BE572511A - - Google Patents

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BE572511A
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Description


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   La présente invention se rapporte à des tissus produits à partir de fils multibrins thermoplastiques qui sont frises, et plus particulièrement à des procédés   d'apprêtage   de tels tissus. Les procédés conformes à l'invention   s'appli-   quent spécialement à des articles tissés plats, composés de fils thermoplastiques multibrins frisés utilisés comme fils de chaîne, comme fils de trame ou pour les deux à la fois. Les fils thermoplastiques multibrins frisés peuvent être utilisés conjointement avec des fils droits thermoplastiques ou des fils textiles qui ne sont pas thermoplastiques. 



   Conformément à l'invention, la définition "fil thermoplastique frisé" englobe tout fil multibrin continu ou discontinu ayant des qualités thermoplasti- ques et utilisé pour un tissu. Un tel fil conserve des forces actives ou latentes, ou les deux à la fois, comme résultat de la déformation des filaments du fil pen- dant sa fabrication pour lui donner une forme frisée ou ondulée. Les procédés ha- bituels de production de ces fils comprennent le retordage, le fixage des fils et le retordage inverse ; un empilage dans une chambre, un fixage et un enroule- ment ; le passage du fil sur une arête vive et un.fixage; un frisage mécanique à l'aide de roues dentées ou d'une machine à tricoter; enfin un fixage et d'autres opérations analogues.

   Les filaments du fil prennent ou tendent à prendre une posi- tion moins parallèle les uns par rapport aux autres, comparativement à ce qui se produit normalement. Les fils thermoplastiques comprennent non seulement les fils synthétiques sui sont thermoplastiques par essence, mais aussi des fils auxquels on a donné les caractéristiques physiques de fils thermoplastiques en les trai- tant par des produits thermoplastiques et/ou thermodurcissables de manière à leur donner les caractéristiques des fils thermoplastiques. Les fils essentiellement thermoplastiques les plus courants et leurs caractéristiques physiques et chimi- ques importantes sont catalogués dans l'ouvrage "Textile World's Man-Made Fibre Table", publié en 1957 par les éditeurs McGraw-Hill Publishing Company Inc. 



  (Etats-Unis). 



   Les fils thermoplastiques multibrins   frisés   se trouvent depuis de nombreuses années dans le commerce, mais on a utilisé jusqu'ici des quantités relativement insignifiantes de ces fils dans des articles tissés, parce que les tissus produits avec ces fils ne présentent plus d'élasticité ni les propriétés esthétiques désirables pour les utilisations les plus courantes. Avant la présen- te invention, on ne connaissait pas de procédé approprié à la production d'arti- cles tissés donnant entière satisfaction en ce qui concerne l'apprêt particulier des fils de chaîne et les forces actives et/ou latentes d'un fil de chaîne spé-   cialement   choisi, qui est constitué par un fil thermoplastique multibrin et frisé. 



  En outre, les techniques de tissage habituelles ne produisaient pas des articles entièrement satisfaisants avec de tels fils, et on a rencontré des difficultés considérables pour mettre au point des traitements satisfaisants au mouillé et à sec des articles tissés, en ce qui concerne les forces actives et/ou latentes (y compris le bouffant et les forces de torsion) d'un fil thermoplastique frisé sélectionné. 



   Les tentatives antérieures pour produire un tissu satisfaisant à partir de fils thermoplastiques frisés n'ont pas eu de succès parce que les tech- niciens n'avaient pas reconnu le fait que de tels tissus demandent une attention spéciale et ne peuvent pas être traités de la manière habituelle et de même façon que les fils droits thermoplastiques et autres. Quand on traite de tels tissus de la façon habituelle, l'article fini ne possède pas les caractéristiques désirées, il montre des plis et des froissures qu'on ne peut pas enlever ou il "grimace" (existence de plis et trous traversant les articles), ce qui rend l'article inac-   ceptable.   La demanderesse a découvert que ces résultats déplorables proviennent des forces actives et latentes de frisure des fils dans le tissu, forces qui tendent à distordre celui-ci.

   La présente invention surmonte ces difficultés par   l'activation   des forces de frisure, afin d'obtenir que ces dernières ne produisent pas les plis, froissures et autres distorsions indésirables et, enfin, de donner les caractéristiques désirées au produit final. 

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   En conséquence, le principal objet de l'invention est la production de tissus de grande utilité, ayant une bonne main et apparence et d'autres pro- priétés esthétiques, afin qu'ils soient acceptables ou même préférables pour dif- férentes applications. 



   L'invention concerne également des procédés perfectionnés qui facili- tent le traitement au mouillé d'articles tissés renfermant des fils frisés. 



   L'invention se prête à différents modes de mise en oeuvre, dont cha- cun peut être choisi conformément à l'utilisation finale à laquelle on destine le tissu et dépend de particularités spéciales en ce qui concerne l'installation et l'équipement du fabricant. Le choix d'une mise en oeuvre consiste à déterminer pour un tissu particulier, l'optimum d'une ou de plusieurs caractéristiques phy- siques importantes, telles que le drapé, l'élasticité, la résistance au froisse- ment, la stabilité des dimensions, la main, les propriétés au lavage et à l'usure le comportement à la couture, l'imperméabilité à l'air, l'absorption de l'humidi- té, l'opacité et les qualités de la surface*   Tous les objets de l'invention et les détails de la mise en oeuvre de celle-ci seront mioeux compris à l'aide du dessin annexé, dessin sur lequel :

     - la figure 1 est un schéma représentant les phases initiales de la mise en oeuvre de l'invention ; - la figure 2 un schéma d'une seconde phase facultative du procédé de l'invention ; - la figure 3 un schéma des phases ultérieures de ce procédé ; - la figure 4 un schéma de phases ultérieures qu'on peut utiliser conformément à l'invention ; - la figure 5 enfin, un schéma d'autres phases ultérieures utilisa- bles selon l'invention. 



   Comme on va le décrire plus en détail ci-après, chaque mode de mise en oeuvre de l'invention comporte l'application de deux ou plus de deux phases indiquées sur le dessin. Sur ce dernier et dans la description qui va suivre, on utilisera différentes expressions courantes et ayant une signification très géné- rale dans l'industrie textile, ces termes étant définis au cours de la descrip- tion. 



   Sur la figure 1, AP désigne l'apprêtage, TI le tissage, TE le tissu écru; FC et FT les fils de chaîne et de trame. 



   La mention "fils de chaîne et de trame" (figure 1) se rapporte à l'u-   tilisation   d'au moins un genre de fil thermoplastique frisé,tel que défini ci- dessus. Le fil utilisé peut être un fil courant frisé du genre habituel, ou ce fil peut être un fil ayant subi un traitement supplémentaire d'étirage après sa production initiale. Si la chaîne contient des fils thermoplastiques frisés, el- le peut être constituée par n'importe quel fil textile, thermoplastique ou non   et fris 3 ou   droit. Si les fils de trame contiennent des fils thermoplastiques fri- sés, la chaîne peut être faite de n'importe quel fil textile désiré. 



   La phase initiale 1 de la figure 1 est "l'apprêtage", (AP).Celui-ci comporte l'application d'un apprêt formé d'une matière ou d'un groupe de matière: qu'on applique sur le fil afin de lui donner la protection nécessaire pendant le tissage. On peut appliquer l'apprêt à une seule extrémité du fil, de la façon bien connue dans la technique, avant, pendant ou après la production du fil. On peut également appliquer l'apprêt à plusieurs emplacements du fil simultanément, par exemple, dans un appareil applicateur.

   Il est bien entendu qu'il est désira- ble d'utiliser un apprêt qui se ramollit facilement dans l'eau chaude, s'élimine facilement par lavage à l'eau chaude, et aussi quand on le brasse modérément avec de l'eau chaude en présence ou non de détergents et d'alcalis, bien que l'inven- 

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 tion ne soit pas limitée à l'apprêtage des fils avec les produits précités. Sous plusieurs aspects, les tissus conformes à 1'invention peuvent être comparés à des crêpes connus depuis plusieurs dizaines d'année et fabriqués avec une chaîne de rayonne acétate tissée, avec de la Viscose.

   On doit rappeler qu'avec de tels tis- sus, l'apprêt de la chaîne constitue un problème majeur et qu'on a fait de grands efforts pour être certain que les matières utilisées et leur mode d'application soient tels que l'apprêt de la chaîne puisse être éliminé instantanément par lava- ge, et gonflé et ramolli rapidement pour abaisser dans la mesure du possible la ré. sistance de l'apprêt de la chaîne au relâchement de la force de torsion qu'on a donnée aux fils de crêpe utilisés pour le garnissage. La gélatine et la caséine se révèlent comme les matières idéales pour l'apprêt des chaînes de rayonne acé- tate et des tissus crêpe parce qu'elles ramollissent   immédiatement   dans l'eau et sont facilement éliminées en brassant le tissu dans de l'eau tiède ou chaude con- tenant un alcali faible. 



   Il est également désirable d'utiliser des agents "mouillants" comme produits amollissants et lubrifiants dans   l'apprêt,   plutôt que les produits durs et cireux, comme le   monostéarate   de glycérol, le suif hydrogéné, etc... qu'on utilisait auparavant dans des traitements subséquents à la cire, conjointement avec l'apprêtage de la   chaîne.   On a pris l'habitude de traiter les chaînes   apprê-   tées "à la cire" pour produire une lubrification spéciale facilitant le tissage et   prodùire   un revêtement formé d'une matière solide qui est capable de protéger les fils, en une large mesure, des salissures* Dans certains cas, ce traitement "à la   cire!'   utilisé dans la technique antérieure rend les fils pratiquement imper- méables à l'eau,

   sauf aux températures élevées. 



   L'apprêtage du fil de chaîne   favorisant   un bon tissage, lie les fila- ments des fils de chaîne individuels les uns aux autres et rend le filament ou les fils plus gros et plus rigides. On sait qu'un monofil d'un denier déterminé est beaucoup moins souple qu'un fil multibrin du même denier. L'apprêt d'un fil multibrin lie les filaments les uns aux autreset produit des caractéristiques similarires à celles d'un   monofil.   Comme l'indique la figure 1, on peut se passer de l'apprêtage des chaînes selon les caractéristiques du fil particulier qu'on utilise pour constituer la chaîne. 



   L'opération de tissage indiquée sur la figure 1 (TI) donne un tissu écru de la façon habituelle, sans qu'il soit nécessaire de la définir limitative- ment. Cependant, on préfère utiliser lors de l'enroulement sur canette et lors du tissage des tensions nominales inférieures par exemple à 25 g, et tendre la navette de manière à appliquer un effort minimum au fil de trame mesure qu'on l'introduit dans le tissu l'aide de la navette ou d'un autre dispositif. La construction du tissu, en ce qui concerne le nombre de cueillages par pouce et de ros ou de bouts par pouce, doit être choisie selon les caractéristiques des fils de chaîne et de trame, en se rappelant que plus le tissu est dense, plus gran- de sera la force nécessaire pour produire l'activation du fil.

   La texture du tis- su dépend de l'utilisation finale particulière désirée et tout technicien est ca- pable de l'établir s'il connaît les problèmes que pose le traitement d'un tissu comportant des.fils thermoplastiques frisés. Il convient d'établir une balance exacte entre les forces de torsion des fils de garnissage et la résistance totale des fils de chaîne portant l'apprêt dans les conditions de débouillissage à uti- liser. Si le tissu contient trop d'apprêt combiné avec la   chaîne,   le garnissagé à fil frisé sera incapable de vaincre la résistance de la chaîne et de l'apprêt et il en résulte un tissu plat.

   D'un autre coté, si les forces de torsion sont trop fortes pour la résistance de la chaîne et de l'apprêt, le garnissage peut distordre la chaîne indûment, ce qui produit le défaut appelé   "grimaçage",   c'est- à-dire des petits trous dans tout l'ensemble et des fentes et, en général, la distorsion de la chaîne. 



   Quand on utilise un trop grand nombre d.e cueillages, le tissu devien- dra si serré que les forces de torsion dans le garnissage ne sont pas capables de distordre la chaîne légèrement, comme il est désirable, et il en résulte un 

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 tissu plat d'un toucher rugueux. Quand on utilise trop peu de cueillages, le tissu devient glissant et sans valeur. La question de savoir si on utilise trop ou trop peu de cueillages est, en partie, une relation simple entre les cueillages et les bouts et dépend en partie d'un facteur provenant de l'installation de débouil lissage et de la technique qu'on peut utiliser pour le relâchement et le débouil- lissage des articules tissés. 



   Sur la figure 2, TE signifie tissu écru, GA gaufrage et TG tissu gau- fré. 



   Selon la figure 2, l'expression "gaufrage" se rapporte à l'opération d'impression d'un modèle sur le tissu. Le gaufrage habituel comporte l'utilisation de cylindres gaufreurs chauffés et portant une gravure déterminée. On fait pas- ser le tissu sous pression entre deux cylindres chauffés pour imprimer le gaufra- ge au tissu. Le modèle de gaufrage le plus désirable, les températures et les pres sions sont habituellement déterminés, pour les tissus particuliers par des essais ou par l'expérience des techniciens.

   En règle générale, les températures utilisées pour le gaufrage doivent être sensiblement inférieures aux températures qu'on u- tilise pour gaufrer la rayonne acétate et la rayonne crêpe; des tissus qui con- tiennent du "Dacron" possédant des forces latentes de frisure doivent être gaufré: des températures plus basses que ceux qui contiennent du "Nylon" possédant éga- lement des forces latentes de frisure. Dans la plupart des cas, on doit gaufrer le "Dacron" à des températures inférieures à 93 C. Bien entendu, la température de gaufrage doit être inférieure à celle à laquelle on fixe initialement le fil pendant la production du fil thermoplastique frisé.

   L'opération de gaufrage donne un tissu plus uniforme, tend à réduire ou à éliminer les "fentes dans des tissus mal établis et réduit sensiblement les bandes de garnissage ou trainées prove- nant des variations du fil de garnissage dues au fil même, ou imposées au fil par des variations inévitables dans le traitement. Le gaufrage supprime également les distorsions dans le tissu écru, qui peuvent se produire dans le stockage et au cours de la manutention avant la finition. Le gaufrage améliore en outre la ré- sistance au froissement, l'opacité et l'aspect de la surface du tissu terminé. 



   Sur la figure 3, TE signifie tissu écru ou gaufré, DE désencollage pa solvant et/ou eau, AC activation, TA tissu activé. 



   Comme le montre la figure 3, le tissu écru ou gaufré est activé avant de subir aucun autre traitement. Le terme "activation" désigne le relâchement des forces actives ou latentes de frisure dans les fils et le fait qu'on permet ou qu'on provoque une mise en forme des filaments et fils, ce qu'on désigne par "fi- xage du fil". On active les tissus en les travaillant ou en les maniant dans des bains et des machines, ce qui permet aux filaments et fils constituant le tissu un relâchement complet et une adaptation réciproques pour prendre les positions prédéterminées et désirables. En raison des propriétés qu'on donne aux fils de chaîne par   l'apprêtage,   il est désirable de ramollir et d'éliminer autant que possible l'apprêt à titre d'opération initiale de "l'activation" du tissu.

   Dans certains cas, cependant, on peut retarder l'élimination de l'apprêt jusqu'après l'activation et l'effectuer à titre d'opération initiale des phases de traitement au mouillé ultérieures. Pendant ou après l'activation du tissu, celui-ci peut être teint, blanchi ou traité autrement selon le besoin. On peut enlever l'apprêt du tissu et/ou le nettoyer avant l'activation, avec de l'eau ou avec un solvant, ou avec une combinaison des deux, ou on peut le nettoyer simultanément avec l'ac- tivation. L'enlèvement de l'apprêt avant 1 activation réduit la résistance dans les fils de   chaîne,   ce qui permet à ces derniers d'agir comme fils multibrins plut8t que comme monofils.

   Dans la plupart des cas, on enlève l'apprêt avant l'ex pédition depuis l'usine d'apprêtage, mais dans certains cas, par exemple, quand il s'agit d'articules apprêtés sur le métier à tisser, l'apprêt n'est pas enlevé. 



  Ce nettoyage enlève les salissures et la graisse du tissu et il peut aussi enle- ver l'apprêt. 



   L'un des procédés d'activation consiste à placer le tissu dans une et 

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 ve de teinture, comme si on voulait le teindre. La température de l'eau ne doit pas dépasser 38 C. On charge le bain des produits chimiques qu'on utilise habi- tuellement pour le nettoyage. Etant donné que beaucoup de tissus contiennent en- core de la cire, ou de l'huile, ou de la crasse huileuse provenant du tissage, on préfère incorporer au bain des solvants et des détergents non ioniques. 



   Les solvants peuvent agir uniquement comme agents dissolvants pour la cire, l'huile, ou l'huile contenant de la crasse, ou agir comme   solvantsprodui-   sant également un gonflement pendant l'activation, ce qui augmente la "mémoire" des fibres et produit des tissus plus moelleux et plus tendres. Des agents de gonflement, tels que le phénol, l'orthophényl-phénol,l'acide benzoïque ou l'acide salicylique peuvent être utilisés sous la forme de leurs sels de sodium respec- tifs. Dans certaines circonstances, il est utile de transformer les sels de sodium de ces acides, de la manière habituelle, en acides libres.D'autres solvants gon- flants, tels que le   monochlorobenzène   et le trichlorobenzène peuvent également ê- tre utilisés.

   Pour éliminer simplement l'huile ou la cire et, dans certains cas, l'apprêt lui-même, on peut ajouter un produit, tel que du silicate ou de la tri- éthanolamine, de carbonate de soude ou un autre alcali. On doit traiter les arti- cles à la température ambiante ou à une température voisine pendant au moins 5 minutes, puis élever doucement la température jusqu'à 54-60 C, pendant 45 minutes à une heure. Pendant ce temps, la plus grande partie de l'apprêt et de l'huile est éliminée et une partie des forces latentes se relâche, ce qui détermine le modèle qu'on développera ultérieurement. On traite les articules à 54 C-60 C pendant au moins 30 minutes pour enlever autant que possible les cires'et/ou les graisses et huiles par saponification. On enlève ensuite la température lentement jusqu'à environ 77 C.

   Pendant cette élévation de température de 54 C à 77 C l'ensemble des forces latentes du fil frisé se relâche, ce qui détermine le caractère défi- nitif du tissu. Il est alors possible de teindre l'article dans le même bain, ou de la refroidir lentement, de le rincer et de préparer séparément un bain de teinture frais. 



   Un autre procédé de relâchement consiste enrouler l'article en lar- ge sur une grande roue pour former des   "'paquets",  1. le reprendre de cette roue, à le suspendre sur des barres qu'on plie en forme de U et à manier les "paquets" dans un bain ;aqueux qui contient des ingrédients tensio-actifs et de l'alcali, avec ou sans solvant. Les "paquets" sont maniés par intermittence aussi souvent que possible pendant cette opération. On élève la température du bain lentement pendant   4.5   minutes à une heure, jusqu'à 54 C-60 C, on les y maintient pendant 30 minutes, puis on élève nouveau en   45   minutes une heure la température jusqu'à 77 C. On retire ensuite les paquets de ce bain, on les introduit dans un bain frais, on les refroidit lentement et on les rince pour le traitement ultérieur. 



   Un autre procédé d'activation consiste à traiter le tissu dans une machine habituelle de débouillissage au point d'ébullition (ou juste en dessous) du liquide qu'elle contient et à traiter ensuite le tissu dans une cuve de tein- ture. Une machine type de débouillissage comprend un dispositif transporteur à rouleaux multiples, sur lesquels passe le tissu. Ce dispositif transporteur est immergé dans le liquide de traitement et on peut le soumettre à, une agitation pendant le passage dans la machine. Cette agitation peut être obtenue en forçant les barres du dispositif à passer sur des rails de guidage ou des dispositifs d'entraînement dentés. Un type de cuve de teinture habituel comporte une cuve dans laquelle le tissu est déposé en plis superposés à l'aide d'un rouleau de charge- ment elliptique.

   Dans le fonctionnement normal, on utilise une longueur continue de tissu en joignant les extrémités et on fait recirculer continuellement le pro- duit dans la cuve et sur le rouleau elliptique plieur. A la fin du traitement, on sépare les extrémités de la pièce et on retire le tissu mouillé de la cuve pour le sécher ou le traiter autrement.

   Quand on fait passer les articules dans une machine de débouillissage, puis ensuite dans une cuve de teinture, le traitement subséquent débute à des températures modérées (par exemple comprises entre la température ambiante et   66 C).   On élève ensuite lentement la température (en un 

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 laps de temps de 25 minutes à une heure) jusqu'à l'ébullition, puis on fait bouil lir le tissu jusqu'à ce que la totalité de l'apprêt et des souillures soit enle- vée et que le tissu soit complètement relâché.

   Une variante de ce procédé consis- te àfair passer les marchandises une température modérée (comprise entre la température ordinaire et   66 C)   à travers une machine de débouillissage,   puis   travers une autre machine de débouillissage fonctionnant au voisinage de l'ébulli- tion pour les amener dans une cuve de teinture où on effectue le traitement sub- séquent décrit ci-dessus. 



   Un autre procédé d'activation consiste à charger le tissu dans un tambour basculant contenant de l'eau et des produits chimiques utiles pour élimi- ner l'apprêt (par exemple des agents mouillants, des savons, des détergents,   etc.;   faire marcher le tambour basculant à destempératures assez basses, par exemple comprises entre la température ambiante et   49 C.,   jusqu'à ce que presque la tota- lité de l'apprêt soit enlevée); on élève ensuite lentement la température jusqu'ai point d'ébullition ou à un point un peu inférieur et on effectue le traitement jusqu'à ce que le.relâchement des fils et des filaments soit complet. 



   Un autre procédé d'activation consiste traiter le tissu dans un tam- bour basculant contenant un liquide capable d'atteindre des températures supérieu- res au point d'ébullition de l'eau, par exemple des liquides tels que la glycéri- ne, le mono, di-, et triéthylène glycol, etc.. Le tissu traité dans de tels liqui-   des  des températures qui sont supérieures au point d'ébullition de l'eau sont relâchés un degré plus important. 



    Enfin, un autre procédé d'activation consiste à soumettre le tissu à   la chaleur sèche ou humide à l'état détendu et en mouvement, par exemple dans un tambour basculant ou dans un autre appareil permettant le relâchement complet de la marchandise. On peut aussi opérer l'activation sur un cadre tendeur ou sur un tapis transporteur dans un séchoir à circulation ou dans un dispositif similai. re, en soumettant le tissu à l'action de la chaleur et de l'humidité, ou à l'ac- tion de la chaleur sèche, tout en le relâchant pour permettre la contraction des fils de trame. Ce procédé d'activation convient particulièrement bien pour des tissus renfermant des fils de chaîne non frisés et des fils de trame frisés qui   n'ont pas   subi de traitement complémentaire. 



   L'activation obtenue grâce au procédé ci-dessus présente les   caractéris   tiques que donne une opération de gaufrage, si on applique une telle opération, et elle confère au tissu les caractéristiques de fixage du fil dans la chaîne et dans les fils de trame, ce qui donne au tissu la "main" désirée, les propriétés convenables pour la couture, la perméabilité à l'air, les propriétés d'absorp- tion de   l'humidité,  l'opacité, etc... 



   Comme l'indique la figure 3, l'activation peut être accompagnée d'un fixage par la chaleur suffisamment élevée pour assurer la stabilité des dimen-   sions   et produire une résistance améliorée au froissement. Les températures et les temps d'application de la chaleur varient selon le genre du tissu, le genre de fil et le   traitemc-nt   appliqué et aussi selon le genre d'équipement dont on dis pose et selon les résultats désirés. Pour obtenir la plus grande stabilité des di   mensions   et les meilleurs   résultats,   la température maximale utilisée doit être légèrement inférieure au point de fusion réel du fil, ou à la température laque le ce fil se désintègre   s'il   ne présente pas de point de fusion.

   La durée du trai tement par la chaleur doit être telle que le tissu lui-même atteigne réellement les températures maximales. Des tissus qui contiennent du "Dacron" doivent être fixés la chaleur à des températures qui sont inférieures à celles qu'on peut utiliser pour des tissus contenant uniquement du   "Nylon".   



   On effectue de préférence le fixage par la chaleur sur un long cadre tendeur suffisamment étroit pour permettre au tissu de se rétrécir en largeur sar déchirure et sans perte de l'aspect superficiel. Quand on exécute l'opération de séchage dans   un   séchoir-tendeur, on peut effectuer le fixage par la chaleur en continu en même temps que l'opération de séchage. 

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   Comme indiqué ci-dessus, le fixage par la chaleur stabilise les dimen- sions du tissu, lui donne une bonne résistance au froissement et améliore ses pro- priétés au lavage et à l'usure. Ainsi, un crêpe de "Nylon" et de "Dacron" se trou- ve complètement stabilisé si on le fait passer, à, raison de 27,5 mètres à la mi- nute sur un cadre tendeur couvert, de 3,60 mètres de long, fonctionnant à 195 C. 



  Quand on soumet un tel tissu   à   des essais dans une laveuse automatique, il se ré- trécit de moins de 3% dans la direction de la chaîne et de 1% dans le sens du garnissage. 



   Sur la figure   4,   TA signifie tissu activé, FIX fixage,   T%   traitement au mouillé,   TTM   tissu traité au mouillé, SE séchage, TTS tissu traité sec. 



   Dans la plupart des cas, on traite à nouveau au mouillé le tissu ac- tivé correspondant à la figure 3, opération qui, selon la figure 4, peut compren- dre l'essorage, la teinture et/ou l'application d'un produit adoucissant. Le trai- tement au mouillé peut suivre directement l'activation, ou être effectué simulta- nément avec celle-ci,si l'installation de l'usine et les caractéristiques du tis- su le permettent. 



   Le dégraissage enlève les souillures, l'apprêt et les autres substan- ces étrangères du tissu, selon les produits chimiques qu'on utilise pour cette o- pération. Quand les tissus sont activés et nettoyés de la façon appropriée, on peut les teindre de la manière habituelle-, utilisée pour des tissus de "Nylon" ou de "Dacron". On ne doit pas les refroidir trop rapidement, car cela peut produire des déchirures. 



   Le procédé correspondant à la figure 4 comportant l'adoucissement, donne au tissu des caractéristiques améliorées de drapé et d'élasticité, un tou- cher tendre et doux et des propriétés perfectionnées d'absorption de l'humidité. 



  Les agents d'adoucissement sont bien connus dans la technique et on les choisit selon la nature des marchandises, le type de l'installation et aussi le résultat désiré. Les produits d'adoucissement comprennent des agents cationiques, des sul- fonates d'huiles et de graisses, des huiles et des graisses dispersées,des émul- sions de polyéthylène, des émulsions de cire, des silicones et des produits ana-   logues.   



   De préférence, on effectue l'opération d'adoucissement en fàisant passer le tissu dans un foulard contenant le produit d'adoucissement désiré, puis on procède au séchage au cours d.e la même opération, ou d'une opération ul- térieure. Quand la capacité de séchage de l'installation est suffisante, on préfè- re appliquer le produit d'adoucissement après le séchage pour obtenir un maximum d'adoucissement avec une quantité minimale de produit, ce qui assure en même temps un maximum d'uniformité d'application de l'agent d'adoucissement. Il est cependant possible d'appliquer ces agents pendant ou après l'élimination de l'apprêt, le re-   lâchement   et la teinture, ou le blanchiment.

   Bien que ces dernières opérations combinées demandent une plus grande quantité de produit d'adoucissement, on peut compenser la dépense supplémentaire de produit par l'élimination de l'opération complémentaire de séchage. Ceci est particulièrement valable pour les usines pos- sédant une capacité de séchage limitée. 



   On peut faire précéder le traitement au mouillé d'un fixage à la cha- leur ou d'un fixage partiel, avec ou sans séchage. 



   L'opération de séchage indiquée sur la figure 4 peut être supprimée ou retardée ou combinée avec les opérations ultérieures, suivant l'installation dont on dispose et les résultats désirés.Dans les opéra.tions de séchage conformes à l'invention, on peut faire passer le tissu dans un séchoir directement à partir du traitement précédent, ou d'abord le faire passer dans une machine, telle   qu'un   foulard, un séchoir sous vide, ou un extracteur centrifuge pour éliminer les quan- tités d'eau .en excès. Le séchage doit se faire à basse température afin d'empê- cher la formation de plis permanents. Le séchoir peut être à suspension, à sécha- ge sur couche d'air dans lequel le tissu est acheminé sur un coussin d'air, un sé- 

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 choir tendeur, ou un autre appareil de séchage approprié.

   Dans certains exemples ci-après, on utilise le terme "sécher et tendre sur cadre". Cette expression se rapporte à une seule opération simultanée de séchage et de tension du tissu lâche sur un cadre tendeur, ainsi qu'à des opérations successives de séchage du tissu dans un séchoir séparé et de l'extension ultérieure sur cadre du produit séché. 



   Après l'activation ou le traitement au mouillé, on peut soumettre le tissu a des opérations supplémentaires de finissage, comme indiqué sur la figure 5. Sur cette figure TA désigne tissu activé, FIX fixage, FIN finissage, TIF tissu fini, TIFIX tissu fixé par la chaleur. De telles opérations comportent le décatis- sage, le calandrage, la rupture des noeuds, ou d'autres opérations. 



   Le décatissage comporte un traitement au cours duquel le tissu est placé entre deux couches de feutre et subit dans cette position l'action de la va. peur sous pression. Le décatissage ramollit ou adoucit considérablement le tissu, supprime ou réduit les variations de la surface provenant du   traitement   au mouil- lé et aplatit quelque peu les surfaces. Ainsi, l'opération de décatissage augmen- te les propriétés provenant de l'application d'un agent d'adoucissement et réduit l'effet de gaufrage, si celui-ci est utilisé. 



   La calandrage comporte le passage du tissu sous plusieurs tonnes de pression entre des cylindres chauffés ou refroidis, qui tournent à une vitesse uniforme ou différente. La calandrage favorise également un plus fort adoucisse- ment du tissu, mais il réduit l'effet de tout gaufrage antérieur et il diminue la main de l'article. 



   En plus des opérations mentionnées ci-dessus, on peut procéder à un finissage complémentaire. Selon l'installation dont on dispose, on peut, en ou- tre, faire passer le tissu conformément à l'invention à travers des machines, tel les que celles servant rompre les noeuds, sur des cadres à vapeur, etc.. 



   Bien qu'on ait représenté sur le dessin annexé et énuméré dans les exemples indiqués plus loin une certaine succession des opérations, il est bien évident pour les techniciens qu'on peut'inverser l'ordre des opérations sans mo- difier les résultats d'une façon nuisible. 



   L'un des modes de mise en oeuvre de l'invention consiste à activer seulement un tissu produit avec du fil thermoplastique frisé. Un tissu activé de ce genre possède une perméabilité élevée à l'air et une forte absorption de l'hu- midité, aussi bien qu'un bon comportement à la couture, selon le traitement que subit le fil thermoplastique au cours de la production. Un tel mode de mise en oeuvre est illustré par l'exemple ci-après. 



   EXEMPLE 1.- 
On fait passer un fil de chaîne en "Nylon", compté à 135, à 35 brins et 30 deniers, retordu à 10 tours par pouce, à. travers une botte d'application de l'apprêt d'encollage contenant une solution à 15 % de caséine solubilisée à l'alcali, débarrassée de la mousse à l'aide de stéarate d'aluminium basique, de phosphate de tricrésyle, d'huile de pin et d'huile sulfonée, puis adoucie avec de l'huile sulfonée supplémentaire et plastifiée avec du formiate de triéthanolamine on le fait passer ensuite dans un appareil à sécher à cylindres multiples et sur un dispositif d'huilage pour l'application d'une huile ayant de bonnes propriétés lubrifiantes et constituée de façon à s'éliminer instantanément dans l'eau, puis, enfin, sur l'ensouple définitive.

   On met en place l'ensouple portant le fil   appr   té dans le métier et on tisse un taffetas à 86 cueillages de 70 deniers de   "Dacrc   à 34 brins, retordu au préalable à 75 tours et fixé à la chaleur à   215 C;   on re- froidit, on retord à l'inverse 75 tours pour produire du fil étiré, on laisse re- lâcher de 16 % et on fixe à nôuveau le fil pour obtenir du fil étiré à double traitement. A cet état partiellement relâché, le fil est enroulé sur une traverse de fer et bobiné ou canneté sous 15 g de tension.

   Le tissu est placé dans un tam- bour basculant contenant de l'eau et 1 % de silicate de sodium, 1 % de savon et 1% d'un détergent synthétique non ionique (par rapport au poids du tissu); on tra 

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 te à 38 C pendant 10 minutes, puis à 54 C pendant 20 minutes pour enlever la plus grande partie de   l'apprêt,   puis on élève la température graduellement jusqu'à l'ébullition en 30 minutes et on fait bouillir 30 minutes pour obtenir l'activa- tion entière avant de retirer la marchandise du tambour. On ouvre ensuite le tis- su et le fait passer dans la cuve de teinture où il est teint, puis rincé. Fina- lement, on l'essore légèrement et on le sèche dans un séchoir à couche d'air. 



   Un second mode de mise en oeuvre de l'invention consiste à opérer un gaufrage et à activer ensuite le tissu fait de fil thermoplastique frisé. L'arti- cle activé selon ce mode de mise en oeuvre est similaire à celui de l'exemple 1, mais il présente une.résistance améliorée au froissement, une meilleure opacité et une surface intéressante, avec une légère réduction de la perméabilité à l'air, de la douceur et des porosités d'absorption de l'humidité, par rapport au tissu fabriqué comme indiqué plus haut. Ce second mode de mise en oeuvre est illustré par l'exemple 2 ci-après. 



    EXEMPLE 2.-    
Cet exemple est similaire à   l'exemple     1',   sauf qu'après le tissage et avant l'activation, le tissu passe sur un caisson à vapeur et entre les rouleaux d'une machine de gaufrage, à cylindre gravé au modèle habituel "écorce de bois", machine réglée à pleine pression et'fonctionnant à une température comprise entre 71  et 93 C suivant le type et le degré d.e crépissure et de surface qu'on désire obtenir. 



   Une variante de l'invention consiste à activer le produit et à traiter au mouillé un tissu   fabriqùé   avec du fil thermoplastique frisé. Le tissu obtenu par ce procédé présente un bon drapé, une main douce, de bonnes propriétés au la- vage et à l'usure ainsi qu'à la couture, de la perméabilité à l'air et des pro- priétés d'absorption de l'humidité. Comparé au tissu de l'exemple 1, il est plus doux, la résistance au froissement'étant légèrement diminuée. Cette variante est illustrée par l'exemple ci-après. 



   'EXEMPLE   3.-   
On apprête un fil de 40 deniers à 34 brins en   "Nylon",   compté   à 135,   retordu de 8 tours comme dans l'exemple 1. On monte les fils de chaîne pour un tissage de sable; on les passe sur un métier à boites 'et on tisse 2 x 2, S x Z, avec 86 cueillages de fil de "Nylon" à   34 brins   de 70 deniers qu'on a d'abord retordu 85 tours, puis fixé à la chaleur à   249 C,   refroidi, retordu à l'inverse de 85 tours' laissé se relâcher de 6,7% et, enfin, fixé à nouveau dans cet état partiellement relâché, puis enroulé sur une traverse en fer et bobiné sous 15 g de tension.

   On fait passer le tissu à pleine largeur à travers un appareil habi- tuel de débouillissage, d'abord dans un bain aqueux à 49 C, contenant 1 % d'un agent mouillant non ionique, par exemple un nonyl phénol éthoxylé avec 9 moles d'oxyde d'éthylène, puis dans le compartiment principal de la machine contenant un bain bouillant de puro-phosphate tétrasodique à raison de 1/10   %;   1/4% de sa- von de 1/8   %   de l'agent de lavage utilisé dans le premier bain.

   On rince en con- tinu le tissu, on   l'empile,   on le fait passer dans une cuve de teinture, on le porte lentement (dans un délai de 15 minutes à une heure) au bouillon, on le fait bouillir une heure dans un bain contenant (par rapport au poids de la marchandise) 3% de savon, 1,5   %   de détergent,   3 %   de phosphate tétrasodique et 1 % de silica- te de sodium. On rince le tissu, on le sèche, on le rince à nouveau, on le retire de la cuve, on l'ouvre, on l'exprime dans un foulard pour enlever l'excès d'eau, on le sèche sur un séchoir à couche d'air, on l'imprègne d'une solution à   4 %   d'un !agent d'adoucissement cationique, on le sèche sur couche d'air et on le monte sur cadre. 



   Une autre variante de l'invention comporte le gaufrage, l'activation et un traitement au mouillé d'un tissu fabriqué avec du fil thermoplastique frisé. 



  Le tissus obtenu de cette manière présente une meilleure surface que celui de l'exemple   3,   mais moins de résistance au froissement, d'opacité et de qualité de 

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 surface que le tissu de l'exemple 2. Le tissu conforme à cette variante n'a pas une aussi bonne élasticité, les propriétés au lavage et à l'usure et l'absorp- tion de l'humidité que celui de l'exemple 3, mais ses propriétés sont meilleures que celles du tissu de l'exemple 2. Cette variante est illustrée par l'exemple ci-après. 



   EXEMPLE 4.- 
Le procédé est le même que celui de l'exemple 3, sauf qu'après le tissage et avant l'activation, on fait passer le tissu sur un caisson à vapeur et entre les rouleaux d'une machine à gaufrer, dont le cylindre est gravé au modèle normalisé   "n 2",   la machine fonctionnant sous pleine pression et à une températu- re de 93 C. 



   Une autre variante de l'invention consiste à activer et à fixer par la chaleur un tissu obtenu à partir de fils thermoplastiques frisés. Le tissu fi- xé par la chaleur ainsi obtenu possède la résistance élevée au froissement et la stabilité des dimensions; un tel fixage par la chaleur améliore la douceur, le drapé, le comportement à la couture du tissu obtenu selon l'exemple 1; la plus grande stabilité des dimensions, obtenue par le fixage par la chaleur, peut aussi être désirable pour certaines utilisations du tissu: Cette variante est illustrée par l'exemple ci-après. 



   EXEMPLE 5.- 
On apprête, comme dans l'exemple 1, un fil de chaîne en "Nylon" comp- té 90, à 70 deniers, retordu à 10 tours. On le reporte sur un métier à boîtes, on le tisse à 2 x 2, S x Z, avec un cueillage de fil de "Dacron" à 70 deniers et à 34 brins, retordu au préalable à 75 tours, fixé à une température de 216 C; on le refroidit, on le retord à l'inverse à 75 tours, on l'enroule sur une traverse en fer et on le bobine sous 15 g de tension. On active ce tissu dans une machine de débouillissage habituelle, comme décrit en détail dans l'exemple 3 ; on rince, on empile, on fait passer dans une cuve de teinture, on porte doucement à l'é- bullition dans un bain aqueux contenant 3 % de savon, 1,5   %   de détergent,   3 %   de pyrophosphate tétrasodique et 1   %   de silicate de sodium.

   On rince le tissu, on le teint, on le rince et on le retire de la cuve. On ouvre le tissu, on l'exprime su an foulard pour enlever l'excès d'eau, on le sèche dans un séchoir à couche d'air et on le fixe par l'effet de la chaleur sur un cadre-tendeur couvert à   195 C,   le cadre étant ajusté pour permettre le retrait complet en largeur du tissu. 



   Une autre variante de l'invention comporte le gaufrage, l'activation et le fixage par la chaleur d'un tissu fabriqué avec des fils frisés. Le tissu, fixé par l'effet de la chaleur et obtenu grâce à ces opérations, présente une plus grande opacité et une meilleure surface que celui obtenu conformément à l'exemple 5 et il est moins doux que le tissu de l'exemple 5. Cependant, les qua- lités de la surface et l'opacité ne sont pas aussi bonnes que dans l'exemple 2, bien que la résistance au froissement et la stabilité des dimensions soient   consj   dérablement   améliorées*   Cette variante est illustrée par l'exemple suivant. 



   EXEMPLE 6. - 
Le procédé utilisé est le même que celui de l'exemple 5, sauf qu'aprè le tissage et avant l'activation, on fait passer le tissu sur un caisson à vapeur et entre les rouleaux d'une machine à gaufrer, dont le cylindre porte le modèle "écorce de bois" ; on fait fonctionner cette machine sous pleine pression et à une température de 71 C. 



   Une autre variante de l'invention comporte l'activation, le traitemer au mouillé et le fixage par la chaleur d'un tissu obtenu à partir de fils frisés. 



  Le tissu fixé par la chaleur obtenu de cette manière possède des caractéristiques améliorées de drapé, de douceur, de résistance au lavage et à l'usure, par rap- port à celui de l'exemple 5, màis ces qualités ne sont pas aussi prononcées que celles du tissu fabriqué selon l'exemple 3. Cependant, la stabilité des dimension 

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 et la résistance au froissement sont fortement améliorées, par rapport au tissu de l'exemple 3. Cette variante est illustrée par l'exemple ci-après. 



   EXEMPLE 7.- 
On apprête comme dans l'exemple 1 une chaîne de fil de "Nylon" comptée à 96, à 70 deniers et retordu à 10 tours. On la transfère sur un métier à boites en tissant 54 cueillages 2 x 2, S x Z, avec un fil de "Dacron" de 70 deniers à 34 brins, retordu 3 fois et semi-mat, fil qu'on a au préalable retordu à 74 tours, fixé par la chaleur à 216 C, refroidi et retordu à l'inverse de 74 tours, pour obtenir un fil étiré, fil qu'on a laissé relâcher de 16,7 %, fixé pour former un fil étiré, traité deux fois et enroulé sur une traverse en fer.

   On bobine le fil retordu sous   18   g de tension.   Or   active ce tissus dans un tambour basculant, com- me décrit dans l'exemple 1, on le fait passer dans une cuve de teinture, on le teint, on le sèche dans le séchoir à couche d'air, on l'adoucit en appliquant dans un foulard une solution à 4 % d'un agent d'adoucissement cationique, on le sèche sur couche d'air, on le tend sur cadre eton le fixe par la chaleur   à   195 C, à un débit de 18,3 mètres par minute et sur un cadre couvert de 36, 6 mètres. 



   Une variante de la présente invention consiste à gaufrer, activer, traiter au mouillé et fixer par la chaleur un tissu fabriqué avec des fils frisés. 



  Le tissu fixé par l'effet de la chaleur, obtenu grâce à cette variante, est simi- laire   à.   celui que fournit 1'exemple 7, mais il présente une meilleure résistance au froissement, une meilleure surface et opacité et une douceur et une perméabi- lité à l'air légèrement réduite.Ce tissu possède une stabilité considérablement améliorée des dimensions, par rapport à celui que fournit l'exemple 3. Cotte va- riànte est illustrée par l'exemple suivant . 



    EXEMPLE 8.-   
Le procédé est le même que celui de l'exemple 7, sauf qu'après le tissage et avant l'activation, on fait passer le tissu sur un caisson à vapeur et entre des cylindres d'une machine de gaufrage, dont le cylindre est gravé au mo- dèle   "N 2",   cette machine fonctionnant sous pleine pression et à une température de 71 C. 



   L'invention vise également une autre variante, dans laquelle on procè- de à l'activation et au décantissage du tissu obtenu avec des fils frisés. Le tis- su décati, obtenu conformément à cette variante, est beaucoup plus lisse, plus tendre et plus uniforme dans sa surface. Ce tissu présente moins d'intérêt en ce qui concerne la surface que celui obtenu dans l'exemple 1. Cette variante est il- lustrée par l'exemple ci-après. 



    EXEMPLE 9 . -    
On apprête, comme dans l'exemple 1, une chaîne identique à celle dé- crite dans le même exemple. On la transfère sur un métier à grande vitesse et on la tisse avec un fil de garnissage comme celui de l'exemple 1, on active la mar- chandise comme dans l'exemple 1, on la fait passer dans une cuve de teinture, on la teint, on la rince, on la sèche sur un séchoir à couche d'air sans extraction et on procède au décatissage entre des couches de feutre, puis   on vaporise   pour adoucir et ramollir le tissu terminé. 



   Dans une autre variante, on obtient une surface moins intéressante que celle du tissu de l'exemple 1. Cette variante de l'invention consiste à pro- céder à un gaufrage, à l'activation et au décatissage d'un tissu obtenu à partir de fils frisés. Le tissu décati, obtenu dans cette variante de l'invention, est similaire à celui que donne l'exemple 9, mais il présente une meilleure surface résultant de l'opération de gaufrage. L'amélioration de la surface produite grâce à cette variante n'est pas aussi prononcée que celle que donne l'exemple 2 par suite du décatissage. Cette variante est illustrée par l'exemple ci-après. 

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   EXEMPLE 10.- 
Le procédé est le même que celui dé l'exemple 9, sauf qu'après le tissage et avant l'activation, on fait passer le tissu sur un caisson à vapeur et entre des rouleaux d'une machine à gaufrer, dont le cylindre est gravé au modèle "N    2",   la machine fonctionnant sous pleine pression et à une température de 71 C 
L'invention concerne également une autre variante qui comporte l'ac- tivation, le traitement au mouillé et le décatissage d'un tissu obtenu à partir d'un fil frisé. Le tissu décati, que donne cette variante, présente une plus gran de douceur que les tissus des exemples 9 et 3. L'exemple ci-après illustre la mi- se en oeuvre de cette variante. 



    EXEMPLE 11. --    
Le procédé est le même que celui de l'exemple 9, sauf qu'après le sé- chage et avant le décatissage, on adoucit le tissu en appliquant une solution à   4 %   d'un agent adoucissant cationique, pour sécher ensuite le tissu sur un séchoir à couche d'air et le tendre sur cadre pour le rendre plus souple. Une autre vari- ante de l'invention consiste à procéder au gaufrage, à l'activation, au traite- ment au mouillé et au décatissage d'un tissu obtenu avec du fil frisé. Le tissu décati ainsi obtenu présente une surface améliorée par rapport à celui que donne l'exemple 11. Cette variante est illustrée par l'exemple suivant. 



   EXEMPLE 12.- 
Le procédé est le même que celui de l'exemple 11, sauf qu'entre le tissage et l'activation, on procède à un gaufrage comme dans l'exemple 10. 



   L'invention vise également une autre variante, dans laquelle un tissu à fils frisés est activé, traité au mouillé, décati et fixé par la chaleur. Le tissu fixé par la chaleur, obtenu grâce à cette variante, est similaire à celui de l'exemple 11, mais il possède une bien meilleure stabilité des dimensions par suite du fixage par la chaleur. Cette variante est illustrée par l'exemple sui- vant. 



   EXEMPLE 13.- 
Le procédé utilisé est celui de l'exemple 11, sauf qu'après le déca- tissage, on fixe par la chaleur le tissu à 195 C comme décrit dans l'exemple 5. 



   Une autre variante du procédé comporte le gaufrage, l'activation, le traitement au mouillé, le décatissage et le fixage par la chaleur d'un tissu fa-   briqué   avec des fils frisés. Le tissu fixé par la chaleur est en général similai- re à celui obtenu selon l'exemple 12, mais il présente une meilleure stabilité des dimensions. Ce tissu a une surface de meilleure qualité que celui de l'exem- ple 12 par suite de l'opérationde gaufrage. Cette variante est illustrée par l'exemple ci-après. 



     EXEMPLE   14. - 
On utilise le même procédé que celui de l'exemple 13, sauf qu'après le tissage et avant l'activation, on soumet le tissu au gaufrage décrit dans l'exemple 10. 



   On peut également utiliser, conformément à l'invention, un calandrage. 



  Selon une variante, un tel procédé peut comprendre, par exemple, une activation et un calandrage. Ce calandrage fournit un tissu ayant des caractéristiques amé- liorées de drapé et de douceur, par rapport à celui de l'exemple 1, mais à un de- gré inférieur à celui obtenu selon les exemples 3 et 9. L'exemple ci-après se rap- porte à cette variante. 

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   EXEMPLE 15.- 
On utilise le procédé de l'exemple 1, sauf qu'après le séchage, le tissu est calandré entre les cylindres chauffés d'une calandre courante, qui tournent   à   des vitesses uniformes. 



   On peut modifier le procédé de cet exemple et appliquer une variante, qui comporte le gaufrage, l'activation et la calandrage. Le tissu calandré obtenu selon cette variante est similaire à celui que fournit l'exemple 15, mais il pré- sente une surface améliorée. L'exemple ci-après se rapporteà cette variante. 



   EXEMPLE 16.- 
On utilise le procédé de l'exemple 15, sauf qu'après le tissage et avant l'activation, on effectue le gaufrage du tissu comme décrit dans l'exemple 2. 



   L'invention vise également une variante, dans laquelle on adoucit le tissu obtenu selon l'exeniple 15, et on le fixe par la chaleur avant le calandra- ge, par exemple en effectuant une activation, un traitement au mouillé, un fixage par la chaleur et un calandrage. Ce tissu présente une meilleure stabilité des di- mensions sans qu'on sacrifie d'une façon notable sa douceur, cette variante étant illustrée par l'exemple ci-après. 



   EXEMPLE 17.- 
On effectue l'apprêtage, le tissage, l'activation, le séchage, l'adou- cissement, un nouveau séchage et la mise sur   cadre,   comme décrit dans l'exemple 1. On procède ensuite au fixage par la chaleur à 195 C selon l'exemple 5 et au calandrage à chaud sous pleine pression, selon l'exemple   15.   



   Une variante de l'invention comporte le gaufrage, l'activation, le traitement au mouillé, la fixation par la chaleur et le calandrage du tissu. Le tissu ainsi obtenu, grâce à cette variante de l'invention, est similaire à celui que produit l'exemple 17, mais il présente une surface meilleure. L'exemple ci- après se rapporte à cette variante. 



   EXEMPLE 18. - 
On utilise le procédé de l'exemple 17, sauf qu'après le tissage et avant l'activation, on soumet le tissu à un gaufrage, comme dans l'exemple 4. 



   L'invention vise également une variante, dans laquelle le tissu com- portant des fils frisés est activé, traité au mouillé, décati, fixé par la chaleur et calandré. Cette variante fournit un tissu ayant un maximum de douceur, une sta- bilité élevée des dimensions, un bon drapé, etc... L'ensemble ci-après illustre cette variante. 



   EXEMPLE 19.- 
On utilise le même procédé que celui de l'exemple 3, sauf qu'après la mise sur cadre, on décatit le tissu, comme dans l'exemple 9, le fixe suivant l'exemple 5 et le calandre d'après l'exemple 15. 



   Eh outre, une autre variante possible comporte le gaufrage, l'activa- tion, le traitement au mouillé, le décatissage, le fixage par la chaleur et le calandrage d'un tissu obtenu à partir de fils frisés. Un tissu de ce genre est si- milaire à celui que fournit l'exemple 19, mais il présente une meilleurs surface. 



  Cette variante est illustrée par l'exemple ci-après. 



   EXEMPLE 20.- 
Le procédé utilisé est celui de l'exemple 19, sauf qu'après le tissa- ge et avant l'activation, on procède au gaufrage du tissu, comme dans l'exemple   4.   

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   L'invention concerne également une autre variante dans laquelle le tissu fabriqué avec des fils frisés est activé, soumis à un fixage partiel par la chaleur,traité au mouillé, puis fixé définitivement par la chaleur. Le fixage partiel par la chaleur avant le traitement au mouillé permet d'éviter le danger des imperfections de fixage dans le tissu au cours des opérations ultérieures. 



  L'exemple ci-après se rapporte à cette variante. 



   EXEMPLE   21.-   
Selon cet exemple, on fait passer un fil de chaîne en "Nylon" à 34 brins, de 30 deniers et compté à 135, fil retordu à 10 tours par pouce, à travers une 'boite d'application de l'encollage contenant une solution à 15% de caséine solubilisée à l'alcali, débarrassée de la mousse à l'aide de stéarate d'aluminium basique, de phosphate de tricrésyl, d'huile de pin et d'huilc   sulfonée.,   puis adou- cie avec de l'huile sulfonée supplémentaire et plastifiée avec du formiate de tri- éthanolamine ;

   on fait passer ensuite le fil dans un appareil à sécher à cylindres multiples et sur un dispositif d'huilage pour l'application d'une huile ayant de bonnes propriétés lubrifiantes et constituée de façon à s'éliminer instantanément dans l'eau, puis, enfin, sur l'ensouple   définitive.   On met en place l'ensouple portant le fil apprêté dans le métier et on tisse un taffetas à 86 cueillages de 70 deniers de "Dacron" à 34 brins, retordu au préalable à 75 tours et fixé à la chaleur à 215 C; on refroidit, on retord à l'inverse 75 tours pour produire un fil étiré, on laisse relâcher de 16% et on fixe à nouveau le fil pour obtenir du fil étiré à double traitement.   A cet   état partiellement relâché, le fil est enroulé sur une traverse en fer et bobiné ou canneté sous 15 g de tension.

   On introduit ensuite le tissu l'état sec dans une cuve de teinture contenant un bain renfer- mant 1% de savon, 1% de détergent synthétique, 4 % d'essence minérale et 3 % de   triéthanolamine,   par rapport au poids du tissu. On élève la température du bain à 54 C pendant une heure et on traite le tissu à cette température pendant 30   mi-   nutes. Après ce traitement, on porte la température à 77 C pendant une heure; puis on refroidit le bain. On retire lentement le tissu (pendant un laps de temps de 10 minutes) de la cuve, on l'ouvre, on le replie sur un plieur et on l'introduit dans une machine de débouillissage avec dispositif transporteur à rouleaux, où on le traite à 99 C pour le fixer partiellement.

   Après ce traitement, on renvoie le   ',issu   dans la cuve de teinture et on le teint à une température tout juste infé- rieure à l'ébullition. On refroidit ensuite le tissu, on le rince, on l'essore et on le sèche   à 121 0   dans un séchoir à couche d'air, puis on le fixe définitive- ment à 193 C. 



   Une autre variante de l'invention consiste à fixer entièrement le tis- su par la chaleur après son activation et avant le traitement au mouillé. Le tis- au traité et sec peut alors être soumis, ou non, à des opérations de finissage ultérieures, si on le désire. Ce mode de mise en oeuvre de l'invention est préfé- rable dans de nombreuses entreprises disposant d'un matériel limité et il corres- pond à l'exemple ci-après. 



   EXEMPLE   22 . -   
Le procédé est le même que celui de l'exemple 21 jusqu'à la première sortie du tissu de la cuve de teinture. Dans le cas présent, on retire le tissu lentement (en l'espace de 10 minutes) de la cuve de teinture, on l'essore, on le sèche à 121 C sur un séchoir à couche   d'air,   on le fixe par la chaleur à   195 C   et on le renvoie dans la cuve où on le teint à la température appropriée, comprise entre un niveau légèrement inférieur à l'ébullition et la température de la tein- ture sous pression. On refroidit ensuite le tissu, on le retire de la cuve, on le sèche à 121 C sur un séchoir à couche d'air et on l'étend sur un cadre avant de l'expédier de l'usine ou de procéder à un autre traitement, si on le désire. 



   Le choix de la variante de l'invention à appliquer est fonction des résultats désirés en ce qui concerne l'utilisation prévue pour le tissu, aussi bien que des installations de l'usine et du prix de revient admissible. Bien que 

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 la différence entre les produits provenant des diverses variantes soit relative- ment peu importante, le choix de la variante particulière s'impose aux techniciens d'après les installations dont dispose l'usine et les caractéristiques des fils incorporés au produit et aussi selon les résultats   qu'on   désire obtenir finale- ment. 



   Les exemples énumérés ci-dessus concernent le traitement de tissus plats, mais il est bien entendu que l'invention s'applique également à des arti- cles tricotés et des tissus à poil renfermant des fils thermoplastiques frisés. 



   Bien qu'on ait décrit ci-dessus des modes de mise en oeuvre particu- liers et des exemples choisis, l'invention ne s'y limite aucunement, car de nom- breuses modifications et variantes sont possibles sans sortir de son cadre. 



    REVENDICATIONS.   



   1.- Procédé de production et de finissage de tissus faits de fils de chaîne et de trame et contenant au moins un genre de fil multibrin thermoplasti- que frisé, qui possède des forces latentes ou actives, ou les deux à la fois, procédé caractérisé en ce qu'il consiste à tisser les fils de   chaîne   et les fils   de   trame pour produire un tissu et à activer les forces de frisure du fil frisé.

Claims (1)

  1. 2.- Procédé suivant la revendication 1, caractérisé en ce que les fils de chaîne sont constitués par desfils thermoplastiques multibrins frisés.
    3. - Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 et 2, carac- térisé en ce que les fils de trame sont constitués par des fils thermoplastiques multibrins frisés.
    4.- Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les fils de chaîne sont des fils droits non thermoplastiques.
    5.- Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les fils de chaîne sont des fils droits thermoplastiques.
    6. - Procédé suivant la revendication 3, caractérisé en ce que les fils de chaîne sont des fils multibrins thermoplastiques frisés.
    7.- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce que le tissu est gaufré après sa production et avant son activa- tion 8.- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'on applique l'apprêt ou la colle sur les fils de chaîne avant de les tisser avec les fils de trame.
    9.- Procédé suivant là revendication 8, caractérisé en ce que l'opéra- tion d'activation consiste à éliminer l'apprêt des fils de chaîne dans un bain liquide, approximativement au point d'ébullition du liquide, à traiter ultérieu- rement le tissu relâché dans un bain liquide, au début à des températures modérées, puis à une température augmentant lentement et finalement à la température d'ébul- lition.
    10. - Procédé suivant la revendication 8, caractérisé en ce que l'ac- tivation consiste à agiter le tissu dans un bain d'eau en présence de produits chimiques de désencollage à des températures basses jusqu'è, ce que l'apprêt soit éliminé, puis à agiter le tissu dans ce bain tout en augmentant graduellement la température jusqu'à un niveau sensiblement plus élevé.
    Il.- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 7, carac- térisé en ce que l'activation consiste à mouvoir le tissu à l'état détendu et relâché en présence de chaleur sèche ou humide.
    12. - Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 7, carac- térisé en ce que l'activation est effectuée en présence de liquides, le tissu étant séché après l'opération d'activation. <Desc/Clms Page number 16>
    13. - Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce que le tissu activé est fixé par le chaleur.
    14. - Procédé suivant la revendication 13, caractérisé par un traite- ment au mouillé du tissu fixé par la chaleur.
    15.- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé par le décatissage du tissu activé.
    16.- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé par le calandrage du tissu activé.
    17.- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé par l'application d'un agent d'adoucissement au tissu activé et le sé chage du tissu.
    18.- Procédé suivant l'une ou l'autre des revendications 1 à 12, carao térisé par un fixage partiel du tissu après l'activation, un traitement au mouil- lé du tissu partiellement fixé et le fixage complet par la chaleur du tissu traité au mouillé.
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