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La présente invention se rapporte au traitement de fils ou filés pour obtenir un fil de volume fortement accru et a particulièrement trait à la forma- tion d'un fil volumineux composé de plusieurs fibres présentant des convolutions individuelles et caractérisé par la présence d'un grand nombre de boucles en anneaux et de bouts de fibres dépassants répartis de façon irrégulière à la sur- face du fil.
Dans la demande de brevet américain n 261.635 du 14 décembre 1951, on décrit la formation d'un fil volumineux nouveau formé de filaments présentant la plupart des propriétés désirables des fils ordinaires formés de fibres coupées mais différant par le fait qu'il est composé de filaments pratiquement continus Dans ce fil le volume et un aspect ressemblant à celui d'un fil formé de fibres coupées sont obtenus par un grand nombre de boucles annulaires et d'autres con- volutions réparties au hasard le long des filaments et de façon irrégulière sur les différents filaments.
Bien que cette structure filamentaire continue présente un avantage distinct pour la plupart des applications il existe des usages tex- tiles qui demandent un effet laineux, volumineux ou rappelant le cachemire pro- curé par un fil présentant un grand nombre de bouts de filaments faisant saillie.
Un fil présentant la combinaison de propriétés formées par des bouts libres et des convolutions de filaments augmentant le volume du fil serait désirable pour ces applications.
A l'exception de la soie les fibres naturelles, animales, végétales et minérales n'existent qu'en segments relativement courts. Le fil préparé à partir de ces fibres naturelles est nécessairement constitué de fibres courtes. En outre, de grandes quantités de filaments continus artificiels sont découpées en fibres avant d'être transformées en fils. Le traitement de ces fils de fibres coupées pour y introduire des convolutions donnant du volume au fil serait désirable, que des bouts libres soient requis ou non.
Lorsque l'effet désiré exige des bouts saillants, il est très souhaitable de trouver un procédé pour le traitement du fil de filaments continus afin de lui donner à la fois du volume et un grand nombre de bouts saillants en une opération, évitant ainsi les opérations coûteu- ses de coupage des filaments continus en fibres coupées et de filature de ces fibres pour obtenir un fil.
Un but de l'invention est de procurer un fil présentant un grand nombre de bouts libres faisant saillie et possédant un volume amélioré assuré par des convolutions des filaments du type caractérisé par la présence de boucles annulaires. Un autre but est de procurer un fil de fibres filées d'un volume amélioré, caractérisé par la présence d'un grand nombre de boucles annulaires et de bouts de fibres saillantes irrégulièrement répartis le long de la surface du fil. Un autre but est de procurer un procédé de préparation de fils présentant un meilleur volume à partir de fils classiques formés de fibres coupées et filées.
Un autre but est de procurer un procédé de traitement d'un fil de filament continu pour lui donner un volume fortement augmenté et une couche de bouts de fibres formant saillie en une seule opération. D'autres buts de l'invention ressortiront de la description qui suit.
Dans les dessins, qui illustrent des formes d'exécution préférées de l'invention,
Figo 1 est une vue en élévation de côté d'un appareil pour la mise en oeuvre du procédé de l'invention;
Figo 2 est une vue en élévation de côté, en partie en coupe, d'une autre forme de tuyère;
Figo 3 est une vue en bout de la tuyère représenté sur la Fige 2;
Figo 4 est une vue en élévation de côté, en partie en coupe, d'une autre forme de tuyère;
Fige 5 est une vue de côté montrant l'aspect d'un fil traité non
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tordu préparé à partir d'un fil de filaments continus (agrandi 10 fois environ);
Fige 6 est une vue également agrandie d'un fil traité non tordu préparé à partir de deux brins de fil de filaments continus;
Fige 7 est une vue également agrandie d'un fil traité à partir d'un brin de fil de filaments continus et d'un brin de fil de coton;
Figo 8 est une vue également agrandie d'un fil traité à partir d'un seul brin de fil de fibres coupées;
Figo 9 est une vue également agrandie d'un fil traité préparé à partir de deux brins de fil de fibres coupées;
Figo 10 est une vue schématique de la disposition de l'alimentation du fil de la tuyère de texture, de la tuyère de torsion, du cylindre d'envidage et du système de bobinage;
Fig. 11 est une vue schématique d'un autre agencement semblable à la Fig. 10 mais comportant un cylindre d'étirage avec un cylindre à étage et un doigt d'étirage;
Fig. 12 est une autre variante de la Fig. 10;
Fige 13 est une coupe schématique d'une boîte de flocage d'une tuyère de texture;
Fige 14 est une vue schématique d'un ensemble de cylindres d'alimen- tation du fil, boîte de flocage, rouleaux pinceurs et dispositif de bobinage;
Fige 15 représente schématiquement sur des brins isolés comment les fibres coupées sont prises dans les boucles introduites par une tuyère;
Figo 16 montre les fibres coupées fixées dans les boucles de la Fig.
15 qui ont été serrées pour bloquer les fibres coupées;
Figa 17 montre les fibres coupées aplaties contre la fibre supportant la charge dans un brin isolé;
Figo 18 montre comment certains brins sont enroulés autour du fais- ceau de filaments parla tuyère de torsion, et
Fige 19 représente une modification dans laquelle un tube en forme de T est utilisé à la place de-la tuyère de texture. Le tube en T peut être en n'importe quelle matière lisse comme le verre, l'acier inoxydable etc., et son diamètre peut varier de 1/8 à 1/2 pouce ( 3 mm à 13 mm ).
Suivant l'invention on obtient un fil nouveau présentant un aspect laineux ou cachemire dû à une couche de bouts de fibres saillants et un volume particulier comparé à celui des fils formés de fibres coupées déjà connus, pro- venant de fibres qui présentent des convolutions en tire-bouchon, en boucles et en tourbillons, à des intervalles répartis au hasard sur leur longueur et à des distances variables sur différentes fibres de façon à obtenir un écartement latéral entre fibreso Les caractéristiques les plus évidentes du fil sont la combinaison d'un volume particulier avec la partie extérieure laineuse formée par les bouts de fibres saillants, mais le fil est également caractérisé par la présence d'un grand nombre de boucles annulaires et d'autres convolutions dans les fibres.
Les convolutions visibles à la surface contribuent à donner des propriétés désirables au fil mais les convolutions de fibres moins visibles à l'intérieur du fil sont encore plus importantes en ce qu'elles y donnent du volu- me et rendent chauds les tissus formés à partir de ces fils.
Les boucles caractéristiques des fibres du fil ont été appelées annu- laires parce qu'elles forment de petites boucles complètes constituées par une fibre revenant sur elle-même, se recoupant puis reprenant pratiquement le sens originalo En mathématique une courbe de ce type décrit une crunode.
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Par conséquent, les boucles caractéristiques seront plus particulièrement définies par le terme "boucles crunodales", et dans la suite de la description et des re- vendications il s'agit de boucles de ce type sauf indication contraireo Le plus grande partie des boucles visibles à la surface du fil ont une forme grossièrement circulaire et sont décrites de façon appropriée comme annulaireso Les boucles crunodales à l'intérieur du fil ne se prêtent pas à un examen détaillé mais il est évident que la pression des filaments qui les entoure tend à faire prendre à ces boucles des formes plus complexes.
Les extrémités des fibres et les convolutions peuvent être maintenues en place par une torsion donnée au fil. Un fil formé d'un seul brin peut présenter une torsion Z ou So Dans un fil formé de plusieurs brins, les brins individuels sont généralement tordus dans un seul sens et l'ensemble des brins et tordu en- semble en sens opposé, par exemple des brins peuvent présenter une torsion Z et le fil une torsion Sa A moins que les convolutions aient été fixées par exemple par chauffage du fil formant les convolutions, les fibres reprennent leur état initial lorsque le fil est détordu et défiléo Par conséquent des fibres initiale- ment droites reprennent une forme essentiellement rectiligneo Bien entendu si les fibres du fil étaient initialement crêpées ou ondulées,
elles reprennent cet état lorsqu'elles sont séparées du fil
Le fil de l'invention est préparé par un procédé dans lequel on fait passer le fil dans une tuyère à fluide à grande vitesse dans des conditions pro- pres à atteindre le double but de donner au fil des convolutionsluiassunantunvolume élevé et d'y créer un grand nombre de bouts de filaments formant saillie, puis de tordre les filaments ensemble pour maintenir les convolutions et les bouts de filaments en place. Sous certains aspects ce procédé ressemble à celui de la demande de brevet américain n 26106350 Toutefois, des conditions critiques sup- plémentaires doivent être observées pour obtenir la couche désirée de bouts de filaments à la surface du fil.
Le fil de départ peut être constitué de filaments essentiellement continus ou de fibres discontinues, qui peuvent être des fibres naturelles ou des filaments artificiels coupées, ou bien le fil peut comprendre deux ou plusieurs de ces types.
Lorsqu'on traite un fil composé de filaments essentiellement continus suivant l'invention, on fait passer le fil par une tuyère travaillant dans les conditions telles que les filaments sont déchiquetés à intervalles répartis au hasard pour fournir les bouts libres désirés. Afin d'atteindre ce but, la tuyère doit d'abord ouvrir le fil. Les filaments d'un fil formé de filaments continus non tordus sont facilement séparés par la turbulence créée par une tuyère à ,grande vitesse. Le fil tordu doit être détordu avant que les filaments puissent être séparés mais cette action peut être également exécutée par la tuyère.
Dans des conditions appropriées la tuyère applique une fausse détorsion suffisante aux filaments du fil pour permettre à la tuyère d'ouvrir le fil et ceci se véri- fie non seulement lorsque le fil est composé d'un seul brin tordu, mais également lorsqu'il est composé de plusieurs brins individuellement tordus. Une fois les filaments du fil séparés, une turbulence appropriée de la tuyère les anime d'un mouvement suffisamment rapide pour que la résistance à la flexion de la matière qui les constitue soit rapidement dépassée et qu'une partie plus ou moins grande des filaments soit rompueo
Le fonctionnement de la tuyère approximativement à la vitesse du son, ou près de cette vitesse du son, atteint ces buts d'ouvrir le fil et de projeter les filaments dans une mesure suffisante pour les déchiqueter en bouts relative- ment courts.
La distance parcourue par le fil dans la tuyère doit être inférieure à la longueur moyenne des fibres produites par la rupture des filaments continus, de telle sorte que les fibres ne soient pas détachées du fil dans une mesure indésirable. Après la sortie du fil de la tuyère, on le tord pour maintenir les
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fibres et les convolutions obtenues en place. Le degré de l'effet d'éclatement varie avec la résistance à la flexion de la matière constituant les filaments, toutes autres conditions étant semblables, mais la structure provenant du trai- tement peut être déterminée par la vitesse à laquelle on fait passer le fil dans la tuyère.
La préparation du fil de l'invention à partir d'un fil formé de fibres coupées est plus simple au moins sous un rapport puisque il n'est pas nécessaire de faire éclater le fil, mais des difficultés inattendues doivent être vaincues sans quoi le fil est arraché ou bien presque insensible au traitement.
Les fibres du fil formé de fibres copées doivent être maintenues en place par une torsion du fil, mais le fil doit être détordu tandis qu'il se trouve dans la tuyère pour que le traitement exerce un effet appréciable. Aux vitesses se rap- prochant de la vitesse du son, la tuyère applique un couple de détorsion impor- tant ainsi qu'une tension importante du fil. Si on laisse le fil se détordre sous l'influence de ce couple sur une distance dépassant la longueur des fibres, la résistance à l'étirage du fil est réduite dans une mesure telle que la tension créée par la tuyère est suffisante pour déchirer le fil. Lorsque le fil passe de la tuyère sur un dispositif d'envidage, on a trouvé que l'action de détordage de la tuyère est limitée à la longueur du fil entre les dispositifs d'alimen- tation et d'envidage.
En d'autres mots, le couple de la tuyère applique une fasse détorsion au fil. L'importance de cette action de fausse détorsion est inversement proportionnelle à la torsion appliquée au fil entre l'alimentation et l'envidage, parce que la tension impose un couple qui s'oppose au couple de la tuyère. Par conséquent, la fausse détorsion peut être réglée en augmentant la tension, mais ceci ne résoud pas la difficulté parce que la somme totale de la tension due à la tuyère et de la tension d'envidage dépasse alors la ténacité du fil.
Suivant l'invention on a trouvé qu'un fil entièrement ou partielle- ment formé de fibres coupées maintenues en place par une torsion peut être effica- cement traité lorsqu'on fait passer le fil dans une tuyère à fluide à grande vitesse fonctionnant de façon à appliquer une fausse détorsion au fil, le fil allant vers la tuyère étant dévié sur un point de contact pour éviter que la détorsion remonte en amont, puis sur un autre à la sortie de la filière pour que la détorsion ne se propage pas en aval, la distance entre les deux points de frottement étant inférieure à la longueur des fibres coupées, et de préférence choisie de façon à limiter la fausse détorsion à.une distance efficace de moins de la moitié de la longueur des fibres coupées.
Le changement de direction peut être effectué en freinant le fil sur des surfaces fixes qui peuvent être les surfaces d'entrée et de sortie du fil de la tuyère. Le fil sortant de la tuyère peut être dévié en le dirigeant sur une plaque déflectrice qui sert également à faire sortir le fil du courant de fluide.
L'action de détorsion du fil de la tuyère peut être assimilée à une action de peignage. La traction exercée par le courant de fluide redresse les fibres tordues en hélice, créant un couple qui détord le fil. Une tuyère fonction- nant à une vitesse proche de la vitesse du son procure un couple suffisant pour détordre les fils courants, mais il est parfois désirable, particulièrement avec des fils à un seul brin fortement tordu, d'utiliser une tuyère tournant en sens opposé à la torsion du fil pour accentuer le couple de fausse détorsion de la tuyère. Des moyens purement mécaniques pour appliquer une fausse torsion sont connus dans la partie, mais ne sont pas nécessaires pour obtenir la fausse détor- sion décrite.
Lorsque les fibres ont été détordues, la turbulence d'une tuyère à grande vitesse assure la séparation des fibres et les transforme individuellement en convolutions présentant des bouts de fibres dirigées vers l'extérieur. On peut donc travailler de façon semblable des fils de fibres discontinues et des fils de filaments continus avec une tuyère travaillant à une vitesse proche de la vitesse du son, de façon à obtenir le fil volumineux désiré présentant une couche extérieure de bouts de fibres faisant saillie.
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Des fils doublés peuvent être traités un peu plus facilement que les fils à un seul brin parce que les brins exercent une action de freinage l'un sur l'autre qui tend à s'opposer à la détorsion des fibres. Cet effet peut procurer une partie où la totalité de l'action de freinage requise pour empêcher la région de fausse détorsion de s'étendre suffisamment pour décomposer le fil.
On s'en aperçoit dans le cas d'un fil de fibres coupées doublé du type habituel ou les brins élémentaires sont tordus dans un sens, par exemple une torsion Z, et le fil doublé en sens opposé, par exemple une torsion So Un couple de détorsion appliqué aux fibres de fil doublé tord également les brins en sens opposé, cette augmen- tation de la-torsion du fil doublé s'oppose au couple mentionné plus haut, et a tendance à empêcher les fibres de se séparer sur une distance trop longue si la torsion est suffisamment forte, par exemple dans un fil fortement tordu, l'opposi- tion à la séparation des fibres assure tout le freinage nécessaire et il ne faut pas utiliser des surfaces de freinage avant et après la tuyère. Ceci se vérifie dans une mesure moindre lorsque les fils doublés introduits dans la tuyère ne sont pas tordus ensemble.
Mais les fils doublés exercent encore une action de freinage qui s'oppose aux forces ayant tendance à détordre les fibres d'un brin élémentaire. Par conséquent deux fils simples séparés peuvent être in- troduits ensemble dans une tuyère et transformés en un seul fil suivant l'inven- tion avec moins de difficultés qu'un fil simple isolé. Lorsqu'un fil doublé est composé de filaments continus et un autre fil doublé de fibres coupées, les filaments continus aident également à résister aux tensions ayant tendance à dé- passer la résistance à l'étirage du fil doublé formé de fibres.
La figure 1 montre un agencement approprié d'appareils pour la mise en oeuvre de l'invention. Le fil de départ 10 peut provenir de toute source ap- propriée, par exemple une bobine de fil et peut venir directement de filature sans bobinage intermédiaire. Le fil passe entre des rouleaux alimentaires 12 et 14 pouvant être entraînés de façon à faire avancer le fil à la vitesse désirée, qui est de préférence de l'ordre de 45 à 90 mètres par minute mais peut varier largemento Ces rouleaux alimentaires sont montés sur un piédestal 16. Le fil passe par le guide 18 sur le support 20 et dans une tuyère supportée par le tuyau d'alimentation d'air 22. La tuyère est figurée en coupe pour rendre sa construc- tion plus claire.
Le corps 24 de la tuyère est creux et comprend un orifice du fluide 26 dont la forme est en venturi pour créer le jet de fluide à grande vi- tesse. Un élément mâle creux 28 est vissé dans le corps en 30 et se termine par un cône 32 dépassant dans l'embouchure de la sortie 26 de la tuyère. Le fil passe à l'intérieur de l'élément mâle, sort par un trou du cône et est entraîné hors de la sortie de la tuyère 26 par le courant de fluide créé par l'air péné- trant dans la tuyère par le tuyau 22. Le courant d'air vers la tuyère peut être réglé par la soupape 34 dans le tuyau d'alimentation.
Le trou pour le fil prati- qué dans le cône 32 doit avoir un diamètre tel qu'il s'adapte assez étroitement autour du fil de façon que celui-ci soit suffisamment freiné pour empêcher une détorsion appréciable avant que la tuyère soit atteinte, à moins qu'un freinage équivalent soit assuré par d'autres moyens.
Le fil sortant de la tuyère est défléchi à angle droit par une plaque déflectrice 36 montée sur la tuyère près de la sortie 26. La plaque déflectrice exerce le double but d'arrêter l'action du jet d'air à grande vitesse sur le fil et de dévier le fil pour empêcher de se détordre au delà de ce point. Pour des raisons expliquées plus haut, la distance entre l'extrémité du cône 32 et la plaque déflectrice doit être inférieure à la longueur des fibres dans le fil trai- té et de préférence propre à limiter l'action de fausse détorsion de la tuyère à moins de la moitié de la longueur des fibres. Au lieu de la plaque déflectrice un guide peut être utilisé pour obtenir un résultat semblable. Bien souvent un freinage suffisant peut être obtenu en tendant le fil sur la surface de sortie 38 de la tuyère.
Lorsque le freinage en retour n'est pas fourni dans une mesure suffisante par le trou du fil ménagé dans le cône 32, le fil peut être introduit dans la tuyère sous un certain angle de façon à le faire frotter sur d'autres par- ties de l'élément mâle 28.
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Le courant d'air se déplace à une vitesse voisine de la vitesse du son pour séparer les fibres, leur donner des convolutions propres à augmenter le volume du fil et faire dépasser les bouts de fibres du fil, le tout comme décrit' plus haut. Le fil traité passe alors par un guide 40 placé en dessous de la plaque 36 puis entre une paire de rouleaux d'envidage 44 et 46 placé sur un piédestal 42 et entraînés à une vitesse superficielle légèrement inférieure à celle des rou- leaux alimentaires 12, 14 de façon à suralimenter la tuyèreo Le degré de surali- mentation est un des facteurs déterminant l'action gonflante de la tuyère et varie généralement entre 5 et 50% suivant l'effet désiré. La suralimentation en-pour- cent est la différence exprimée sous forme de pourcentage entre la vitesse d'ali- mentation du fil et la vitesse d'envidage après la tuyère.
Les rouleaux envideurs 44 et 46 peuvent alimenter n'importe quel système d'enroulement approprié ou bien l'un de ces rouleaux peut être un rouleau d'envidage. Différentes tuyères peuvent être utilisées au lieu de celles représentées sur la fig. 1 pour obtenir l'action désirée. Une forme simple pouvant être utilisée en variante est représentée sur les figs. 2 et 3.Un bloc de métal 50 est foré longitudinalement pour obtenir un passage axial 52 pour le filo Un orifice d'entrée d'air 54 est foré sous un angle
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d'environ 45 dà.m'u#.fa# du. bloc #façcn à egter le pâssâge du3-o Lorsqu'un courant de fluide rotatif est désiré, l'orifice d'entrée d'air peut avoir un diamètre plus petit que le passage du fil et être décentré pour intercepter le passage du fil d'un côté comme sur la fig. 3. Le raccord 56 est soudé sur l'entrée d'air.
Il est fileté en 58 pour fixer le tuyau d'alimentation d'air 22 de l'appa- reil représenté sur la fig. 1. Au lieu de l'air d'autres fluides peuvent être utilisés tels que l'anhydride carbonique, la vapeur d'eau ou d'autres vapeurs dans des buts spéciauxo
La tuyère représentée sur la Fig. 4 présente des avantages sous les deux formes déjà décrites. Le logement 60 peut être un T standard de 1/4 de'pou- ce. Le fil pénètre par l'élément de guidage 61, muni d'une partie en entonnoir 62 pour recevoir le fil lors de l'enfilage. Une aiguille hypodermique 63 de dimension appropriée procure un passage amenant le fil dans la tuyère 64.
La tuyère a la forme d'un tube de venturi classique, l'entrée 65 s'amincissant vers l'intérieur de façon que les côtés opposés forment un angle d'approximativement 20 l'un avec l'autre, et la sortie 66 divergeant plus graduellement de telle sorte que les côtés opposés forment l'un avec l'autre un angle d'environ 7 . La longueur totale du tube de venturi peut être avantageusement 1,3 pouce (33 mm), la partie de sortie divergente ayant environ 1,0 pouce (25 mm) de longueur. L' agencement de l'élément de guidage 61 du passage 63 et de l'ajutage 64 rendent le dispositif auto-enfileur lorsqu'on y introduit un bout de fil.
L'aiguille 63 est placée de façon à s'étendre dans l'orifice d'entrée de venturi et à s'arrêter dans l'étranglement de venturi 670 Ce réglage est im- portant pour obtenir de bons résultats. Le mode de réglage représenté consiste à fileter l'extérieur de l'ajutage et à utiliser des écrous de réglage et de blocage 68, 69. La tuyère coulisse à frottement doux dans le logement 60 jusqu'à ce que l'écrou 68 repose contre le logement. Elle est maintenue dans cette posi- tion par des ressorts dont l'un est représenté en 70. L'élément de guidage 61 coulisse également à frottement doux dans le logement jusqu'à ce que l'épaulement 71 entre en contact avec le logement. Il peut être également maintenu en place par le ressort 70 et d'autres ressorts semblables.
L'avantage de cette construc- tion est qu'elle peut être facilement démontée pour le nettoyage et que les différentes pièces peuvent tourner pour régler la position de l'aiguille dans l'étranglement du venturi. Cependant, l'une ou les deux pièces peuvent être main- tenues en place par des vis de calage passant à travers le logement, ou bien les pièces peuvent être vissées dans le logement.
L'air est amené dans la tuyère par le tuyau 72 qui est filetéou soudé dans le logement en T. L'air passe par le venturi autour de l'aiguille 63, l'étranglement 67 du venturi étant suffisamment grand par rapport à l'aiguille pour permettre le passage du volume d'air requis. Une matière d'étanchéité peut
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être placée dans la rainure 73 autour de l'élément 61 et dans la rainure 74 au- tour de l'ajutage pour éviter les fuites d'air.
Sur la Figo 13, 1 représente une chambre de flocage muni d'un orifice d'entrée 2 et d'un orifice de sortie 3 pour le fil. Entre l'orifice d'entrée et l'orifice de sortie se trouve un espace libre contenant le floc 7. Cette chambre est également munie d'un déflecteur interne 9 pour l'air. L'air passant par la tuyère de texture maintient le floc (ou courts segments de fibres) dans un état d'agitation violenteo L'orifice 2 est généralement ménagé dans une tuyère de tex- ture qui est munie d'une alimentation d'air 4 et d'un orifice de sortie 15 à la base d'une chambre en venturi 60
Le fil est introduit par l'orifice d'entrée 2 où il est soumis à un jet d'air à grande vitesse qui lui donne sa texture c'est-à-dire qui forme des tourbillons et des boucles à mesure que le fil passe dans le floc en suspension 7,
les fibres se frayent un passage dans les interstices et les boucles du fil et sont maintenues et entraînées lorsque le fil sort par la sortie 3 de la chambre de flocage 1. Le fil continue alors comme représenté sur la figure 14.
Le procédé et les produits de l'invention seront illustrés par les exemples qui suivent qui ne peuvent être pris dans un sens limitatif.
EXEMPLE la-
L'appareil représenté sur la figo 1 est utilisé pour traiter un fil simple de 150 deniers, 40 filaments, torsion 0, formé de filaments continus d' acétate de cellulose. Ce fil est introduit dans la tuyère à la vitesse de 54 m par minute et envidé après traitement par la vitesse de 40 yards (36 m) par minute soit une suralimentation de 50%. L'air est introduit dans la tuyère sous une pres- sion de 90 livres/pouce carré (6 kg/cm2 effectifs) de façon à obtenir une vitesse efficace légèrement supérieure à celle du son et un passage d'air dans la tuyère de 2,6 pieds cubes (54 1) par minute mesuré comme air (libre) à la pression et à la température atmosphériques. La plaque de déflexion est écartée de 1/8 de pouce (3 mm) de la sortie de la tuyère.
L'aspect du fil traité non tordu est représenté à la figo 5, les filaments présentent des convolutions et le fil a partiellement éclaté en formant un grand nombre de boucles de filaments et de bouts libres. Ce fil est peu tenace.
Deux brins de ce fil sont introduits ensemble dans la tuyère à la vitesse de 19 yards (17 m) par minute et entraînés après traitement à la vitesse de 14 yards (12,6 m) par minute soit une suralimentation de 36%. Les autres conditions sont les mêmes que plus haut. La Fig. 6 montre l'aspect de ce fil à deux brins après le traitement, le fil présentant les boucles de fibres caracté- ristiques et les bouts de fibre.s décrits plus haut. Après torsion le fil est raisonnablement tenace et peut être transformé sans difficulté en un tissu.
L'application du procédé ci-dessus mais sans la plaque déflectrice ou avec une plaque déflectrice placée à un pouce (25 mm) ou plus de la sortie de la tuyère a pour effet de transformer entièrement le fil en floc. L'applica- tion du procédé comme ci-dessus mais avec des pressions d'air de 40 livres/pouce carré (2,8 kg/cm2) de façon à donner des passages d'air de moins de 1,0 pied cube (28 1) par minute, (air libre) donne des convolutions sans rupture appréciable des filaments, tandis que des pressions de 50 livres/pouce carré (3,5 kg/cm2) pro- duisent le grand nombre de boucles de filaments et de bouts libres décrits plus haut.
EXEMPLE 2.-
En utilisant l'appareil représenté sur la Figo 1 on introduit dans la tuyère deux brins séparés de fils. Un brin est un fil de coton n 20, torsion 15 tours Z. L'autre brin est un fil d'acrylonitrile formé de filaments continus de 200 deniers, 80 filaments. Les fils sont introduits dans la tuyère ensemble
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à la vitesse de 9 m par minute. L'air est amené à la tuyère à la vitesse de 90 livres/pouce carré ( 6 kg/cm2 effectifs ) ce qui correspond à un courant d'air libre de 2,7 pieds/cube (60 1) minute. L'aspect du fil double après une légère torsion est représenté à la fige 7. Le volume des deux brins est nettement amé- lioré par la formation de boucles crunodales et d'autres convolutions et les fibres de coton se dressent ce qui augmente fortement le caractère duveteux du fil.
Le brin de coton est allongé par le traitement de telle sorte qu'il s'en- roule autour du brin de filaments continus lorsque le fil est tordu.
Lorsqu'on essaye de traiter le fil de coton seul dans des conditions semblables, sans la plaque déflectrice, on obtient un fil complètement éclaté et revenu à l'état de fibres non filées. Ceci se vérifie même dans des conditions de traitement relativement ménagées, par exemple 50 livres/pouce carré (3,5 kg/ cm2) de pression d'air et une suralimentation de 10%; le fil de coton est dé- sagrégé.
EXEMPLE 3.-
On traite dans un appareil semblable à celui de la fig. 1 un fil d' acrylonitrile simple n coton 18, torsion de filature 18 tours Z composé de fibres de trois pouces (76 mm) de longueur, et 3 deniers unitaires. Le fil est envidé après la tuyère à la vitesse de 15 yards (13,5 m) par minute et la plaque déflec- trice est placée à 3/4 de pouce (20 mm) du point de déviation formé par le passa- ge étranglé du fil dans le courant d'air. L'air est introduit dans la tuyère à la pression de 90 livres/pouce carré (6 kg/om2 effectifs), les dimensions de la tuyère étant de nature à assurer un courant d'environ 1 pied cube par minute (28 1) avec une vitesse effective du courant d'air légèrement supérieure à la vitesse du son. L'aspect du fil traité est représenté à la Fig. 8.
Le volume du fil est fortement accru et sa surface est couverte de boucles annulaires et de bouts de fibres libres ce qui lui donne un aspect et un toucher duveteux et volumineux.
EXEMPLE 4.-
On traite à la vitesse d'environ 100 yards (90 m) par minute avec une suralimentation de 10%, en utilisant une pression d'air de 50 livres/pouce carré, (3,5 kg/cm2 effectifs) un fil d'acrylonitrile simple n coton 18, torsion 14 tours Z composé de fibres de 4,5 pouce (11 cm) de longueur et 3 deniers unitai- res. L'appareil est semblable à celui de la Fig. 1 mais la tuyère représentée sur la Fig. 4 est utilisée sans plaque déflectrice et le guide fil 50 est placé à côté de la tuyère de façon à faire frotter le fil sur la face de sortie de la tuyère. L'aspect du fil traité est le même qu'à la fige 3. Le denier du fil est porté de 323 à 356.
Le volume effectif du fil est augmenté dans une beaucoup plus forte mesure et on obtient un fil volumineux duveteux présentant des quali- tés esthétiques convenant particulièrement pour des tricots. Les changements dé s t r u@c t@u r@e @ du fil comprennent une séparation et une réorientation des fibres les unes par rapport aux autres accompagnées d'un enchevêtrement suffisant pour que les fibres réorientées se stabilisent dans leur nouvelle position. Le résultat net est une dilatation périphérique de l'âme du fil avec un accroissement marqué du nombre et de la longueur des bouts de fibres libres et la formation de boucles crunodales et d'autres convolutions caractéristique du procédé.
Certaines propriétés des tissus préparés à partir du fil traité et non traité sont les suivantes :
PROPRIETES DU TISSU
Avant traitement Après traitement Poids (once/yard carré) 7,1 7,2 Epaisseur (cm) 0,155 0,208 Volume spécifique (cm3/g) 6,45 8,55
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EXEMPLE 5.-
On traite différents filés de façon analogue avec des résultats sem- blables. Les fils traités sont tous entraînés hors de la tuyère à 100 yards (90 m) par minute, les autres conditions étant comme dans l'exemple 4, sauf comme indiqué au tableau 1.
Dans ce tableau les indications relatives au fil telle que 50/2 (25Z doublage 4S) 5 pouces, 3 dpf en 5(e) désigne un numéro coton 50, un fil formé de 2 brins dans lequel chacun des brins a une torsion Z de 25 tours au pouce et où les brins sont tordus ensemble en sens opposé à une torsion de 4 tours au pouce, les fibres ayant 5 pouces de longueur et 3 deniers par fibre.
"Rayonne" désigne le fil de cellulose régénéré obtenu par le procédé viscose.
"Dacron" et "Orlon" sont les marques de fabrique de fils fabriqués par E.I. DU PONT DE NEMOURS AND COMPANY et désignent respectivement des fils de téréphtalate de polyéthylène et de polyacrylonitrile. "Nylon" désigne le polyhexaméthylène- adipamide. L'aspect des fils traités est semblable à celui de la Fige 8. Toutefois on remarque qu'à mesure que la longueur des fibres augmente, le degré de forma- tion des boucles dans le faisceau de fil augmente et bien entendu la fréquence des extrémités saillante diminue. L'importance de l'accroissaient de volume peut être augmentée ou diminuée en variant la suralimentation par rapport aux valeurs don- nées dans la table mais des difficultés peuvent se présenter pour des suralimen- tations supérieures à 15%.
TABLEAU I.
Conditions de traitement préférées pour rendre des filés volumineux.
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Exemple <SEP> Fil <SEP> traité <SEP> Suralimentation <SEP> Pression <SEP> d'air
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<tb> % <SEP> livres/pouce
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<tb> carré
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<tb> 5 <SEP> (a) <SEP> 18/1(14Z)8-10 <SEP> in., <SEP> 3 <SEP> dpf. <SEP> Rayonne <SEP> 18 <SEP> 50-70
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 5(b) <SEP> 30/1(19Z)3,5 <SEP> in., <SEP> 3dpf. <SEP> Rayonne <SEP> 5 <SEP> 40-60
<tb>
<tb>
<tb> 5 <SEP> (c) <SEP> 40/1(222)6-8 <SEP> in., <SEP> 3 <SEP> dpf. <SEP> Rayonne <SEP> 10 <SEP> 60-80
<tb>
<tb>
<tb> 5(d) <SEP> 10/1(11Z) <SEP> 5 <SEP> ino, <SEP> 3 <SEP> dpf. <SEP> "Dacron" <SEP> 6 <SEP> 60-80
<tb>
<tb>
<tb> 5 <SEP> (e) <SEP> 50/2(25Z, <SEP> 4S <SEP> ply) <SEP> 5 <SEP> ino, <SEP> 3 <SEP> dpf
<tb>
<tb> (Orlon) <SEP> 6 <SEP> 60-80
<tb>
<tb>
<tb> 5 <SEP> (f) <SEP> 10/1(15Z) <SEP> 4-6 <SEP> in., <SEP> 2,5 <SEP> dpf.
<SEP> Nylon <SEP> 6 <SEP> 60-80
<tb>
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<tb> 5 <SEP> (g) <SEP> 15/1(14Z) <SEP> 4 <SEP> in., <SEP> 3 <SEP> dpf. <SEP> mélange <SEP> de
<tb>
<tb> "Dacron" <SEP> 50%, <SEP> et <SEP> de <SEP> Rayonne <SEP> 50% <SEP> 5 <SEP> 50-70
<tb>
EXEMPLE 6.-
On traite un filé numéro coton 20/1 (denier total 408) torsion 9Z, composé de fibres d'acrylonitrile de 5 pouces (125 mm) et 3 deniers, dans l' appareil représenté à la figo 1 à une vitesse de 15,5 yards (14 m) par minute.
L'air est amené à la tuyère sous une pression de 90 livres/pouce carré (6 kg/ cm2), la consommation d'air équivalent à 2,44 pieds cubes (69 litres) d'air libre par minute. Le fil traité est caractérisé par la présence de longues fibres dé- passant de l'âme du fil. Ces fibres dépassent d'une longueur pouvant atteindre 1 pouce (25 mm) ce qui donne un fil extrêmement duveteux analogue au cachemire.
Sous d'autres aspects, le fil est semblable à celui de la fig. 8.
EXEMPLE 7.-
On traite un fil de téréphtalate de polyéthylène de 2 brins numéro coton 27 à la vitesse de 15 yards (13,5 m) par minute à l'aide d'un appareil sem- blable à celui de la fig. 1. Les brins de ce fil sont composés de fibres de 1 3/4 pouce (45 mm) de longueur, 3 deniers, tordus ensemble à une torsion 18Z et la torsion du fil doublé est 11S. L'air est amené à la tuyère sous une pression de
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90 livres/pouce carré (6 kg/cm2 effectifs), le débit équivalent à environ 1 pied cube (28 1) d'air par minute. Le volume du fil augmente également bien avec et sans plaque déflectrice. L'aspect du fil est représenté à la fig. 9 et à l'excep- tion de la structure à deux brins, est semblable au fil décrit auparavant, en relation avec la fig. 8.
Dans ce cas, les torsions des fibres et des fils doublés sont suffisantes pour éviter que la fausse détorsion effectuée par la tuyère dé- torde les fibres du fil sur une distance indésirable, et le freinage sur une surface n'est pas nécessaire.
On a essayé de traiter un fil simple, numéro coton 27 torsion 18Z composé, de fibres de téréphtalate de polyéthylène de 1 3/4 pouce (45 mm) et 3 deniers dans des conditions identiques. Sans la plaque déflectrice ou d'autres moyens pour freiner le fil près de la sortie de la tuyère le procédé ne donne pas les résultats parce que le courant d'air désagrège le fil.
EXEMPLE 8.-
Les exemples précédents ont montré que le courant d'air exerce une action de fausse détorsion suffisante pour ouvrir un grand nombre de fils tendus dans la mesure requise par le procédé de l'invention. Toutefois,il est parfois désirable d'accentuer l'action de détordage en utilisant une tuyère rotative.
On y arrive en taillant des rainures obliques ou en spirale dans l'extrémité en forme de cône 32 de la partie de guidage du fil de la tuyère de la fig. 1. Aux fins du présent exemple, toutefois, la simple tuyère de torsion représentée sur les figs. 2 et 3 est utilisée avec un appareil semblable à celui de la fig. 1 pour traiter un fil simple numéro coton 18, torsion 18Z composé de fibres de polyacrylonitrile de 3 pouces (76 mm) et 3 deniers. L'air est amené à une pression de 90 livres/pouce carré (6 kg/cm2 effectifs) pour obtenir un débit à une vitesse voisine de celle du son de 1/2 pied cube (14 1) d'air libre par minute.
En utilisant une tuyère ayant un passage de fil de 1/16 pouce (1,5 mm) et agencée de façon à appliquer une torsion en S au fil traité, le fil étant frei- né à 1/4 de pouce (6 mm) de la sortie de la tuyère à une distance de 1 pouce (25 mm) de l'orifice d'entrée d'air puis envidé à 15 yards (13,5 mm) par minute, le fil à torsion Z donne d'excellents résultats et forme en nombre de boucles annulaires et d'extrémités libres. Le fil est mieux traité que le même fil dans le courant d'air en ligne droite de l'exemple 3, bien que la consommation d'air ne soit que la moitié. Cette tuyère a l'aspect représenté à la fig. 3 lorsqu'on l'examine vers l'amont à la sortie de la tuyère.
L'orifice d'entrée d'air 54 est décentré vers la gauche de façon à donner au courant d'air un mouvement de rota- tion dans le sens des aiguilles d'une montre en direction de l'observateur.
On a essayé d'utiliser une tuyère dans laquelle l'arrivée d'air est décentrée vers la droite ce qui donne un mouvement de rotation dans le sens in- verse d'une aiguille d'une montre au courant d'air et applique une torsion Z au fil, mais cette disposition n'a pas d'effet appréciable sur le fil. La tuyère à torsion Z augmente la torsion Z du fil et empêche l'action d'ouverture nécessaire pour obtenir l'accroissement du volume désiré.
Des fils de coton donnent également d'excellents résultats dans les conditions ci-dessus avec une tuyère à torsion S. De bons résultats sont obtenus avec un fil de coton simple, torsion 18Z, ayant une longueur moyenne de fibres de 1-5/16 de pouce (33 mm). Vu la courte longueur des fibres l'augmentation de volume est un peu moindre que pour le fil de polyacrylonitrile formé de fibres de 3 pouces (76 mm) de longueur. Lorsqu'on tente de traiter le fil de coton en plaçant le point de frottement à plus d'un pouce (25 mm) de la tuyère toutes autres conditions étant égales, le fil se déchire.
EXEMPLE 9.-
On observe dans l'exemple 8 que l'emploi d'une tuyère à torsion Z augmente la torsion Z du fil et empêche son ouverture de telle sorte que l'aug-
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mentation de volume ne se produit pas. Toutefois, ce type de traitement peut être combiné avec le thermo-fixage du fil tandis qu'il se trouve à l'état sur- tordu pour obtenir un effet d'augmentation de volume par frisage. Un fil simple, numéro coton l8,torsion 15Z composé de fibres de polyhexaméthylèneadipamide de 4-6 pouces (100-150 mm) et 2,5 deniers peut être traité comme dans l'exemple 8, en utilisant une tuyère à torsion qui applique une fausse torsion d'environ 30 tours par pouceo La tuyère a été chauffée à 240-250 C pour fixer le fil à l'état frisé tandis qu'il se trouve soumis à cette fausse torsion..
On obtient ainsi un fil volumineux analogue à la laine ayant une frisure bouclée qui lui donne de l'élasticité. Les fibres conservent leur frisure lorsqu'elles sont séparées du fil.
Il est souvent plus pratique de chauffer le fil soumis à la fausse torsion à l'extérieur de la tuyère plutôt que de chauffer la tuyère à torsion.
Le guide-fil 18 est écarté d'une plus grande distance de la tuyère que sur la figo 1 et une surface de chauffage à 240-250 C est utilisée pour fixer le crêpage du fil entre le guide de la tuyère. On fait passer le fil par la tuyère de torsion sans le freiner de telle sorte que la fausse torsion d'environ 30 tours par pouce remonte jusqu'au guide-fil. Toute autres conditions étant comme ci-dessus on obtient un effet d'accroissement de volume par crêpage semblable.
Le procédé de l'exemple 9 est utile pour n'importe quel fil composé de fibres qui peuvent être fixées par la chaleur pour stabiliser le crêpage qui a été imprimé par la fausse torsion. Le traitement donne des résultats remarqua- bles lorsque les fibres rétrécissent par le thermo-fixage. Bien que le procédé ait été illustré avec référence à des fils formés de fibres coupées il est égale- ment applicable à des fils formés de filaments continus tordus et non tordus.
Le procédé peut être combiné à des traitements suivant l'un ou l'autre des exem- ples précédents en ajoutant une autre tuyère pour exécuter une phase séparée de fausse détorsion et d'accroissement de volume.
EXEMPLE 10.-
On fait passer un fil de Nylon (80/68/0) dans une tuyère semblable à la figa 8 du brevet américain n 207830609 à la vitesse de 240 yards (215.m) par minute. La tuyère est montée de façon à déboucher dans une enceinte partiellement remplie de linters de coton d'environ 1/16 pouce (1,5 mm) de longueur (figso 13 et 14). Les rouleaux pinceurs représentés à la fig. 14 tournent à 200 yards (180 m) par minute de façon à obtenir une suralimentation intermédiaire de 20%.
L'envidage s'effectue à 230 yards (208 m) par minute pour obtenir une suralimen- tation nette de 5% et un denier final de 91%. Comme le denier calculé dans ces conditions doit être 84 les linters augmentent le poids du fil d'environ 8%. L' échantillon de fil entre la boîte de flocage et les rouleaux pinceurs présente l'aspect représenté à la figo 15. Le fil finalement obtenu a des boucles moins grandes comme à la fig. 16. Avec un grossissement approprié on peut observer de nombreux noeuds et enchevêtrements répartis au hasard. Les fibres coupées de cour- te longueur sont solidement bloquées dans un noeud ou un enchevêtrement de fila- ments continu de structure souvent complexe ; c'est-à-direque, plus d'un filament continu et plus d'une fibre coupée contribuent à créer cet enchevêtrement.
Des fibres plus longues peuvent être utilisées au lieu des linters de coton pour illustrer l'invention dans cet exemple. En général, le floc ou les linters peuvent avoir une longueur variant de 0,1 millimètre environ, longueur courante pour la farine de bois, jusqu'à des longueurs normalement utilisées pour des fibres cou- pées ; c'est-à-dire environ 15 millimètres, bien que pour de nombreuses applica- tions des fibres coupées jusqu'à 5 pouces (125 mm) puissent être utilisées- En général, les fibres relativement courtes ne sont pas solidement maintenues et ont une tendance à se perdre au cours des traitements du fil et du tissu.
Les fibres de longueur normale dans la gamme de 1 (25 mm) à 3 pouces (76 mm) sont moins facilement enchevêtrées dans les fils cassés et ont donc tendance à modifier le fil dans une mesure moindre au point de vue du nombre de bouts libres. Les
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fibres plus longues ont toutefois l'avantage d'être plus permanentes dans le tissu..
N'importe quel procédé qui a tendance à enchevêtrer les fibres lon- gues dans le fil de filament continu rendu volumineux peut être utilisé avanta- geusement lorsque les fibres sont longues, par exemple, il peut être désirable de faire passer le fil rendu volumineux dans une nappe peu compacte de fibres disposées au hasard. La longueur du contact et la charge de compression sur le fil traité doivent être équilibrées pour éviter une tension indésirable du fil tendant à provoquer des casses mais doit être suffisante pour que les boucles de filament puissent entourer les fibres coupées enchevêtrées et que de grandes boucles puissent se déformer pour prendre la forme représentée à la fig. 17.
Les fibres faisant saillie et les boucles allongées peuvent être maintenues temporairement en place par un apprêt pour améliorer les résultats du tissage et réduire la tendance aux accrocs dans le tissu finalement obtenu.
Lorsqu'on désire avant tout obtenir un fil plus stable, de courts segments de fibres tels que la cellulose de bois Solka-Floc peuvent être utilisés avec de bons résultats. (* Produit de la Brown C , 150 Causeway St., Boston 14, Massachussets) Les fibres très courtes tendent dans une certaine mesure à échapper au contrôle mais augmentent la stabilité des fils marginaux dans une mesure suffisante pour permettre la mise sur ensouple, sur navette, le tissage ou le tricotage. Le volume des tissus achevés peut être amélioré même après la disparition des fibres courtes du fait des espaces vides qu'elles lais- sent derrière elles.
De même, le fil rendu volumineux peut passer dans une bouillie li- quide de fibres. Lorsque la matière fibreuse est bien dispersée, de longueur et de concentration appropriées, le fil sort de la bouillie en présentant l'aspect d'un nettoie-pipe et son poids est accru de 50% ou même plus. Ici également, on peut appliquer une tension au fil pour bloquer la plupart de ces fibres en place.
Les fils fortement chargés ont toutefois tendance à perdre une partie des fibres attachées peu solidement, et on peut détacher ces fibres par soufflage, frotte- ment ou agitation et les renvoyer dans la bouillie.
Les expériences suivantes illustrent des formes de l'invention où deux fils différents sont utilisés, l'un des deux se prêtant relativement bien à l'éclatement et l'autre étant relativement inéclatable.
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TABLEAU I.
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EXEMPLE 18.-
On traite une mèche de "Orlon" étirée pour obtenir un fil n coton 32/2 système peigné avec un fil simple torsion 8 Z et une torsion combinée 4 S, composé d'un mélange de 80 % de fibres relâchées de 2 deniers unitaires et de 20% de fibres à grande capacité de retrait. Ce fil traverse verticalement un tube de verre ordinaire en T de 1/4 pouce (6 mm) de diamètre. L'air sous une pression de 10 psig (0,7 kg/cm2) est dirigé par la branche horizontale du tube en T pour écarter le fil de son trajet vertical. Le fil passe par le tube à 60 yards (54 m) par minute environ. On obtient ainsi un fil duveteux ayant une texture tendre et volumineuse.
La pression d'air dans le tube peut varier de 10 à 100 psig (0,7 à 7 kg/cm2) environ. Il est difficile de déterminer la vitesse dans le tube mais lorsque l'air est sous pression dans la partie supérieure de la gamme de pression, sa vitesse de contact avec le fil est de l'ordre de la vitesse du son. Le fil traité de cette manière présente moins de boucles et de spirales et normalement très peu de filaments cassés comparé aux produits des exemples où on utilise une tuyère à grande vitesse avec des fils contenant un élément cassant. Les extré- mités libres dépassent beaucoup plus du faisceau de fil après traitement que dans le fil de départ.
Bien que les exemples illustrent l'emploi de fibres d'acétate comme élément fragile ou éclatable, non notera que des filaments d'autres matières peuvent être utilisés plus ou moins directement dans les exemples. Le choix d'un
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filament à cette fin dépend de sa tendance à se rompre.- sol'as-,l 1 a >- t :1,,0 .n"' . du jet à grande vitesse de la tuyère. On a trouvé que cette tendance peut être déterminée par un essai de résistance à la flexion qui constitue essentiellement à plier le fil de façon répétée de 1800 sur un fil métallique lisse et sous une tension déterminée. Le nombre de cycles requis pour rompre l'échantillon est pris comme une indication de sa résistance à la flexion.
L'essai est effectué en conditionnant les filaments pendant au moins 16 heures dans une atmosphère de 70 F (21 C) à 65% d'humidité relative. En général 21 filaments sont essayés en- semble et le nombre de cycles requis pour déterminer la rupture de 11 filaments est accepté comme résultat d'essai. La tension appliquée à l'échantillon peut être 0,15, 0,3 ou 0,6 g/denier suivant la fragilité de l'échantillon. Il est désirable de choisir un facteur de poids qui donne une durée d'essai d'au moins 50 cycles et au maximum de 5.000 cycles. La charge de 0,6 g/denier est satisfai- sante pour la plupart des fibres textiles.
L'ordre de'grandeur de la résistance à la flexion des fibres généralement utilisées sous une charge de 0,6 g/denier est le suivant :
Résistance à la flexion
Nylon et "Dacron" 1.0000000
Rayonne 3.000
Acétate 300
Polystyrène 10
Verre 1
En général les autres facteurs étant maintenus constants les fibres les plus tenaces peuvent être stabilisées en utilisant une vitesse de traitement plus faible dans la tuyère de façon que des longueurs successives individuelles de fibres soient exposées à l'action de flexion de l'air sortant de la tuyère pendant un temps plus long ou en utilisant une pression d'air plus élevée dans la tuyère ce qui donne une action de flexion plus violente dans la sortie de la tuyère.
Un exemple du premier type est relatif à la rayonne qu'on traite à 20 yards/minute (18 m/min.) pour obtenir un produit semblable à celui obtenu avec de l'acétate à 200 yards/minute (180 m/mino) (approximativement en proportion inverse des résistances à la flexion indiquées dans le tableau).
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Pour une composition de fibre donnée, une large gamme de résistances à la flexion peut être obtenue en changeant l'orientation et/ou le degré de cristallinitéo Normalement le nylon et le "Dacron" sont beaucoup plus tenaces pour être rompus par l'action d'une tuyère de texture. Si, toutefois, on les pré- pare à l'état de faible orientation et de cristallinité élevée, les résistances à la flexion peuvent être réduites à quelques centaines ou quelques milliers de cycles. Le poids moléculaire indiqué par la viscosité relative dans un solvant approprié joue également un rôle important pour déterminer la ténacité des fibres.
Les fibres de "Dacron" préparées à partir d'un polymère ayant une viscosité rela- tive d'environ 12, même si elles sont oreintêes et cristallisées par les opérations d'un procédé normal présentent des résistances à la flexion dans cette même gamme inférieure (100 à 10.000). En général, un filament ayant une durée de résistance à la flexion inférieure à 10.000 cycles peut être utilisé à la place de 1 acétate dans les exemples.
REVENDICATIONS. la Fil volumineux comprenant un grand nombre de fibres discontinues tordues ensemble, ces fibres étant enroulées en spirale, en boucles et tourbillons à des intervalles répartis au hasard sur leur longueur, et la surface du fil présentant un grand nombre de boucles annulaires et de bouts de fibres faisant saillie réparties irrégulièrement le long de la surface du fil.
2.- Fil volumineux, caractérisé en ce qu'il comprend un grand nombre de fibres coupées tordues bouclées individuellement sur elles-mêmes à intervalles répartis au hasard sur leur longueur et à un espacement irrégulier sur différentes fibres, le fil présentant une surface duveteuse composée de bouts de fibres fai- sant saillie et de boucles crunodales.
3.- Fil volumineux formé de fibres coupées tordues, caractérisé en ce qu'il comprend un grand nombre de boucles annulaires et de bouts de fibres faisant saillie, réparties régulièrement le long de la surface du fil, et présen- te un grand nombre de convolutions de fibres, réparties irrégulièrement dans la structure du fil et donnant un écartement latéral interfibre augmentant le volume du fil.
4.- Fil volumineux composé d'au moins deux brins de fibres coupées tordues, caractérisé en ce qu'il présente un grand nombre de boucles annulaires et de bouts de fibres faisant saillie, irrégulièrement répartis le long de la surface du fil et un grand nombre de convolutions de fibres irrégulièrement ré- parties dans la structure des fils et assurant un écartement latéral interfibre augmentant le volume du fil.
5.- Fil volumineux présentant,une surface duveteuse formée d'un grand nombre de bouts de fibres faisant saillie et comprenant un grand nombre de.boucles crunodales et d'autres convolutions irrégulièrement réparties dans la structure du fil, créant un écartement latéral interfibre augmentant le volume du fil.
6.- Fil volumineux présentant une surface duveteuse formée par des bouts de fibres coupées faisant saillie et une structure d'âme comprenant des filaments essentiellement continus individuellement enroulés en spirale, en bou- cles et en tourbillons à intervalles irréguliers le long du filament, et carac- térisé par la présence d'un grand nombre de boucles crunodales.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.