Procédé de traitement d'une pellicule en matière thermoplastique, pellicule traitée
selon ce procédé et installation pour la mise en oeuvre du procédé.
La présente invention se rapporte au traitentent dune pellicule en matière thermoplastique ou thermo-extensible et, plus particulièrement, à l'étirage latéral d'une telle pellicule. Par thermo-extensible , il faut en tendre iei la propriété d'être étirable par chauffage. La viscosité interne des matières thermo-extensibles est assez forte pour qu'après étirage, elles ne se eontraetent plus pour reprendre leurs dimensions primitives, si elles ne soat pas chauffées. En fait, un faible retrait se manifeste sitôt que la tension d'étirage est relächêe.
L'invention sera décrite plus spécialement en rapport avec l'étirage et d'autres opérations appliquées à une pellicule en chlorhydrate de caoutchouc, mais elle s'applique aussi au traitement de pellieules en d'autres matières thermo-extensibles, comme des esters de cellulose, des dériv6s de polyvinyle, de préférence plastifiées, etc.
Le procédé selon l'invention est caracté risé en ee qu'on fait passer en marelle con- tinue une pellicule à travers une zone de chauffage de largeur limitée, bordée de eha- que côté par une zone à température plus basse, et en ee qu'on étire progressivement et latéralement la pellicule au fur et à, mesure de son avancement, en amenant les bords de la pellicule étirée dans des zones à température pîns basse, afin cie refroidir lesdits bords et d'entraver leur tendanee à s'étirer davantage.
L'installation pour la mise en oeuvre du proeédé eomprend un four dont la zone een traie est à une température plus élevée que eelle régnant dans les zones marginales.
La présente invention a également pour objet la pellicule en matière thermoplastique traitée selon le proeédé susmentionné.
Bien que l'étirage latéral en marche eontinue d'une pellieule soit déjà eonnu, jusqu'à présent ee proeédé n'a pas été mis en pratique eommereialement et aucune installation industrielle l relative n'a été ni conçue, ni réalisée. Au eours de la tentative de mise en pratique d'une produetion d'articles vendables, divers problèmes se sont présentés. La solution de ees problèmes était essentielle pour que le proeédé devienne eommereial.
Le proeédé pour l'étirage latéral en marehe eontinue d'une pellicule diffère radicalement d'un étirage longitudinal. Le simple proeédé d'éti- rage longitudinal comprend le passage eontinu de la pellieule sur un rouleau chauffant qui est aetionné à- faible vitesse et la traction eontinue de la pellicule depuis le rouleau chauffant au moyen de rouleaus de traetion avant une vitesse circonférentielle beaueoup plus élevée que celle du rouleau chauffant.
Au fur et à mesure que la pellieule chauffée quitte le rouleau chauffant, elle est refroidie brusquement, La puissance mécanique néces sa ire pour étirer la pellicule à chaud étant moindre que eelle requise pour l'étirer à froid, l'étirage longitudinal se produit dans la zone la plus chaude de la pellicule, à savoir avant tout suivant une ligne droite adjaeente au rouleau chauffant, et sa posi tion sur la pellicule varie progressivement au fur et à mesure que la pellicule se déroule.
En opposition avec un tel étirage linéaire ou en ligne droite , l'étirage latéral d'une pellieule est un étirage en surface , et l'un des problèmes à résoudre consiste à maintenir la pellieule à la température voulue pendant son étirage. Le proeédé d'étirage latéral sera déerit plus en détail dans ce qui suit.
Le dessin représente, à titre d'exemple, une forme d'esécution d'une installation pour la mise en oeuvre du procédé de traitement objet de l'invention, certains dispositifs de l'installation étant représentés en plusieurs variantes.
La fig. 1 est une vue en plan d'non dispositif pour étirer et laminer latéralement une pellicule.
La fig. 2 est une élévation du dispositif représenté à la fig. 1.
La fig. 3 est une eoupe par la ligne 3-3 de la fig. 2.
La fig. 4 est une vue en plan et la fig. 5 est une élévation illustrant schématiquement une variante du procédé de laminage.
La fig. 6 est une vue schématique d'lm dispositif de laminage.
La fig. 7 représente une pellicule laminée.
La fig. 8 est une vue en plan et la fig. 9 une élévation d'un détail de la fig. 1, à échelle agrandie.
La fig. 10 est une vue en plan d'une variante des moyens d'étirage.
La fig. 11 est une eoupe par la ligne 11-11 de la fig. 10.
La fig. 12 est une vue en plan d'autres moyens pour serrer la pellicule.
La fig. 13 est une coupe par la ligne 13-13 de la fig. 12.
La fig. 14 est une élévation de divers moyens de serrage de la pellicule, et
la fig. 15 est une eoupe le long de la ligne 15-15 de la fig. 14.
En se reportant an dessin, la pellieule à étirer est fournie par une bobine 1. Un poids 2 maintient la pellieule sous tension: eette pellicule traverse un four 3 où elle est ehauf- fée et étirée pour être finalement enroulée sur un enrouleur 4.
Le four est ehauffé à l'air ehaud. L'air est envoyé dans le four par un ventilateur 5.
L'air qui pénètre dans le ventilateur est chauffé par son passage à travers des serpentins à vapeur 6. Dans l'exemple représenté l'air chaud entre par le haut du four à travers une tuyauterie 7 et par le fond à travers une tuyauterie 8. La partie frontale 9 du four est étroite. Elle est désignée ei-après pal réehauffeur préparatoire. Les parois 10 du réchauffeur préparatoire sont parallèles. En traversant ledit réehauffeur, la pellieule est amenée à une température pratiquement uni- forme. Ensuite, elle est étirée. Au fur et à mesure que la pellieule est étirée latéralement, elle passe à travers le four proprement dit qui est en forme d'éventail. Cette partie est désignée par le chiffre 11. Des chicanes 12 et 13 permettent de régler la eireulation de l'air à l'intérieur de ladite partie 11 du four.
L'air est évacué du four à travers les orifiees 14 et aussi par une fente 15 qui divise le réchauffeur préparatoire et le four en une moitié supérieure et une moitié inférieure entièrement séparées l'une de l'autre. La pellicule traverse cette fente 16. Elle est tenue ferme et serrée par des moyens de serrage disposés hors du four. Dans le four sont di- posées des ehicanes 16 et 17 qui empêchent l'air chaud de passer directement à l'extérieur du four par les orifiees 14. c'es ehieanes sont pivotées sur des tiges 18 et 19, de sorte qu'elles peuvent balayer un seeteur de eerele.
La zone du four située entre les chicanes 16 et 17 est à une température beaueoup plus élevée que les zones eomprises entre les ehieanes et la partie extérieure du four dans laquelle se trouvent les orifices 14. Bien que deux chicanes 16 et 17 seulement soient repléw sentées à la fig. 1, il existe des chicanes eorrespondantes dans la moitié inférieure du four. La position de la ehieane 17 peut être modifiée par le déplacement d'une manette 20 et celle de la chicane correspondante plaeée dans la partie inférieure du four par le déplacement d'unemanette 21.
Des manettes correspondantes, plaeées sur le eôté opposé du four, permettent de régler la position de la chicane 16 et de la chicane eorrespondante de la partie inférieure du four. La position de la elileane 12 est réglée par une manette 22. Il existe des moyens correspondants (non représentés) dans la partie inférieure du four, pour régler la position de la ehieane 13.
Des portes 23 peuvent être enlevées pour don- ner accès à l'intérieur du four.
En ïue d'étirer latéralement la pellieule, eette dernière est saisie cie iliaque eôté par des moyens guidés de manière à s'éearter progressivement de l'axe longitudinal du four, au fur et à mesure que la pellicule traverse eelui-ei. Une forme préférée desdits moyens comporte des pinees qui peuvent être du type courant, eomme celles montrées en détail aus fig. 8 et 9. Les pinees sosit liées ensemble pour former deux chaînes, plaeées une de chaque eôté du four. Ces chaînes passent sur des pignons 26 entraînés à la même vitesse.
Des moyens de guidage (non représentés), par exemple du type usuel, sont destinés à provoquer l'écartement des deux chaînes de pincex, ee qui est indispensable pour étirer la pellicule lat6ralement.
Les pinces 27 comprennent un cliquet 28 I)ivoté sur une barre 29. Comme le eliquet tend à basculer vers le bas, il maintient mle îiellieule 30 eontre une plaque de fond 31, la tension de la pellicule tirant le clinquet eontre la plaque; plus a tension est forte, plus grande est la foree avee laquelle la pellicule est tenue en plate. Un ressort 32 est destiné à appuyer le cliquet contre la plaque 31 avec und force suffisante pour tenir la pellicule en place avant qu'une grande tension ait été appliquée à eette dernière.
Sur le devant et de chaque eôté de la ma- chine est montée une barre 33 et, à l'arrière de la machine, une barre 34. Quand les pinees 27 se meuvent vers la pellicule sur le devant de la machine, les eliquets 28 appuient contre les barres 33 et sont ainsi sonlevés de la plaque 31. Quand les pinces arrivent en position, les eliquets 28 sont ainsi soulevés, de sorte que, lorsque la pellicule quitte la bobine 1 pour entrer dans le réchauffeur 9, elle est tendue en travers de l'ouverture où le cliquet 28 la saisit ensuite.
Quand les pinces 27 viennent en position pour serrer la pellieule, elles passent au-dela des barres 33, et quand les cliquets 28 ne sont plus en eontaet avee ees barres ils tombent sur la pellicule et sont pressés par le ressort 32 avee une force suffisante pour réaliser Im serrage ferme de la pellieule. De la sorte, la pellicule est pineée fermement de chaque côté par les pinces pendant qu'elle traverse le r6chauffeur. Ensuite, lorsqu'elle traverse le four, les pinces s'écartent de l'axe du four et comme elle est serree dans les pinces, la pellicule est étirée latéralement.
Au moment où les pinces arrivent à l'ar rière de la machine, une fois que l'étirage est terminé, les barres 34 soulèvent les cliquets 28 hors contact des plaques 31 et la pellicule est ainsi libérée dn serrage par les pinces.
Celles-ci retournent au-devant de la machine. et l'op6ration se répète.
Considérant la fig. -, on voit que la pellicule 30 passe en contact avee divers rouleaux entre le four et l'enrouleur 4. Le rouleau d'acier 40 est chauffé. Il est supporté par les galets 41 et 42. Ces derniers sosit actionnés à ime vitesse périphérique an moins égale à eelle des ehaînes à pinces. La pression du rouleau 40 sur les galets 41 et 42 serre la pellicule et la tire en avant dans le milieu aussi bien que sur les côtés, afin. de eonlpen- ser le retard dû à la tendance qu'a la pellicule étiréc latéralement à se contracter en longueur.
La pression cln rouleau 40 sur les galets 41 et 42 est utilisée clans le laminage de la pellicule étirée avee d'autres matières en feuilles. Quand le laminage est effectué par chaleur et pression, comme quand une pelli cule de ehlorhydrate de eaoutehoue est laminée avec une autre pellieule de ehlorhydrate de eaoutehoue, il est avantageux d'cffeetuer le laminage alors que la pellieule est encore chaude de l'opération de l'étirage. Par conséquent, le rouleau 40, pesant et ehauffé, est plaeé juste à la sortie du four. La pellieule 30 à laminer peut être amenée de dessus autour du galet 41.
Le rouleau pesant 40 appuie sur les galets 41 et 42 avee une pression-suffisante pour assembler deux épaisseurs ou plus de pellicule de chlorhydrate de eaoutehouc. Si la pellicule est à étirer sans laminage, le rouleau 40 et les galets 41 et 42 peuvent être laissés de eôté.
Le rouleau 43 est situé à une distance suffisante du four pour permettre à la pellieule de se refroidir pendant son passage du four à ee rouleau 43. La distance entre le rouleau 43 et le four est déterminée en tenant compte de facteurs tels que la viseosité interne de la pellieule. La viseosité interne d'une pellicule en chlorhydrate de caoutchouc non plastifiée est élevée en comparaison de celle d'une pellieule plastifiée, comme par exemple une pellieule eontenant 100/o de stéarate de butyle. La viscosité interne d'une telle pelli enle plastifiée est si faible que la pellieule, si la tension d'étirage est relâchée alors qu'elle est refroidie jusqu'à la température ambiante, se contracte presque immédiatement et revient à ses dimensions primitives.
D'autre part, la viscosité interne d'une pellicule non plastifiée est si élevée qu'une fois la tension d'étirage supprimée après que la pellieule s'est refroidie jusqu'à la température ambiante, un laps de temps considérable s'écoule avant que cette pellieule reprenne ses dimensions primitives. La pellicule continue à se contracter pendant un temps considérable après que la tension est supprimée. Si l'appareil représenté est utilisé pour étirer une pellicule plastifiée, la tension d'étirage peut être supprimée quand les pinces sont à peu près au droit du rouleau 43.
Durant la courte période de temps prise par la pellicule pour passer du rouleau 43 à l'enrouleur final 4, la pellicule se contracte de telle faucon qu'elle a atteint ses dimensions finales avant d'arriver à l'enrouleur 4. Si l'appareil est utilisé pour étirer une pellicule non plastifiée et si eelle-ei est refroidie à la température ambiante sur le rouleau 43, elle peut être avantageusement passée sur des rouleaux supplémentaires avant d'être enroulée finalement sur l'enrou- leur 4.
A titre de variante, la pellicule pon*- rait être enroulée d'abord sur IlenronlenP 4 avant que tonte la eontraetion ait eu lieu, puis être enroulée de nonveau et peu après sur un autre enrouleur.
Le rouleau 43 coopère avec les rouleaux 44 et 45 pour saisir fermement la pellicule, le rouleau 44 étant actionné à une vitesse cir- conférentielle plus grande que celle du ron leau laissé libre, de manière à imposer ml léger étirage longitudina. l à la pellicule alors qu'elle traverse le four. L'étirage latéral de la pellicule tend à provoquer un rétrécissement longitudinal, On a trouvé qu'il valait mieux compenser ce rétrécissement en retenant ferme la pellicule dans le sens longitudinal; les meilleurs résultats ont été obtenus en don- nant aux rouleaux 43, 44 et 45 une vitesse périphérique un peu supérieure à celle de la hobine 1 laissée libre.
Le dessin montre des couteaux 50 disposés sous le rouleau 45 pour é < 'aliser les bords de la pellicule étirée. lia tension d'étirage est. relâchée alors que les pinces sont relevées par les barres 34, juste avant que la pellicule arrive entre les rouleaux 43 et 44. Une fois que la pellicule a passé le rouleau 45, toute tension d'étirage a cessé. La pellicule eom- menue à se contracter un pen avant d'atteindre un état stable à la température ordinaire.
Les couteaux 50 sont placés de façon os à per- mettre un léger retrait latéral de la pellicule avant qu'elle les atteigne. La lisière 49 est séparée de la pellicule par les couteaux 50 et est enroulée sur les rouleaux 51. (les rouleaux sont portés sur les rouleaux entraînés 52 qui actionnent les rouleaux 51 par contact avec la lisière enroulée dessus.
Un rouleau tendeur 53 est prévu, qui est équipé d'un engrenage en prise avec les dents d'une crémaillere 54. Le rouleau est tiré vers l'avant de la machinepar un poids 55. Ceci maintient une légère tension sur la pellicule après qu'elle a passé sur le rouleau 45 et per met de rattraper on de laisser snbsister le mou dans la mesure voulue pour compenser les irrégularités du passage de la pellicule à travers l'installation, sous arrêter le méea- nisme.
Les rouleaux de guidage 5G servent a attiener la pellicule à l'enrouleur 4. Le rou- leau 57 peut avantageusement être fait en eponge ele caoutchouc dans le cas où l'on traite une pellicule en chlorhydrate de eaontchouc, afin d'abolir toute adhérence en surface pouvant provenir du chlorhydrate de caoutchouc. Les rouleaux 58 sont recouverts de caoutchouc et disposés un peu obliquement pour tenir ferme la pellicule et l'empêcher de se mettre en boucles sur l'enrouleur 4.
L'enrouleur 59 peut avantageusement être actionné vitesse variable, de façon que la vitesse de rotation du noyau 60 puisse être diminuée au fur et à mesure que l'épaisseur de pellicule enroulée sur les noyaux augmente.
On a signalé l'usage des rouleaux 40, 41 et 42 pour le laminage, avec l'autres matières en feuilles, de la pellicule étirée latéralement.
Les fig. 4 et 5 font voir une variante d'agencement pour le lamiitage. Les rouleaux 40, 41 et 42 sont situés juste an-delà dn point où étirage latéral de la pellicule a cessé. La pellicule s'étend au-delà du rouleau 40, parce que les pinces passent en dehors des extrémités de ce rouleau. Au lieu de placer le rouleau dans eette position, il peut être avantageux de permettre à la pellicule de se contracter un peu avant de la laminer avec une autre matière en feuille. Le fait qu'un tel retrait se produit a été déjà signalé ci-dessus.
Si, au lieu de placer les rouleaux 40, 41 et 42 en un point juste au-delà de celui où l'étirage latéral de la pellicule a pris fin, un rouleau est placé à où le rouleau 43 est montré en fin. i ou même en un point quelque peu plus écarté dn four, la pellicule se contractera d'une certaine quantité avant son laminage.
Les rouleaux 40', 41' et 42' sont représentés aux fig. 4 et 5 comme étant situés an-lelà de la région de ce retrait. La première position décrite des rouleaux est indiquée en pointillé aux fig. 4 et 5 et la variante de position suggérée ici est en trait plein, les signes de référence étant munis ci'un indice prime dans ce dernier exemple.
En laminant une pellicule, par exemple en chlorhydrate de caoutchouc, on a reneon- tré des difficultés à obtenir une pellicule ne se gondolant pas ou ne formant pas de boucles. Une pellicule étirée stable à la température ordinaire devient instable quand elle est portée à une température supérieure, étant donné que la viscosité interne est amoindrie par le chauffage et que dans ces conditions la pellicule se contracte ou se retire.
Quand deux épaisseurs de pellicules en chlorhydrate de caoutchouc étirées sont laminées par chaleur et pression, la quantité de chaleur requise pour le laminage abaissera la viscosité interne des pellicules étirées et celles-ci se contractent ait moins légèrement, le résultat étant que le produit tend à se gondoler.
La fig. 6 représente schématiquement des moyens pour laminer trois épaisseurs de pellicules. Un rouleau 60' est pesant et chauffé. I1 presse contre tin rouleau 61 avec une force suffisante pour laminer les épaisseurs de ma- tières placées entre les deux rouleaux. Suppo- sons, par exemple, que la feuille intermédia ire 62 soit une pellicule ayant été étirée latéralement, comrae la pellicule 30 de la fig. 1, et que la feuille supérieure 63 et la feuille inférieure 64 soient étirées longitudi- nalement.
Une pellicule semblable est représentée à la fig. 7, où la feuille supérieure 63 est étirée longitudinalement, comme indiqué par des flèches, et où la feuille intermédiaire 62 est étirée latéralement, comme indiqué par d'autres flèches, la feuille inférieure 64 avant été étirée longitudinalement comme la feuille supérieure 63. On a trouvé qu'il était favora- ble pour la production d'une semblable pellicule de maintenir une tension égale dans les feuilles 63 et 64 quand elles entrent dans le dispositif de laminage. Si la tension dans la feuille 64 est un peu plus forte que dans la feuille 63, la tendance de la pellicule laminée est de se gondoler vers le bas.
Si c'est l'in- verse, c'est-à-dire si la tension dans la feuille 63 est plus forte que dans la feuille 64 à son entrée dans le dispositif de laminage, la tendanee de la pellicule laminée est de se gondoler vers le haut. Ceci n'est pas particulier à une pellicule à trois épaisseurs, mais s'applique pareillement à une pellicule à deiix épaisseurs, dont les deux épaisseurs ont été étirées longitudinalement. Ladite remarque s'applique aussi à une pellicule à trois épaisseurs dont l'épaisseur intermédiaire n'est pas étirée, mais dont les épaisseurs externes sont étirées longitudinalement. D'une façon générale, la remarque valet pour une pellicule à épaisseurs multiples dont les épaisseurs externes sont étirées longitudinalement.
Si les feuilles étirées longitudinalement ne le sont pas d'une manière uniforme, il peut devenir nécessaire d'ajuster les dispositifs de réglage de façon à maintenir les feuilles 63 et 64 sous ime tension uniforme tout au long des opéra tisons.
Une pellicule à trois épaisseurs, comme celle de la fig. 7, possède une forte résistance au déchirement dans tous les sens et elle est très utile pour de nombreuses applications.
C'est ainsi, par exemple, que dans la fabrication des parapluies, on a utilisé une pellicule en chlorhydrate de caoutchouc à trois épaisseurs, l'épaisseur intermédiaire étirée latéralement étant un peu plus forte que les épaisseurs externes étirées longitudinalement.
Les deux épaisseurs externes ont été avant a geusement plastifiées pour en améliore la résistance, Quant à l'épaisseur intermédiaire, elle peut être plastifiée ou non.
On a constaté qu'une semblable pellicule à trois épaisseurs avait moins de tendance à goder qu'une pellicule à deux épaisseurs, dont une épaisseur est étirée latéralement et l'autre longitudinalement. L'épaisseur intermédiaire qui a été étirée latéralement tend à goder sur les bords, vers le haut ou vers le bas. Les épaisseurs externes qui ont été étirées longitudinalement tendent à goder vers le haut ou vers le bas à leurs extrémités, comme indiqué à la fig. 7 par les flèches courbes.
Par le laminage, la tendance à goder est reduite, voire annulée. S'il ny avait que deux épaisseurs, soit une épaisseur supérieure étirée longitndinalement et une épaisseur inférieure étirée latéralement, la tendance de l'épaisseur inférieure à goder vers le bas sur les bords serait entravée par l'épaisseur supérieure qui n'aurait pas de tendanee à goder latéralement.
Par suite, la tendance prédo- minante d'une semblable pellicule serait de goder vers le haut sur ses bords. l) une fait analogue, la tendance d'une telle pellicule à deux épaisseurs à goder vers le bas à ses extrémités serait annulée par la présence audessous de l'épaisseur étirée latéralement. La tendance résultante d'une semblable pellieule à deux épaisseurs à goder à ses extrémités serait, par conséquent, une tendaiice à goder vers le haut.
Dans la pellicule à trois épaisseurs avec l'épaisseur intermédiaire étirée latéralement et les épaisseurs supérieure et inférieure étirées longitudinalement selon la fig. 7, il v a la même tendance pour l'épaisseur intermé- diaire à goder vers le haut que vers le bas et il en est de même pour les épaisseurs supérieure et inférieure. Il en résulte que la pellicule laminée à trois épaisseurs a moins de tendance à goder que la pellicule laminée à deux épaisseurs. Ceci est vrai, que l'épaisseur intermédiaire soit étirée on non et que cette épaisseur soit de même eomposition que les épaisseurs externes ou non.
Par exemple. l'épaisseur intermédiaire peut être en chlor- hydrate de caoutchouc plastifié et les épaisseurs externes en chlorhydrate de caoutchouc non plastifié, ou vice versa. L'épaisseur intermédiaire pourrait être en chlorhydrate de caoutchouc et les épaisseurs externes en ime autre matière s'agglutinant à chaud, ou vice sées pour serrer la pellicule 74 et l'étirer latéralement. Au besoin, les baguettes peuvent etre lubrifiées avec de la glycérine, du savon, etc. Aux fig. 12 et 3, on voit deux courroies trapézoïdales 7ti et 77 servant à serrer une pellicule 78.
L extrémité < le la pellicule débordant à droite des courroies trapézoïdales peut être routée ou repliée de façon à constituer un talosi ou bourrelet pour présenter de nîcilleures possibilités de serrage pour les courroies. Un semblable bourrelet peut d'ail- leurs trouver son emploi avec n'importe quel genre de moyens de serrage. Les courroies sont pressées l'une contre l'autre par des ba- guettes 79 et 80 qui s'étendent le long du côté gauche des courroies pour presser sur elles de façon à étirer latéralement la pellicule.
Des rouleaux 81 pressent les courroies l'une eontre l'autre en pinçant la pellicule. Un dispositif de ce genre peut être utilisé au lieu des pinces pour l'étirage de la pellicule.
Le dispositif des fig. 1013 peut être utilisé avec illi équipement du type montré à la fig. 1 ou bien en profilant convenablement les baguettes de guidage; les courroies peii- vent amener la pellicule dans un bain chaud, eau chaude ou autre liquide, de fanon que la pellicule puisse être chauffée et étirée latéra lenlellt.
Les fig. 14 et 15 montrent une variante de forme d'eséeution des moyens de serrage des bords de la pellicule. Les figures montrent deux chaînes qui sont pressées l'une contre l'autre par des baguettes de guidage 89. Ces chaînes sont du type à blocs et maillons. Des maillons 90 réunissent des blocs 91 de la chaîne supérieure et des blocs 92 de la chaîne inférieure. Les blocs 91 sont pourvus de tenons 93 qui font saillie vers le bas et s engagent entre les maillons 90 de la chaîne inférieure et s'accordent soigneusement avec les extrémités des blocs 92 en serrant la pellicule 94 entre les tenons 93 de la chaîne supérieure et les extrémités des blocs 92 de la chaîne inférieure.
En profilant convenablement les baguettes 89, des courroies de ce type penvent être guidées à travers toute zone de chauffage appropriée, et en faisant passer les courroies à travers des baguettes divergentes, la pellicule saisie entre elles sera étirée.
Revenant au processus de l'étirage décrit eu relation avec la fig. 1, il est indispensable d'expliquer avec un peu plus de détails une particularité du processus qui a trait asix chicanes de chauffage 16 et 17. du fait que la pellicule est étirée, il est évident qu'elle s'amincit. Plus la pellicule est mince, plus elle est étirée facilement. Par suite, si la pellicule commence par s'étirer inégalement, une région devient plus mince et s'étirera ensuite plns facilement que les parties restées plus épaisses. Un a constaté que dans l'étirage latéral, il y a tendance à la formation. d'irrégularités. Ceci peut tenir à des défauts de la pellicule originale ou dans son chauffage.
Il s'agit plus probablement de l'inertie de la pellicule qui empêche la région centrale d'être étirée quand elle est saisie le long des côtés et étirée latéralement. Quoi qu'il en soit, la pellicule a une tendance accusée de s'étirer davantage près des bords que dans le milieu.
Ceci est peut-être dû à la vitesse élevée à la quelle il faut faire marcher une installation comme celle de la fig. 1 si l'on veut obtenir une grande production. La tendance plus prononcée des bords à s'étirer est compensée dans l'installation représentée en maintenant le milieu de la pellicule à une température plus élevée que dans les bords, grâce au réglage des chicanes 16 et 17. Les régions des bords de la pellicule sont soustraites à la zone à température élevée et, par suite, elles se refroidissent et leur tendance à s'étirer dimi- nue.
Ceci compense le retard que met la région centrale de la pellicule à s'étirer, et en réglant eonvenablement le chauffage de la pellicule et son refroidissement sur les bords, on peut réaliser un étirage uniforme.
Bien. que l'invention ait été décrite plus particullèrenient comme application à 1 'éti- rage d'une pellicule en chlorhydrate de eaout- chouc, elle peut toutefois être appliquée à d'autres pellicules thermoplastiques. Ces pellicules peuvent être pigmentées et colorées.
L'épaisseur d'une pellicule à étirer petiot varier, ainsi que son épaisseur, après étirage.
La pellicule peut être étirée à seulement environ 2000/o de sa largeur initiale, mais d'habitude beaucoup plus, par exemple jusqu'à 600 ou 800010 et plus de sa largeur initiale. D'orclinaire, une pellicule en chlorhydrate de caoutchouc est étirée à 400, 500 ou 600 /o de sa largeur initiale. L'étirage augmente la résistanee à la traction de la pellicule dans le sens de l'étirage, il augmente la résistance à la déchirure dans une direction perpendieu- laire à celle de l'étirage et modifie les propriétés physiques de la pellicule.
La source de chaleur pour l'étirage peut être un gaz, un liquide, un solide ou une vapeur. Si l'on utilise un liquide, les bords peuvent être enlevés dn liquide une fois étirés, afin de les refroidir et produire une pellicule uniforme. La température d'étirage peut varier. Pour une pellicule en chlorhydrate de caoutchouc, une température recommandable est supérieure à 750 C, par exemple de 90 à 1108 C. Pour le laminage d'une pellicule en chlorhydrate de caoutchouc à deux épaisseurs, une bonne température est d'environ 100 à 1058 C.
Du reste, les propriétés des pellicules aux températures élevées varient tellement que, tandis qu'une température de 1058 C peut convenir pour produire un certain effet, une température plus basse ou plus élevée peut être requise pour produire le même effet sur une pellicule différente.
Par exemple, l'effet de la température sur une pellicule en ehlorhydrate dc caoutchouc plastifié est assez différent de celui produit par la même température sur une pellicule en ehlorhydrate de caoutchouc non plastifié.
En outre, la vitesse de passage de la pellicule à travers l'installation peut varier. Une vitesse d'environ 11 m/min. a été reconnue sa tisfaisante pour l'étirage du chlorhydrate de caoutchouc.
Comme exemples de diverses opérations pouvant être réalisées avec une pellicule en chlorhydrate de caoutchouc, citons les sni- vantes: Une pellicule à simple épaisseur de 2,0 mm a été étirée jusqu'à ee que son épaisseur diminue à 0,9 mm. Une pellicule de 408 mm de largeur a été étirée à 1340 mm de iarge. Une pellicule à deux épaisseurs ior mée par le laminage de deux couches de 4,3 mm d épaisseur a été étirée jusqu'à ce que son épaisseur diminue à 2,8 mm. Les deux épaisseurs peuvent être laminées par chaleur et pression avant d'entrer dans le four 3.
De cette façon, on peut laminer deux épaisseurs ou plus avant l'étira oc.
La température employée clans le four 3 varie entre environ 77 et 105 C, la température la moins élevée étant utilisée pour produire les plus glandes déformations spécifiques de la pellicule qui seront facilitées par un réehauffage. La température la plus élevée sera utilisée pour l'étirage d'une pellicule très épaisse.
REVENDICATIONS:
I. Procédé de traitement d'une pellicule en matière thermoplastique, caractérisé en ce qu'on fait passer en marche continue ladite pellicule à travers une zone de chauffage de largeur limitée, bordée de chaque côté par une zone à température plus basse et en ce qu'on étire progressivement et latéralement la pellicule au fur et à mesure de son avancement, en amenant les bords de la pellicule étirée dans des zones à température plus basse, afin de refroidir lesdits bords et d'en- traver leur tendance à s'étirer davantage.