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La présente invention qui est due à Monsieur Baudouin Stever- lynck se rapporte à un dispositif pour le bobinage de fils desti- nés au finissage.
Le bobinage de fils, destinés au -blanchiment ou à la teinture se fait en général, ou bien directement sur un tube perforé, ou bien sur un bobinot en bois ou carton lisse sur lequel on peut glisser préalablement une gaine en fil tricoté, dans le but de protéger l'intérieur de la bobine.
Dans ce dernier cas on procède, lors du finissage de cette bobine, de la façon suivante : On chasse le tube en bois ou carton, afin de pouvoir glisser la bobine, munie de sa gaine de protection, sur une clarinette perforée ou triangulaire, construite d'habitude en acier inoxydable. On obtient ainsi une série de colonnes de bobines, lesquelles sont fixées sur le portè-matiére faisant partie del'appareil de blanchiment ou de teinture.
Ce mode de travail présente cependant les inconvénients sui- vants :
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1) on a besoin d'un assez grand nombre de bobinots qui restent mobilisés entre les opérations de bobinage et de teinture.
2) Le débrochage et la fixation de la bobine sur les clarinettes sont des opérations délicates, nécessitant une main d'oeuvre appropriée.
3) Lors du débrochage et de la fixation des bobines sur les clari- nettes, on risque toujours d'accrocher et de déplacer partielle- ment la gaine en tricot placée au centre de la bobine, d'où il résulte un mauvais rendement vers la fin de la bobine et la for- mation de déchets lors de l'ourdissage des bobines ou du caneta-, ge de ce fil.
La présente invention a pour but de remédier à ces inconvé- nients et elle consiste en la coopération avec le mandrin du bobi- noir d'un élément comprenant un anneau rigide auquel est fixée par l'une de ses extrémités une gaine en fil tressé et qui est glissé sur le mandrin du bobinoir avant le bobinage.
Afin de bien faire comprendre l'invention on en décrira ci- après un exemple de réalisation en se référant aux dessins exmlica- tifs ci-annexés.
Sur la figure 1, on a représenté un mandrin approprié 1 en bois ou en métal qui est fixé une fois pour toutes sur une broche du bobinoir (non représentée).
Ce mandrin reste donc toujours fixé sur le bobinoir contraire, ment au mode de travail décrit ci-dessus.
D'autre part, on prépare à l'avance des gaines de protection 2 (fig. 2) auxquelles on aura fixé, en général par couture, à l'une des extrémités un anneau mince 3 (fig. 2 et 2A) en acier inoxyda- ble, en nylon ou un autre matériau.
Cet anneau muni de sa gaine est glissé sur le mandrin du bobi- noir (fig. 3).
L'opération de bobinage peut alors se faire oomme d'habitude (fig. 4) et lorsque la bobine 4 a atteint le diamètre désiré, la
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bobine est retirée du mandrin en ayant bien soin de dégager en même temps avec les doigts l'anneau et la gaine par rapport au ' mandrin.
On obtient ainsi une bobine dont le centre reste parfaitement ouvert d'un côté et qui peut être manipulée et stockée indéfiniment sans risque de se déformer.
Grâce à la rigidité de cet anneau circulaire, qui forme un. tout avec la gaine en tricot et qui reste à l'intérieur de la bobi- ne on peut à tout moment embrocher ces bobines sur les clarinettes' des appareils de traitement sans risquer le moins du monde d'ac- crocher ou de déplacer la gaine intérieure.
Le mode de travail et le dispositif décrits ci-dessus peuvent tout aussi bien s'appliquer pour des 1::0 bines cylindriques que co- niques. Dans ce dernier cas l'anneau fixé et cousu à la gaine sera de forme conique et, lors de la teinture, on introduira à l'inté- rieur de la bobine conique un cône ou ressort avant de les glisser sur les clarinettes de l'appareil de traitement.
Il est à recommander de prévoir des perforations 5 (fig. 2A) ou des entailles dans l'anneau métallique ou en nylon de façon à ne pas entraver la circulation des bains de traitement à cet en- droit.
La gaine de protection sera de préférence tricotée avec des fils synthétiques, dont la résistance à l'usure est plus grande que le coton et qui, d'autre part, ne sont pas teints avec les colorants utilisés normalement pour la teinture des fibres cou- rantes. Cela permet d'utiliser ces gaines un très grand nombre de fois sansdevoir tenir compte de la nuance des teintures précéden- tes.
Après blanchiment ou teinture les bobines se laissent enlever: du porte-matière sans occasionner le moindre dégât aux fils à l'in térieur des bobines etsans les chiffoner (stoppen). L'essorage et le séchage s'effectueront de la façon normale. (fig.5)
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Lors de l'ourdissage ou du canetage on peut glisser, sans la @ moindre difficulté, à l'intérieur de la bobine un bobinot ou carton cylindrique ou conique et le déroulement du fil se fera normalement avec cet avantage qu'il n'y aura pas le moindre déchet, vu que la partie intérieure de la bobine est toujours restée parfaitement protégée par la gaine inamovible, grâce à l'anneau auquel elle reste parfaitement fixée.
REVENDICATIONS.
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1) Dispositif destiné à assurer la protection intérieure des fils bobinés en vue d'une ou d'opérations de finissage caracté- risé par la coopération avec le mandrin du bobinoir d'un élément comprenant un anneau rigide auquel est fixée par l'une de ses extré- mités une gaine en fil tressé et qui est glissé sur le mandrin du bobinoir avant le bobinage.