La couche supplémentaire 7 peut n'être insérée que dans le voisinage des pointes du col, ou, si on le désire, elle peut s'étendre sur toute la longueur du col.
La figure 7 montre en 21b un autre emplacement d'une ban- de bi-élastique en diagonale. La figure 8 est une coupe suivant la ligne 8 - 8 de la figure 7 montrant comment la bande bi-élastique 21b est placée dans le col. On utilise à nouveau ici une couche sup- plémentaire 7c pour empêcher la bande bi-élastique d'apparaître trop nettement sur la face extérieure du col. La couche supplémentaire 7c est de préférence raidie, mais pas soudée. La bande bi-élastique 21 est de préférence cousue en 6c à la couche 7c. La structure re- présentée sur les figures 7 et 8 concerne surtout des cols non sou- clés.
On peut "amincir" progressivement la couche 7c en la tissant en petite largeur, et en la coupant de façon, que le bord 7a de la figu- re 7 soit une lisière, et en réduisant la grosseur et le nombre des fils de chaîne à mesure que l'on approcha de la lisière.
Comme on l'a déjà dit, la présente invention est égale- ment applicable aux gaines, et cette application sera mieux comprise si on se réfère aux figures 9 à 14. La figure 9 qui est une vue en perspective d'une gaine 10', montre une structure 12' appliquée à la partie supérieure avant 13' de la gaine 10' dans ce que l'on peut appeler la région de ceinture de cette dernière. La structure 12' ne doit pas s'étendre tout autour de la région de ceinture mais peut être cantonnée à la partie avant de cette région.
Comme le montrent les figures 10 et 12, la structure 12' comprend un élément
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flexible résistant à la compression 14' et un élément élastique éti- ré 15'. L'élément élastique 15' est étiré de haut en bas, c'est-à- dire perpendiculairement au bord supérieur avant 16' de la gaine.
Ce fait est montré sur la figure 11 qui est une coupe de l'élément élastique 15', avant son application à l'élément résistant à la com- pression 14'. Pour plus de simplicité, la structure résultante 12' est représentée dans une position plus ou moins verticale sur les figures 9 et 10, telle qu'elle apparaîtra lorsque la gaine est por- tée. A l'état libre ou relâché, la structure se recoquille vers 1' intérieur comme le montre la figure 12. Dans la forme d'exécution - représentée sur les figures 10 à 12, l'élément résistant à la com- pression 14 représenté, consiste en trois couches de tissu 17' qui sont soudées ensemble de manière à former une structure semi-rigide en substance identique à celle utilisée dans les cols soudés sur les chemises d'hommes.
L'élément élastique 15' est fixé par unepi- qûre ou d'une autre façon sur la face intérieure de l'élément 14', c'est-à-dire la face tournée vers le corps de l'usagère, et cet élément élastique peut être coextensif à l'élément résistant à la compres- sion 14'. La tendance soutenue à se recoquiller vers l'intérieur de la structure 12 est obtenue en étirant l'élément élastique 15' dans le sens vertical , lorsqu'on l'applique à l'élément résistant à la compression 14'. L'étirage de l'élément élastique 15' se voit, en comparant les figures 10 et 11.
Au lieu d'utiliser un élément résistant à la compression 14' continu et un élément élastique 15 coextensif avec le premier, comme le montrent les figures 9 et 10, on peut utiliser une série de bande bi-élastiques séparées 20', comme le montre schématiquement la figure 14. Cette structure est dans l'ensemble moins imperméable que la structure continue et jouit également d'une notable flexibi- lité transversale.
Il est cependant également possible d'avoir l'élément résistant à la compression 21' continu comme le montre la figure 13, et l'élément élastique sous forme d'une succession de bandes étroi-
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tes 22' fixées à l'élément 21'. Cette dernière structure possède une forte porosité mais perd sa souplesse transversale.
La matière naturelle à utiliser comme élément élastique de la présente invention est un caoutchouc de composition appropriée, L'épaisseur et la dureté durométrique du caoutchouc ainsi que l' épaisseur et la raideur de l'élément résistant à la compression doi- vent être déterminées dans chaque cas, afin d'obtenir la tendance au recoquillement vers l'intérieur désirée. Finalement, la mesure dans laquelle le caoutchouc est étiré lorsqu'on l'applique à l'élément résistant à la compression déterminera également la tendance au re- coquillement vers l'intérieur.
Dans tous les cas, la bande bi-élastique empêchant le recoquillement vers l'extérieur comprend comme mentionné plus haut, un élément flexible résistant de façon permanente à la compression et un élément élastique étiré fixé à l'état de tension permanente à l'élément résistant à la compression.
Une forme d'exécution appropriée de la bande de renforce- ment ou structure bi-élastique empêchant le recoquillement est mon- trée sur les figures 15, 16 et 17 ; cette forme d'exécution la bande de renforcement comprend un ruban de coton 22 raidi pour lui donner une résistance à la compression. Ce ruban peut avoir une lar- geur d'environ 1/8 de pouce (3,2 mm) et une épaisseur d'environ 0,008 à 0,010 pouce (0,20 à 0,25 mm), par.exemple. A ce ruban de co- ton est fixé par la piqûre 24 un ruban de caoutchouc 23 dont la lon- gueur initiale est approximativement indiquée en 23a, à titre'd'exem- ple, juste en dessous de l'élévation de la figure 16.
Le ruban de caoutchouc 23a, avant d'être attaché au ruban de coton 22 a une lon- gueur, par exemple de 60 à 70%, de sa longueur étirée lorsqu'il est incorporé à la structure bi-élastique, dans cet exemple. On remar- quera, cependant, que l'étirage du ruban de caoutchouc est très va- riable, et dépend de la qualité du caoutchouc, de sa section, et de la nature du vêtement dans lequel il doit être utilisé. Le ruban de caoutchouc peut avoir 1/8 pouce (3,2 mm) de largeur et de 0,010
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pouce à 0,012 pouce environ (0,25 mm à 0,30 mm) d'épaisseur. On a constaté que la structure représentée sur les figures 15 à 18 in- cluse, est très satisfaisante dans des cols. soudes.
Dans certains cas, il est suffisant de n'utiliser la bande bi-élastique 21 que dans la région représentée en 21 sur la figure 2, quoiqu'on puisse également lutiliser dans la région montrée en 21a sur la figure 2.
On a découvert qu'une matière propre à donner la.raideur voulue au ruban de coton est constituée par des résines époxy ou des résines de polyesters. Cependant on peut également utiliser un rai- dissage moins permanent dans des cols soudés lorsque la bande bi- élastique est cousue sur la matière soudée et que cette dernière fournit une partie de la résistance à la compression.
Pour la facilité de la représentation, la bande bi-élasti- que des figures 15 et 16 est représentée à plat. Mais lorsque ces bandes sont libres, elles prennent une forme spiralée ou hélicol- dale comme le montre la figure 18. Le diamètre de l'hélice ainsi formée peut être, par exemple, de 3/8 à 1 pouce (9,5 mm à 25,4 mm) ou davantage dans une bande bi-élastique destinée à des cols soudés.
Des petites variations accidentelles dans le piquage du ruban de caoutchouc au ruban de coton peuvent amener de petites déf- formations latérales de la bande bi-élastique résultante. Cette ten- dance à se déformer peut amener une déformation du col. Sous ce rap- port, il est préférable d'avoir un élément résistant à la compres- sion relativement rigide ou stable contre un cintrage dans son pro- pre plan. On a découvert expérimentalement que la stabilité latéra- le requise est obtenue par le même traitement avec une résine qui confère une résistance à la compression au ruban de coton.
Au lieu du ruban de caoutchouc 23 piqué sur un ruban de coton, on peut utiliser plusieurs fils de caoutchouc tissés dans le ruban de coton. Cette variante est montrée en coupe sur la. figure 19, où 41 représente une série de fils de chaîne en coton, 42 une série de fils de chaîne en caoutchouc qui sont étirés de manière que, après l'achèvement et le raidissage de la structure bi-élasti-
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que, les fils 42 aient la tension voulue, c'est-à-dire, qu'ils soient étirés, par exemple de 30 à 60% (plus ou moins) de leur longueur initiale, au delà de cette longueur. 43 représente des fils de tra- re qui maintiennent les fils de chaîne ensemble pour former la mas- se du ruban en tissu. 44 représente le fil de trame utilisé pour entretisser les fils en caoutchouc.
En pratique, chaque quatrième fil de trame peut être du genre 44, tandis que les trois autres sont du genre 43. La structure représentée sur la figure 19 n'a pas de tenue lorsqu'elle sort du métier. Pour la convertir en'une bande empêchant le recoquillement de façon satisfaisante, il faut l'étirer et la raidir à l'état étiré de manière à lui conférer la résistance, requi- se à la compression.
On peut éviter de devoir raidir la structure bi-élastique ehtretissée en remplaçant les fils de chaîne 41 de la figure 19 par des monofils appropriés, comme ceux montrés en 50 sur la figure 20.
Un monofil approprié à cet effet est un monofil de nylon d'environ 0,010 pouce de diamètre (0,25 mm). Il est préférable dans ce cas que le fils de trame 43a et 44a soient en nylon au lieu d'être en coton.
Cette structure n'est cependant pas facile à tisser par suite du. glissement des fils.
La figure 21 montre une variante dans laquelle on utilise un ruban en nylon dont les fils de chaîne 50 sont des monofils d'en- viron 0,010 pouce de diamètre (0,25 mm) et dont les fils de trame 51 sont des fils de nylon ordinaires d'environ 150 à 200 deniers, plus ou moins. Un ruban de caoutchouc 23 est.cousu sur ce ruban de nylon par la piqûre 24, juste comme sur les figures 15 ,16 et 17. Evidem- ment, le ruban de caoutchouc 23 est étiré de façon appropriéeau mo- ment où on le coud sur le ruban de nylon. Quoique ce ruban de nylon ne doive pas être raidi, il est de préférence traité pour empêcher un glissement des fils de trame sur les fils de chaîne glissants.
On peut utiliser des résines comme adhésif pour fixer les fils de trame, de manière à les empêcher de glisser. Au lieu de fixer les fils de trame de manière à les empêcher de glisser au moyen d'une
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résine, on peut obtenir le même résultat en utilisant de la chaleur et une pression, de manière que les fils de trame s'incrustent dans les monofils, comme le montre la coupe longitudinale de la figure 23 où comme dans les figures 21 et 22, 51 indique les fils de trame et 5q les monofils de chaîne dans lesquels les fils de trame sont incrustés par application de chaleur et de pression.
Toutes les structures bi-élastiques montrées jusqu'à pré- sent peuvent être utilisées aux emplacements 21 - 21a montrés sur la figure 2. Pour leur permettre de se prêter mieux à une utilisa- tion à remplacement 21b indiqué sur la figure 7 (en particulier pour des cols non soudés), il est souhaitable d'amincir ou de ren- dre progressivement moins fourni le bord de la bande bi-élastique afin que la bande soit aussi peu visible que possible sur le col terminé. On peut y arriver en utilisant la structure montrée en cou- pe sur la figure 22, qui est semblable à celle représentée sur la figure 21, excepté que l'on utilise des fils de chaîne ordinaires en nylon de diamètre relativement petit (comparés aux monofils 50) de part et d'autre de la partie formée par ces monofils.
C'est-à- dire que, sur la figure 22 on trouve des monofils en nylon 50 et une bande de caoutchouc 23 fixé par une piqûre 24, comme sur la fi- gure 21, ainsi qu'un groupe de fils de chaîne ordinaires en nylon de chaque côté montrés en 52, tous ces fils de chaîne étant tissés en un ruban par les fils de trame 51. Les fils de chaîne ajoutés 52 peuvent être de 100 à 150 deniers, par exemple. Il est clair que le ruban en nylon ainsi formé est fixé de manière à empêcher le glis' sement des fils de trame sur les fils de chaîne au moyen d'une résin appropriée. Ce fixage confère ainsi une stabilité latérale qui est particulièrement souhaitable dans des cols non soudés.
On a découvert expérimentalement que, pour obtenir de bons résultats, la résistance empêchant le recoquillement des struc- tures bi-élastiques,décrites jusqu'à présent.doit être soigneusement adaptée au col ou autre article d'habillement dans lequel, elles doi- vent être utilisées. Ainsi, si la résistance empêchant le recoquille-
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ment est trop forte, les pointes du col auront tendance, par exemple, à rentrer vers le porteur, ce qui n'est pas très souhaitable; d'au- tre part si elle est insuffisante, elle n'empêchera pas autant qu'on le voudrait la tendance du col à s'écarter d.u porteur. On a consta- té qu'une plus grande latitude dans la résistance au recoquillement peut être permise si la tension de l'élément élastique étiré varie le long de la bande bi-élastique.
L'effet de cette tension qui varil est montré en élévation de coté sur la figure 24, dans laquelle, comme auparavant 22 représente une bande de tissu flexible raidie de manière à être rendue résistante à la compression, 60 représente l'élément élastique étiré qui est cousu sur l'élément 22 par la pi- qûre 24* La tension régnant dans l'élément élastique étiré augmente de gauche à droite de sorte qu' à l'extrémité droite 60, la tension régnant dans cet élément élastique étiré est beaucoup plus forte qu'à l'extrémité gauche. La résistance au recoquillement augmente ainsi de la gauche vers la droite sur la figure 24.
Lorsque l'on utilise une telle bande à l'emplacement 21 de la figure 2, l'extré- mité droite, c'est-à-dire l'extrémité ayant la plus forte résistan- ce au recoquillement est située près de la fourchedu col, c'est-à- dire, près du point de jonction du rabat et du pied 10 du col, l'au- tre extrémité étant ainsi dans le voisinage de la pointe du col.
Cette disposition a pour effet de donner au col une forte tendance contre le recoquillement au voisinage de la fourche, ce qui amène le bord du col à se presser mieux contre le corps. De plus, la ten- dance contre le recoquillement étant plus forte au voisinage de la fourche tendra à surmonter tout excès de tendance contre le reco- quillement près de la pointe du col, réduisant ainsi au minimum tou- te tendance des pointes à rentrer par suite des forces opposées au recoquillement. Ainsi, l'utilisation dans le caoutchouc d'une ten- sion qui varie apporte une sensible amélioration à la structure empêchant le recoquillement.
L'utilisation, de la façon décrite, de bandes empêchant le recoquillement dont la tendance au cintrage varie le long --de .la
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bande constitue une particularité importante de la présente inven- tion, et les revendications se rapportant à cette particularité ne sont pas limitées à des bandes ayant la structure bi-élastique dé- crite, quoique cette structure procure un moyen approprié et préféré pour l'obtention de bandes dont la tendance au cintrage varie le long de la bande.
Dans le cas d'une tension uniforme de l'élément élastique étiré comme le montrent les figures 15 à 18, incluse, on peut obte- nir l'étirage uniforme requis lorsque l'on coud le ruban de coton raidi 22 sur le ruban de caoutchouc étiré 23 en faisant passer le ruban de coton sur un rouleau de diamètre défini et en faisant passer le ruban de caoutchouc sur un autre rouleau de plus petit diamètre qui est coaxial au premier rouleau, en pressant dans cha- que cas le ruban contre le rouleau correspondant au moyen de rou- leaux fous. Cet agencement procure un avancement différentiel'cons- tant qui produit 1'/.tirage uniforme du caoutchouc comme décrit avec référence aux figures 15 à 18 incluse.
Pour obtenir la variation de tension dans l'élément élastique représenté sur la figure 24, le plus petit rouleau qui détermine la vitesse d'avancement du ruban de caoutchouc peut être rendu excentrique par rapport au ru- ban, de manière que la vitesse devancement de l'élément élastique étiré varie périodiquement, la période étant choisie égale à la longueur de la bande bi-élastique dans laquelle le ruban empêchant le recoquillement terminé doit être coupé.
Il est à remarquer que la variation de courbure engen- drant une force qui produit le résultat montré sur.la figure 24, provient de la variation de la force de contraction exercée par 1' élément élastique étiré longitudinalement sur la bande empêchant le recoquillement, force qui provient elle-même de l'allongement varia- ble, comme décrit.
On peut évidemment obtenir ces variations de force de cons- truction autrement, par exemple, en modifiant la largeur ou l'épais- seur du ruban de caoutchouc périodiquement (les intervalles étant
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ég,1.1';: à j.5 ]))H':UCl1l' finale de la bande empêchant le recoquillement) et en maintenant un allongement constant en fixant le ruban de
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efH..H1'i'chou au }.". -,,:'1.1 de coton raidi Une variation dans la. tendance ,5 ...:.>q;.ii],2¯<*ùi,pnt e1.'t également être obtenue en faisant varier- la rigidité de l'élément résistant à la compression par exemple en codifiant périodiquement la quantité de résine appliquée au ruban continu pendant qu'on le traite pour le raidira Hais:; pour autant
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G 1." voor ...f''..L,el2'T1G''i! ï>, le procédé décrit ci-dessus,\> sui@ant lequel on naintent une épaisseur constante du ruban en cao@tchoue, et en fait varier son allonge''lent périodiquement, est
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le r':d.lleur au point de ''iJ11.e fabrica.tlon Il est clair que lon peut utiliser la structure bi- ':i.;...': t'J.1U0 ayant une résistance variable au :ecoqui: â4'.tIf:l2'ç dans d'au- t;r8s articles que les cols, par exemples des gaines et dans ce cas ':1. p.-:1<t3-<. le la bande E::.1l.ÜGChaLlt. le l'6coqullle'<!lent qui présente la ,1 . :t'3.LJ..;3 J:S;3.St<F eEJ ait l'eCI."-lUilleme:at doit t être placée dans .'! f3..'.3 résista-'ce au recquilleHient doit être placée dams le ; ;
. , , ;age du bord supérieur de la gaine et la, bande elle-même doit @ be@dre vers le bas à partir de ce bord supérieure
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On utilise Le terme W âs.s ari; à la compressionVi dans le présent mémoire pour spécifier que l'objet en question n'a pas ten- dance à g@ndoler ou à. raccourcir de l'acon. continue sous Inaction de
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La force de compression créée par Z'.t?i51e.1't riaSGq'l.t' étiré.
Par exemple, des tissus ordinaires légers ne seraient pas résistants à la compression dans ce sens, parce qu'ilsauraient partiellement -tendance à gondoler et ce qui est plus importante raccourciraient de façon permanente après plusieurs lavages;dans ce sens ces tis- sus légers ordinaires ne sont pas résistants à la compression. Cepen-
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dant, l9éléinent résistant à la compression peut céder sens.b.etnent sous la force de compression engendrée par 1-'élément élastique étiré et être encore couvert par l'expression "résistantà la compression" utilisée dans ce mémoire.
Par exemple;, une façon Pratique, à cer- taines fins, de fabriquer un élément bi@élastique consiste à utili- ser deux bandes de caoutchouc dont on étire lune de façon appropriée
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avant de la coller ou de l'appliquer autrement sur l'autre. L'autre bande de caoutchouc, qui sert cornue élément résistant à la compres- sion doit être de préférence plus épaisse que la bande élastique étirée ou doit être faite en un caoutchouc de plus grande dureté durométrique, ou présenter ces deux particularités.
On comprendra que le terme "résistant à la compression" couvre également des sub- stances du genre qui, après avoir été initialement comprimées par la tension initiale de l'élément élastique étiré, n'ont en substance pas tendance à s'e rétrécir matériellement et de plus ne tendent pas à se gondoler.
REVENDICATIONS.
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1.- Dans un article d'habillement dont une partie a ten- dance à s'écarter du corps du porteur en se recoquillant, un moyen d'empêcher ce recoquillement indésirable caractérisé en ce qu'il comprend un élément flexible résistant à la compression incorporé dans la dite partie de l'article d'habillement et un élément élasti- que engendrant une courbure, tendu de façon permanente dans un sens propre à s'opposer à la courbure indésirable et qui est fixé dans cet état.de tension permanent à la surface de l'élément résistant à la compression qui est tournée vers le corps du porteur.