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La présente invention concerne une machine servant à faire pro- gresser des bandes de matière première vers des presses mécaniqueso Elle a pour but de réaliser une machine efficace d'alimentation, qui fasse progres- ser automatiquement des bandes de matière première vers une presse et qui puisse être synchronisée d'une manière précise avec le fonctionnement de la presse.
L'invention a aussi pour but de réaliser une telle machine d'ali- mentation, dans laquelle on puisse placer une pile de bandes de la matière qui doit alimenter la prese; les bandes de cette pile doivent progresser successivement, sans qu'il soit nécessaire de surveiller continuellement la machine pour assurer son fonctionnement;
on doit pouvoir placer dans la machine, conforme à l'invention, une quantité suffisante de matière pour faire fonctionner la presse pendant un temps considérable et sans aucune surveillance
L'invention se propose aussi de réaliser une machine d'alimenta- tion de ce type, dans laquelle des bandes d'une matière plastique ou fibreu- se laminée peuvent progresser vers une presse mécanique, et ces bandes peu- vent être chauffées avec précision, jusqu'à une température appropriée au fonctionnement de la presse, de manière à ne pas se fondre sous l'action de celle-ci; de plus, cette machine d'alimentation doit maintenir uniformé- ment cette température et le chauffage approprié de la matière.
La machine représentée sur le dessin annexé a été réalisée pour atteindre les buts indiqués ci-dessus, ainsi que certains autres buts. Il est bien entendu cependant que l'invention n'est pas limitée aux détails particuliers de construction et aux dispositions représentées, mais qu'elle peut au contraire être réalisée avec de nombreuses variations et modifica- tions, comprises dans son domaine.
Sur le dessin annegé - La figure 1 est une vue latérale de la machine conforme à l'in- vention, avec certaines parties arrachées pour montrer plus clairement la construction; cette figure montre aussi la liaison mécanique entre cette machine et la presse mécanique d'emboutissage, avec laquelle la machine doit fonctionner ; - La figure 2 est une vue partielle en bout, obtenue en regar- dant la machine à partir de la gauche de la figure 1; - La figure 3 est une vue supérieure en plan de la machine ; - La figure 4 est une coupe partielle, verticale et transversale, suivant la ligne 4-4 de la figure 3; - La figure 5 est une coupe de détail suivant la ligne 5-5 de la figure 3; - La figure 6 est une coupe de détail faite suivant la ligne 6-6 de la figure 3 ;
- La figure 7.est une vue supérieure en plan d'une partie du dispositif de chauffage, à l'extrémité de décharge de la machine; - La figure 8 est une coupe longitudinale suivant la ligne 8-8 de la figure 7; - La figure 9 est une coupe transversale suivant le plan de la ligne 9 de la figure 7; - La figure 10 est une vue supérieure en plan d'un cylindre
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d'alimentation avec ses parties associées; - La figure 11 est une vue en bout du dispositif d'alimentation à cylindres, avec certaines parties arrachées; - La figure 12 est une coupe verticale suivant la ligne 12-12 de la figure 11 ; - La figure 13 est une vue de détail montrant une partie du dis- positif exerçant une pression sur les cylindres d'alimentation.
La machine comprend un bâti 10, qui comporte à chacune de ses extrémités opposées deux pieds de support 11 ; cebâti peut être formé par une structure en une matière appropriée quelconque, mais on le construit cependant de préférence en tôle soudée. Les extrémités 12 des pieds 11 sont réglables verticalement, de manière à pouvoir régler la hauteur de la ma- chine pour aligner correctement son dispositif d'alimentation avec les ma- trices de la presse mécanique d'emboutissage, dans laquelle on doit faire arriver la matière en feuille. Un dispositif de réglage simple et efficace est constitué par des parties verticales 13, munies de fentes 14, et par des boulons de serrage 15 engagés dans ces fentes; ce dispositif permet de fixer les extrémités 12 dans différentes positions de réglage.
La machine comprend deux cylindres d'alimentation 16 et 17 (figure 8), qui font avancer la matière première vers la presse d'emboutis- sage 18 (figure 1), une courroie d'alimentation flexible et sans fin 19, pour faire avancer les bandes successivement jusqu'aux cylindres d'alimen- tation à partir d'une pile de bandes 20 (figure 6), supportée par la cour- roie, et un dispositif pour chauffer convenablement la matière de ces ban- des, si on le désire, comme par exemple dans le cas où elles sont constituées par une matière plastique ou fibreuse.
Les cylindres d'alimentation sont montés dans deux consoles ap- propriées 21, fixées sur l'avant de la machine par des dispositifs appropriés quelconques, par exemple au moyen d'une plaque de montage 21a et de vis 22 (figures 11 et 12); cette plaque est fixée sur l'extrémité du bâti par des boulons appropriés (non représentés) traversant des orifices 22a ; est montée de préférence d'une manière flexible au moyen de plaques en caoutchouc 23, disposées entre la plaque et la bâti de la machine. A leurs extrémités extérieures, les consoles 21 sont munies de pattes 24, que l'on peut fixer rigidement sur la table 25 de la presse, au moyen par exemple de boulons ou de vis traversant les orifices 26 de ces pattes. Les cylindres 16 et 17 sont montés l'un au-dessus de l'autre respectivement sur des arbres appro- priés 27 et 28.
L'arbre 27 du cylindre inférieur 16 est monté dans des pa- liers fixes 29 des consoles 21, tandis que l'arbre 28 du cylindre supérieur 17 est monté dans des paliers 30, prévus dans des bras de support 31, qui sont articulés par des boulons 32 sur des prolongements verticaux 33 des consoles; cell sont reliées ensemble par la barre transversale 43, fixée à ses extrémités opposées 35 dans les consoles. On peut supprimer cette barre quand on utilise une plaque de four 96, fixée sur les consoles 21 au moyen de pattes 100 et 100a. Puisque les bras 31 portant le cylindre supé- rieur sont articulés en 32, ils permettent de régler ce cylindre en le dé- plaçant vers le haut ou vers le bas.
Un bras vertical 37 est articulé sur le côté extérieur de chaque console au moyen d'un goujon 36; ce bras porte, à son extrémité supérieure, un bras 38 portant lui-même un palier pour une tige verticale et coulissante 39 (figure 13); cette tige s'appuie par son extrémité inférieure 40, qui est de préférence arrondie, dans une cavité 41 de l'extrémité supérieure d'un prolongement 42 du bras 31 ; ressort hélicoïdal 43, disposé autour de
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cette tige 39, prend appui d'une part contre un écrou réglable 44, vissé sur la tige, et d'autre part contre le bras 38; ainsi, ce ressort tend à pousser vers le bas la tige 39 et réalise, par la pression qu'il exerce sur le bras 31, un support élastique pouvant se déplacer vers le haut et destiné au cylindre supérieur 17;
celui-ci est donc sollicité vers'le cylindre infé- rieur par les ressorts 43.Le déplacement de la tige 39 vers le bas est li- mité par le bouton manuel 45, fixé sur l'extrémité supérieure de cette tige du fait que ce bouton repose sur la face supérieure du bras 38. Il y a un bras 37; avec les pièces qu'il porte, en particulier la tige 39 à ressort, sur chacune des consoles 21; les deux bras 37 coopèrent par conséquent res- pectivement avec les deux bras 31 supportant les extrémités opposées du cylindre 17.
On peut libérer les bras 31 en tirant'vers le haut les boutons 45, pour dégager des cavités 41 les extrémités inférieures des tiges 390 On peut alors faire pivoter les bras 37 vers le bas, c'est-à-dire- vers la droite en regardant la figure 11, autour de leurs pivots 36, et faire pivo- ter ensuite les bras 31 vers le haut et vers l'arrière, en même temps que le cylindre supérieur 17, autour de leurs pivots 32.
Si on préfère, on peut au contraire faire pivoter les bras 38 autour de leurs axes 38a, de manière à les entraîner en dehors du trajet des bras 31, dans le but d'écarter les cylindres
Une barre de soulèvement 47s'stendentre les bras 37 et s'articule sur ceux-ci, à ses extrémités opposées 46 (figures 10 et 11); cette barre à section rectangulaire porte un doigt de soulèvement 48, que l'on monte sur la barre par un moyen approprié quelconque, mais de préférence, comme on le voit sur la figure 11, en l'enroulant autour de la barre en 49 et en le serrant sur celle-ci au moyen d'une vis 50.
Des goujons de soulèvement 51 sont montés sur la barre 47, près des extrémités opposées de celle-ci; ils s'étendent vers l'intérieur, à partir de la barre, sous les bras 31; chaque goujon 51 est appliqué contre l'extrémité inférieure 52 d'une vis réglable 53 montée dans le bras 31. Le mouvement du goujon 51 vers le bas est limité par une vus verticale et réglable de butée 54, montée sur la console 21.
Les goujons 54, disposés respectivement sous les bras 31, limi- tent donc le déplacement du cylindre supérieur vers le bas ; peut les régler de manière à maintenir un écartement approprié entre les cylindres, pour que la courroie sans fin, faisant avancer les bandes de matière, ne soit pas obligée d'enfoncer à force l'extrémité de la bande entre les cy- lindres ;
l'introduction de la bande entre les cylindres serait beaucoup plus difficile, si les cylindres n'étaient écartés que d'une distance légè- rement inférieure à l'épaisseur de la bande de matière qu'il s'agit de faire progressero Les ressorts 43 appliquent au cylindre supérieur une pression suffisante et réalisent entre les cylindres un serrage suffisant de la bande, pour faire avancer celle-ci correctement jusqu'aux matrices de la pression d'emboutissageo @
Un dispositif est également prévu pour soulever' automatiquement le cylindre supérieur à partir de la bande, après l'opération d'alimenta- tion et immédiatement avant que les matrices engagent la bande pour effec- tuer l'opération d'emboutissageo Ainsi, comme on le voit sur la figure 1, on prévoit, sur le vérin 55 mobile verticalement de la presse,
une barre 56 portant une vis ou boulon réglable 57; cette vis 57 se déplace avec le vérin ; elle est située au-dessus de l'extrémité libre du doigt de soulève- ment 48, de manière à s'appliquer sur ce doigt quand le vérin se déplace vers le bas, après l'opération d'avance de la bande et un court instant avant que la matrice supérieure portée par le vérin s'applique sur la bande à emboutir; la vis 57 repousse à ce moment le doigt 48 vers le bas et fait ainsi tourner la barre 47 pour soulever les goujons 51; ceux-ci sur les extrémités inférieures 52 des vis 53 pour soulever les extrémités libres
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des bras 31 et le cylindre supérieur 17 porté par ceux-ci; ainsi, le serrage des cylindres sur la bande est supprimé et celle-ci devient libre;
l'axe de centrage dans les matrices peut alors centrer correctement la bande pour l'opération d'emboutissage.
Les cylindres sont entraînés à partir du bras de manivelle régla- ble 58 de l'arbre de la presse, au moyen d'une bielle 59 reliée à un levier de commande 60, qui entrafne, par l'intermédiaire d'un embrayage unidirecti- onnel 61, l'arbre 27 du cylindre inférieur 16 ; cylindre supérieur est en- traîné par des roues à denture droite 62, 63, à partir du cylindre inférieur.
Un frein à friction 64, agissant sur un tambour 65 de l'arbre 27 et porté par l'une des consoles extrêmes 21 au moyen d'un goujon 66, empêche les cy- lindres de tourner en sens inverse au moment où le mouvement de l'embrayage et du levier de commande 60 change de sens. On peut régler le degré de fric- tion du frein au moyen de la vis de réglage 67.
La pile 20 des bandes (figures 5, 6 et 8), qu'il s'agit de faire progresser comme on l'a indiqué précédemment, est supportée par la courroie sans fin 19. Le brin supérieur 19a de la courroie est supporté par une pla- que 68, reposant par ses bords opposés sur des plaques longitudinales 69 formant la partie supérieure du bâti de la machine ; plaques 69 s'éten- dent sensiblement sur toute la longueur de la machine, comme on le voit sur la figure 3. La plaque 68 peut aussi être supportée par des extrémités oppo- sées sur des supports 68a. La courroie sans fin 19 passe, à ses extrémités opposées sur des cylindres appropriés 70, 71, montés sur des arbres suppor- tés par des paliers, qui sont disposés aux extrémités opposées des cylin- dres et reposent sur le bâti.
L'arbre du cylindre avant 70 est monté dans des paliers 72 ; palier 72 est supporté par une plaque 73, montée¯sur une plaque transversale 74, supportée à ses extrémités opposées par des cor- nières 75 fixées sur les parois latérales 76. L'arbre du cylindre arrière 71 est monté dans des paliers analogues 77, supportés par une plaque trans- versale analogue 78 ; cette plaque est supportée elle-même, à ses extrémités opposées par des cornières 79 fixées sur les parois latérales du bâti.
Une cornière' 80, dont une aile s'étend vers le bas, est fixée sur cette plaque 78, au bord arrière de celle-ci; près de chaque extrémité de cette cornière trouve une vis de réglage 81, sur laquelle on peut agir à partir de l'extérieur du bâti; ainsi, on peut régler la plaque 78, portant les-;paliers du cylindre, de manière à'aligner correctement ce cylindre, à angle droit par rapport à la courroie; on peut aussi régler le cylindre de manière à donner à la courroie la tension voulue.
Un\autre dispositif est prévu pour régler la tension et rattra- per le mou de la courroie; ce dispositif est constitué par un cylindre fou 82 disposé immédiatement en arrière du cylindre avant 70 et monté à ses extrémités opposées dans des paliers 83 réglables verticalement; ces paliers sont supportés par des tiges verticales 84 faisant partie d'un support pen- dant 85 ; ce support comporte à son extrémité inférieure une vis de réglage 86 permettant de régler la hauteur du cylindre 82, de manière à supprimer le mou dans la courroie et à régler sa tensiono Cette courroie flexible 19 est constituée par une matière capable d'exercer un serrage convenable avec friction sur la bande inférieure 20a de la pile, bande qu'il s'agit de re- tirer et de faire avancer à partir de la base de la pile.
La courroie 19 est de préférence en caoutchouc ou en une matière analogue au caoutchouc; cependant, elle peut être aussi en toile ou en une matière fibreuse analo- gue et tissée, sur laquelle on a vulcanisé un revêtement superficiel en caoutchouc ou en néoprène; une telle courroie exerce sur les bandes, qu'il s'agit de faire avancer un serrage suffisant, sans détériorer la surface de celles-ci.
4 courroie est entraînée, pour l'opération d'alimentation,
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à partir de l'arbre 27 du cylindre inférieur 16 au moyen d'une roue dentée à chaine 87, qui est clavetée sur cet arbre et qui entraîne par une chaîne 88 une autre roue dentée 89, montée sur l'arbre du cylindre avant 70 de la courroie d'alimentationo La roue dentée d'entraînement 87 est notablement plus grande que la roue entraînée 89 de telle sorte que la vitesse de la courroie est notablement plus grande que celle des cylindres 16 et 17 ; est sûr ainsi que l'extrémité avant de la bande suivante, entraînée par la courroie, est toujours en position de butée contre l'extrémité arrière de la bande précédente entraînée par les cylindres; on est donc certain qu'il b'y aura aucun intervalle entre les bandes;
un tel intervalle aboutirait à un emboutissage partiel effectué par la presse; cependant, le but princi- pal est de réaliser une avance positive et continue des bandes, sans inter- valle entre celles-ci, chaque bande étant poussée vers l'avant par la bande suivante, dans la zone située au delà des cylindres d'alimentation.
Des organes verticaux de guidage et de retenue sont prévus sur l'extrémité supérieure du bâti et de chaque côté du brin supérieur de la courroie, pour maintenir correctement sur celle-ci la pile 20 des bandeso Il y a deux paires de ces organes ou guides 90; ces guides sont construits d'une manière appropriée quelconque, mais possèdent de préférence une sec- tion transversale en U de manière que leur résistance soit augmentée pour un poids donné ; leurs âmes 91 (figures 3 à 5) se trouvent de part et d'autre de la pileo A leurs extrémités inférieures, les guides verticaux 90 sont munis'chacun d'un pied approprié 92, reposant sur un bloc de support 93 qui repose lui-même sur la face supérieure d'une plaque latérale 69 ; pied 92 comporte une fente 94, une vis de fixation 95 traversant cette fente, et une barre de serrage 95a;
ainsi, on peut régler ces guides de manière à les rapprocher ou les éloigner de la courroie, suivant la largeur des bandes qu'il s'agit de faire avancer dans la machine.
Un dispositif de guidage et de support des bandes est prévu en avant du cylindre avant 70 de la courroie, entre ce cylindre et les cylin- dres d'alimentation 16,17; ce dispositif s'étend jusqu'au dispositif de guidage prévu sur la presse ; ilcomprend une plaque 96, qui comporte sur ses bords opposés des nervures longitudinales de renforcement 96a; sur la face inférieure de la plaque 96 ces nervures forment une cavité, dans la- quelle sont montés des dispositifs de chauffage 97 à résistance électrique; ces dispositifs s'étendent longitudinalement et sont fixés sur la face in- férieure de la plaque 96 par des barres appropriées de serrage 98 et par des vis de support 99.
Cette plaque est fixée sur la bâti par un moyen ap- proprié quelconque, par exemple par des pattes 103 et des vis 104; elle est fixée aussi sur les consoles 21 par des boulons ou éorcus (non représentés) passant dans des oreilles 100 et 100ao
Une autre plaque 1019 disposée légèrement au-dessus de la plaque 96, est écartée de celle-ci par des bandes réglables d'écartement 101a, de manière à réaliser entre les deux plaques un espace 102 pour le passage des bandes à emboutir se déplaçant à partir de la pile 20 sur la courroie d'ali- mentation 19 jusqu'aux cylindres 16 et 17; cette plaque 101 est montée sur les parois supérieures 69 du bâti au moyen des pattes 103 prévues sur ses bords opposés et reposant sur ces parois, auxquelles elles sont fixées par des vis 104.
La face supérieure de la plaque 101 comporte des cavités 105; des dispositifs 106 de chauffage par résistance électrique, analogues à ceux de la plaque inférieure 96, sont montés dans les cavités 105 et y sont fixés par des barres transversales 107 et des vis 108. Ces dispositifs de chauffage peuvent être recouverts et renfermés par un couvercle en tôle
1090 Les plaques 96 et 101, avec leurs dispositifs dé chauffage, constituent ainsi un four de chauffage entre la courroie d'alimentation 19 et les cylin-
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dres 16, 17 ;
ce four s'étend aussi à travers ces cylindres, pour chauffer correctement les bandes pendant qu'elles progressent vers la presse en outre, dans le cas où les bandes sont formées par une matière plastique ou une ma- tière analogue, le four les ramollit légèrement de manière à éviter qu'elles se fendent sous l'action des matrices de la presse; en d'autres termes, le four chauffe les bandes jusqu'à une température convenable pour l'opération d'emboutissage.
Pour guider correctement ces bandes, les plaques 96 et 101 sont supportées, au delà des cylindres d'alimentation 16, 17 (figure 8), jusqu'en un point adjacent au guide fixe prévu sur la presse ; dansce but, les plaques 96 et 101 comportent des cavités 110 et 111 pour les cylindres; pour réaliser un support de guidage de la bande, au centre de celle-ci, ces cavités sont'séparées par une barre prise dans la masse 112 (figures7 et 12), disposée dans des gorges périphériques 113 des cylindres.
Pour commander l'avance de la bande inférieure de la pile, repo- sant sur la courroie d'alimentation, un mécanisme d'échappement est prévu à l'extrémité avant de la pile. Comme on le voit sur les figures 7 et 8, ce mécanisme comprend un support vertical 114 monté sur la plaque supérieure 101; une plaque verticale de butée 115 est montée d'autre part sur le côté arrière de la plaque 101, de manière à être réglable verticalement ;
le bord inférieur 116 de la plaque 115 se trouve au-dessus de la face supérieure de la plaque inférieure 96, à une distancé de celle-ci égale ou légèrement supérieure à l'épaisseur des bandes de la pile 20, de manière que la bande inférieure 20a soit la seule à être entraînée vers l'avant par la courroie et que les autres bandes restent dans la pileo Cette plaque 115 peut être réglée verticalement pour tenir compte des différentes épaisseurs des ban- des que l'on désire fournir à la presse ; ceréglage s'effectue au moyen d'une vis 117, qui est appliquée à son extrémité inférieure sur la face su- périeure du support 114 et qui est vissée dans la tête 118 fixée sur le bord supérieur de la plaque 105.
Une vis de verrouillage 119 traverse une fente longue 120 du support et se visse dans la plaque 115; ainsi, quand la plaque 115 a été réglée, on peut la verrouiller dans sa position de réglage au moyen de la vis 119. On peut utiliser une butée verticale supplémentaire 90a(figure 3), constituée par une plaque métallique verticale montée sur un guide avant 90, à l'extrémité avant de la pile, pour empêcher les bandes supérieures de la pile de se déplacer vers l'avanto
Un dispositif est prévu pour chauffer les bandes dans la pile, avant qu'elles soient retirées de la base de celle-ci et entraînées vers l'avant par la courroie et les cylindres 16, 17. On peut monter à cet effet des dispositifs longitudinaux de préchauffage 121 sur les guides verticaux 90.
Ces dispositifs de préchauffage sont montés sur les côtés opposés des bandes de la pile 20, près des bords extérieurs'de celle-ci, et s'étendent suivant la longueur de la pileo Ils peuvent être d'un type approprié quel- conque ; on a représenté sur les figures 4 et 5, un type simple et efficace de ces dispositifs de préchauffage; le dispositif de préchauffage représen- té sur ces figures comprend une rigole ouverte 122, dont la face ouverte se trouve du côté des bords des bandes de la pile, et un élément longitudi- nal 123 de chauffage électrique monté dans cette rigoleo Dans la machine représentée, il y a deux dispositifs de préchauffage de ce genre montés de chaque côté de la pile sur des supports 124 à section en U;
des barres 125 fixées aux extrémités supérieures de ces supports sont articulées en 126 sur des bielles de support 127 (figure 4), articulées elles-mêmes sur les parois latérales des guides 90, en 1280
Les barres 125 comportent chacune, sur leur bord supérieur et près de leur extrémité intérieure, une encoche 129 susceptible de s'appli- quer sur le dessous d'un axe 130; ces axes 130 sont montés sur les parois
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latérales des guides 90 ;
des poignées manuelles 131 sont fixées sur les fa- ces extérieures des supports 1240 Ainsi, en soulevant les poignées 131, on peut soulever les supports 124 et faire tourner les barres 125 autour de leurs pivots 126, pour libérer des axes 130 les encoches 129 et pour faire pivoter les supports 124, avec leurs dispositifs de préchauffage 121, vers le bas et vers l'extérieur, en les éloignant des guides 90, dans le but d'ef- fectuer une vérification, un nettoyage ou une réparation.
Pour utiliser cette machine d'avance automatique de bandes, on la monté près de la presse et on la fixe sur le plancher, de manière à main- tenir l'alignement entre les trajets d'alimentation et les matrices de la presse (figure 1)o On agit sur les extrémités réglables 12 des pieds de manière à donner à la machine la hauteur correcte correspondant à celle de la ligne d'alimentation des matrices. On fixe rigidement sur la table 25 de la presse'le dispositif spécial d'alimentation par avances successives repérées comprenant les cylindres 16 et 17; ce dispositif est fixé d'autre part d'une manière flexible par des feuilles en caoutchouc 23 sur le bâti de la machine, qui porte aussi le dispositif d'alimentation par courroie.
La machine est entraînée par la bielle de commande 59 à partir du bras de manivelle réglable 58 de la presse ; cettebielle entraîne le levier de com- mande 60 de la machine et fait fonctionner celle-ci par avances successives repérées, de manière à faire avancer les bandes pas à pas vers la presse; l'amplitude de chaque pas d'avance est commandée naturellement en fonction de l'opération d'emboutissage exécutée par la presse ; unréglage est réali- sé en vue d'obtenir l'avance désirée pour chaque course de la presse;
les organes de support et de guidage constitués par les plaques 96, 101, s'éten- dent à travers l'intervalle de serrage compris entre les cylindres 16, 17 (figure 8), de telle sorte qu'une extrémité de ces plaques traverse les dispositifs de chauffage, compris entre les cylindres 16, 17 d'une part et la courroie d'alimentation d'autre part, et que leur autre extrémité s'étend jusqu'au voisinage du.guide fixe prévu sur la matrice de la presse; ce guide fixe réalise simplement un prolongement du trajet de guidage dans la matrice elle-même; on ne l'a pas représenté sur le dessin, car on le fabrique de manière à l'adapter à la presse particulière utilisée.
Comme on l'a indiqué précédemment, un système de chauffage élec- -trique est prévu pour porter les bandes de matière première à la température appropriée d'emboutissage; ce système de chauffage comprend les dispositifs 97, 106 montés dans les plaques de guidage 96, 101; la température est com- mandée par un dispositif thermostatique approprié (non représenté) qui est monté dans une enveloppe ou un autre dispositif de support 96a et qui est commandé par un dispositif approprié quelconque 96b prévu à l'avant du bâti;
l'alimentation en courant électrique est commandée par des interrupteurs prévus dans la plaque de commande 132, montée à l'avant du bâtio On peut prévoir aussi des dispositifs de préohauffage pour les bandes d'une grande épaisseur et dans le cas où l'alimentation doit s'effectuer rapidement sur une grande longueuroCes dispositifs de préchauffage consistent en disposi- tifs à lampe 121, montés de part et d'autre de la pile des bandes suppor- tées par la courroie 190.Ces dispositifs 121 comprennent chacun une lampe infrarouge 123, s'étendant suivant la longueur de la pile et montée dans la rigole ouverte 1220 Un contrôleur d'entrée (non représenté) d'un type standard quelconque est utilisé pour régler le temps de contact et le temps de coupure 'de ces dispositifs de chauffage, en même temps que la commande thermostatique ;
enutilisant une ou plusieurs séries de ces dispo- sitifs de chauffage, on peut soumettre à un préchauffage les bandes de ma- tière première, sans surchauffer leurs bords extérieurs avant que leurs zones centrales soient suffisamment chaudes; ainsi, le four:, comprenant les dispositifs de chauffage et les plaques 96, 101 peut facilement porter
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les bandes à la température appropriée d'emboutissage, pendant qu'elles pas- sent entre ces plaques Les interrupteurs, les lampes pilotes, les minute- ries, les thermostats et tous les autres dispositifs nécessaires sont montés sur le bâti, à portée de la main de l'opérateur; ils sont indiqués schéma- tiquement en 133, sur la figure 1.
Pendant le fonctionnement, les bandes de matière première sont disposées dans un magasin sous la forme d'une pile ; dans ce magasin, les bandes de la longueur désirée sont disposées les unes sur les autres et sont supportées par le brin supérieur 19a de la courroie d'alimentation, entre les guides verticaux 90, avec leurs extrémités avant appliquées contre la pla- que de butée 115. Les guides verticaux 90 maintiennent cette pile en posi- tion et servent également de supports pour les dispositifs de préchauffage 1210 La courroie d'alimentation 19 progresse par des avances successives et repérées, en synchronisme avec la presse, grâce à une transmission par chaîne reliée aux cylindres 16, 17 entraînés par la presse.
La bande la plus basse 20a de la pile glisse vers l'avant à chaque course de la presse; quand son extrémité quitte la pile, la bande adjacente immédiatement supé- rieure vient en contact avec la courroie d'alimentation. Un supplément de course de la courroie, par rapport aux cylindres d'alimentation 16, 17, permet de réaliser sûrement et à tout instant la butée positive des extré- mités de deux bandes successives, en. réduisant ainsi à un minimum absolu le nombre des bandes partiellement embouties, quand les bandes ont une lon- gueur uniforme., La bande passe à travers le dispositif de chauffage à com- mande thermostatique, comprenant les plaques 96, 101, puis passe entre les cylindres 16, 17 et arrive dans la matrice de la presse pour être emboutie.
Une barre à contre-poids peut être placée sur le sommet de la pile 20 pour maintenir la pression nécessaire de contact de la pile avec la courroie d'alimentation quand le magasin est presque video La courroie d'alimentation peut être fabriquée par moulage d'une composition, à coefficient élevé de friction, de néoprène et de caoutchouc ou d'une matière analogue au caout- chouc, de manière à réaliser un serrage positif sur la surface de la bande à faire avancer, même si celle-ci est constituée par la matière la plus lisse, sans laisser cependant aucune marque sur la surface de cette matière, bien que la courroie glisse légèrement sur cette surface du fait qu'elle possède un supplément de course par rapport aux cylindres d'alimentation.
A chaque course de la presse, après l'avance de la bande et immédiatement avant l'engagement de celle-ci par les matrices, le serrage effectué par les cylindres d'alimentation sur la bande est supprimé par l'action de la. vis 57 portée par le vérin de la presse et s'appliquant contre le doigt de soulèvement 48, comme on l'a expliqué plus hauto
Bien que cette machine convienne particulièrement pour faire avancer des bandes, en une matière plastique ou fibreuse laminée à chaud ou à froid, elle peut être aussi conçue pour faire des bandes métalliques.
La bande de matière première avance automatiquement à partir du magasin jusque dans une presse standard quelconque d'emboutissage et un chargement unique du magasin peut être suffisant pour faire fonctionner la machine une journée entière. Le système de chauffage électrique, réglé correctement par des éléments de chauffage à commande thermostatique, porte la matière pre- mière jusqu'à la température désirée d'emboutissage et maintient cette tem- pérature à une valeur constanteo
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.